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82 articles avec theatre - chansons - opera

Tree of code à l'Opéra Garnier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Tree of code à l'Opéra Garnier

Dans le noir, que la musique a commencé à habiter, arrive une sarabande de lucioles frénétiques, sur leur collant les danseurs ont des sources lumineuses fixées sur les bras et les jambes. Puis la nuit s'estompe pour laisser place à une douce pénombre. La musique se modifie, elle devient plus lancinante quelque chose entre Philip Glass et la musique planante des années 70 qui aurait été vitaminée par la techno. Elle est due à Jamie XX. Elle a été composée spécialement pour ce ballet. Si elle est assez différente de celle de son groupe, XX, elle est proche de son album solo.  Sur cette bande son, souvent envoutante, ondulent les danseurs sur une chorégraphie de Wayne McGregor d'après Jonathan Safran Foer. A part de brefs intermèdes toute la soirée aura été pour moi un voyage dans le temps, dans ces années 70. La musique de Jamie XX aurait pu sonoriser mes lectures de ces années là des volumes de la collection anticipation du Fleuve noir et les danseurs avec leur collant couleur chair auraient pu en sortir tout droit. C'est un peu ainsi qu'alors on rêvait la vêture du futur... Le système scénique imaginé par le plasticien Olafur Eliasson, formé à base de rideaux et de miroirs est astucieux et troublant, le spectateur souvent ne sachant plus s'il voit un danseur ou son reflet. Les miroirs parfois diffractent les corps et souvent multiplient les danseurs donnant une ampleur grisante au ballet. C'est si habile que l'on se demande pourquoi les metteurs en scène de ballets n'utilisent pas plus souvent le subterfuge du miroir... Le procédé n'est pas pour rien dans mon voyage dans le temps car le décor de la dernière partie du ballet avec ses miroirs circulaires pivotants est très vasarélien... Presque tout le ballet se déroule dans une lumière entre chien et loup. Il est à ce propos dommage que cette ambiance lumineuse, due à Rob Halliday, soit rompue au milieu de la représentation par une, heureusement courte, intrusion de la lumière crue. Petite interrogation sur le choix des danseurs, la troupe est composée à la fois par des danseurs de l'Opéra de Paris et par des membres de la compagnie d'Wayne McGregor, qui a créé ce ballet à Manchester. Tous les danseurs évoluent en parfaite symbiose. Le trouble créé par les jeux de miroirs est renforcé par l'androgynie des danseurs. Jusqu'au salut on a un doute sur le genre de certains protagonistes. Certaines danseuses sont nettement plus grandes que quelques danseurs et possèdent une carrure qu'envieraient beaucoup de mâles. J'aimerais revoir ce ballet dansé uniquement par des hommes dont les corps me semblent plus adapté au type de gestuelle imaginé par Wayne McGregor, mais le spectacle y perdrait certainement en mystère.    

Paris, février 2017

Paris, février 2017

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pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner

Publié le par lesdiagonalesdutemps

pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner
pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner
pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner
pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner

Plus que pour le programme en ce samedi 7 janvier 2017 j'étais à la philarmonie pour voir Daniel Baremboim diriger un orchestre de son piano. Ce que je n'avais jamais vu, je regrette bien d'avoir raté en son temps Bernstein dans cet exercice. Il reste que le concerto n° 22 pour piano de Mozart a mis du soleil dans l'eau froide. 

Dans la deuxième partie, la symphonie n°3 de Bruckner, très Wagnérienne m' fait m'envoler dans les cintres sans pourtant me donner l'envie d'envahir la Pologne...

Petite anecdote Baremboim qui s'épongeait beaucoup des les premières mesures de Bruckner nous a laissé en plan à la fin du premier mouvement durant cinq bonnes minute. Ensuite le maestro a dirigé avec autorité jusqu'à la fin l'impeccable Staatskapelle Berlin, mais toujours en s'épongeant fréquemment...

