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33 articles avec metapolitique

métro japonais et métro français, une esquisse de comparaison

Publié le par lesdiagonalesdutemps

J'ai trouvé sur ce site, http://bigbrowser.blog.lemonde.fr, cet article fort intéressant surtout lorsque l'on débarque du Japon. J'ai laissé quelques un des très nombreux commentaires ( tous les sites ne sont pas comme le mien fréquenté, merci d'être aussi nombreux, par des visiteurs muets n'ayant d'avis sur rien, ah si peut être sur la taille des culottes... ), ceux qui correspondent à ce que j'aurais pu en gros écrire (à ceux qui ne l'auraient pas remarqué vous êtes sur un blog qui ne vénère pas "les valeurs" démocratiques. En toute fin de billet vous trouverez mon commentaire à moi. 

 

SYNDROME JAPONAIS – Ces Nippons qui deviennent fous à Paris

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Une image du film japonais de Naomi Kawase, "Hanezu no Tsuki".

Les Occidentaux connaissent bien le syndrome indien, magnifiquement décrit dans un livre (Fous de l'Inde), écrit par le psychiatre de l'ambassade de France à Bombay. Ce mal mystérieux toucherait 10 % des voyageurs occidentaux qui s'aventurent sur les plaines du Gange. Vacillement de l'identité, perte de contact avec la réalité, sentiment océanique, hallucinations, délire psychotiques… Un certain nombre de jeunes adultes sans antécédent psychiatrique sont parfois retrouvés errant nus dans les rues, sans papiers d'identité, prononçant des propos incohérents. Une fois rentrés dans leur pays, le souvenir de ce délire s'efface, et ils reprennent rapidement pied dans leur réalité.

Moins de gens savent que ce syndrome a son corollaire asiatique : le syndrome japonais, qui frappe les voyageurs nippons en visite à Paris. The Atlantic consacre cette semaine un article au phénomène, et précise que cet été, comme tous les étés, une vingtaine de Japonais ont été foudroyés par ce mal mystérieux, sur le million qui visite Paris chaque année. Six d'entre eux ont même dû être hospitalisés. "Expliqué rapidement, il s'agit d'un ensemble de symptômes physiques et psychologiques dont font l'expérience les voyageurs qui visitent Paris pour la première fois et réalisent que la ville n'est pas tout à fait comme ils se l'imaginaient", explique The Atlantic.

  • Une vision sublimée de Paris
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Atsushi Hasegawa, un Japonais installé à Paris, est le seul pêcheur à donner des leçons de pêche à la mouche dans la ville. (AFP/FRED DUFOUR)

Slate.fr, qui se fait également l'écho de ce phénomène, prolonge l'explication : "Pour les étrangers, Paris ressemble un peu à la publicité pour Chanel no 5, ou à la ville des amoureux d’Amélie Poulain, ou encore au pittoresque Paris photographié en noir et blanc par Doisneau – avec des femmes qui tiennent un éventail et des hommes moustachus qui portent le monocle. Et les Japonais sont les premières victimes de cette image décalée, car ce sont eux qui ont la vision la plus étroite et sublimée de Paris, celle que leur renvoient leurs médias. Elle se limite aux cafés parisiens, à la tour Eiffel et à l’enseigne Louis Vuitton."

A l'occasion de la parution d'une nouvelle sur ce thème, Le Syndrome de Paris (éd. Inventaire-Invention) en 2005, Le Figaro avait mené l'enquête. Interrogée par le quotidien, Yoshikatsu Aoyagi, premier secrétaire du service consulaire à l'ambassade du Japon à Paris, expliquait : "A la télévision, tout est lisse, harmonieux, à l'image de l'alignement parfait des immeubles haussmanniens. Mais l'on oublie trop souvent de filmer le trottoir… !" A quoi il faut ajouter que "certains expatriés éprouvent de réelles difficultés à s'adapter au mode de vie des Français et ont tendance à culpabiliser."

