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84 articles avec theatre - chansons - opera

Soudain l'été dernier de Tennessee Williams à l'Odéon mis en scène par Stéphane Braunschweig

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Soudain l'été dernier de Tennessee Williams à l'Odéon mis en scène par Stéphane Braunschweig

Soudain l'été dernier est un concentré de Tennessee Williams. On y retrouve toutes les obsessions et les fantasmes du dramaturge: homosexualité clandestine, névrose narcissique, lobotomie, femme prédatrice et homme veule, pouvoir de l'argent, matriarcat castrateur, métaphores animalières, décadence d'une famille, course inéluctable vers la déchéance et la mort...

Ceux qui connaisse l'adaptation cinématographique de la pièce par Mankiewicz, totalement infidèle à l'oeuvre de Tennessee Williams feront bien de l'oublier.

Soudain l'été dernier de Tennessee Williams à l'Odéon mis en scène par Stéphane Braunschweig

Le rideau s'ouvre sur un jardin luxuriant, une jungle que l'on pourrait situer en Louisiane. Nous sommes dans les années 30. La date de 1935 est clairement citée. Madame Venable (Luce Mouchel) la riche propriétaire des lieux a, soudain l'été dernier, perdu son fils Sébastien, fils unique et adoré. Sébastien était un jeune poète, enfin pour sa mère, car il écrivait un poème par an et n'était plus si jeune que cela; il avait quarante ans. Il est mort dans un pays lointain dans des circonstances mystérieuses et atroces. Il était accompagné par sa jeune cousine, Catherine (Marie Raymond). La jeune femme qui n'était déjà pas un modèle d'équilibre avant le drame est depuis fort perturbée et réside dans une clinique. Madame Venable ulcérée par le récit que fait Catherine de la mort de Sébastien, va la revoir pour la première fois depuis la perte de son fils. Cette mère dévasté a fait venir un jeune psychiatre, le docteur Cukrowicz (Jean Baptiste Anoumon) en vu de lobotomiser Catherine. La pièce commence par la conversation entre madame Venable et le médecin. Dans les actes suivant la pièce va prendre la forme d'une psychanalyse de Catherine par le docteur Cukrowicz.

Soudain l'été dernier de Tennessee Williams à l'Odéon mis en scène par Stéphane Braunschweig

La complexité psychologique des principaux protagonistes de cette histoire, à commencer par celle du grand absent, Sébastien, va se révéler petit à petit au fil de la représentation. On comprendra qui était Sébastien. La lecture de "Soudain l'été dernier" par Stéphane Braunschweig laisse une grande latitude au spectateur. Il ne prend pas parti. Il permet à chacun juger si le récit de la mort de Sébastien par Catherine est de l'ordre du fantasme, de la métaphore ou si c'est la vérité.    

Soudain l'été dernier de Tennessee Williams à l'Odéon mis en scène par Stéphane Braunschweig

La mise en scène de Stéphane Braunschweig utilise bien la vaste scène de l'odéon, ce qui n'est pas une mince gageure pour un théâtre aussi statique que celui de Tennessee Williams. Il est en cela bien aidé par le beau décor, celui d'un jardin fantastique fidèle aux didascalies de l'auteur. Il est dommage que, pour le dernier acte, descendent des parois figurant lourdement une cellule capitonnée d'un asile d'aliénés, parois qui amputent le luxuriant jardin.

La mise en scène naturaliste sert bien la pièce, mettant en exergue la folie à la fois de madame Venable et de Catherine. Si la scénographie est convaincante il est dommage que Braunschweig ait voulu absolument faire le malin en distribuant le rôle du docteur à un noir, Jean Baptiste Anoumon, par ailleurs excellent comédien. C'est un contre sens absolu, comment imaginer un noir, d'origine polonaise de surcroit, médecin aliéniste, chef de service dans un hôpital du sud des Etats-Unis en 1935. Autre erreur de casting, celle d'avoir attribué le rôle du frère de Catherine, un jeune étudiant veule à Glenn Marausse, lui aussi très bon acteur, mais qui accuse bien ses trente ans. Il ne manque pourtant pas de jeunes comédiens de vingt ans talentueux d'autant que le rôle n'est pas très exigeant. Il en va tout autrement pour les partitions de madame Venable et de Catherine, deux rôles extrêmement exigeants tenus par deux actrice Luce Mouchel et Marie Raymond, que je ne connaissais pas, et qui sont exceptionnelles.