Lors de ma précédente visite à la belle salle de la philarmonie qui est décidément nichée dans un bâtiment bien moche, je vous avais fait part de ma gène lors d'un concerto pour piano et orchestre de constater que le piano était un peu submergé par l'orchestre. Je ne savais s'il fallait incriminer l'interprétation, ce que je ne pensais pas ou l'acoustique de la salle que j'avais pourtant trouvée parfaite dans un programme exclusivement orchestrale lors de ma première visite en ce lieu alors que je me trouvais approximativement à la même place c'est à dire au 5ème étage, au premier rang du grand balcon face à l'orchestre que vous pouvez voir sur mes photos. Il faut savoir que la Philarmonie propose ses places sur trois étages. le troisième, le quatrième et le cinquième. ne me demandez pas où sont passé les deux premiers, je n'en sais rien. Cette fois j'étais au quatrième étage en fond d'orchestre et le rendu du piano était parfait de même que sa balance avec l'orchestre. Lors de programmes dans lesquels le piano dialogue avec l'orchestre si vous le pouvez évitez donc le cinquième étage... Suite de mes impressions acoustique sur l'endroit en mai prochain, à suivre...   

pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner

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Je me souviens de Paul Guers

Publié le par lesdiagonalesdutemps

A gauche Paul Guers interprétant l'abbé de Pradts dans "La ville dont le prince est un enfant"

A gauche Paul Guers interprétant l'abbé de Pradts dans "La ville dont le prince est un enfant"

Je remercie Bruno de m'avoir informé de la triste nouvelle de la disparition de Paul Guers, comme quoi il ne faut pas toujours compter sur les gazettes pour apprendre les nouvelles qui vous touche. Je dois à Paul Guers un de mes plus grands souvenirs de théâtre, celui de son interprétation du rôle de l'abbé de Pradts dans "La ville dont le prince est un enfant". C'était en 1968 au Théâtre Michel.

Je me suis ensuite étonné de la rareté aussi bien sur scène que sur les écrans d'un si grand comédien. Cet effacement est pour moi un mystère.

Un peu moins de quarante ans plus tard, j'éditais "La ville" dans l'adaptation cinématographique qu'en avait fait Christophe Malavoy. J'émis alors le désir de rencontrer le premier interprète de l'abbé de Pradt pour réaliser une interview en vue d'étoffer les bonus du DVD. La productrice de la nouvelle version de la pièce me l'interdisit absolument sous peine de rompre le contrat d'édition si je passais outre son ordre... C'est ainsi que je n'ai jamais rencontré Paul Guers pour lequel je garde intact mon admiration d'adolescent.

Ci dessous je reproduit l'article du Monde, version numérique, la nouvelle ne me semble pas avoir eu l'honneur de la version papier, sur la mort du comédien. 

 

Paul Guers et Francoise Prevost lors du tournage de "La Fille aux Yeux d'Or" en 1961.

L’ancien secrétaire de la Comédie-Française Paul Guers a été retrouvé mort, lundi 28 novembre, à son domicile de Montsoreau (Maine-et-Loire), près de Saumur, au côté de son épouse écrivaine, a indiqué la gendarmerie.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Paul Guers, 88 ans, serait mort entre le 16 et le 19 novembre, tandis que son épouse Marie-Josèphe, âgée de 66 ans, serait morte après lui. « Il souffrait d’un cancer et devait subir un traitement lourd », a précisé la gendarmerie, qui s’oriente vers l’hypothèse d’un décès naturel de l’acteur, suivi du suicide de sa compagne.

Homme de théâtre

Paul Guers, de son vrai nom Paul Dutron, est né à Tours en 1927. Pensionnaire de la Comédie-Française de 1953 à 1956, il débute sa carrière au théâtre, notamment dans des pièces mises en scène par Jean-Louis Barrault. C’est le film La Tour de Nesle, réalisé par Abel Gance, qui le fait connaître du grand public en 1955.

Il donnera notamment la réplique à Danielle Darrieux, Bernard Blier et Lino Ventura dans Marie-Octobre de Julien Duvivier, en 1959, puis à Marie Laforêt dans La Fille aux yeux d’or, en 1961. Lorsque sa carrière cinématographique décline au début des années 1970, il se consacre davantage au théâtre et à la télévision.

Au théâtre, il a joué dans La Chatte sur un toit brûlant, une pièce mise en scène par Peter Brook en 1956, dans Requiem pour une nonne, mis en scène par Albert Camus en 1961, ainsi que dans de nombreuses tragédies classiques.

Paul Guers a joué dans une trentaine de films, une trentaine de pièces de théâtre et tourné dans une quinzaine de feuilletons télévisés.

Femme de lettres

Agrégée de lettres, Marie-Josèphe Guers était un écrivain reconnu. Elle a publié plusieurs romans (« La Femme inachevée », Actes Sud 1987, « Tu te souviens », Editions du Rocher 2006), et la première biographie de Claudel, couronnés de prix prestigieux (Académie française, prix du premier roman, Prix des lectrices de Elle...).