  • Le "regard glacial des Parisiens"

L'auteur de la nouvelle, Philippe Adam, apporte quelques précisions : "Les jeunes filles sont les premières touchées. Elles ont entre 20 et 25 ans, étudient l'histoire de l'art plutôt que les sciences, et s'imaginent un Paris plein d'esthètes et de garçons délicats." Un article publié sur le site de la BBC en 2006 mettait lui aussi en avant l'impolitesse légendaire des Parisiens pour expliquer l'ampleur du choc.

"De fait, souligne Le Figaro, dans le match Japon-France, tout s'oppose : la discrétion naturelle au franc-parler légendaire, le respect poussé à l'extrême à l'humour second degré, la constance aux humeurs changeantes, la célérité des services à la lenteur de l'administration ou encore l'esprit de groupe à l'individualisme exacerbé. Bref, l'harmonie au désordre." Une étudiante en littérature à Paris depuis cinq ans raconte ses débuts difficiles dans la Ville Lumière : "Si vous ne parlez pas la langue, les gens font comme si vous n'existiez pas. On part avec l'idée d'un Paris idéal et l'on se retrouve dans un trou noir, face au regard glacial des Parisiens".

Le Guide du routard, qui a interrogé pour l'occasion un psychiatre japonais de l'hôpital Saint-Anne, privilégie lui aussi la piste du choc des cultures : "Les Japonais atteints par ce syndrome ont beaucoup de mal à se faire aux mœurs des Français, au point de se sentir incompris, ridicules ou mal-aimés. L’individualisme, l’impatience et l’humour gaulois sont en effet en totale contradiction avec l’esprit de groupe, la timidité, la politesse et le sérieux des Nippons."

 Laissons le mot de la fin à Philippe Adam : "On rend assez mal aux Japonais l'affection qu'ils portent à la France."

Quelques commentaires

Le mot de la fin est tellement vrai. Je suis bien content que la France se soit faite rétrogradée à la 4e place des destinations touristiques, car quand je vois l’accueil pourri que l’on réserve aux touristes en général, j’ai honte de mon pays!

Rédigé par : Afterburner 

Il faudrait juste que les touristes arrêtent d’aller dans ce carcan de béton, de crasse, de pollution et de pisse fermentée.

Il y a des tas et des tas de villes architecturalement, culturellement et humainement bien plus intéressantes que Paris.

Rédigé par : Doric 

Parfaitement d’accord avec Doric et Afterburner. Je n’habite plus en France et plus precisement a Paris depuis 10 ans et lorsque je dois malheureusement y aller, je vois a quel point les Parisiens sont cons. Oui cons. Ils ne le sont pas tous evidement. Et je crois que le fait de vivre dans une grande villes avec le beton, le stress etc… peut rendre les gens betes, ignorants et pas du tout amicaux.

La vision de Paris et de sa banlieue dans le RER B en provenance de l’aeroport de Roissy c’est quand meme quelque chose! On n’a qu’une seule envie c’est de repartir!!

Mais le probleme des touristes c’est qu’ils ne viennent tres souvent en France que pour visiter Paris.Pour eux, Francais = Parisiens

Rédigé par : Nico

Le problème du RER B est, pour qui vient ou revient du Japon, un vrai problème. Il suffit à gacher un voyage, petit comparatif:

-Au Japon, le train est exceptionnelement en retard. Ici, il est exceptionnelement à l’heure.
-La-bas, les train sont immaculés: zéro papier, zéro canettes, zéro chewing-gum.
-Sur l’archipel, il serait inconcevable de croiser un accordeoniste (ou tout autre instrument local), ou un mendiant, dans le métro ou un train de banlieue.
-Ici, il y a des tags dans les trains, sur les trains, et sur presque tous les murs autour des voies. La-bas, j’ai vu deux petits tags en tout, et encore, dans des endroits perdus…

Donc voila, je suis allé deux fois au Japon. La première fois, je suis rentré en RER B, et j’ai presque fait une dépression (le décalage horaire n’aide pas). La deuxième fois, j’ai pris un taxi.

