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2382 articles avec peinture

Il y a deux ans Oscar Gauthier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Il y a deux ans, le 18 juillet 2009, Oscar Gauthier nous quittait pour ne pas oublier ni l'oeuvre ni l'homme...

 

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Paris, 2010

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Elisabeth Peyton, première exposition personnelle à Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Pour les passionnés de la peinture figurative contemporaine et en particulier de la place du portrait dans celle-ci une visite à la première exposition personnelle à Paris d'une artiste majeure en la matière comme Elisabeth Peyton est incontournable pour les autres mieux vaut passer son chemin tant cette exposition est décevante en regard des oeuvres que l'on a pu admirer ici ou la, en Europe principalement dans les foires d'art et surtout si l'on connait le très bel album qui recense la plupart de ses oeuvres majeures. Il n'en reste pas moins qu'il est toujours enrichissant de se trouver face à un originaux et non à une reproduction. La déception vient plus de la manière dont les tableaux, une trentaine, sont présentés que des oeuvres elles même. Celles-ci pour la plupart ne dépassent guère en format le A4 et se trouvent complètement perdues dans les deux grandes salles blanches de la galerie. La déception vient peut être aussi que de ne voir qu'une vingtaine de portraits, le reste est composé de paysages et de natures mortes peu convaincante. Il demeure que devant les êtres de papier, célèbres ou inconnus  d'Elisabeth Peyton la magie opère et souvent le spectateur sort ému de son face à face avec le sujet, ayant eu l'impression d'être entré dans l'intimité de celui-ci. Si la composition est classique le pouvoir d'attraction des figures peintes par l'artiste est certain. La plupart des portraits sont réalisés d'après photographie. On sait qu'Elisabeth Peyton commence par peindre un détail d'une physionomie que paradoxalement elle épure pour n'en garder que les traits signifiants. Elle unit les détails d'un visage par un fond de base, ce qui est une pratique loin des méthodes traditionnelles. 

 

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Gagosian Gallery, 4 rue de Ponthieu, 75008 Paris

jusqu'au 28 juillet 2011

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Elisabeth Chaplin, Ragazzi sull'Arno (Boys on the Arno), 1930-1932

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JOHN MINTON

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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minton peint par Freud

 

John Minton, né en 1917 près de Cambridge, est un peintre qui a abordé aussi bien le portraits que le paysages avec une prédilection à ses débuts pour les sites urbains et industriel. Il a pratiqué l'huile et l'aquarelles. Mais il fut aussi un illustrateur, un graphiste et un concepteur de décors de théâtre. Il est par ailleurs membre de la célèbre famille des Céramistes et porcelainiers Minton et aussi un talentueux musicien de jazz!

 

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Patrick Millard:  John Minton avec un violon (1939)

 

 

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Il a fait ses études à St John's Wood School of Art entre 1935-38 lorsqu’elle était dirigé par P.F. Millard et Kenneth Martin. Entre 1938-39, il s'est rendu à la France, où il a partagé un atelier à Paris avec le peintre et écrivain Michael Ayrton (en.wikipedia.org/wiki/Michael_Ayrton). Lors du déclenchement de la guerre, Minton se déclare objecteur de conscience. Mais rapidement, il change d’avis ûet rejoint le Corps des Pioneer. Il est démobilisé en 1943 et se consacre à partir de cette date qu’à son art. 

 

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Minton au début axe son travail sur le paysage urbain. Pour ses repérages il découvre, au cours de ses escapades nocturnes autour de Londres,  une activité homosexuelle vécu dans la clandestinité.

 

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On peut remarquer la démarche trés anglaise de cette attirance de la bourgeoisie (le père de Minton est avocat) pour la classe ouvrière qu’il serait réducteur de circonscrire à la seule problématique sexuelle. Ce mouvement est perpétué aujourd’hui par les grands cinéastes britanniques. 