Malgré ces quelques réserves ce Soudain l'été dernier est un grand Tennessee Williams bien mis en valeur par Stéphane Braunschweig.  

Soudain l'été dernier de Tennessee Williams à l'Odéon mis en scène par Stéphane Braunschweig

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20 000 lieues sous les mers au théâtre du vieux colombier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

20 000 lieues sous les mers au théâtre du vieux colombier
20 000 lieues sous les mers au théâtre du vieux colombier
20 000 lieues sous les mers au théâtre du vieux colombier

C'est un beau tour de force, d'autant qu'il est parfaitement réussi, d'avoir transmuté le long et un peu sentencieux bien que merveilleux roman qu'est le 20 000 lieues sous les mers" de Jules Verne (je ne peux plus lire Jules Verne aujourd'hui sans penser à Raymond Roussel) en une farce trépidante. Cette formidable adaptation est due à Christian Hecq et Valérie Lesort qui font également la mise en scène. Entre deux émerveillements causés par les ballets des créatures marines que l'on admire par le hublot du Nautilus, on rit beaucoup. Rappelons l'argument du roman, le professeur Aronnax (Nicolas Lormeau) et son fidèle serviteur, Conseil (Benjamin Lavernhe)  ont embarqué sur un navire qui est mandater pour tuer un monstre responsable du naufrage de plusieurs navire mais la créature coule le bateau sur lequel se trouve le professeur. Lorsque la pièce commence, dans la plus complète obscurité, le professeur se réveille dans un lieu inconnu. Il s'aperçoit vite que Conseil est avec lui ainsi que Ned Land (Christian Gonon) le harponneur qui était chargé de tuer la bête. Si au début les trois hommes s'imaginent être de nouveaux Jonas, ils s'aperçoivent qu'ils sont en fait dans un sous-marin. Nous sommes donc environ au tiers du roman. Le trio fait la connaissance du maitre des lieux, le misanthrope capitaine Némo (Christian Hecq) qui leur signifie que la bête naufrageuse est en fait le sous-marin et qu'ils y sont prisonnier pour toujours... Et c'est parti pour une heure vingt pendant lesquels on en prend plein les yeux dans cette navigation accélérée du Nautilus. La suave voix off de Cécil Brune nous narrant le parcours du démoniaque engin entre les scènes... Je n'en dirais pas plus pour ceux qui ne connaitraient pas le roman où qui l'ont un peu oublié étant une lecture lointaine. Les pré-adolescents lisent-ils encore Jules Verne? J'en doute car la pauvreté de leur vocabulaire doit être un obstacle rédhibitoire à cette lecture.

Si Nicolas Lormeau, Benjamin Lavernhe et Christian Gonon campent avec beaucoup de talent des personnages typiquement verniens, Christian Hecq qui pour une fois fait oublier Bousin, livre une composition complètement décalée et pourtant savoureuse d'un capitaine Némo entre Eric von Stroheim et Piéral! L'équipage du Némo est réduit au second du capitaine, Flippos (Noam Morgensztern). Némo et Flippos s'entretiennent entre eux en une langue inventée hilarante. En la matière Noam Morgensztern égale la prestation du regretté Jacques Villeret dans "La soupe au chou". La distribution est complétée par Thomas Guerry qui interprète un sauvage convaincant plus issu d'un roman de Jean de La Hire (je vous recommande chaudement le très maritime également "Trésor dans l'abime") que d'un de Jules Verne.

Sur le modeste plateau du vieux colombier il ne sont que six pour nous faire vivre cette épopée. Chacun des acteurs, instruits par Christian Hecq, dont c'est le premier métier, et conseillés par Sami Adjali, se font également manipulateur des merveilleuses marionnettes dues à Carole Allemand et Valérie Lesort qui nous évoquent si bien les abysses sous marins (ah l'oeil de Kraken sans oublier ses redoutables tentacules!).

Lorsque j'ai assisté la semaine dernière à la représentation un quart de la salle était composé de jeunes spectateurs d'une douzaine d'années qui visiblement prenaient beaucoup de plaisir à ce qu'ils voyaient. Ce 20 000 lieues sous les mers me parait un parfait premier spectacle théâtrale.         