En tant qu’éditrice, chez Robert Laffont elle a créé et dirigé diverses collections dont « Elle était une fois » qui a publié Françoise Giroud, ou Françoise Sagan. Chez Hachette elle a créé et dirigé une collection pour enfants, « Bestioles ».

 
Paul Guers et Pascal Bressy dans La Ville...

Paul Guers et Pascal Bressy dans La Ville...

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Rachmaninoff à la Philarmonie de Paris par Alexandre Tharaud et l'orchestre du Royal Liverpool Philarmonic Orchestra dirigé par Vasaly Petrenko

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Paris, novembre 2016

Paris, novembre 2016

Un petit billet pour se souvenir de la soirée Rachmaninoff à la Philarmonie proposé par Alexandre Tharaud qui a produit une très belle interprétation du concerto n° 2 de Rachmaninoff*. La prestation d'Alexandre Tharaud a été justement ovationnée par toute la salle. Le pianiste n'est pas tombé dans le travers de trop d'interprètes de Rachmaninoff qui ont tendance à jouer trop vite les concertos. Il reste qu'à la place, où je me trouvais, presque tout en haut et en face de l'orchestre, ce dernier prenait trop de place par rapport au piano. Est-ce à dire que cette superbe salle est plus faite pour la musique symphonique que pour un autre type du musique? J'aimerais que d'autres habitués de la Philarmonie me donnent leur avis sur ce point. Pour ma part je devrais compléter mon impression auditive de l'endroit dans quelques semaines devant retourner dans ce beau lieu (tout du moins pour l'intérieur car je suis beaucoup moins enthousiaste sur l'extérieur du bâtiment) pour le concert Lang Lang.

J'ajouterais que l'écoute de la deuxième partie du concert, les danses symphoniques interprété par l'orchestre du Royal Liverpool Philarmonic Orchestra dirigé par Vasaly Petrenko, était parfaite. En ce qui me concerne l'ouverture du concert, "Le rocher" a été une révélation.

* On peut prolonger le plaisir du concert puisque Alexandre Tharaud a enregistré le concerto n° 2 de Rachmaninoff, avec le même orchestre et le même chef.    

Alexandre Tharaud saluant après son interprétation

Alexandre Tharaud saluant après son interprétation

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Libera

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Libera

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Arvo Part - Salve Regina

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Arvo Part - Salve Regina

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Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve & Jan Martens

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Foto
 

Un duo pour un garçon et un homme.

Dans  VICTOR  , ce sont les corps qui parlent. Un duo de deux corps, celui d'un homme et celui d'un enfant. Ils ont déjà parcouru un long chemin ensemble, mais l'enfant veut grandir le plus vite possible. Un jeu sensuel de muscle, mais aussi un jeu de puissance avec des armes inégales s'établissent. Une petite histoire sur un  fort et un innocent, qui désir être proche. Un portrait intime d'une relation.

Dans  VICTOR   le créateur de théâtre et acteur  Peter Seynaeve  et le chorégraphe et danseur  Jan Martens  créent un spectacle ensemble pour la première fois. Les pièces qu'ils ont tous les deux faits précédemment étaient en premier lieu des portraits - portraits d'individus, mais aussi de relations. En outre, VICTOR fournit une réponse basée danse au travail par rapport à leurs travails fait précédemment avec des enfants sur scène (pour un public adulte) qui a été produit par CAMPO.
 
TANZ octobre 2013: Ein Mann, Ein Junge, ein leerer Raum, in den dann und wann der Gesang eines Männerchors sickert: Minimalistisch formatiert und dennoch von unvergleichlicher Wirkung ist "Victor", das einstündige Kammerspiel des belgischen Inszenierungstandems Jan Martens und Peter Seynaeve.


