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2409 articles avec peinture

Paul Baudry (1828-86)

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Paul Baudry (1828-86)
Paul Baudry (1828-86)

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Baigneurs, Vallée du Draa, Maroc , 1936, par François-Louis Schmied

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Baigneurs, Vallée du Draa, Maroc , 1936, par  François-Louis Schmied

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un joli suppliant

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un joli suppliant

J'ai trouvé ce curieux tableau sur ce beau site dont je conseille la visite: http://pepitotheque.blogspot.fr/ Mais je n'en connais ni l'auteur ni la localisation si un visiteur a une idée?

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Frédéric Pardo

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«Philippe Garrel dans la chambre de Van Gogh», 1975-1976, de Frédéric Pardo. Photo Fabrice Gousset

«Philippe Garrel dans la chambre de Van Gogh», 1975-1976, de Frédéric Pardo. Photo Fabrice Gousset

De son vivant (il meurt en 2005, à 60 ans), Frédéric Pardo n’a quasiment jamais exposé. Et jamais cherché à le faire, gardant au chaud, rue de Bourgogne (Paris VIIe), chez lui, sans bon de sortie, des toiles hallucinées et emportées, pompières et altières, érotiques et pulsatives. Une peinture «post-préraphaélite», ainsi que la qualifia Jean-Jacques Schuhl, dans Entrée des fantômes, où l’artiste apparaît fugacement, tel un prince précieux et opiomane,«ressemblant à Bonaparte au Pont d’Arcole». Un autoportrait de 1969 le figure plutôt, cheveux longs et regard doux, étole jetée sur l’épaule et tunique beige, en pâtre de la Renaissance.


Tina Aumont et Frédéric Pardocouple mythique de l'underground. Dans leur maison à Positano se retrouvaient Pierre Clémenti, Jean-Pierre Kalfon, Valérie Lagrange, Philippe Garrel et Nico. Ils sont morts à quelques mois d'intervalle en 2006.

 

Fils d’un galeriste spécialisé dans l’art du XVIIIe siècle, filleul de Jean-Paul Sartre (sa mère était une amie des sœurs Beauvoir) et de Madeleine Malraux (la troisième femme d’André Malraux), il apprend à peindre en fréquentant le Louvre et les grands maîtres : sa méthode - une peinture à la détrempe dont le liant est à base d’œuf, qu’il lui arrive de mâtiner de feuilles d’or dans des toiles prenant la forme de retables - donne d’emblée à ses tableaux une pâte anachronique. La peinture reste manifestement pour lui le lieu de l’excellence, dans un contexte pourtant où ses consorts, avant-gardistes, s’escriment à jeter bas les fondements du métier et du médium. Mais elle devient aussi la fenêtre par où s’envolent des visions psychédéliques, illuminées de couleurs saturées et scandées par des flashs. Ce qui fait un drôle de mélange, Pardo adaptant une manière de peindre ultra-traditionnelle et dépassée à une iconographie outrancière. A 22 ans, il peint des montagnes en forme de bites et des partouzes aux orgasmes volcaniques, le pape Pie XII surmonté d’une grenouille mauve ployant sous le poids d’une lourde poitrine. Des bizarreries adolescentes qui vont, au seuil des années 70, céder la place à des portraits plus subtils de ses amantes et de ses amis.

A travers ces portraits-là, à la fois réalistes dans le trait et fantasmatiques dans la mise en scène, se perçoit aujourd’hui quelque chose comme la vie d’une bande de jeunes gens des années 60-70, pas encore modernes mais déjà touche-à-tout, pas calculateurs, plutôt noceurs et voyageurs, désignés comme la bande de la Coupole. Il y a là, de temps à autre, Pierre Clémenti, cinéaste expérimental du groupe Zanzibar, Barbet Schroeder, le peintre Daniel Pommereulle, Olivier Mosset, Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon ou Jean-Jacques Lebel. Avec certains d’entre eux, Pardo fonde un groupe (les Fabuleux Loukoums), fait des happenings, et puis, avec Philippe Garrel, son meilleur ami, du cinéma.

