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2382 articles avec peinture

Genevieve Van der Wielen, St Sebastien 1991

Publié le par lesdiagonalesdutemps

amfortas: Genevieve Van der Wielen; St Sebastien 1991 This is pretty neat on several levels

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Joe Coleman

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Joe Coleman est un artiste atypique que l'on peut classer dans la catégorie de l'art brut. Joe Coleman est né le 22 novembre 1955 à Norwalk, dans le Connecticut, à proximité d’un cimetière, seul panorama visible depuis sa chambre d'enfant. Son père est un ex-Marine, alcoolique et brutal, et peintre du dimanche. Une vocation qu’il a encouragée chez Joe, qui lui doit son goût antagoniste de la violence et de l’art. De son grand-père maternel, boxeur, il a hérité l’énergie et l’instinct de survie. Il a été placé chez les attardés alors qu'il avait 6 ans. À dix ans, il faisait de l'art avec des ordures. À douze ans, il a mis le feu à son école et à vingt il a été renvoyé de l'école d'art parce qu'il refusait de peindre de l'abstrait. Il dit avoir tué plusieurs personnes dans sa jeunesse mais ils il n'y a pas de preuves.

 

 

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the holy saint adolf II (1995)

 

 

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the victory of hell (1995)

 

 

Maintenant c'est un artiste reconnu, il peint des maladies, des portraits de serial killers, de criminels de guerre, etc. Influencé autant par la peinture de la Renaissance, les enluminures du moyen-âge que par les «crime comics» des années 50, l’artiste remplace des images de saints par celles de personnages contemporains à la "sainte folie" trash. Son travail se situe dans la tradition de peintres comme Bosch, Bruegel, Otto Dix, Grünewald, ou Goya, qui s’inspiraient aussi de la folie, du traumatisme ou de la souffrance. À cette sensibilité pour la perte et la peur humaine, Coleman ajoute une dimension d’humour ainsi qu’une intensité picturale qui tend vers l’hallucination. Les magazines populaires de BD, “Mad” (l’humour de Harvey Kurtzman), “E.C. Comics” (histoires d’horreur, de fantastique et de SF) et l’art forain (affiches de train-fantôme, cirques...) sont ses autres influences majeures. La haute et la basse culture ont irrigué définitivement l’inconscient artistique de Joe Coleman. En 1976, il se fait remarquer à la “School Of Visual Art” par Will Eisner (le créateur de la BD du “Spirit”). Ses premières BD sont publiées dans “Bizarre Sex”, “Dope Comics” (“Pleure, crétin, pleure”).

 

 

BD de Joe Coleman

“The mystery of Wolverine Woo-Bait”, Coleman

Joe Coleman est aussi un performer. Il a commencé très tôt à perturber le

 

 quotidien de ses contemporains. Quand, adolescent mal dans sa peau il ne pouvait communiquer ni sa colère, ni ses frustrations, il se baladait en voiture, choisissait un endroit, une fête où exposer ses sentiments refoulés. Il provoquait les gens, verbalement, ou en se mutilant, puis en écrivant en lettres de sang sur son front “Donnez le Christ aux Martiens”.

L’effet était imparable. Au moment où la menace de représailles était trop forte, Joe faisait exploser des énormes pétard dissimulés sous sa chemise. La surprise était totale. Les réactions oscillaient entre l’hébétude, la confusion et la terreur. Rassurons les esprits: Coleman n’a jamais blessé personne, ni eu de gros pépins. Plus tard, les clubs musicaux ont accueilli ses angoissantes performances et Coleman se calme peu à peu. Dans les années 90, il ne fait plus que trois shows par an environ, plus quelques interventions spontanées dans la rue. A présent, il se concentre sur ses peintures et ses BD maniaques, surchargées de détails, prêtes à imploser et à sortir du cadre.

