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2561 articles avec peinture

ABEL BAKER GUTIERREZ

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Fishing, 2011, oil on panel, 12 x 9 in / 30.5 x 22.8 cm

 

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David Park

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Park, David - American artist


 

David Park est né à Boston en 1911. Il était dans les années 50 un peintre pionnier de l'école figurative dit de la Bay zone. Il est le fils du révérend Charles Edward Park et de Mary Turner.  Après ses études secondaires à l'école de Loomis à Windsor, Connecticut, il découvre très tôt ce qu'il veu faire, être peintre. En 1928, il déménage de Boston à Los Angeles en 1928 pour suivre des cours d'art à l'Otis Art Institutt, mais il y restera moins d'un an. A dix neuf ans, lors d'un déjeuner, il est présenté à Matisse qui fait alors un voyage aux Etats-Unis. Peu de temps après il rencontre Diego  Rivera et son épouse Frida Kahlo qui ont passé plus de six mois dans le nord de la Californie, après cette rencontre, David Park commence à expérimenter avec l'encaustique après avoir vu les peintures à l'encaustique de Rivera dans la maisons d'amis.

 

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1931

 

En 1944, il commence à enseigner à la California School of Fine Arts (aujourd'hui San Francisco Art Institute) et il adopte le style dominant d'alors, celui de l'expressionniste abstrait. Mais il ne tarde pas à remontrer un intérêt pour l'art figuratif.

 

David Park, Man Sitting on Stool

  

 Son abandon de l'abstraction pure en faveur de la figuration a été favorisée par une insatisfaction face à ce qu'il percevait pour être un excès d'égocentrisme chez les artistes expressionnistes abstraits. Son retour au sujets traditionnelle sujet ne l'a pas inhibé. Il a continué à se lancer des défis formels. L'oeuvre de Park se caractérise par les relations spatiales non conventionnelles, et des couleur se heurtant autant de particularités venant de son expérience de la peinture non figurative.

 

 

Son ascension artistique s'est réalisée malgré des décennies de difficultés financières et après un terrible accident en 1942 suite à son emploi de nuit à la société General Cable. Il souffrira jusqu'à sa mort de sévères douleurs au  de dos. C'est seulement un ou deux ans avant sa mort que  Park  confiet à son amie Dorothy Baker qu' « il a enfin trouvé comment peindre. » Park, mort à 49 ans  a fait ses meilleures œuvres, à la fin de sa carrière. 

 

David Park, Untitled

 

David Park a produit une peinture figurative de 1950 jusqu'à environ 1959 quand atteint d'un cancer, il n'a plus pu peindre. Il Travaillait généralement de mémoire, Il disait peindre ce qu'il voiyait : les enfants qui jouent dans la rue, des musiciens, de ses amis, les gens dans leurs maisons. Vers la fin des années 50, il peint des nus classique d'atelier et des baigneurs dans un format monumental. Après qu'il soit devenu trop malade pour utiliser l'huiles, il a continué à peindre l'aquarelle et à la gouache jusqu'à sa mort prématurée en 1960. Durant son dernier été, malgré une douleur intense, il a réussi à peindre plus 100 gouaches de petit format en dix semaines. Ces œuvres  vivement colorées et spontanées sont l'émouvant témoignage d'un homme pour qui la peinture était plus importante que tout.

 

 

David Park, Bathers (1954)

 

Park, David - Nude With Upraised Arms - Bay Area Figurative Movement - Other/Unknown technique - Nude

 

Le 15 mai 2007 une huile de David Park, « homme nu dans une douche, » a atteint sous le marteau d'une vente de Sothesby à New-York, le prix impressionnant de 1 160 000 $. Cela a été la premiere toile de Park à se vendre pour plus de 1 million de dollars. Depuis, quatre autres tableaux de Park ont dépassé le  million de dollars. « Louise », vigoureusement brossée en 1959 a atteint un peu plus de 2,7 millions $ en 2008. Des prix qui montre tout l'intérèt (avec raison) que l'on porte à David Park aujourd'hui.