 
 
 

viktor caudron et steven michel 
produit par campo, coproduite par frascati, ICKamsterdam, TAKtdommelhof et JAN 
supportés Zuidpool par 
image en rios studio Zertuche 
photographie de scène par Phile Deprez

 
DATES

2015 
7 de février 2015 le théâtre de la bastille paris FR 
8 février 2015 le théâtre de la bastille paris FR 9 février 2015  le théâtre de la bastille paris FR 10 février 2015 le théâtre de la bastille paris FR 8 mars 2015 tanzhaus NRW DUESSELDORF DE 9 mars 2015 tanzhaus NRW DUESSELDORF dE 10 mars 2015 tanzhaus NRW DUESSELDORF dE 24 mars 2015 malades brighton festival UK 14 avril 2015 le théâtre kikker utrecht NL29 avril 2015 le théâtre im Pumpenhaus münster dE 13 mai 2015 campo gand BE Dernière 17 de mai 2015 Mousonturm francfort dE 18 mai 2015 Mousonturm francfort dE 2014 7 février 2014 festival side step Helsinki FI 8 février 2014 festival side step Helsinki FI 15 février 2014  verkadefabriek  den bosch NL 20 février 2014  kc nOna  mechelen BE 1 mars 2014 malpertuis  tielt BE 7 mars 2014 kc nOna BE  26 mars 2014 Cultuurcentrum kortrijk BE 30 mars 2014 printemps lausanne CH de de 2 mai 2014 de grote poste oostende BE 31 octobre 2014 dansenshus stockholm SWE 1 de novembre 2014 dansenshus stockholm SWE 2013 25 avril 2013 CAMPO gand B première 26 avril 2013 CAMPO gand B 27 avril 2013 CAMPO gand B 15 de mai 2013 amsterdam frascati NL première dutch 16 de mai 2013 amsterdam frascati NL 17 mai 2013 amsterdam frascati NL 18 mai 2013 amsterdam frascati NL 29 août 2013 tanz im août HAU berlin dE  30 août 2013 tanz im août HAU berlin dE  20 septembre 2013 takt Dommelhof Neerpelt BE 10 octobre 2013 CAMPO possible Avenirs gand BE 12 octobre 2013 CAMPO possible Avenirs gand BE 15 d'octobre 2013 4 jours en mouvement prague CZ 18 octobre 2013 festival belfast à belfast Royaume - Uni de la reine 19 octobre 2013 festival belfast à belfast Royaume - Uni de la reine 30 d'octobre 2013 tanz à bern Dampfzentrale CH 1 de novembre 2013 entre les sexes festival bender bologne IT 2 novembre 2013 entre lessexes festival bender bologne IT 8 novembre 2013 Zuidpool anvers BE 9 novembre 2013 Zuidpool anvers BE 27 novembre 2013 de Velinx tongeren BE



 
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens

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Les Damnés à la Comédie Française

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Les Damnés à la Comédie Française
Les Damnés à la Comédie Française

La représentation à la Comédie Française « des Damnés » du scénario du film éponyme de Visconti par Ivo van Hove devrait provoquer immédiatement plusieurs questions que ne manquera pas de se poser le spectateur un peu curieux et critique.

Tout d'abord est-ce une bonne idée d'adapter un scénario d'un film au théâtre? La réponse ne peut être définitive, car elle dépend forcément de la nature du dit scénario. Elle ne peut être positive toutefois que s'il répond à plusieurs conditions; celle tout d'abord que l'action se déroule dans un lieu unique, comme dans « Le repas des fauves », réussite complète d'une transposition au théâtre d'un film d'ailleurs trop peu connu, ou que le texte peut être facilement transposé en trois ou quatre décors au maximum; ce qui fait entrer « Les Damnés » dans cette catégorie puisque presque toute la pièce se déroule dans la demeure des magnats de l'acier. D'autre part Il est préférable que les dialogues du film soit important bien écrits. Ce qui n'est pas obligatoirement le cas même pour de bons films un cinéaste devant privilégier l'image et non le les dialogues pour faire avancer l'action. C'est même sont devoir de cinéaste. Transposé à la scène les dialogues peuvent alors, sans le support de l'image paraître pauvre et pas assez explicite. La bonne adaptation du texte du film rend la pièce facilement compréhensible mais les répliques paraissent bien plate. Nous sommes dans Shakespeare sans Shakespeare!

Autre interrogation que l'on peut avoir faut-il de la vidéo sur une scène de théâtre? D'emblée j'ai tendance à répondre par la négative. Ce n'est pour moi qu'un artifice, qu'une béquille pour un metteur en scène qui ne serait pas capable avec les attributs classiques du théâtre de faire passer l'intelligence et l'émotion (ou la drôlerie) contenus dans le texte de la pièce qu'il monte.