 

Toile de Coleman

 

 


Mais si le fond de l'oeuvre et la personnalité de l'artiste ne vous paraissent pas très ragoutant, on peut s'intéresser davantage à la forme, et c'est de cela que j'ai plutôt envie de vous entretenir ici. 

joe-coleman-2-the-big-bang-theory-1999.1171745615.JPGLe travail de Joe Coleman est fortement "encadré". Il peut y avoir un cadre externe fait de pièces de métal assemblées (Indian Larry's wild ride, 2006, en haut) qui repoussent, défendent et délimitent comme des fortifications avancées (ou emprisonne le sujet, pour peut-être empécher un serial killer de sortir de son cadre?). Ensuite le cadre même de la toile est non seulement peint, comme ci-dessous, mais souvent orné de figurines, autant de guerriers en armes gardant les marches (The Big Bang Theory, 1999, ci-contre).

joe-coleman-2-tenebrae-for-carlo-gesualdo-2004.1171745595.JPGEt à l'intérieur même de la toile, chaque image est à son tour encadrée, enfermée, compressée à l'intérieur d'un cadre fait d'un trait épais, de texte ou d'autres images. Les mots sont omniprésents, envahissant l'espace dans une écriture minuscule, minutieuse de maîtresse d'école. Il faut remplir le vide, aucun espace de la toile ne doit rester vierge, le peintre doit tout occuper, marquer tout son territoire. Tout doit être obsessionnellement compartimenté, fragmenté, maîtrisé (Tenebrae for Carlo Gesualdo, 2004).

C'est cette obsession à occuper la moindre surface de la toile à sa disposition qui pour moi le fait apparenter à l'art brut et révèle, plus que ses thèmes un certain déséquilibre psychique chez l'artiste.

 

En 2007 une exposition lui a été consacrée au Palais de Tokyo à Paris et j'ai pu voir quelques unes de ses oeuvres dans les différentes FIAC que j'ai arpentée.

 

 

 

 

Charles Manson

 

 

Albert Fish

Joe Coleman est aussi devenu une icône de la jet set. A son dernier mariage il y a 4 ans à Baltimore, tous les damnés d’Hollywood étaient présents, comme Denis Hopper ou John Waters. Leonardo Di Caprio et Johnny Depp collectionnent ses tableaux.

Joe fait un détour par le cinéma et incarne dans un film underground un serial killer, son personnage favori.

 

  

Louis-Ferdinand Celine

 

                                                     Jane Mansfeld

 

 

Son appartement à New York est un vrai musée de l’épouvante, entre chambre des tortures du Moyen-âge et cabinet du Dr Frankenstein. En 1972, sous le sobriquet de Professeur Mombooze-o, Joe conçoit ses premières performances appelées "Party explosions".

Quand on lui demande pourquoi il peint ses scènes apocalypse quoeil aime accrocher sur ses murs, il répond qu'uil lui semble plus facile de « vivre avec ses démons, d'en faire ses amis » quand on les a sous les yeux, « ça permet de les apprivoiser »


 

Ed Gein

 

Freud

 

Houdini

 

 

 

 

Jack Tilton Gallery

“Behold Eck” (2006).

 

 


     
  
  
Joe Coleman: War Triptych (2003).
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Joe Coleman/ Berlin 2007
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Joe Coleman Public Enemy Number One (Uohn Dillinger) 1999

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Pour retrouver d'autres billet sur l'art brut sur le blog:

 

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Jack Balas (2)

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Jack BALAS W still

 

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Pour retrouver Jack Balas sur le blog: Jack Balas .

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Richard Maguet

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Richard Maguet

 

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Bridget Riley

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Pour retrouver Bridget Riley sur le blog:  Bridget Riley au musée d’Art moderne de la ville de Paris

 

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Léon Spilliaert (1881-1946)

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Timothy Cummings

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Vern Dufford

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Bogdan Zwir

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John Martin

Publié le par lesdiagonalesdutemps











 

les tableaux apocalyptiques de John Martin. Tableaux qui m'avaient subjugué lorsque je les découvris, il y a bien longtemps lors de mon premier voyage à Londres. John Martin n'est guère un peintre à la mode, déjà de son vivant, il dut subir les lazzis de l'establishment artistique victorien qui le considérait comme un peintre pour la plèbe. Aujourd'hui on s'aperçoit que ses  paysages grandioses et ses scènes à grand spectacle  ont une influence durable sur les paysages cinématographiques numériques. Il est arrivé assez souvent aux oeuvres de John Martin de servir d'illustration pour des pochettes de disque...

 


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Angel Witch (1980) par Angel Witch . Art: Le Pandemonium Fallen Angels Saisie (1841).

 

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Hérésie (1990) par Lustmord . Art: Le grand jour de sa colère (1851).

 

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Cradle (1992) par Suns Of Arqa . Art: Manfred et la sorcière des Alpes (1837).

 

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Les yeux fermés du Paradis (démo, 1999) par draconade. Art: Pandemonium(1838).

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Bombes (2006) de Faithless . Art: Le grand jour de sa colère (détail, 1851).

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