Rédigé par : Ryuu 
Etant francais vivant au japon depuis 13 ans : PAREIL.
Maintenant si je doit aller crecher chez un ami a Paris quand je passe en france, c’est un taxi direct. Je ne me pose pas la question.
Sinon c’est un TGV pour la province direct pour aller voir mes parents. Le RER est une horreur, le metro pas mieux. Forcement quand on ne connait que ca, on se dit que c’est la normalitee. Les francais gueule pour beaucoup de chose, mais ils feraient surtout mieux d’avoir une infrastructure correcte.

Rédigé par : Romain

Wilfrid> Trouver que les services des RER/Metro a Paris est similaire avec ce qu’on a Tokyo est une vision tres chauvine. Cela fait 15 ans que j’habite au Japon, et il y a un monde entre les deux. As tu deja essaye de faire un changement au Chatelet avec une valise de 20kg + une poussette ? Au Japon tous les changements sont accessibles avec des escaliers roulants et/ou des ascenseurs. Quand ma fille avait 1-2 ans, je prenais regulierement le metro avec la poussette (pas aux heures de pointes bien sur). Impensable en France.
Ici sur tous les quais il y a au moins un employe pour l’accueil des passagers, pret a t’aider pour trouver ton chemin / ta correspondance. Et un (ou plus) employe SERVIABLE a chaque sortie.

A Paris, la RATP/la SNCF considere que son travail est uniquement de faire rouler des trains. A Paris, tu te fais aggresser par des portiques automatiques qui t’ecrase tes epaules, qui te separe de tes gosses ou de tes bagages… A Tokyo, les portiques sont ouverts, et ne se ferment qu ‘en cas de pb (mais sans te coincer).
A Paris, sans carte (Visa, etc…) Francaise, et sans monaie, tu ne PEUX PAS acheter de ticket. Un vrai calvaire. A Tokyo, dans n’importe qu’elle gare, tu peux acheter des tickets aussi bien avec des pieces de 10 yens que des billets de 10,000 yens. (100 euros). Et en plus, tu peux faire l’appoint a la sortie. I.e. tu achetes le billet tarif minimum, et quand tu arrives a destination, tu vas a la machine pour faire l’appoint.
Et quand il y a le moindre probleme sur la ligne, ou sur une ligne avec laquelle le train a une correspondance, tu es tout de suite informe par des annonces tres audibles. Genre « un individu est tombe sur la voie a la gare de Shinagawa, la ligne Keihin-Tohoku est momentanement arretee » . Meme pour une ou deux minutes de retard, tu as une annnonce et des excuses.
Il serait temps que la RATP re-occupe les quais / les gares, avec des hotesses d’accueil pour AIDER les gens. Pas des meutes de controlleurs ou des meutes de militaires vigipirate…

Un indicateur simple du niveau de service: a Paris, les petits vieux avec des difficultes de deplacement vont prendre le bus, pas le metro. Au Japon, ils prennent les deux, et il est courant de voir des mamies toutes bossues dans le metro.

Rédigé par : Erwan Japon |

J’ai quitte la France en 1983 (a 26 ans). Elle ne manque pas. J’ai vécu 4 ans au Japon, 6 ans en Italie, 3 ans en Espagne, 2 ans a Bahreïn, et 12 ans aux USA, dans plusieurs états (MI, VA, NE, FL).

Paris n’est et ne sera jamais la France, sauf pour les idéalistes qui voient Paris au travers de brochures et de films douteux.

Le pays le plus sale? L’Italie (je vivais a cote de Naples – la capitale mondiale des ordures non ramassées et brûlées dans la campagne) le plus convivial, Bahreïn, le plus raciste, le Japon (et de loin), le plus ennuyeux administrativement, L’Espagne (suivie de près par l’Italie), le plus étrange, les USA.

La France dans tout cela? Un pays bordélique ou rien n’est ce qu’il semble être, un pays ou les prix sont fous, ou les gens vivent je ne sait comment. Un pays qui a une capitale immonde ou pour survivre les travailleurs doivent ou s’exiler dans la TRES grande banlieue ou s’entasser dans des taudis moins que salubre. (Pas étonnant que personne ne souris)

La ligne RER B? Un cauchemar, en grève la moitie du temps, sale et loin d’être sécurisé. Le paysage des quartier presque bidon ville, des usines ne me dérangent pas par conte je plaint tout voyageur qui prends ce service quand il y a un match au stade de France. (Tip: prenez l’autobus express qui va de CDG a Orly et s’arrête a Paris Gare de Lyon – entre autres), moins cher que le taxi et moins bondé que le métro).