 

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En collaboration avec Ayrton il a conçu les décors et les costumes en 1941 pour le Macbeth de John Gielgud. De 1943 à 1946 Minton partagé un atelier avec les “deux Roberts”, Colquhoun (en.wikipedia.org/wiki/Robert_Colquhoun) et MacBryde (en.wikipedia.org/wiki/Robert_MacBryde), au 77 Bedford Gardens. Dans le même bâtiment, habitaient alors le peintre Jankel Adler (fr.wikipedia.org/wiki/Jankel_Adler) et le génial écrivain John Wyndham (fr.wikipedia.org/wiki/John_Wyndham) auteur entre autres de “La guerre des Triffides”. John Minton entre 1946 et 1952, partage une maison avec Keith Vaughan (www.waterman.co.uk/pages/thumbnails/54.html). Il connaît un succès rapide et devient une “figure” de Soho. Au début des années 50, il était devenu en angleterre le plus admiré et influent illustrateur de son temps.

 

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A cette époque, entre 1950 et 1952, Minton vit ouvertement avec son amant Ricky Stride, un ex-marin bodybuildé. Leur relation est instable et s'est terminée à la suite de bagarres presque journalières.

 

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De 1943 à 1946 Minton a enseigné à Camberwell School of Art; puis de 1946 à 1948 à l'Ecole centrale et de 1948 à 1956 au Royal College of Art.

 

John Minton, cover for H.E. Bates, The Country Heart

John Minton, cover illustration for Elizabeth David Classics

 

John Minton, cover illustration for Elizabeth David Classics

 

Le peintre a fait un certain nombre de voyages outre-mer de la fin des années 1940 et au début des années 1950. Il se rend en Corse, aux  Antilles à la Jamaïque, puis au Maroc et en Espagne. Ces voyages ont une forte incidence sur son travail. Ces voyages font qu’il diversifie ses sujet et que sa palette s’éclaircit.

 

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Il a été une figure centrale, avec Vaughan et John Craxton en.wikipedia.org/wiki/John_Craxton, du mouvement néoromantisque anglais des années 1940. Remarquable dessinateur, il a réalisé un prodigieux nombre de dessins, d’illustrations et de peintures. Il a  fait de nombreuses expositions personnelles. Il participe aussi régulièrement à des expositions de groupes à la RA, RBA et LG. Il a également exposé à New York à partir de 1948. Son œuvre est représenté dans de nombreuses collections publiques, dont celle de la Tate Gallery.

 

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L’homosexualité de Minton a eu une grande influence sur son travail. L'un de ses principaux thèmes était la figure des jeunes hommes. Comme beaucoup de gays issus de la classe moyenne de sa génération, Mint·on a été a la recherche d’ un mâle idéal. Cette quête se manifeste dans le choix de ses sujets. Il représente une classe ouvrière idéalisée et peint des archétypes de la masculinité triomphante tels que les horses guards ou les matadors.

 

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Le 12 janvier 1950, Le Listener publie une lettre de Minton qu’il a écrit  en réponse à une critique d'une nouvelle biographie d'Oscar Wilde par Herbert Read (en.wikipedia.org/wiki/Herbert_Read) dans laquelle le Dr Marie Stopes parle de la sexualité de Wilde et dénigre ses relations avec Lord Alfred Douglas. Outré, Minton souligne l'énorme contribution apportée à la société par des homosexuels et rappelle que la loi qui a fait emprisonné Oscar Wilde est encore en activité. Dans sa lettre il plaide pour une “une attitude plus saine à l'égard des homosexuels dans la société".  

 

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Malgré sa production pléthorique et que son apparence soit celui d’un homme énergique et d’un personnage charismatique, il  souffre de dépression et de mélancolie. Vers la fËin de sa vie, Minton a commencé à exprimer une obsession de la mort. Il est particulièrement ému par la mort  James Dean. Son dernier tableau , qui est resté inachevé, est inspiré par un accident de voiture qu'il avait vu en Espagne, mais aussi, dit-il à son ami Ruskin Spear (www.artnet.com/artist/15905/ruskin-spear.html), par celui qui a tué James Dean. Il intitule son tableau Composition: La mort de James Dean, en septembre... 

 

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La popularité croissante de la peinture abstraite au détriment du travail figuratif exacerbe ses problèmes personnels. Il devient de plus en plus dépendants de l'alcool. Il met fin à ses jours en janvier 1957 par une overdose de médicaments.