Paris, mars 2017

Paris, mars 2017

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Tree of code à l'Opéra Garnier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Tree of code à l'Opéra Garnier

Dans le noir, que la musique a commencé à habiter, arrive une sarabande de lucioles frénétiques, sur leur collant les danseurs ont des sources lumineuses fixées sur les bras et les jambes. Puis la nuit s'estompe pour laisser place à une douce pénombre. La musique se modifie, elle devient plus lancinante quelque chose entre Philip Glass et la musique planante des années 70 qui aurait été vitaminée par la techno. Elle est due à Jamie XX. Elle a été composée spécialement pour ce ballet. Si elle est assez différente de celle de son groupe, XX, elle est proche de son album solo.  Sur cette bande son, souvent envoutante, ondulent les danseurs sur une chorégraphie de Wayne McGregor d'après Jonathan Safran Foer. A part de brefs intermèdes toute la soirée aura été pour moi un voyage dans le temps, dans ces années 70. La musique de Jamie XX aurait pu sonoriser mes lectures de ces années là des volumes de la collection anticipation du Fleuve noir et les danseurs avec leur collant couleur chair auraient pu en sortir tout droit. C'est un peu ainsi qu'alors on rêvait la vêture du futur... Le système scénique imaginé par le plasticien Olafur Eliasson, formé à base de rideaux et de miroirs est astucieux et troublant, le spectateur souvent ne sachant plus s'il voit un danseur ou son reflet. Les miroirs parfois diffractent les corps et souvent multiplient les danseurs donnant une ampleur grisante au ballet. C'est si habile que l'on se demande pourquoi les metteurs en scène de ballets n'utilisent pas plus souvent le subterfuge du miroir... Le procédé n'est pas pour rien dans mon voyage dans le temps car le décor de la dernière partie du ballet avec ses miroirs circulaires pivotants est très vasarélien... Presque tout le ballet se déroule dans une lumière entre chien et loup. Il est à ce propos dommage que cette ambiance lumineuse, due à Rob Halliday, soit rompue au milieu de la représentation par une, heureusement courte, intrusion de la lumière crue. Petite interrogation sur le choix des danseurs, la troupe est composée à la fois par des danseurs de l'Opéra de Paris et par des membres de la compagnie d'Wayne McGregor, qui a créé ce ballet à Manchester. Tous les danseurs évoluent en parfaite symbiose. Le trouble créé par les jeux de miroirs est renforcé par l'androgynie des danseurs. Jusqu'au salut on a un doute sur le genre de certains protagonistes. Certaines danseuses sont nettement plus grandes que quelques danseurs et possèdent une carrure qu'envieraient beaucoup de mâles. J'aimerais revoir ce ballet dansé uniquement par des hommes dont les corps me semblent plus adapté au type de gestuelle imaginé par Wayne McGregor, mais le spectacle y perdrait certainement en mystère.    

Paris, février 2017

Paris, février 2017

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pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner

Publié le par lesdiagonalesdutemps

pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner
pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner
pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner
pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner

Plus que pour le programme en ce samedi 7 janvier 2017 j'étais à la philarmonie pour voir Daniel Baremboim diriger un orchestre de son piano. Ce que je n'avais jamais vu, je regrette bien d'avoir raté en son temps Bernstein dans cet exercice. Il reste que le concerto n° 22 pour piano de Mozart a mis du soleil dans l'eau froide. 

Dans la deuxième partie, la symphonie n°3 de Bruckner, très Wagnérienne m' fait m'envoler dans les cintres sans pourtant me donner l'envie d'envahir la Pologne...

Petite anecdote Baremboim qui s'épongeait beaucoup des les premières mesures de Bruckner nous a laissé en plan à la fin du premier mouvement durant cinq bonnes minute. Ensuite le maestro a dirigé avec autorité jusqu'à la fin l'impeccable Staatskapelle Berlin, mais toujours en s'épongeant fréquemment...