La France du tourisme est plutôt a Lyon, la capitale culinaire, La région de Toulouse/Carcassonne pour son climat, l’Ouest de la France pour sa diversité et… oui, l’accueil des gens (Bretagne, Anjou – la Vendée est toujours en retard, même de ce cote la). La cote d’azur est un piège a touriste mais au moins il fait chaud et les gens sont plutôt de bonne humeur bien que peu liants.

La seule qui me manque est la mousse de foie de canard et je ne reviendrai pas en France juste pour cela.

Rédigé par : English_Wolf |
Je vis à Tokyo depuis 15 ans…
J’ai souvent aimé repasser par Paris, en venant de Roissy, prendre un dernier café-crème au Flore etc… et puis je me suis lassé. C’est devenu infect. On me parle anglais partout, c’est sale, les gens sont impolis à un point qui est devenu insupportable. Je suis victime moi aussi du syndrome japonais…
On exagère beaucoup le choc des cultures. Le problème c’est les parisiens… le reste de la France c’est encore pas mal. et Tokyo avec 30Mio d’habitants est beaucoup plus respirable.

Rédigé par : Louis

Pour avoir visité Séoul il y a quelques mois et sans parler un mot de coréen, ni réellement maîtriser l’anglais, je dois avouer que la différence avec Paris est flagrante, et, par bien des cotés, la comparaison largement à l’avantage des coréens.
Une personne « égarée » à Paris devient un obstacle mort dans la circulation des personnes, pour le coréen, c’est quelqu’un à aider.
Pourquoi cette différence? Question de mentalité, sans doute, et aussi de rejet du touriste chez nous, parce que de toute façon, les touristes, c’est comme les poissons, une ressources inépuisable. Alors qu’un touriste européen en Corée est une denrée rare.
On note aussi rapidement les rêves que notre pays (et sa capitale) symbolisent là bas, so romantic !

Pas étonnant donc, que ceux qui viennent pour chercher une ambiance soient déçus.
Ils seront aussi déçus des graffitis, des ordures qui trainent, du sentiment d’insécurité qui règne (ami asiatique, les pickpockets t’aiment).
Pour peu qu’ils soient aussi peu réceptif à l’art européen que je le fus face à la majorité des œuvres exposés chez eux, leur séjour risque de leur laisser un mauvais goût en bouche.

Paris est une ville, une belle ville et pas un parc d’attraction, elle mériterait mieux sur certains points (transports en communs par exemple). Mais si on ne veut pas être surpris, il vaut mieux viser eurodisney qu’un endroit où les gens travaillent et vivent.

Rédigé par : dtg |
Mon commentaire à moi
Tout d'abord, en ce qui concerne la propreté et plus spécialement celle du métro, le Japon à la chance d'avoir une population homogène et de se trouver loin de l'Afrique...
Ensuite, ce pays a énormément inverti dans ses infrastructures en particulier celles lièes au transport en commun. Si les routes japonaises n'ont rien à envier à celles de l'Europe le réseau ferrovière est d'une qualité incomparable avec le français qui a été démantelé depuis cinquante ans en raison d' une politique privilégiant systématiquement la route. Surtout le Japon n'a pas sacrifié les lignes locales aux grandes lignes (pourtant le rail japonais est en grande partie privé). Tout comme en France, le train y est une tradition avec une vraie culture d'entreprise, mais c'est la règle dans ce pays. Je rappellerais que notre TGV a été copié sur le shikansen (j'en sais quelque chose ayant travaillé quelques mois, dans le cadre de la CIMT, aux prémices du TGV). Si le TGV a dépassé le shikansen en vitesse et en sécurité, les contraintes de sécurité sont plus draconiennes sur le rail français que sur le japonais, tout du moins elles l'étaient en 1975, il est loin de l'avoir égalé en confort et surtout en facilité d'utilisation, en fiabilité et en fréquence, par exemple un TGV toutes les quinze minutes entre Tokyo et Kyoto. Le souci du rail japonais semble être d'abord de transporter des voyageurs et non comme son homologue français de faire rouler des trains... C'est encore plus vrai si l'on compare les métros des deux pays. Ceux d'Osaka et de Tokyo (c'est moins vrai pour celui de Kyoto) sont d'une utilisation extrêmement facile du moment que l'on sait lire les caractères occidentaux, chinois ou japonais. Il y a des escalators partout aucune difficulté de prendre ces réseaux avec de gros et lourds bagages et bien sûr toutes les stations sont d'une propreté irréprochable et souvent très agréables par leurs décorations et les services que l'on y trouve...
B.A. 