 

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La peinture de Minton est très datée 1950 et on peut y voir des convergences aussi bien avec celle de Bernard Buffet, première manière, qu’avec celle de son compatriote Graham Sutherland (en.wikipedia.org/wiki/Graham_Sutherland) surtout en ce qui concerne la composition, très sûr, de ses tableaux. En écrivant “daté”, je m’aperçois ce qu’aujourd’hui cette remarque a de ridiculement péjoratif, alors que les oeuvres de Rubens, de Rembrandt ou de Poussin, par exemple, sont tout aussi daté (et heureusement) mais presque toujours le spectateur d’aujourd’hui est incapable de discerner les événements et l’air du temps contemporain au tableaux qui marquent ces peintures, alors que pour le vingtième siècle il est encore en mesure (mais pour combien de temps?) de lire les influences et les péripéties qui sont en filigrane de la peinture moderne et contemporaine. On voit bien que l’on peut s’attendre dans les décennies à venir à des reclassements drastiques dans la hiérarchie artistique du XX ème siècle. Il faut seulement espérer que celles-ci ne se feront pas sur l’ignorance de l’histoire et en particulier sur l’histoire de l’art. 

 

 

 

antonio-m: Portrait of Norman Bowler,John Minton, British, 1951ink and wash

Portrait of Norman Bowler, 1951








Portrait de Minton par Cecil Beaton, 1950




Portrait de John Minton par Robert Buhler, 1949





Portrait of Bill, 1956






Life Model - Standing.1950



John Minton Painter and Model 1953. Oil on canvas.
Painter and Model, 1953






Scottish City – The Gorbals, 1945





The Outskirts, 1941





John Minton, Apple Orchard, Kent (lithograph)

 

John Minton, Apple Orchard, Kent (lithograph)












 

blastedheath: John Minton (English, 1917-1957), Kevin Maybury and Spanish boy. Pen, ink, gouache and crayon, 37.3 x 27.3 cm.


colommes: blastedheath: John Minton (English, 1917-1957), The Matador, 1949. Oil on canvas, 30 x 20 in. o

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sugarmeows: John Minton (English, 1917-1957), Portrait of a Young Man. Oil on canvas, 14 x 10 in. (35.1 x 25.4 cm.) 

Minton est malheureusement peut-être aujourd'hui plus connu par le portrait de lui peint en 1952 par Lucian Freud que pour sa propre peinture.

France Spalding lui a consacré un ouvrage.

 

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Autres billets du blog à propos de la peinture anglaise du XX ème siècle qui a souvent regardé du coté des garçons:
   
A ces britannique il ne me semble pas abusif d'y ajouter le peintre australienGeorge W. Thomas Lambert et le sud-africain Philip Swarbrick  

 

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Bryson Burroughs (1869-1934)

Publié le par lesdiagonalesdutemps


Bryson Burroughs est né à New-York en 1969. Il est le fils du major George Burroughs et de Caroline Bryson (Burroughs). Sa famille déménage à Cincinnati après la mort du père. Il a étudié à l'Art Students League, New York entre 1889-1891, avant de partir durant une année à Paris  à l'Académie Julian dans l'atelier de Puvis de Chavannes. Il  épouse Edith Woodman (1871-1916) en Angleterre en 1893. Le couple passe l'année 1894 à Florence. Ils retournent aux États-Unis en 1895. En 1906, il devient le conservateur du département de la peinture au Metropolitan Museum of Art. Il prend comme assistant Roger Fry. En 1907, Burroughs et Fry persuadent Edward Robinson, le directeur adjoint, d'acquérir aux enchères le tableau de Renoir Madame Charpentier et ses enfants pour 20 000 $. Le prix semblait tellement élevé que les membres du conseil d'administration demandent la démission des deux hommes. Quelques temps après Fry a démissionne. La même année, Burroughs est chargé d'actualiser le catalogue des peintures du musée. Après la mort de sa première femme, il épouse Louise Guerber en 1928. Pendant les années 1930, le Metropolitan et le Museum of Modern Art, de New York, ont un arrangement informel avec Burroughs qui fournit de nombreux textes pourd les catalogues des expositions comme celui au MoMA de Winslow Homer. Bien qu'il ait été responsable de l'achat de beaucoup de peintures européennes pour le musée il est plus iconnu pour l'ajout à la collection du Metropolitan d'artistes américains. Il meurt de la tuberculose à son domicile new-yorkais à l'âge de 65 ans. Burroughs a écrit avec enthousiasme sur la modernité Cézanne et sur les impressionnistes, ce que ne laisse pas deviner sa peinture qui ne s'est jamais libérée du style de Puvis de Chevannes, son professeur à Paris.
