Lors de ma précédente visite à la belle salle de la philarmonie qui est décidément nichée dans un bâtiment bien moche, je vous avais fait part de ma gène lors d'un concerto pour piano et orchestre de constater que le piano était un peu submergé par l'orchestre. Je ne savais s'il fallait incriminer l'interprétation, ce que je ne pensais pas ou l'acoustique de la salle que j'avais pourtant trouvée parfaite dans un programme exclusivement orchestrale lors de ma première visite en ce lieu alors que je me trouvais approximativement à la même place c'est à dire au 5ème étage, au premier rang du grand balcon face à l'orchestre que vous pouvez voir sur mes photos. Il faut savoir que la Philarmonie propose ses places sur trois étages. le troisième, le quatrième et le cinquième. ne me demandez pas où sont passé les deux premiers, je n'en sais rien. Cette fois j'étais au quatrième étage en fond d'orchestre et le rendu du piano était parfait de même que sa balance avec l'orchestre. Lors de programmes dans lesquels le piano dialogue avec l'orchestre si vous le pouvez évitez donc le cinquième étage... Suite de mes impressions acoustique sur l'endroit en mai prochain, à suivre...   

pour se souvenir d'une soirée à la Philarmonie de Paris avec Daniel Barenboim et la Staatskapelle Berlin dans un programme Mozart - Bruckner

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Je me souviens de Paul Guers

Publié le par lesdiagonalesdutemps

A gauche Paul Guers interprétant l'abbé de Pradts dans "La ville dont le prince est un enfant"

A gauche Paul Guers interprétant l'abbé de Pradts dans "La ville dont le prince est un enfant"

Je remercie Bruno de m'avoir informé de la triste nouvelle de la disparition de Paul Guers, comme quoi il ne faut pas toujours compter sur les gazettes pour apprendre les nouvelles qui vous touche. Je dois à Paul Guers un de mes plus grands souvenirs de théâtre, celui de son interprétation du rôle de l'abbé de Pradts dans "La ville dont le prince est un enfant". C'était en 1968 au Théâtre Michel.

Je me suis ensuite étonné de la rareté aussi bien sur scène que sur les écrans d'un si grand comédien. Cet effacement est pour moi un mystère.

Un peu moins de quarante ans plus tard, j'éditais "La ville" dans l'adaptation cinématographique qu'en avait fait Christophe Malavoy. J'émis alors le désir de rencontrer le premier interprète de l'abbé de Pradt pour réaliser une interview en vue d'étoffer les bonus du DVD. La productrice de la nouvelle version de la pièce me l'interdisit absolument sous peine de rompre le contrat d'édition si je passais outre son ordre... C'est ainsi que je n'ai jamais rencontré Paul Guers pour lequel je garde intact mon admiration d'adolescent.

Ci dessous je reproduit l'article du Monde, version numérique, la nouvelle ne me semble pas avoir eu l'honneur de la version papier, sur la mort du comédien. 

 

Paul Guers et Francoise Prevost lors du tournage de "La Fille aux Yeux d'Or" en 1961.

L’ancien secrétaire de la Comédie-Française Paul Guers a été retrouvé mort, lundi 28 novembre, à son domicile de Montsoreau (Maine-et-Loire), près de Saumur, au côté de son épouse écrivaine, a indiqué la gendarmerie.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Paul Guers, 88 ans, serait mort entre le 16 et le 19 novembre, tandis que son épouse Marie-Josèphe, âgée de 66 ans, serait morte après lui. « Il souffrait d’un cancer et devait subir un traitement lourd », a précisé la gendarmerie, qui s’oriente vers l’hypothèse d’un décès naturel de l’acteur, suivi du suicide de sa compagne.

Homme de théâtre

Paul Guers, de son vrai nom Paul Dutron, est né à Tours en 1927. Pensionnaire de la Comédie-Française de 1953 à 1956, il débute sa carrière au théâtre, notamment dans des pièces mises en scène par Jean-Louis Barrault. C’est le film La Tour de Nesle, réalisé par Abel Gance, qui le fait connaître du grand public en 1955.

Il donnera notamment la réplique à Danielle Darrieux, Bernard Blier et Lino Ventura dans Marie-Octobre de Julien Duvivier, en 1959, puis à Marie Laforêt dans La Fille aux yeux d’or, en 1961. Lorsque sa carrière cinématographique décline au début des années 1970, il se consacre davantage au théâtre et à la télévision.

Au théâtre, il a joué dans La Chatte sur un toit brûlant, une pièce mise en scène par Peter Brook en 1956, dans Requiem pour une nonne, mis en scène par Albert Camus en 1961, ainsi que dans de nombreuses tragédies classiques.