Ce n'est pas l'adaptation « Des damnés » qui modifiera mon opinion sur le sujet. Les vidéos projetées sur un écran au fond de la scène, ne font que souligner lourdement une mise en scène qui ne brille déjà pas par sa légèreté. Les ajouts vidéos sont de trois espèces. La première nous rappelle quelques dates des débuts de la prise de pouvoir d'Hitler mais curieusement pas celle qui a un impact direct sur la pièce, « la nuit des longs couteaux ». Quel intérêt peuvent avoir ces rappels historiques scolaires sinon de montrer que le metteur en scène tient les spectateurs pour des ignorants. D'autant que certains sont inexactes comme de montrer des charniers de déportés d'un camp d'extermination en 1934, année durant laquelle se déroule la pièce. La deuxième sorte d'images que l'on voit sur l'écran sont les gros plans des acteurs que film en direct une opératrice munie d'un steadycam. Ces vues permettent certes d'apprécier le jeux des acteurs dans les scènes intimistes en particulier celles jouées par Didier Sandre, magnifique dans le rôle du patriarche mais aussi mettent en évidence l'outrance d'autres partie du spectacle comme celle de la nuit d'ivresse du baron Kontantin Essenbeck (Denis Podalydes) et de son amant S.A. (Sébastien Baulain). La troisième catégorie d'images vidéos consiste à nous montrer des scènes hors champ. Là encore celles-ci ne me paraissent pas non plus indispensables.

On ne peut pas s'empêcher non plus de s'interroger sur l'utilité de la nudité sur scène. Récemment je vous ai entretenu du « Banquet d'Auteuil » dans lequel trois acteurs se dénudent et restent nus tout un acte en continuant à dire un texte qui n'est pas sans aspérité. Dans ce cas la nudité est non seulement recevable, mais étant le résultat d'un jeu, elle est ludique et indispensable pour la progression de la pièce, j'ajouterais qu'elle est un véritable plaisir pour le spectateur. Les acteurs dans le plus simple appareil étant agréables à regarder. Je n'en dirais pas autant de tous les comédiens du français car non seulement la nudité dans « Les damnés » apparaît comme totalement gratuite, mais pour être gentil je diras qu'elle n'apporte rien à la gloire de Denis Podalydes. En revanche Christophe Montenez (Martin) et surtout Sébastien Baulain en amant S.A de Kontantin (Podalydes) exhibent des plastiques sans reproche qui sont des agréables divertissements dans cette noirceur.

Outre les acteurs déjà cités qui sont bluffant. Guillaume Gallienne (Friedrich Bruckmann) fait preuve d’une sobriété impressionnante. Elsa Lepoivre en Sophie von Essenbeck est une salope de compétition. Il ne faut pas oublier les autres : Eric Génovèse, Loïc Corbery, Adeline d’Hermy, Christophe Montenez en Martin ferait presque oublier Helmut Berger Didier, Alexandre Pavloff joue un notable SS glaçant et machiavélique, Clément Hervieu-Léger (Gunther), Jennifer Decker et Sylvia Bergé sont également très bien mais il me semble que le rôle de Gunther aurait demandé un garçon plus jeune que Clément Hervieu-Léger. Une fois de plus la troupe de la comédie française démontre son excellence. Mais on commence a être habitué. A la comédie Française on voit des bonnes pièces, souvent de grandes pièces excellemment jouées mais pas toujours mises en scène avec finesse.

Mon oreille trainant, comme à l'accoutumé à la sortie de la salle, j'entendis certaines personnes qui déclaraient que c'était un scandale et un affront, un manque de respect pour ceux qui avaient été les victimes du nazisme. Je n'irais pas jusque là mais je comprend leur point de vue.

Les Damnés à la Comédie Française
Les Damnés à la Comédie Française
Les Damnés à la Comédie Française
Les Damnés à la Comédie Française

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La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

Ce que je n'osais espérer est miraculeusement arrivé. Cyril Legann et Clément Beauvois ont magnifiquement réussi la captation de la pièce dans la distribution de la création. Elle est proposée par Epicentre Film Edition* qui par ailleurs fait un beau travail de distribution de films, gays pour certains. L'édition du DVD est soignée. En bonus on a droit à une interview croisée, informative tout en étant décontractées de presque tous les intervenants de la pièce. En outre un sous titrage en anglais de la pièce est proposé. Seul regret que le remarquable travail de captation, très cinématographique ne soit pas mis en avant par un petit making of d'autant que dans le cas présent c'est un beau tour de force de réussir à filmer une pièce à onze personnages, sur une scène aussi vaste que celle du Théâtre du XX ème, avec seulement quatre caméras tout en servant bien la mise en scène dynamique de Régis Martrin-Donos. Si le regard des deux réalisateur est subjectif, il ne fatigue jamais le spectateur en mêlant habilement plans larges, qui embrassent toute l'ouverture du plateau, à des gros plans et à des plans moyens. Ils se donnent même le luxe, pas encore assez à mon gout, de mettre un acteur plein cadre, alors que c'est un autre qui a la parole. La magie du DVD fait que l'on entend mieux la musique signée Jean-Pierre Stora qu'au théâtre... et puis on peut faire des arrêts sur images sur la plastique de ces messieurs...