Si l'expo à Beaubourg des années pop l'a oublié, ce n'est pas le cas des cinéphiles qui ont reconnu beaucoup de lui dans le personnage du peintre des Amants réguliers, le dernier Garrel.

Ces deux-là se sont croisés tout jeunes, en 1965, et ne se quitteront jamais vraiment. Ils vivent un temps ensemble à Positano, en Italie, puis à Rome, avec Nico, la femme de Garrel, et Tina Aumont, celle de Pardo. Quelques mois avant, en 1967, ils étaient partis jusqu’à Essaouira, pendant le tournage du Lit de la Vierge, où le peintre joue un petit rôle et réalise une espèce de making of, «un film sur le film et, en même temps, un souvenir de vacances», selon Louis Garrel, fils de Philippe, qui, témoignant dans un des nombreux entretiens réalisés par Stéphane Corréard, le commissaire de son unique rétrospective en 2016 dans  le discret centre d’art de La Seyne-sur-Mer, avoue le regarder régulièrement sur YouTube. «C’est comme une bouffée de calme», dit-il. Il endossera d’ailleurs par deux fois des personnages inspirés de Frédéric Pardo, dans deux films de son père, les Amants réguliers et les Frontières de l’aube, avant de l’incarner pour de bon,«avec sa nonchalance concentrée», dans Un été brûlant.

Pardo convoqua lui aussi la figure de son ami dans deux de ses toiles, dont l’une où il le portraiture en artiste maudit et solitaire, assis sur une chaise, dans la fameuse chambre de Van Gogh à Auvers-sur-Oise.«On était à la fois excentriques, repérables de loin, parce qu’on se rendait visibles, se souvient Philippe Garrel, et, en même temps, on était très décalés par rapport à la société parisienne. Comme la fibre réactionnaire était très forte, les années 70 étaient vraiment des années difficiles. Et puis il y avait la défaite de 68… Si on essaye de faire une révolution, il ne faut pas la perdre, parce qui si vous perdez, on vous tape sur les doigts pendant très longtemps, avant de se détourner de vous et de vous surveiller. Ne pas exposer c’était aussi ça : ne pas participer.»

Frédéric Pardo

Ces deux-là se sont croisés tout jeunes, en 1965, et ne se quitteront jamais vraiment. Ils vivent un temps ensemble à Positano, en Italie, puis à Rome, avec Nico, la femme de Garrel, et Tina Aumont, celle de Pardo. Quelques mois avant, en 1967, ils étaient partis jusqu’à Essaouira, pendant le tournage du Lit de la Vierge, où le peintre joue un petit rôle et réalise une espèce de making of, «un film sur le film et, en même temps, un souvenir de vacances», selon Louis Garrel, fils de Philippe, qui, témoignant dans un des nombreux entretiens réalisés par Stéphane Corréard, le commissaire de son unique rétrospective en 2016 à La villa Tamaris,  le discret centre d’art de La Seyne-sur-Mer, avoue le regarder régulièrement sur YouTube. «C’est comme une bouffée de calme», dit-il. Il endossera d’ailleurs par deux fois des personnages inspirés de Frédéric Pardo, dans deux films de son père, les Amants réguliers et les Frontières de l’aube, avant de l’incarner pour de bon,«avec sa nonchalance concentrée», dans Un été brûlant.

Pardo convoqua lui aussi la figure de son ami dans deux de ses toiles, dont l’une où il le portraiture en artiste maudit et solitaire, assis sur une chaise, dans la fameuse chambre de Van Gogh à Auvers-sur-Oise.«On était à la fois excentriques, repérables de loin, parce qu’on se rendait visibles, se souvient Philippe Garrel, et, en même temps, on était très décalés par rapport à la société parisienne. Comme la fibre réactionnaire était très forte, les années 70 étaient vraiment des années difficiles. Et puis il y avait la défaite de 68… Si on essaye de faire une révolution, il ne faut pas la perdre, parce qui si vous perdez, on vous tape sur les doigts pendant très longtemps, avant de se détourner de vous et de vous surveiller. Ne pas exposer c’était aussi ça : ne pas participer.»