Paul Guers a joué dans une trentaine de films, une trentaine de pièces de théâtre et tourné dans une quinzaine de feuilletons télévisés.

Femme de lettres

Agrégée de lettres, Marie-Josèphe Guers était un écrivain reconnu. Elle a publié plusieurs romans (« La Femme inachevée », Actes Sud 1987, « Tu te souviens », Editions du Rocher 2006), et la première biographie de Claudel, couronnés de prix prestigieux (Académie française, prix du premier roman, Prix des lectrices de Elle...).

En tant qu’éditrice, chez Robert Laffont elle a créé et dirigé diverses collections dont « Elle était une fois » qui a publié Françoise Giroud, ou Françoise Sagan. Chez Hachette elle a créé et dirigé une collection pour enfants, « Bestioles ».

 
Paul Guers et Pascal Bressy dans La Ville...

Paul Guers et Pascal Bressy dans La Ville...

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Rachmaninoff à la Philarmonie de Paris par Alexandre Tharaud et l'orchestre du Royal Liverpool Philarmonic Orchestra dirigé par Vasaly Petrenko

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Paris, novembre 2016

Paris, novembre 2016

Un petit billet pour se souvenir de la soirée Rachmaninoff à la Philarmonie proposé par Alexandre Tharaud qui a produit une très belle interprétation du concerto n° 2 de Rachmaninoff*. La prestation d'Alexandre Tharaud a été justement ovationnée par toute la salle. Le pianiste n'est pas tombé dans le travers de trop d'interprètes de Rachmaninoff qui ont tendance à jouer trop vite les concertos. Il reste qu'à la place, où je me trouvais, presque tout en haut et en face de l'orchestre, ce dernier prenait trop de place par rapport au piano. Est-ce à dire que cette superbe salle est plus faite pour la musique symphonique que pour un autre type du musique? J'aimerais que d'autres habitués de la Philarmonie me donnent leur avis sur ce point. Pour ma part je devrais compléter mon impression auditive de l'endroit dans quelques semaines devant retourner dans ce beau lieu (tout du moins pour l'intérieur car je suis beaucoup moins enthousiaste sur l'extérieur du bâtiment) pour le concert Lang Lang.

J'ajouterais que l'écoute de la deuxième partie du concert, les danses symphoniques interprété par l'orchestre du Royal Liverpool Philarmonic Orchestra dirigé par Vasaly Petrenko, était parfaite. En ce qui me concerne l'ouverture du concert, "Le rocher" a été une révélation.

* On peut prolonger le plaisir du concert puisque Alexandre Tharaud a enregistré le concerto n° 2 de Rachmaninoff, avec le même orchestre et le même chef.    

Alexandre Tharaud saluant après son interprétation

Alexandre Tharaud saluant après son interprétation

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Libera

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Libera

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Arvo Part - Salve Regina

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Arvo Part - Salve Regina

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Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve & Jan Martens

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Foto
 

Un duo pour un garçon et un homme.

Dans  VICTOR  , ce sont les corps qui parlent. Un duo de deux corps, celui d'un homme et celui d'un enfant. Ils ont déjà parcouru un long chemin ensemble, mais l'enfant veut grandir le plus vite possible. Un jeu sensuel de muscle, mais aussi un jeu de puissance avec des armes inégales s'établissent. Une petite histoire sur un  fort et un innocent, qui désir être proche. Un portrait intime d'une relation.

Dans  VICTOR   le créateur de théâtre et acteur  Peter Seynaeve  et le chorégraphe et danseur  Jan Martens  créent un spectacle ensemble pour la première fois. Les pièces qu'ils ont tous les deux faits précédemment étaient en premier lieu des portraits - portraits d'individus, mais aussi de relations. En outre, VICTOR fournit une réponse basée danse au travail par rapport à leurs travails fait précédemment avec des enfants sur scène (pour un public adulte) qui a été produit par CAMPO.
 
TANZ octobre 2013: Ein Mann, Ein Junge, ein leerer Raum, in den dann und wann der Gesang eines Männerchors sickert: Minimalistisch formatiert und dennoch von unvergleichlicher Wirkung ist "Victor", das einstündige Kammerspiel des belgischen Inszenierungstandems Jan Martens und Peter Seynaeve.


