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2409 articles avec peinture

Le Christ mort, Rosso Fiorentino, 1525-1526

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le Christ mort, Rosso Fiorentino, 1525-1526

Le Christ mort, 1525-1526, Rosso Fiorentino, (Boston, Museum of Fine Arts). Tableau d’autel, objet liturgique donc, le « Christ mort » illustre à la lettre le thème de l’adoration du Corpus Christi. Rosso exploite même un thème iconographique ancien, celui du Christ mort soutenu par des anges que le Quattrocento finissant plaçait au registre supérieur du retable. Mais, en concentrant l’attention sur le corps lui-même, en effaçant presque toute allusion à la Passion (les clous, la plaie et la couronne d’épines sont à peine visibles), en ôtant aux anges toute expression de douleur pour ne faire voir que leur amour devant ce corps plus alangui que mort, en affichant sa capacité à combiner la force michélangelesque et la grâce lisse de la « venustà » raphaélesque, le peintre détourne l’adoration de sa finalité première : l’équivoque est au cœur de l’image.

Le Christ mort, 1525-1526, Rosso Fiorentino, Boston, Museum of Fine Arts

Les cierges qui entourent le « Christ mort » sont sans doute le reflet des efforts de l’Oratoire de l’Amour divin, fondé sur un renouveau de la pratique religieuse, en faveur d’une illumination permanente de l’autel sur lequel est posé le Saint Sacrement et que domine le retable : relais figuratifs du cierge réel, ils contribuent à rendre spirituel le corps magnifique proposé à l’adoration. N’oublions pas que la perversion incontestable que l’œil du XXe siècle saisit dans cette image pourrait être due, dans une large mesure, au décalage historique et mental ; le commanditaire de l’œuvre, Leonardo Tornabuoni, évêque d’Arezzo, y a peut-être apprécié la mise en forme « moderne » d’une attitude dévotionnelle contemporaine.

Voilà ce que l'on peut lire à propos de ce tableau. C'est un bel exemple de chantournement d'un discours ne voulant pas admettre ce que l'on voit et mettant en garde contre un anachronisme du regard ce que je ne vais pas manquer de faire.

c'est curieux comme certains critique d'art on une incommensurable propension à prendre les autres pour de myopes imbéciles. Je doute beaucoup que le commanditaire de l’œuvre, Leonardo Tornabuoni, évêque d’Arezzo, n'ai pas perçu le sous-texte du tableau. Rosso était un provocateur, assure Vincent Droguet, conservateur en chef au château. On a dit que, lorsqu'on lui commandait des saints, il livrait des diables...

Pour ma part dans cette toile, je vois un monsieur déjà, en extase, se pâmant à l'avance, en pensant à ce que vont lui faire les quatre gigolos qu'il vient de lever du coté du Ponte vieccho. On ne saurais ne pas remarquer les cierges, symbole phallique évident, tenu par deux de ces mignons...

L'artiste étant roux en peignant le christ roux comme à son habitude il s'est peut-être aussi imaginé en peignant sa toile bénéficiaire d'une pareille bonne fortune...

La fin de l'artiste serait aussi romanesque que tragique. L'artiste avare aurait accusé son ami fidèle, Pellegrino d'avoir volé ses économies. Ce dernier soumis à la torture sauve son innocence. Le Rosso, désespéré d'avoir perdu son ami, se serait supprimé par empoisonnement à la fin de l'année 1540. La biographie rédigée par Giorgio Vasari qui s'appesantit sur cette fin tragique est aujourd'hui mise en doute. Une vie pour Dominique Fernandez dans la lignée de son roman, "La société du mystère".

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"Camarades" - par Sir James Guthrie (1859-1930) - 1884-1885

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"Camarades" - par Sir James Guthrie (1859-1930) - 1884-1885

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Morgan Weistling

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Morgan Weistling

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Robert Lefèvre : L’Amour aiguisant ses traits (1801)

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Robert Lefèvre : L’Amour aiguisant ses traits (1801)

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Antonio de Bellis (1630-60) : St Sébastien évanoui

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Giovanni Antonio Pellegrini : Achille contemplant le corps de Patrocle (c. 1700)

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 Giovanni Antonio Pellegrini : Achille contemplant le corps de Patrocle (c. 1700)

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Michel-Martin Drôlling : Jeune adolescent au bord d'une Fontaine

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Michel-Martin Drôlling : Jeune adolescent au bord d'une Fontaine

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Charles Natoire : Jupiter enlevant Ganymède.

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Charles Natoire : Jupiter enlevant Ganymède.

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garçon peignant un masque tragique, 1863 par Jules Joseph Lefebvre (1836-1911)

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pour en savoir plus sur le peintre: http://hoocher.com/Jules_Joseph_Lefebvre/Jules_Joseph_Lefebvre.htm

pour en savoir plus sur le peintre: http://hoocher.com/Jules_Joseph_Lefebvre/Jules_Joseph_Lefebvre.htm

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François André Vincent (1746-1816) : David vainqueur de Goliath.

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François André Vincent (1746-1816) : David vainqueur de Goliath.

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