 

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David Park : Vie d'un peintre la, Nancy Boas, University of California Press, 2012, 368 pages

 

Park, David - Boy-Girl - Bay Area Figurative Movement - Oil on canvas - Nude - Hunter Museum of American Art - Chattanooga, TN, USA

1959

 

Park, David - Bathers - Bay Area Figurative Movement - Oil on canvas - Nude

 

Park, David - Canoe - Bay Area Figurative Movement - Oil on canvas - Genre

 

 

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Jean-Pierre Saint-Ours

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Psyché et Cupidon, musée de Los Angeles

Jean-Pierre Saint-Ours est le fils du peintre sur émail Jacques Saint-Ours, émigré français, il fut élève de l'Académie à Paris et travailla dans l'atelier de Vien aux côtés de David ainsi que du paysagiste Pierre-Louis de La Rive et des Sablet, peintres vaudois de personnages. Il obtint le grand prix en 1780 (l'Enlèvement des Sabines,Paris, E. N. S. B. A.) et partit la même année pour Rome, où il resta jusqu'en 1792 (la Comtesse d'Albany, 1792, musée de Zagreb), puis il s'installa à Genève, et y demeura jusqu'à sa mort. Acquis aux idées de la Révolution et aux principes néo-classiques, il peignit des sujets d'histoire ancienne, quelques paysages poussinesques (Paysages, Fontaine antique, Genève, musée d'Art et d'Histoire) et beaucoup de portraits (Abraham Lissignol, 1795, id. ; Monsieur du Pan-Sarasin, 1797, id. ; Mme de Saint-Ours avec un enfant, Neuchâtel, musée d'Art et d'Histoire) qu'il exécuta pour la plupart à la fin de sa vie. Comme tous les néo-classiques, il fut un excellent dessinateur et resta toute sa vie fidèle à l'héritage de Vien (le Triomphe de la Beauté, Genève, musée d'Art et d'Histoire). Ses œuvres de dimensions colossales (les Jeux Olympiques, le Tremblement de terre, id.) ont la monumentalité de David (que Saint-Ours avait retrouvé à Rome en 1784-85), et peuvent aussi être mises en parallèle avec les œuvres de Füssli. Obsédé par les effets de la Révolution, Saint-Ours exprime, avec une sévérité classique, l'angoisse des cataclysmes, tout comme Regnault et Dauloux en France.

 

jean pierre saint ours

Jean Pierre Saint Ours 1752-1809 The Reunion of Cupid and Psyche, c. 1789-1792

Cupidon et Psyché réunis
étude de guerriers
 la guerre et l'impiété écrasant le vieillard et l'enfant
Saint-Ours Les jeux olympiques (détails)





16. Jean Pierre Saint-Ours,
Homère chantant l’Odyssée, 1793.

 


Eros et Psyché

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Sarah Flintzer: Die Unschuld (l'innocence), 1904

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Jules-Elie Delaunay (1828-1891)

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Jules-Elie Delaunay né à Nantes en 1828. Il entre en 1848 à l'École des beaux-arts de Paris, où il est l'élève d'Hippolyte Flandrin et de Louis Lamothe. Second grandprix de Rome en 1856, il séjourne quatre ans à la Villa Médicis et commençe par des thèmes académiques classiques. À son retour à Paris, il se spécialise dans les grandes compositions et reçoit d’importantes commandes de l'Église ou de l'État. On peut admirer ses œuvres à l’Opéra GarnierSon travail ne se résume pas aux décorations de l'opéra Garnier où il montra moins de fantaisie que dans certains de ses tableaux plus personnel. On peut voir ses oeuvres aussi dans l’escalier d’honneur de l’Hôtel de ville de Paris et dans la nef du Panthéon (Paris) où se trouvent les panneaux représentant sainte Geneviève et Attila. Il met tant d’application dans la réalisation de cette dernière commande qu'au bout de quinze ans, l'œuvre n’est toujours pas achevée. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1879 et devient chef d'atelier à l'École des beaux-arts en 1889.