 
 
 

viktor caudron et steven michel 
produit par campo, coproduite par frascati, ICKamsterdam, TAKtdommelhof et JAN 
supportés Zuidpool par 
image en rios studio Zertuche 
photographie de scène par Phile Deprez

 
DATES

2015 
7 de février 2015 le théâtre de la bastille paris FR 
8 février 2015 le théâtre de la bastille paris FR 9 février 2015  le théâtre de la bastille paris FR 10 février 2015 le théâtre de la bastille paris FR 8 mars 2015 tanzhaus NRW DUESSELDORF DE 9 mars 2015 tanzhaus NRW DUESSELDORF dE 10 mars 2015 tanzhaus NRW DUESSELDORF dE 24 mars 2015 malades brighton festival UK 14 avril 2015 le théâtre kikker utrecht NL29 avril 2015 le théâtre im Pumpenhaus münster dE 13 mai 2015 campo gand BE Dernière 17 de mai 2015 Mousonturm francfort dE 18 mai 2015 Mousonturm francfort dE 2014 7 février 2014 festival side step Helsinki FI 8 février 2014 festival side step Helsinki FI 15 février 2014  verkadefabriek  den bosch NL 20 février 2014  kc nOna  mechelen BE 1 mars 2014 malpertuis  tielt BE 7 mars 2014 kc nOna BE  26 mars 2014 Cultuurcentrum kortrijk BE 30 mars 2014 printemps lausanne CH de de 2 mai 2014 de grote poste oostende BE 31 octobre 2014 dansenshus stockholm SWE 1 de novembre 2014 dansenshus stockholm SWE 2013 25 avril 2013 CAMPO gand B première 26 avril 2013 CAMPO gand B 27 avril 2013 CAMPO gand B 15 de mai 2013 amsterdam frascati NL première dutch 16 de mai 2013 amsterdam frascati NL 17 mai 2013 amsterdam frascati NL 18 mai 2013 amsterdam frascati NL 29 août 2013 tanz im août HAU berlin dE  30 août 2013 tanz im août HAU berlin dE  20 septembre 2013 takt Dommelhof Neerpelt BE 10 octobre 2013 CAMPO possible Avenirs gand BE 12 octobre 2013 CAMPO possible Avenirs gand BE 15 d'octobre 2013 4 jours en mouvement prague CZ 18 octobre 2013 festival belfast à belfast Royaume - Uni de la reine 19 octobre 2013 festival belfast à belfast Royaume - Uni de la reine 30 d'octobre 2013 tanz à bern Dampfzentrale CH 1 de novembre 2013 entre les sexes festival bender bologne IT 2 novembre 2013 entre lessexes festival bender bologne IT 8 novembre 2013 Zuidpool anvers BE 9 novembre 2013 Zuidpool anvers BE 27 novembre 2013 de Velinx tongeren BE



 
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens
Victor, Un duo pour un garçon et un homme de Peter Seynaeve &  Jan Martens

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Les Damnés à la Comédie Française

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Les Damnés à la Comédie Française
Les Damnés à la Comédie Française

La représentation à la Comédie Française « des Damnés » du scénario du film éponyme de Visconti par Ivo van Hove devrait provoquer immédiatement plusieurs questions que ne manquera pas de se poser le spectateur un peu curieux et critique.

Tout d'abord est-ce une bonne idée d'adapter un scénario d'un film au théâtre? La réponse ne peut être définitive, car elle dépend forcément de la nature du dit scénario. Elle ne peut être positive toutefois que s'il répond à plusieurs conditions; celle tout d'abord que l'action se déroule dans un lieu unique, comme dans « Le repas des fauves », réussite complète d'une transposition au théâtre d'un film d'ailleurs trop peu connu, ou que le texte peut être facilement transposé en trois ou quatre décors au maximum; ce qui fait entrer « Les Damnés » dans cette catégorie puisque presque toute la pièce se déroule dans la demeure des magnats de l'acier. D'autre part Il est préférable que les dialogues du film soit important bien écrits. Ce qui n'est pas obligatoirement le cas même pour de bons films un cinéaste devant privilégier l'image et non le les dialogues pour faire avancer l'action. C'est même sont devoir de cinéaste. Transposé à la scène les dialogues peuvent alors, sans le support de l'image paraître pauvre et pas assez explicite. La bonne adaptation du texte du film rend la pièce facilement compréhensible mais les répliques paraissent bien plate. Nous sommes dans Shakespeare sans Shakespeare!