  



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Attila Richard Lukacs

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Attila Richard Lukacs est un artiste canadien né en 1962 à Calgary, dans une famille d’émigrés hongrois

 

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1990

 

En 1985, Lukacs est diplômé de l' Emily Carr Institute of Art and Design à Vancouver, en Colombie-Britannique et est membre de la catégorie mal définie de «jeunes romantiques. Il a déménagé à Berlin, en 1986, travaillant à la Künstlerhaus Bethanien à Berlin 

 

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Il se fait très vite une réputation, non seulement sur le vieux continent mais aussi Outre-Atlantique, grâce à ses œuvres monumentales qui travaillent au corps les tabous.

 

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Golden Alex, highlander, 1990

 

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Les années 90 furent pour lui synonymes d’une exploration des milieux interlopes notamment celui des skinheads gays. Certains des tableaux datant de cette époque sont un curieux mélange d’érotisme homosexuel et de références à l’imagerie néo-nazie. L’artiste ne soutient évidemment pas cette idéologie, mais il semble plutôt fasciné par leur jeunesse (un peu comme le cinéaste Bruce Labruce) et leur érotisme naturel qu’il associe à une certaine énergie symbolique. A ce sujet, il déclare: << Je suis devenu fasciné par l'imagerie nazie à Berlin, je chinais les marchés aux puces et je trouvais des cartes postales et des livres et beaucoup de journaux avec ces images. Cette imagerie me fascinait parce qu'elle était si ouvertement sexuelle. Et je n'ai trouvé aucune différence entre, la propagande stalinienne, nazie ou américaine de cette période. Dans ces images, si vous enlevez les symboles sur les drapeaux, elles sont presque impossibles à distinguer.>>.


 

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David et Goliath

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Obedience and Discipline, 1992

 


Son travail a souvent été comparé à celui de Rembrandt en raison de l’usage qu’il fait du clair-obscur, ou à celui de Goya de par son exploitation du grotesque. D’aucuns le rattachent également au style anglais de Thomas Gainsborough. Ce qui vous en conviendrez fait un large éventail dans son inspiration picturale. J'ajouterais Bacon et Courmes... Il y a beaucoup de références à l'histoire de l'art dans l'oeuvre de Lukacs à Picasso par exemple.

Certaines de ses toiles semble être liée à des souvenirs personnels, ou de tout jeune découvrant son homosexualité. Comme Here I Come où deux jeunes garçons se font face et se touchent les doigts. Ils sont placés devant une fenêtre ouverte sur un paysage ocre et brun. Sur une étagère le long de la fenêtre, il y a une série de figurines de soldats et d'Indiens parés pour la guerre. Comme dans les autres toiles, les personnages sont plongés dans une certaine obscurité. La lumière ocre du fond des tableaux dessine des ombres sur eux. L'obscurité dont il est question dans le titre de l'exposition est à la fois celle des désirs troubles ou interdits, et celle de la peinture. 


 

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pouvoir, rage et accomplissement, 1989

 

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1989

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Une série comme True North (1989) est représentative de ce goût immodéré pour le néo-classicisme de la Renaissance : ces jeunes hommes à l’allure sportive, en jeans et sweatshirt, sont contre toute attente comparables à certaines peintures de David ou du Caravage.

 

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Gerald Hannon a écrit, à propos de Everybody Wants the Same Thing (1993), qu’il ne s’agissait pas pour Lukacs de faire dire au jeune homme assis à la fenêtre que tout le monde veut éprouver un désir homosexuel, mais bien que tout le monde aspire à la même liberté : être ce qu’on a envie d’être, avec autant de fierté et de visibilité que possible.