 

Frédéric Pardo

 

Pardo exposa néanmoins une fois, en 1975, à la Galerie de Seine. Et s’il n’a pas vendu grand-chose, c’est à cette occasion qu’il fit la rencontre d’un de ses plus grands admirateurs. Passant par hasard devant la galerie, François Mitterrand tombe en pâmoison devant un portrait de Daniel Pommereulle. Ce dernier y est dépeint en espèce de héros mythologique, à bord d’une frêle embarcation, ramant à moitié nu sur une mer déchaînée, avec, incrustée, une seconde image de l’artiste, un singe sur l’épaule (l’animal personnifiant l’héroïne). Mitterrand veut son propre portrait, dans cette même veine. Ce sera fait deux ans plus tard : la toile le montre, surplombant un paysage marin à la lumière bleu pâle, dans la force de l’âge, regard charmeur, le teint hâlé, se passant une main dans les cheveux, avec deux hiboux à ses côtés et puis des roses de toutes les couleurs. Le sénateur socialiste a tout l’air d’un chanteur de variété. Il faut croire qu’il a apprécié : une fois élu, c’est à Pardo qu’il confia le soin de réaliser son portrait officiel. Ce tableau-là, livré à l’Elysée en 1983, ne sera toutefois jamais montré : le président y pose, raide et sévère, les lèvres pincées, le teint jaune comme momifié déjà par le pouvoir et la maladie. Les amis de Pardo se souviennent que la mise au placard de son œuvre l’affecta profondément - au point qu’il cessa un temps de peindre sur toile, se mettant à coloriser un lot de cartes postales acquises lors d’une vente de la collection de Michel Simon, chez Drouot. Des portraits de femmes marocaines, «un déluge de harems de petites filles nues prépubères et de palmiers», dira-t-il dans un entretien avec Alain Pacadis, son complice du Palace, et où se révèle également la passion que Pardo nourrissait pour l’Orient, dans un esprit au romantisme très fin de siècle.

Si une grande partie de l’œuvre a été exposée à la Villa Tamaris, c’est à la dernière épouse de Frédéric Pardo, Thérèse, qu’on le doit (elle a religieusement stocké les toiles sans chercher à les vendre) ainsi qu’à Jean-Jacques Lebel, qui fit à son ami mourant la promesse d’en faire une rétrospective. Où ressurgit, en fait, davantage que de la peinture : une manière, quasiment disparue, de faire œuvre, non pas pour la gloire ni l’argent, mais pour soi et pour les siens.

P.S Si certains de mes visiteurs possèdent des photos des tableaux de Frédéric Pardo qu'ils aient la gentillesse de me les envoyer pour que j'étoffe ce billet.

Frédéric Pardo
Frédéric Pardo
Frédéric Pardo
Frédéric Pardo
portrait de Pierre Clémenti, 1970

portrait de Pierre Clémenti, 1970

Frédéric Pardo
L'oeil vert, 2001

L'oeil vert, 2001

Frédéric Pardo
Frédéric Pardo
Frédéric Pardo
Frédéric Pardo
Frédéric Pardo
Frédéric Pardo

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Franz Graf - Deux hommes dans un bateau sur le lac Mark (1920)

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Franz Graf - Deux hommes dans un bateau sur le lac Mark (1920)

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William Brymner (1855-1925), Portrait of a Boy,

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William Brymner (1855-1925), Portrait of a Boy,

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Werner Bell (1895-1978), jeunes apprentis prenant une douche après le travail

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Werner Bell (1895-1978),  jeunes apprentis prenant une douche après le travail

Werner Bell (1895-1978), jeunes apprentis prenant une douche après le travail

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Andy Warhol, Hommage à Wilhelm von Gloeden , 1978.

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Daryl Balcombe

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Daryl Balcombe
Daryl Balcombe
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Daryl Balcombe
Daryl Balcombe
Daryl Balcombe
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Daryl Balcombe
Daryl Balcombe
Daryl Balcombe
Daryl Balcombe
Daryl Balcombe
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Daryl Balcombe
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Augustin-Alphonse Gaudar de Laverdines, Narcisse

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Augustin-Alphonse Gaudar de Laverdines (Bourges 1780- 1804 Sienne) narcisse

Augustin-Alphonse Gaudar de Laverdines (Bourges 1780- 1804 Sienne) narcisse

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