 


autoportrait et autoportrait en chinois
Le plafond du zodiaque et la lunette d'Apollon et les grâces
Détail d'Apollon pendant sa restauration

 et diverses études s'y rapportant

 

 

 


Le thème des (jeunes) musiciens est récurrent dans la production de Delaunay

Orphée accordant son violon

 

 


 Ephèbe  jouant de la harpe

 La leçon de flûte

 

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 détail de la leçon de flute

 

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études pour la leçon de flute



 Mort d'Hyacinthe

 étude d'Archer

 Mort de Nessus

 académies du séjour romain

 
La peinture classique italienne lui inspira la curieuse allégorie de la Scène pendant la peste

 

 

 

 

et d'autres sujets qui prouvaient qu'il connaissait bien ses classiques:

 David vainqueur

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étude pour David vainqueur

 

étude pour Saint Georges et le dragon
Ixion précipité dans les enfers

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Attila et son armée marchent sur Paris
cycle auquel se rattachent ces études

 

 

 

 

 

 

traitant souvent avec un égal bonheur mythologie et christianisme

 

 La communion des apôtres

 

Figure de Dionysos pour le fronton du Panthéon

 

Daphnis et Chloé


Sujet antique ou moderne

Pêcheur d'Amalfi 

 

 

Les moissonneurs

 

 Paysan à la houe


La forge militaire

 

 

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la mort de Nesus
détail de la leçon de flute
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Sapho
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Jacques Bizet enfant

En 1871 naît Jacques, fils du compositeur Georges Bizet et de Geneviève Halévy, la fille du compositeur Fromental Halévy. Il ne connaîtra que très peu son père qui meurt en 1875. Mme Bizet, veuve, pose pour Delaunay en 1876 (Paris, Musée d’Orsay). En 1886, elle épouse l'avocat , Emile Straus, proche des Rothschild. Le couple Straus vit dans un hôtel particulier rue de Miromesnil : le salon Straus est un haut lieu de Paris pendant vingt ans. Jacques Bizet, qui a connu Marcel Proust au lycée, introduit sa mère dans la famille Proust. Entre Geneviève Straus et le romancier célèbre naît une longue amitié. Mais le 3 novembre 1922, Jacques se suicide, quelques jours avant la mort de Proust. Sa mère ne s’en remet pas et meurt en 1926.

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Les collages de Greg Stephens

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

All the Love There Is, 2003

 

 

Aspects of Love, 2003

 

 

Like the Dirt, 2001

 

 

POW, 2001

 

 

Reality is Different, 2001

 

 

Secret Hearts, 2001

 

 

Way to Keep my Man, 2003

 

 

Will He Still Love Me, 2001

 

 

My Life Hung, 2003

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Edward Burra (1905-1976)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Edward Burra

 

 

Edward Burra (1905-1976), dessinateur, illustrateur et aquarelliste est un artiste merveilleux qui n'a pas encore, mais cela vient, la place qu'il mérite dans son pays alors qu'il est parfaitement inconnu en France, alors qu'il est l'un des artistes britanniques les plus personnels du XXe siècle. John Edward Burra est le fils aîné de Henry Curteis Burra avocat de son état et d'Ermentrude Anne Robertson Luxford. Il est né le 29 Mars 1905 à South Kensington à Londres. Il quitte l'école à treize ans à cause d'une attaque combinée d'une fièvre rhumatismale et d'anémie. Ses parents s'inquiètent de la mauvaise santé de leur fils. Ils craignent qu'il ne soit pas en mesure d'obtenir un emploi régulier; dans cet esprit ils favorisent ses intérêts artistiques. Après des études d'art à domicile il continue à l'École Polytechnique de Chelsea (1921-1923) puis au Royal College of Art (1923-1925). 

Edward Burra n'était pas ouvertement gay, mais il a fréquenté les lieux homosexuels et il avait des amis homosexuels et en voyant nombre de ses oeuvres on ne peut que constater qu'elles ont une sensibilité gay. Il devient l'ami intime avec le danseur et metteur en scène William Chappell, selon la rumeur ils étaient amants, mais ils n'ont jamais vécu ensemble. Burra aurait eu aussi peut-être, dans les années 1920, une relation amoureuse avec le peintre Paul Nash, mais ce sont de simples hypothèses. 