 



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Pour Lukacs, travailler de la sorte sur le nu masculin exprime surtout son désir de rompre avec les représentations homoérotiques traditionnelles. Il se situe à l’intersection de plusieurs intentions artistiques — la plus important étant à ses yeux la volonté de sortir du cadre strict de la lecture érotique unilatérale. En 1992, Il confie, dans une interview accordée à Robert Enright, n’avoir jamais réellement voulu jouer un rôle important dans la (sub)culture gay, mais d’avoir toujours eu en tête d’amener les gens vers une autre expression de la normalité. Si certaines toiles restent énigmatiques d'autres traduisent la volonté de réinventer une peinture sociale. Dans ces tableaux Lukacs retrouve une inspiration proche du réalisme socialiste de la peinture soviétique. Il a également consacré une série, clairement pacifiste, aux horreurs de la guerre au moment de la guerre d'Irak.


 

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demain, demain et demain, 1991

 

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Marzahn, 1991


Dans Marzahn (1991), on observe trois jeunes hommes enlacés dans un jardin luxuriant. Nous pouvons interpréter ce tableau comme la représentation d’une nouvelle sorte d’Eden. Les garçons peignent des buissons, comme s’ils avaient un pouvoir nouveau de création ou de recréation par rapport à la matrice straight. Pour Earl Miller << Les peintures d'Attila Richard Lukacs dépeignent des images de la sexualité gay sans l'intention de construire une arène pour le discours politique. Mais lorsque son travail est exposé au public, y compris au public conservateur, alors il acquiert une fonction de résistance. La nature apolitique de son oeuvre devient accidentellement subversive.>>. C'est dans sa période berlinoise qu'il connait l'apogée de sa notoriété.


 

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Il a connu un énorme succès à la foire d'Art contemporain de Cologne en 1989, et dans les années il fait de nombreuses expositions importante au Canada et en Allemagne, notamment à la Galerie de Diane Farris à Vancouver, et la galerie Dietmar Werle, à Cologne. Le succès qui a suivi a été tout simplement spectaculaire. Des célébrités comme Sir Elton John a commencé à collectionner des peintures Lukacs (il possède désormais cinq), et la Galerie nationale du Canada a acquis huit tableaux pour leur collection permanente. A l'apogée de la popularité de Lukacs, ses peintures ont été estimées à plus de 120 000 $.

 

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Les garçons mouchetés, 1999


 Il quitte Berlin en 1996 pour s’ installer à New York, pour être plus près du centre de l'art américain. Après une bataille difficile avec la consommation de drogues, Lukacs a quitté New York City en 2001 pour se refaire une santé à Hawaï . Depuis quelques années, il avait rompu avec le milieu de l'art et à la fin de son séjour à New-York était incapable de peindre. C’est à son arrivée à Hawai qu’il recommence à travailler et utilise de façon systématique des feuilles d’or, notamment sur la série Flowers qui témoigne de sa sensibilité pour l’orientalisme. En 1999, son exposition Arbor Vitae tranche, dans cet esprit, avec ses expérimentations précédentes. Ces peintures qualifiées d’élégantes délivrent un message plus introspectif mais toujours affecté par les méandres de la déconstruction.

 

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King of Lazy 1999


Il faudra attendre 2003 pour que Lukacs revienne à ses thèmes de prédilection. Of Monkeys and Men nous offre un panorama assez complet de ses obsessions : homosexualité, déviance, violence. L’artiste vit actuellement à Vancouver, en Colombie britannique.

 

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Peace, Love, Rock and Soul or Slave in the Graveyard, 2007


Bien que Lukacs soit plus connu pour ses peintures représentant une virilité exacerbée, il a également réalisé des séries de peintures ayant pour sujet les fleurs (Fleurs) et les arbres (Arbor Vitae).

 

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Dans sa toute dernière série Lukacs aborde l'abstraction.

 

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A la peinture il faut ajouter la photographie en particulier ses polaroids de ses modèles.

 

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Sans oublier les installations...

 

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Eternal Teahouse (Pissoire) 1992, Installation shot at Documenta IX in Kassel. Image Courtesy of Diane Farris Gallery


En termes d'histoire de l'art, Lukacs semble être un des artistes majeurs d'un renouveau de la peinture figurative en Europe et en Amérique du Nord. Les critiques ont salué presque unanimement  son travail, mais ils sont généralement tiraillés entre deux positions. D'une part, ils sont en admiration devant son talent et ses capacité en tant que peintre, de l'autre, ils sont souvent à choqués par l'érotisme inhérent à son travail et par les sujets provoquant  qu'il aborde.