Sur la pièce je n'ajoute rien au billet que vous pouvez lire ci-dessous et que j'écrivais au lendemain d'avoir vu ce "Banquet d'Auteuil" que la Comédie Française s'honorerait de faire rentrer à son répertoire.

* Si vous ne trouvez pas cette petite merveille dans votre magasin habituel, vous pouvez l'acquérir directement chez l'éditeur: www.epicentrefilms.com 

La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

 

 

Dominique Fernandez grand débusqueur devant l'éternel, de pédés dans le placard, y a inexplicablement laisser Molière! Jean-Marie Besset avec ce « Banquet d'Auteuil » l'en a sorti et de belle manière.

Nous sommes en 1670, Molière abandonné par sa jeune femme, qui est peut être sa fille, est lassé des femmes (qu'il a beaucoup pratiquées). Espérant trouver plus de constance chez les hommes (le naïf) il est tombé amoureux du plus jeune comédien de sa troupe, Michel Baron qui n'est âgé que de dix sept ans.

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

 

 

 

La pièce qui entrelace habilement tragédie, comédie, érotisme et fantastique se découpe en quatre actes. En ouverture Chapelle (Hervé Lassince délicieux de bout en bout), qui cohabite avec Molière (Jean-Baptiste Marcenac) dans « une campagne » à Auteuil revient fort éméché de Paris et ceci en pleine nuit. Il ne réveille pas pour autant Molière qui est tout absorbé dans la contemplation de Baron endormi. Le jeune homme est de retour après une fugue de trois ans. Chapelle croyant Molière toujours dans les affres de sa séparation d'avec Armande Béjart a invité à diner de vieux amis pour le distraire. Au deuxième acte, et au matin, Molière confesse tout son amour à l'aimé. Le soir venu, voici le troisième acte, l'acmé de la pièce, le banquet. Avec les convives qui s'ramènent; on comprend que nous allons être entre Platon et « Les garçons de la bande ». La cohorte de bougres qui fait éruption chez Molière se compose de Chapelle qui guide la troupe, de Lully (Frédéric Quiring), l'un des courtisants les plus en vue à Versailles, il fait danser le roi soleil tous les matins. Lully vient accompagné de son mignon, Osmane (Quentin Moriot), un jeune danseur turc. Suit le chevalier de Nantouillet (Gregory Cartelier), un bretteur (cité par madame de Sévigné) accompagné d'un petit marquis Monsieur de Jonzac (Romain Girelli). Il y a aussi Dassoucy (Dominique Ratonnat) musicien favori de Louis XIII mais devenu has-been depuis l'avènement de Louis XIV. Il est accompagné de son chanteur particulier, Perrotin (Antoine Baillet-Devallez), qu'il a recueilli lorsqu'il avait sept ans... Tout ce beau monde se présente, s'échauffe et caquette quand soudain, apporté par un rayon de lune, venu de l'au delà, apparaît Cyrano de Bergerac. Il s'emmerdait ferme dans la vie éternel où il croupit depuis quinze ans. Il à profité de cette aubaine sélénite pour rendre visite à ces anciens amis dont quelques uns sont d'anciens amants. Alain Marcel (déjà fort apprécié dans « Perthus ») est très bien dans ce rôle statique mais il est un peu âgé pour le personnage. Cyrano a été assassiné à trente cinq ans, mais peut être vieillit-on au purgatoire? Après un léger étonnement du à l'intrusion du fantôme, la conversation reprend de plus belle. Ils sont assez langue de pute ces pédés du XVII ème, tout à fait comme ceux d'aujourd'hui et probablement comme ceux de demain (mais on m'a confié que chez les hétérosexuels ce n'était pas beaucoup mieux). Bientôt une controverse éclate qui a le plus beau cul, un spadassin ou un danseur? Pour que l'on puisse juger de la chose Ousmane et le chevalier de Nantouillet baissent leurs chausses. Ce qui fait chanter Perrotin << O Célestes plaisir / Doux transport d'allégresse!/ Vient mort quand tu voudras/ Me donner le trépas / J'ai revu ma princesse! >>. On peut trouver le transport de l'eunuque bêlant un peu outré mais du deuxième rang pouvant admirer le cul de Quentin Moriot-Ousmane, je dis que c'est à peine exagéré... Dassoucy veut en voir plus: << Oui... mais le cul tout seul, cela ne veut rien dire, il faut la cuisse aussi, le genou, le mollet et jusqu'au pied enfin descendre tout à fait...>> et voilà nos deux bougres nus comme des vers. Comme Dassoucy le spectateur profite... Bientôt la compagnie se dit que pour bien comparer il faudrait aussi un comédien et c'est le jeune Baron qui s'y colle... Alors là, quel cul! Au sens propre du terme, un cul de compétition et lorsque Félix Beaupérin se retourne, on peut admirer que l'avers vaut largement l'envers... Il faut saluer l'exploit de Félix Beaupérin qui en disant, nu, sur une table, face au public, un texte difficile, réussit par son talent à faire oublier son admirable plastique.