1929, L'escalier commun

 

1929 Dockside Cafe, Marseille

 

1929 onky Tonk Fille

 

Dancing Girls 1929-30,

 

1930, Collage

 



Edward Burra The Snack Bar (1930)
Private Collection
Photo © Lefevre Fine Art Ltd., London

 

 


The Opium Den, 1933


Edward Burra Striptease (1934)
Private Collection
Photo © Lefevre Fine Art Ltd., London


Edward Burra Zoot Suits (1948)
Private Collection
Photo © Lefevre Fine Art Ltd., London


Edward Burra Saturday Market  (1932)
Private Collection
Photo © Lefevre Fine Art Ltd., London


Edward Burra Three Sailors at the Bar  (1930)



Edward Burra An English Country Scene No.2, (1970)  watercolour on paper

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le travail d'Edward Burra a été influencé à la fois par les maîtres anciens comme par ses contemporains ainsi que par le cinéma et par le jazz. Ses toiles ont une parenté directe avec celles impressioniste d'Otto Dix. Sa manière se caractérise particulièrement par son utilisation puissante de l'aquarelle et son goût particulier pour la pègre urbaine, les maisons closes, les bars et les cafés des port, en particulier ceux de la Méditerranée. Son oeuvre, malgré son caractère difficile et anti-intellectuelle a bénéficiée d'une large reconnaissance. Il a fait partie des surréalistes britanniques, bien que leurs influences aient variées tout ai long de sa carrière. Il a su conserver son indépendance, préservant sa création et son monde propre. 
Dans les années 30 Edward Burra a été fasciné par l'Espagne. Pendant un temps il a habité à Grenade, où il a été le témoin de violences avant le déclenchement de la guerre civile qui l'oblige a retourner en Angleterre. La brutalité, la destruction, la privation et la pauvreté apparaissent souvent dans son travail. 

1932, John Deth (Hommage à Conrad Aiken)

 

1933, La Corrida

 

1935, les tortionnaires

 

1937, le Chili con carne


Izzy Orts, 1937

 

1937 Semaine Sainte à Séville

 

1937, Izzy Orts

 

1937, The Watcher



Après la parenthèse de la Seconde Guerre mondiale, Edward Burra, reprend ses voyages. Il visite le Mexique et les États-Unis, où il est fasciné par la des grandes villes. Il peint de nombreuse scène de la vie nocturne de Harlem et de Boston, dans lesquelles il affiche une critique sociale teintée d' ironie. 
En 1971, il est nommé Commandeur de l'Empire britannique. Il meurt le 22 Octobre 1976 à Hastings, en Angleterre, en raison de l'arthrite et la mauvaise. 

1938, Eglise mexicaine

 

1941, Le Bar

 

Paysage près de Rye 1943

 

1948 Silver Dollar Bar

 

1962 

 


The Straw Man, 1963


1972, la vallée et la rivière, Northumberland


Landscape, Cornwall with Figures, 1975


Autres billets du blog à propos de la peinture anglaise du XX ème siècle qui a souvent regardé du coté des garçons:
   
A ces britannique il ne me semble pas abusif d'y ajouter le peintre australienGeorge W. Thomas Lambert et le sud-africain Philip Swarbrick  

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Gilles Chambon

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Immaculatae Virgini, huile sur toile 66x55cm, Gilles Chambon, 2012


GILLES CHAMBON peint depuis plus de 25 ans dans son atelier près de Saint-Emilion. À côté de son activité picturale, il exerce le métier d’architecte, et dirige à Libourne l'agence EREWHON ; il enseigne aussi à l'école nationale supérieure d'architecture et de paysage de Bordeaux. On lui doit notamment l’aménagement du cours du Chapeau Rouge à Bordeaux (en collaboration avec David Mangin, grand prix de l’urbanisme en 2008), ou encore la conception des aménagements urbains du tramway d’Alger.

La nef des fous, Gilles Chambon, huile sur toile, 130x81 cm, 2012 toile peinte durant la campagne présidentielle française


Il a exposé ses peintures au Japon, en Espagne, et dans plusieurs villes françaises (Paris, Bordeaux, Pessac, Toulouse, Poitiers, St Emilion, Barbezieux…) ; il tient depuis 4 ans un blog sur l’art figuratif, où il présente certaines de ses œuvres et s’exprime sur différents aspects de l’art contemporain.