 

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Camouflage, 2008

 

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Seven Devils Dead, 2008

 

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John «Jack» M. Legrand

Publié le par lesdiagonalesdutemps



John Legrand en 1981 (photo Ted Heisler)




John «Jack» M. Legrand, a été un pionnier des artistes gay du quartier Hell’s Kitchen de Manhattan; il y déménagea en 1963 et y resta jusqu'à sa mort en 2005. Il est né à Elizabeth dans le New Jersey, le 29 août 1916. LeGrand a commencé à peindre au lycée. Après son diplôme d'études secondaires en 1934, il s’est rendu à New York, où il a étudié l'illustration au Pratt Institute et a travaillé comme coursier à Wall Street.







Il est entré dans l'armée américaine en 1939 et, comme beaucoup d'autres artistes dans l’armée, il dirigea des troupes chargé de divertir la troupe; alors qu’il était en poste à San Antonio, pendant la dernière année de la guerre, il est envoyé en France. Dans l'armée, il a poursuivi son développement en tant qu'artiste en dessinant ses camarades soldats. Il est aussi connu pour avoir peint une fresque murale dans un club d'officiers à Nancy.







Quittant en 1945 l'armée, Legrand est retourné à San Antonio dans le cadre de l'American Wing Theater, il débute une carrière en tant qu'acteur et baryton. À San Antonio, il a épousé une chanteuse qu'il avait rencontrée au théâtre. Après six mois, les jeunes mariés s'installent dans sa maison de famille à Elizabeth, dans le New Jersey. Le couple se sépare après deux ans, lorsque LeGrand admet son homosexualité bien qu'alors il soit toujours dans le placard. Il est connu qu’au début des années 1950, Legrand a eu un petit ami secret, "Ken", qu’il a souvent peint. Deux peintures de "Ken" sont dans la collection Heisler.







Legrand a poursuivi sa carrière de comédien pendant plus de trente ans tout en continuant à peindre et à dessiner.
En mai 1963, Legrand a quitté Elizabeth pour Hell’s Kitchen à Manhattan. Quartier ouvrier essentiellement latino-américain, qui en raison de sa proximité avec les théâtres et ses loyers bas attirait de nombreux jeunes danseurs, acteurs et écrivains. 







En Juin 1974, à l'âge de 58 ans, Legrand a changé de carrière. Il a rejoint l'United Artists Scenic Local 829 et est devenu un peintre pour les décors de théâtre et de télévision.

Avant son déménagement à New York, Legrand a peint surtout des natures mortes et des paysages autour de sa ville natale d'Elizabeth. A New York, sa passion pour le paysage s'est poursuivie avec une histoire d'amour pour Central Park, où il a passé beaucoup de temps. C'est aussi à cette période qu'il aborde le sujet de la nudité masculine. 






Au fil des années, Legrand a exposé ses dessins et ses peintures en groupes dans des galeries  et des appartements à New York et dans ses alentours. Tout au long des       l'années 70, il a été membre du groupe Esquisse de Joe, à SoHo. Environ 15 à 20 artistes ont participé à ce groupe gay-friendly, qui peignaient surtout des nus tant masculins que féminins. Il a aussi fréquenté le groupe de Charles Bell, le Bell Boys, qui a commencé à Greenwich Village.







A partir de 1993, il ne peint presque plus que des nus masculins et féminins. Legrand a également peint des modèles avec le groupe de dessin de la LGBT Community Center à New York. Par ailleurs, il dessine et peint les beefcake nus du magazine Playgirl (une énorme pile de magazines a été retrouvée dans son appartement à sa mort).
Alors qu'il a souvent donné des dessins et des peintures à ses modèles et ses amis, il a très peu vendu.







Dans son appartement, après sa mort ont été retrouvées plus de 100 peintures représentant des rues de New York et de Central Park et une centaine de peintures représentant des hommes, et peut-être un millier de dessins et de pastels.