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Il faut lire Bernard Lugan

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Je ne saurais trop recommander à mes lecteurs le Blog de Bernard Lugan, (http://bernardlugan.blogspot.com) grand connaisseur de l'Afrique qui en ces temps de propagande obscurantistes délivre une parole vraie sur les questions intéressant ce continent, ci-dessous voici un exemple des articles que vous pouvez lire sur son site. J'ajouterais que j'approuve totalement les propos ci-dessous.

 

 

La victoire des polygames « modérés »


En Libye, les masques sont vite tombés : dimanche  22 octobre, à Tripoli, devant une foule enthousiaste, le président du CNT, Mustapha Abdel Jalil, a ainsi déclaré que la charia serait désormais la base de la Constitution ainsi que du droit, que la polygamie, interdite sous Kadhafi, serait rétablie et que le divorce, autorisé sous l’ancien régime, était désormais illégal. Pour mémoire, Mustapha Abdel Jalil que le président Sarkozy a chaleureusement accueilli sur les marches de l’Elysée encore chaudes des pas du défunt colonel Khadafi, a un incontestable passé de  « démocrate ». Dans les années 2000, ce sénoussiste proche des Frères musulmans  présida la cour d’appel de Tripoli qui, par deux fois, confirma la condamnation à mort des infirmières bulgares. En 2007, pour le remercier de son zèle, le colonel Kadhafi le nomma ministre de la Justice, poste dont il démissionna en 2010 pour protester contre la politique anti islamiste du régime. Comme BHL ne cesse de l’affirmer, nous sommes donc bien en présence d’un islamiste « modéré »…
Depuis le premier jour, j’ai soutenu que l’intervention de l’OTAN en Libye était une erreur politique reposant sur une hypocrisie et qu’elle aurait des résultats contraires aux buts recherchés. Les faits ne m’ont hélas pas démenti.
Une politique se jugeant à ses résultats, faisons un bref rappel de cet engrenage libyen qui prépara le triomphe des islamistes aujourd’hui et qui annonce l’anarchie de demain :  
1) Ce fut officiellement pour protéger les civils de Benghazi que la France arracha à l’ONU le droit d’imposer une zone d’exclusion aérienne.
2) Devant l’incapacité des rebelles à entamer les défenses du régime, la France fut peu à peu contrainte de s’immiscer dans une guerre civile qui lui était totalement étrangère.
3) La situation militaire étant bloquée, la France s’est alors engagée sur le terrain, notamment, mais pas exclusivement, à Misrata et dans le djebel Nefusa.
4) Enfin, outrepassant une fois encore le mandat de l’ONU, l’OTAN porta l’estocade finale en offrant ou en livrant le colonel Kadhafi aux insurgés avec le résultat que nous connaissons.
En Tunisie, c’est à une autre « grande avancée » démocratique que nous assistons avec les forts résultats obtenus par les islamistes du mouvement ennadha. Là encore, ce que j’écrivais au mois de décembre 2010, dès le début des évènements, s’est réalisé.
Ceux qui regardèrent la « révolution du jasmin » avec les yeux de Chimène sont donc aujourd’hui cocus. Mais ce sont des cocus contents puisque les médias leur disent qu’ennadha a rompu avec le fondamentalisme et qu’il est désormais « modéré » prônant un islam « à la turque »…
Vu de France, une grande leçon doit être retenue : les immigrés tunisiens qui y vivent ont majoritairement voté pour les islamistes, ce qui devrait naturellement encourager ceux qui veulent accorder le droit de vote aux étrangers à persévérer dans leur entreprise suicidaire.
L’aveuglement et la bêtise n’ont d’ailleurs pas de limites car, depuis plusieurs décennies, au nom des « droits de l’Homme », religion-vérité postulée universelle, les « Occidentaux » n’ont cessé de faire fausse route dans le monde arabo-musulman où ils ont  préparé la voie à l’anarchie et à l’islamisme.
Bernard Lugan
24/10/2011