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

Je ne vous en dirais pas plus sur le contenue de cette ambitieuse pièce qui aurait mérité d'être un peu plus ramassée, sachez seulement qu'ensuite dans le quatrième et dernier acte, il y a deux très belles tirades, dites par Molière, l'une sur la fidélité en amitié et l'autre sur la difficulté de garder l'amour d'un jeune homme lorsqu'on est un hommes mure.

A ce propos on peut imaginer que la pièce est sur ce point autobiographique et que d'une manière bien émouvante Besset ait glissé dans sa fantaisie historique une adresse à l'être aimé.

C'est ainsi très fort de faire passer, dans une érudite comédie historique les tourments de sa vie. Car historique la pièce l'est dans ses moindres allusions. Tous ces personnages ont réellement vécu au XVII ème siècle. Il y a bien sur Molière et Lully qu'il est superflu de présenter (quoique) mais aussi des personnages aujourd'hui un peu oubliés comme Chapelle (1626-1686), l'ami de toujours de Molière et ancien amant de Cyrano, son mentor, et de Dassoucy. « Le banquet d'Auteuil » montre que Chapelle était peut-être co-auteur de certaines des pièces du maitre (1). La couverture du texte de la pièce nous révèle que le vrai Michel Baron (1653-1729) était aussi joli dans son jeune âge que l'acteur qui l'interprète aujourd'hui. Il ne faudrait pas oublié Dassoussy, sans doute le plus bougre de tous ces libertins. Il fut emprisonné pour sodomie en 16521655 et 1673. Son très jeune protégé Perrotin séduisît par sa voix le duc de Mantoue qui l’enleva à Dassoucy pour en faire un castrat. Dassoucy retrouva Pierrotin à la fin de 1667... diminué.

La troupe est très homogène et tous les acteurs sont dignes d'éloges. A commencer par celui pour leur diction parfaite qui fait entendre clairement les répliques de la pièce qui plagient raisonnablement le dire du XVII ème siècle. Le banquet d'Auteuil par le surgissement de la tragédie dans la comédie et vice versa est plus de l'école anglo-saxonne que de la française (Molière est cependant en la mantière, le dramaturge français qui convoque le plus volontier ce chaud et froid) . Rien d'étonnant à cela de la part de Jean-Marie Besset qui a signé tant d'adaptations de pièces anglaises et américaines. Il reste que l'auteur dans cette oeuvre que l'on peut considérer comme la plus ambitieuse de son théâtre a été fidèle au classicisme français, unité de temps, "Le banquet d'Auteuil" se déroule en vingt quatre heures et unité de lieu, la résidence de Molière à Auteuil.

La mise en scène de Régis de Matrin-Donos démontre qu'il n'est point besoin de faire courir ses acteurs partout pour réaliser une mise en scène dynamique. Quant aux costumes et décors de Marie Delphin, ils prouvent que les fanfreluches ne sont pas indispensables pour évoquer le XVII ème siècle.

Vous avez compris qu'il faut s'y précipiter, ce n'est pas tous les jours que l'on peut méditer sur la vie, l'amour, la mort, la création littéraire, l'avantage de l'amour des garçons sur celui des femmes, en compagnie de Molière, Cyrano et Lulli tout en se rinçant l'oeil...