Beaucoup de ses œuvres, en particulier les nus masculins, n'ont été ni signées ni datées. Il avait des sentiments mitigés sur la vente de son travail. Il se voyait ses œuvres comme ses «enfants» et aimait à les garder près de lui.
LeGrand était connu comme «Jack» par tous ses amis et collègues professionnels, mais comme "John" par sa famille. Telle était la métaphore de sa double vie. Son meilleur ami était son petit-neveu, Ted Heisler, qui a hérité de toutes ses peintures.







Au de dire à Heisler son homosexualité, il lui donna une lettre et un enregistrement sur bande, dans lesquelles il parlait de son homosexualité. La lettre elle-même est poétique et un peu triste. Une agression dans la rue une semaine avant son écriture  avait incité Legrand à divulguer son homosexualité à Heisler.

Les détails de la lettre de Legrand montre sa difficulté à accepter son homosexualité alors qu’il était  jeune homme et, enfin, son acceptation après avoir déménagé à New York .Bien sûr, Heisler connaissais déjà son homosexualité et n’avait absolument aucun problème avec cela. 







Legrand était un homme chaleureux, sympathique avec un esprit brillant. Mais il était aussi très conservateur - il détestait la contre-culture, les hippies, les Black Panthers, l'architecture moderne et l'art abstrait.

Au début de 2004, Legrand est tombé malade, mais a obstinément refusé les soins médicaux. Le 4 avril, Heisler l’a emmené aux urgences, où il a été diagnostiqué un cancer du côlon à un stade avancé.

Il est mort le 18 Novembre 2005, à l'âge de 89 ans.

(source: biographie de DAVID JARRETT sur le site de Leslie-Lohman Gay Art Foundation)

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La femme invisible. A la mémoire de Raymond Roussel

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Huile sur toile 195  x 130 cm
Tableau peint par la machine de Louise Montalescot



 



  



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 

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georg weise

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Pour voir plus d'oeuvres de cet artiste allez sur son site: http://georgweise.de/themen/bilder_drei.html

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Edward Burra

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Edward Burra en 1927



Edward Burra (29 Mars 1905 - 22 Octobre 1976) était un peintre anglais, dessinateur et graveur, surtout connu pour ses représentations de la pègre urbaine et ses scènes du Harlem des années 1930.

Il était le fils aîné de l’avocat Henry Curteis Burra et d' Ermentrude Anne Robertson-Luxford. Il est né le 29 Mars 1905 à South Kensington. Il est A
atteint d’une maladie rhumatismale (polyarthrite rhumatoïde), dès l’age de treize ans, après une crise sévère, ses parents le retirent de l’école et encouragent ses dons artistiques, pensant qu’il ne pourrait jamais suivre une scolarité normale. Après des études d’art à la maison, il étudie à l’école d’art de Chelsea (1921-1923), puis au Royal Collège of Art (1923-1924). Il fait sa première exposition personnelle à la Galerie Leicester en 1929.

Burra né dans une famille bourgeoise, était fasciné par les classes populaires et les voyous. Il aimait à passer des heures dans les cafés de marins et les maisons closes des les villes portuaires de la Méditerranée, en particulier à Marseille. Il a visité New York en 1933-34, où il découvrit la culture noire et la scène de Harlem. Ses peintures vivantes de Harlem dans les années 1930, sont ses oeuvres les plus célèbres; il y a capturé un moment de l'histoire du jazz. Ces toiles sont alors influencée par Chirico et George Grosz. Les dessins et aquarelles de Burra, inspirés par le cabaret, le music-hall et du théâtre lui ont valu la comparaison avec l'artiste allemand George Grosz, avec qui il partage un esprit similaire satirique et un œil aiguisé pour les détails révélateurs.

Son style est difficile à définir, influencé par le cubisme, le Dada et surtout le surréalisme, il est toujours resté indépendant, il n'a jamais été officiellement un surréaliste.

Il a surtout travaillé l’aquarelle en couches épaisses avec des couleurs vives, parce que travailler l’huile avec la maladie articulaire qui lui rongeait aussi les mains, était trop difficile. C’est peut-être la raison pour laquelle il est aujourd’hui un peintre un peu négligé.

