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2382 articles avec peinture

Bastien Lepage

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Bastien Lepage
Bastien Lepage
Bastien Lepage

Dans une composition audacieuse, figure naturaliste et environnement impressionniste, la silhouette immobile et le profil parfait du jeune garçon se détachent au premier plan avec netteté sur un fond très librement ébauché, où se distinguent une cabine de bain et de vagues silhouettes féminines s’égayant sur la plage. De cette différence de traitement des plans découle une saisissante
impression, probablement délibérée, de « photomontage ». La délicatesse et la douceur des traits du visage contrastent avec les détails quasi-véristes du corps, les os saillants des omoplates et du bassin, le petit ventre rebondi. S’il se rattache aux images de petits travailleurs populaires conçues par Bastien-Lepage, entre portraits et scènes de genre, ce garçon s’en distingue aussi nettement par son étrangeté et la sérénité apaisée qui s’en dégage.

 

Rémy Cogghe.

Bastien Lepage

Bastien Lepage est celui qu'Emile Zola considérait en 1879 comme le "petit-fils de Courbet et de Millet" et comme l'un des ténors du naturalisme. Il a reçu une formation académique dans l'atelier d'Alexandre Cabanel. Après deux échecs, en 1875 et 1876, au concours pour le prix de Rome, Bastien-Lepage a su construire un oeuvre originale. Il a su regarder du côté des réalistes, ses aînés, mais aussi du côté de ses contemporains, défenseurs de la nouvelle peinture, à laquelle il emprunte les tons clairs et la touche vibrante.
Bastien-Lepage consacre principalement sa courte existence à deux types de sujets : les portraits d'abord, qui lui valurent une clientèle fidèle parmi les artistes, de Sarah Bernhardt à Coquelin aîné- et au sein de la bourgeoisie républicaine, de Simon Hayem à Léon Gambetta, et les sujets paysans ensuite, qu'il brosse souvent sur les lieux de son enfance, séduisant le public du Salon avec Les Foins.
 

Les foins

Les foins

Le succès venu, l'artiste voyage, notamment en Angleterre, en Suisse et en Italie, d'où il rapporte des paysages mais aussi des peintures à mi-chemin entre portraits et scènes de genre, dans lesquelles il croque la vie rurale et citadine des enfants et des adolescents.

Jules Bastien-Lepage n'a malheureusement pas pu donner toute la mesure de son talent, il meurt prématurément à 36 ans, le 10 décembre 1884, dans son atelier de la rue Legendre à Paris, d'une tumeur cancéreuse.

Bastien Lepage
Bastien Lepage
Bastien Lepage
Bastien Lepage
Bastien Lepage
Bastien Lepage
Bastien Lepage
Bastien Lepage
Bastien Lepage
Enlèvement du corps de César

Enlèvement du corps de César

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Carolus-Duran (1837 - 1917) Etude d'homme

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Carolus-Duran (1837 - 1917) Etude d'homme

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Pierre de Mougins

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Pierre de Mougins

Pierre de Mougin est né en 1966 dans la région parisienne. Non je n'ai pas fait d'erreur, il n'est pas né en 1900 et pourtant la plus grande partie de ses tableaux semblent avoir été peints en 1930, tant par le style que par les sujets. Pierre de Mougins déclare avoir été fortement influencé par Chirico, en ce qui me concerne je vois plus dans ces toiles l'ombre de Tamara de Lempicka. Depuis quelques années il vit et travaille à Berlin où sa peinture a un peu changé de direction outre qu'il y a commencé à peindre sur pierre, son inspiration semble désormais plus surréaliste que passéiste. 

De fête au café
 

Au Lapin Agile
Le Lapin Agile était le repaire d'artistes à Montmartre au tournant du 20e siècle. Il existe encore.
 

billard
 

Combien de temps est maintenant
 

Rue de la soie
 

Jazz club
 

La Grande Parade
 

Suze
Il y a peut être un jeu de mots dans le titre si la référence à l'apéritif est évident il y a peut être aussi une évocation discrète de Suzy Solidor la célèbre chanteuse des années 1930 à qui la femme blonde ressemble fortement.
 

scène Riviera
 

derrière la scène
 

Danseur
 

Dans la salle de vente

Pierre de Mougins

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Le Christ mort, Rosso Fiorentino, 1525-1526

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le Christ mort, Rosso Fiorentino, 1525-1526