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

Nota

1- Ce que confirme un écrit d'époque du à : << C'est à lui que nous devons encore une partie des grandes beautés que nous voyons briller dans les excellentes comédies de Molière, qui le consultait sur tout ce qu'il faisait, et qui avait une déférence entière pour la justesse et la délicatesse de son goût.>> ( François de Callières, Des bons mots et des bons contes, Paris, 1692,  332« Des bons mots et des bons contes » [archive], sur Gallica.)

 

2- Il est bon de rappeler pour ne pas idéaliser le XVII ème siècle qu'il n'était pas sans danger d'être pédéraste, il y a plusieurs allusion à ce propos dans la pièce. En 1661 a lieu deux exécutions exemplaires par le feu, celle de Jacques Paulmier et Jacques Chausson pour tentatives de viol sur de jeunes garçons.

 

3- L'affiche est si moche que je ne l'ai pas reproduite. Comment peut on faire une affiche aussi laide avec de si beaux comédiens...    

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

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Britannicus à la Comédie Française

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Paris, juillet 2016

Paris, juillet 2016

 

 

Réjouissons nous! Le grand Racine est à l'affiche de la Comédie Française. C'est bien trop rare. Sans doute en partie parce qu'il n'y a plus beaucoup de comédiens capables de scander la poésie en douze pieds; peut être aussi parce que le statisme des tragédies de Racine limite la possibilité pour les metteurs en scène de leurs habituels batifolages. Je ne vais pas vous rappeler l'intrigue, si vous êtes sur ce blog, c'est que vous la connaissez. Sachez tout de même que Racine a fait quelques infidélités à l'Histoire. Mais en fait peu importe la mise en scène ou la vérité historique, on y va voir et surtout entendre Britannicus pour la musique des alexandrins. Heureusement car la scénographie du sieur Braunschweig laissera peu de traces dans l'Histoire du théâtre. Sans doute ne sachant pas que les chef d'oeuvres sont intemporels, c'est justement pour cela qu'on les nomme ainsi, Braunschweig a trouvé intelligent d'habiller les acteurs de costumes contemporains, genre frusques de cadres d'établissements bancaires des années 60, triste vêture passe-muraille. Cette « audace » est sans doute pour bien nous faire comprendre que les intrigues de palais, pouvant aller jusqu'au crime, sont toujours d'actualité. Comment pourrait on l'ignorer, à moins d'éviter toutes gazettes depuis la naissance. Ce sur-lignage inesthétique ne fait que démontrer une fois de plus que beaucoup de metteurs en scène n'ont que mépris pour leur public qu'il pense composé d'un ramassis de benêts.

Le décor est à l'image des costumes. Il est réduit au minimum quelques portes suspendues par lesquelles les acteurs sortent mais n'entrent pas. Ils arrivent par la salle ce qui était très moderne en… 1970. Le mobilier se compose d'une grande table de conférence entourée de chaises. Braunschweg a la curieuse idée de faire ainsi jouer souvent ses comédiens assis. Ce qui aggrave l'impression de statisme de la pièce et ce qui n'est pas la position idéale pour lancer vers les cintres les alexandrins pour lesquels il faut du souffle. Heureusement la plupart des comédiens n'en manquent pas. Si, pour son entrée dans la grande maison, Dominique Blanc m'a paru un peu sèche en Agrippine, allez savoir pourquoi, elle m'a fait penser à Hillary Clinton, Laurent Stocker en Néron gros de crimes en gestation est parfait en velléitaire se croyant avoir un destin. Stéphane Varupenne que l'on découvre en raison de la ressemblance avec Laurent Stocker en double de Néron pas meilleur mais seulement en celui que l'Histoire n'a pas choisi. Le reste de la distribution ne démérite pas à l'exception de Georgia Scalliet catastrophique en Junie une chouineuse étouffant dans les larmes le beau texte de racine qu'elle est incapable de rendre audible.

Pourrais je suggérer une idée à un éventuel metteur en scène passant par là , celle de faire jouer cette superbe tragédie par des comédiens ayant l'âge historique de leur rôle; je sais bien que Racine n'a pas écrit sa pièce avec cette idée et qu'il ne serait pas facile de mettre ses beaux vers dans la bouche de nos actuels jouvenceaux. Lors du drame historique qui sert de base à Racine, nous sommes en 55. Britannicus à 14 ans, Néron qui règne depuis 2 ans en a 18. Une véritable audace serait de faire jouer Racine par des garçons de cet âge.      

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