Dans son travail de la fin des années 1920 jusqu'à 1940, il a enregistré, avec un oeil aiguisé et un esprit tranchant et satirique, le ventre mou d'une société de cabarets et de music-halls, glissant vers la guerre.

Ayant beaucoup d’amis dans le monde du théatre et de la danse, il devint décorateur de théatre dans les années trente. Il conçut costumes et décors pour le Covent Garden’s et le Sadlers Wells. Il a conçu les décors et les costumes de cinq ballets et d'un opéra.

Il a beaucoup voyagé, entre la France, le Maroc, Barcelone, Séville où il peint des scènes influencées par la guerre civile espagnole, ainsi qu'à New York, Dublin et Paris. Quand il est devenu trop malade pour voyager à l'étranger il s'est concentré sur l'Angleterre.

Après le déclenchement de la guerre civile espagnole en 1936, ses travaux relatent la cruauté, la violence et les horreurs destructrices de la guerre. Comme sa série des « Squelettes» pour laquelle Burra a été influencée notamment par les muralistes mexicains et les gravures de José Guadalupe Posada (1851-1913), dont les représentations de squelettes animés ont eu un effet profond sur l’artiste. À Grenade en 1933, il assista à la flambée de violence qui a précédé la guerre civile espagnole. La brutalité et la destruction, le dénuement et la pauvreté sont devenus de fréquents sujets dans son art.

Au cours de la seconde guerre mondiale, il devient incapable de voyager, s’installe en Angleterre, et sa peinture s’attache à représenter de grands paysages à l’aquarelle qui domineront le reste de son œuvre, des paysages sereins et lumineux, des tableaux floraux d'une intensité hallucinante, ainsi que des scènes bibliques inspirées par le Caravage et El Greco. Dans les années 1960, ses travaux ont protesté contre les ravages de l'Angleterre causés par les urbanistes et les constructeurs d'autoroute.

Burra était un petit homme malingre et étrange, gouverné par sa maladie qui déformait ses articulations et lui causait des douleurs chroniques. "Le seul moment où je ne sens pas la douleur, dit-il, c'est quand je travaille. " Il croyait non en dieu mais en satan. C’était un buveur excessif qui aimait fréquenter les « bas-fonds », les milieux interlopes, les bars à marins, les prostitué(e)s, les bars gays, les voyous. Il aimait le frisson que lui procurait ces milieux. Sa devise était « toujours rejoindre la minorité ». Rejoignant en cela quelque peu Jean Genet.

Burra n’était pas ouvertement homosexuel. Il est resté célibataire toute sa vie. Mais il aimait fréquenter les bars gays, avait beaucoup d’amis homosexuels et possédait une sensibilité homosexuelle. On lui prête deux liaisons, l’une avec l’artiste Paul Nash dans les années vingt, et l’autre avec le danseur et metteur en scène de théatre William Chappell qu’il rencontra à Chelsea. Stevenson le décrit avec son deuxième amant: "Ils aimaient être ensemble, et s'asseoir appuyés l’un contre l'autre comme de petits enfants, jouissant du premier et plus simple plaisir de la chair, de la proximité».

Bien que dénuée de scènes explicitement gays, son œuvre est imprégnée d’homoérotisme.

Burra a refusé d'adhérer à la Royal Academy en 1963, mais il a été fait Commandeur de l'Empire britannique en 1971, et ses oeuvres sont inclues dans la plupart des grandes collections britanniques.

Miné par l'arthrite et ldemauvaise santé, Burra est décédé le 22 Octobre 1976 à Hastings, en Angleterre.





 

Etude de nu




Scenes with Figures circa 1930





 

Etude de nu





 

The Critics, 1932





 

Sir Gerald Du Maurier, 1932





The Yellow Cement Mixer, 1962




The Bullfight, 1933




The Bar, 1941




Striptease, Harlem, c.1934




Siver Dollar Bar, 1948




untitle 1940




Market day, 1930




Les Folies de Belleville, 1928




Izzy Orts,1937




Les soldats à Rye 1941




Harlem, 1934




Cuban Band, 1934




Christ Mocked, 1952

Edward Burra Balcony circa 1928-29


Edward Burra Keep your Head 1930



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