Les baigneuses, Gilles Chambon, 2011, 100x86cm



À l'heure ou beaucoup d’artistes abandonnent pinceaux et chevalet pour des formules plastiques tributaires des modes actuelles, G.C. continue de croire à la force poétique de la peinture figurative. Il se définit comme un artisan de l'imaginaire, et plaide pour une modernité artistique jouant la concordance des temps.

Autopsie d’un désir atavique, huile sur toile, 100x65cm, Gilles Chambon, 2011



Les premières peintures de Gilles Chambon, dans les années 80, étaient des aquarelles représentant des villes fantastiques (certaines sont reproduites dans le conte philosophique de science-fiction Souvenirs d’Antillia qu’il a publié en 2007). Il s’est ensuite consacré davantage à la peinture à l’huile, sur de plus grands formats : portraits, paysages, souvenirs vécus, et surtout compositions d’inspiration surréaliste s’amusant à réinterpréter de façon décalée quelques grands sujets de la peinture classique, comme l’Annonciation, La Transfiguration, l’Entrée à Jérusalem… ou le Déjeuner sur l’herbe. Parallèlement, il exécute aussi des séries thématiques de dessins rapides sur papier, à l‘encre de Chine, à l’aquarelle, ou à la peinture à l’huile. Dans cette basse époque dans laquelle les artistes sont particulièrement ignorant et doivent penser que l'art a commencé avec Duchamp (qu'ils connaissent mal), on est ébahi par l'étendue du savoir en histoire de l'art (et pas seulement de la peinture) de Gilles Chambon. C'est paradoxalement peut être sa seule faiblesse; durant longtemps il semble avoir peiné à s'extraire du poids de ses admirations que je citerais pour mémoire, uniquement pour l'art moderne, Dali, Chirico, Marquet, Majorelle... Heureusement son érudition est transfigurée, pour reprendre un terme qui semble cher à l'artiste par un fantastique intime qui vient de loin comme il l'explique à propos de son tableau "Ma mère, Charon et l'Achéron": << 
Ma mère, morte d’un cancer il y a seize ans, m’a ouvert, lorsque j’étais adolescent, les portes mystérieuses du monde irrationnel. Elle racontait ses séances médiumniques, et me faisait lire d’étranges livres où les frontières entre la vie et la mort devenaient de simples cours d’eau qui n’interdisaient pas qu’on se parle d’une rive à l’autre.>>. C'est avec plaisir que je constate la réapparition de peintre qui veulent s'inscrire résolument dans l'Histoire de leur discipline. Chambon est le cousin hétérosexuel de Cyril Georget avec plus de qualités graphiques que ce dernier mais moins de spontanéité et d'inventivité. Le champ de son inspiration est cependant plus large ce qui devrait hisser Gilles Chambon au tout premier rang des peintres français de sa génération.

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Dans l'oeuvre de ce peintre, j'ai écarté les paysages sauf sa vue d'Alger, superbe tableau où je vois un hommage à Marquet pour privilégier sa veine disons surréaliste, en directe filiation avec des artistes du calibre de Chirico et de Dali. Pour moi Gilles Chambon est à l'instar d'Erro l'exemple des nouveaux peintres d'Histoire.

"Mélancolie d’une plaine bleue, avec tentation du Christ", huile sur toile, G. Chambon, 2011

Gilles Chambon, Le paradis terrestre, ou le bonheur réinventé, Huile sur toile 200 x 104cm, 2010
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Alger, Darse de l’Amirauté, G. Chambon, huile sur toile, 2010

Suzanne et les vieillards, Gilles Chambon, 2010, huile sur toile

Laocoon, huile sur toile, 81x65cm, G. Chambon, 2008

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la tour de Babel

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La tentation de Saint Antoine, huile sur toile, 80x80cm

pour voir d'autres peintures de Gilles Chambon: http://art-figuration.blogspot.fr

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Mars au bonnet phrygien d'un peintre anonyme

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Vizille musée de la révolution 

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Sergey Sovkov (3)

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pour retrouver Sergey Sovkov:  Sergey Sovkov (3)Sergey Sovkov (2)Sergey Sovkov

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