Autre interrogation que l'on peut avoir faut-il de la vidéo sur une scène de théâtre? D'emblée j'ai tendance à répondre par la négative. Ce n'est pour moi qu'un artifice, qu'une béquille pour un metteur en scène qui ne serait pas capable avec les attributs classiques du théâtre de faire passer l'intelligence et l'émotion (ou la drôlerie) contenus dans le texte de la pièce qu'il monte.

Ce n'est pas l'adaptation « Des damnés » qui modifiera mon opinion sur le sujet. Les vidéos projetées sur un écran au fond de la scène, ne font que souligner lourdement une mise en scène qui ne brille déjà pas par sa légèreté. Les ajouts vidéos sont de trois espèces. La première nous rappelle quelques dates des débuts de la prise de pouvoir d'Hitler mais curieusement pas celle qui a un impact direct sur la pièce, « la nuit des longs couteaux ». Quel intérêt peuvent avoir ces rappels historiques scolaires sinon de montrer que le metteur en scène tient les spectateurs pour des ignorants. D'autant que certains sont inexactes comme de montrer des charniers de déportés d'un camp d'extermination en 1934, année durant laquelle se déroule la pièce. La deuxième sorte d'images que l'on voit sur l'écran sont les gros plans des acteurs que film en direct une opératrice munie d'un steadycam. Ces vues permettent certes d'apprécier le jeux des acteurs dans les scènes intimistes en particulier celles jouées par Didier Sandre, magnifique dans le rôle du patriarche mais aussi mettent en évidence l'outrance d'autres partie du spectacle comme celle de la nuit d'ivresse du baron Kontantin Essenbeck (Denis Podalydes) et de son amant S.A. (Sébastien Baulain). La troisième catégorie d'images vidéos consiste à nous montrer des scènes hors champ. Là encore celles-ci ne me paraissent pas non plus indispensables.

On ne peut pas s'empêcher non plus de s'interroger sur l'utilité de la nudité sur scène. Récemment je vous ai entretenu du « Banquet d'Auteuil » dans lequel trois acteurs se dénudent et restent nus tout un acte en continuant à dire un texte qui n'est pas sans aspérité. Dans ce cas la nudité est non seulement recevable, mais étant le résultat d'un jeu, elle est ludique et indispensable pour la progression de la pièce, j'ajouterais qu'elle est un véritable plaisir pour le spectateur. Les acteurs dans le plus simple appareil étant agréables à regarder. Je n'en dirais pas autant de tous les comédiens du français car non seulement la nudité dans « Les damnés » apparaît comme totalement gratuite, mais pour être gentil je diras qu'elle n'apporte rien à la gloire de Denis Podalydes. En revanche Christophe Montenez (Martin) et surtout Sébastien Baulain en amant S.A de Kontantin (Podalydes) exhibent des plastiques sans reproche qui sont des agréables divertissements dans cette noirceur.

Outre les acteurs déjà cités qui sont bluffant. Guillaume Gallienne (Friedrich Bruckmann) fait preuve d’une sobriété impressionnante. Elsa Lepoivre en Sophie von Essenbeck est une salope de compétition. Il ne faut pas oublier les autres : Eric Génovèse, Loïc Corbery, Adeline d’Hermy, Christophe Montenez en Martin ferait presque oublier Helmut Berger Didier, Alexandre Pavloff joue un notable SS glaçant et machiavélique, Clément Hervieu-Léger (Gunther), Jennifer Decker et Sylvia Bergé sont également très bien mais il me semble que le rôle de Gunther aurait demandé un garçon plus jeune que Clément Hervieu-Léger. Une fois de plus la troupe de la comédie française démontre son excellence. Mais on commence a être habitué. A la comédie Française on voit des bonnes pièces, souvent de grandes pièces excellemment jouées mais pas toujours mises en scène avec finesse.

Mon oreille trainant, comme à l'accoutumé à la sortie de la salle, j'entendis certaines personnes qui déclaraient que c'était un scandale et un affront, un manque de respect pour ceux qui avaient été les victimes du nazisme. Je n'irais pas jusque là mais je comprend leur point de vue.

Les Damnés à la Comédie Française
Les Damnés à la Comédie Française
Les Damnés à la Comédie Française
Les Damnés à la Comédie Française

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