Le Christ mort, 1525-1526, Rosso Fiorentino, (Boston, Museum of Fine Arts). Tableau d’autel, objet liturgique donc, le « Christ mort » illustre à la lettre le thème de l’adoration du Corpus Christi. Rosso exploite même un thème iconographique ancien, celui du Christ mort soutenu par des anges que le Quattrocento finissant plaçait au registre supérieur du retable. Mais, en concentrant l’attention sur le corps lui-même, en effaçant presque toute allusion à la Passion (les clous, la plaie et la couronne d’épines sont à peine visibles), en ôtant aux anges toute expression de douleur pour ne faire voir que leur amour devant ce corps plus alangui que mort, en affichant sa capacité à combiner la force michélangelesque et la grâce lisse de la « venustà » raphaélesque, le peintre détourne l’adoration de sa finalité première : l’équivoque est au cœur de l’image.

Le Christ mort, 1525-1526, Rosso Fiorentino, Boston, Museum of Fine Arts

Les cierges qui entourent le « Christ mort » sont sans doute le reflet des efforts de l’Oratoire de l’Amour divin, fondé sur un renouveau de la pratique religieuse, en faveur d’une illumination permanente de l’autel sur lequel est posé le Saint Sacrement et que domine le retable : relais figuratifs du cierge réel, ils contribuent à rendre spirituel le corps magnifique proposé à l’adoration. N’oublions pas que la perversion incontestable que l’œil du XXe siècle saisit dans cette image pourrait être due, dans une large mesure, au décalage historique et mental ; le commanditaire de l’œuvre, Leonardo Tornabuoni, évêque d’Arezzo, y a peut-être apprécié la mise en forme « moderne » d’une attitude dévotionnelle contemporaine.

Voilà ce que l'on peut lire à propos de ce tableau. C'est un bel exemple de chantournement d'un discours ne voulant pas admettre ce que l'on voit et mettant en garde contre un anachronisme du regard ce que je ne vais pas manquer de faire.

c'est curieux comme certains critique d'art on une incommensurable propension à prendre les autres pour de myopes imbéciles. Je doute beaucoup que le commanditaire de l’œuvre, Leonardo Tornabuoni, évêque d’Arezzo, n'ai pas perçu le sous-texte du tableau. Rosso était un provocateur, assure Vincent Droguet, conservateur en chef au château. On a dit que, lorsqu'on lui commandait des saints, il livrait des diables...

Pour ma part dans cette toile, je vois un monsieur déjà, en extase, se pâmant à l'avance, en pensant à ce que vont lui faire les quatre gigolos qu'il vient de lever du coté du Ponte vieccho. On ne saurais ne pas remarquer les cierges, symbole phallique évident, tenu par deux de ces mignons...

L'artiste étant roux en peignant le christ roux comme à son habitude il s'est peut-être aussi imaginé en peignant sa toile bénéficiaire d'une pareille bonne fortune...

La fin de l'artiste serait aussi romanesque que tragique. L'artiste avare aurait accusé son ami fidèle, Pellegrino d'avoir volé ses économies. Ce dernier soumis à la torture sauve son innocence. Le Rosso, désespéré d'avoir perdu son ami, se serait supprimé par empoisonnement à la fin de l'année 1540. La biographie rédigée par Giorgio Vasari qui s'appesantit sur cette fin tragique est aujourd'hui mise en doute. Une vie pour Dominique Fernandez dans la lignée de son roman, "La société du mystère".

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"Camarades" - par Sir James Guthrie (1859-1930) - 1884-1885

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"Camarades" - par Sir James Guthrie (1859-1930) - 1884-1885

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Morgan Weistling

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Morgan Weistling

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Robert Lefèvre : L’Amour aiguisant ses traits (1801)

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Robert Lefèvre : L’Amour aiguisant ses traits (1801)

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Antonio de Bellis (1630-60) : St Sébastien évanoui

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Antonio de Bellis (1630-60) : St Sébastien évanoui

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Giovanni Antonio Pellegrini : Achille contemplant le corps de Patrocle (c. 1700)

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 Giovanni Antonio Pellegrini : Achille contemplant le corps de Patrocle (c. 1700)

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Michel-Martin Drôlling : Jeune adolescent au bord d'une Fontaine

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Michel-Martin Drôlling : Jeune adolescent au bord d'une Fontaine

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