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La lecture d'Artprice

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La lecture du rapport annuel d'Artprice sur le marché de l'art contemporain est toujours très instructif. Il le sera encore plus l'an prochain puisque le rapport 2009 sera fait après la "crise" contrairement à celui que j'ai sous les yeux, mais qui est néanmoins riche d'enseignements. La géographie du commerce de l'art d'aujourd'hui et donc de sa production, qu'on le veuille ou non, se modifie progressivement. La grande nouveauté est l'émergence de la Chine qui a pour corollaire le recul de l'occident et en particulier de l'Europe.
Dans le domaine des ventes aux enchères, le seul que l'on peut véritablement quantifier sérieusement, New-YorkNew-YorkNew-YorkNew-York est toujours la première la première place avec un total des ventes s'élevant à 348 m €. Le Royaume uni arrive en deuxième position avec 262 m €. Il est maintenant talonné par la Chine, 259 m €. La France arrive en quatrième position, très loin derrière avec 15 m €, tout près d'elle, Singapoure 13 m €. Les multiples autres places font toutes moins de 10 m €. En regardant ces chiffres on voit combien ce commerce se limite en bien peu d'endroits sur la planète.
Mais l'émergence de la Chine est encore bien plus nette, si l'on s'intéresse aux ventes des artistes chinois. Ces dernière transactions sont loin de se réaliser uniquement en Asie. Les artistes chinois investissent principalement le champ de la peinture contrairement aux jeunes artistes occidentaux qui depuis maintenant de nombreuses années se tournent surtout vers les installation et  d'une manière générale vers ce que j'appellerais l'art conceptuel, à défaut de trouver un terme plus approprié. J'ajouterais que si les artistes chinois pratiquent surtout la peinture, souvent ils y adjoignent un autre médium principalement la photographie, mais aussi occasionnellement la sculpture et des installations. Mais chez eux "le fait main", même si certains se font aider, comme partout, par des assistants, à encore une grande importance.
Cette livraison d'Artprice nous apprend aussi que Sept des dix peintres contemporains (c'est à dire vivants au moment de la vente) les plus chers sont chinois! La peinture sauvé par la Chine c'est un peu l'impression que l'on pourrait avoir , vu de Paris où la peinture nationale est étouffée par "un art officiel" promu par les FRAC, émanation du corps des conservateurs de musée et plus généralement du monde institutionnel de l'art en France.
Cette vue pessimiste de la peinture (sous ce terme que je veux générique j'inclus dessin, gravure et toutes autres expressions graphiques) serait une erreur de perspective qui oublierait la vigueur de la peinture allemande et dans de moindres proportions celle de l'américaine et de l'anglaise notamment.
Autre connaissance que m'apporte cette lecture est que les artistes dont la cote est la plus élevée oeuvrent en trois dimensions. Je n'ose avancer pour ceux-ci le mot de sculpture, tant leur mode d'expression est éloigné de l'image qui se présente à notre esprit lorsque l'on emploie ce mot. D'autre part ces artistes, parallèlement à l'élaboration d'oeuvres originales, dont les prix atteignent des sommets, ont mis au point une véritable industrie des multiples...
Je vous rappelle que tout cela était avant la crise qui ne devrait pas avoir sur le marché de l'art que des conséquences négatives...

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Renaud Camus, une voix pour la défense de l'occident

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Allocution de Renaud Camus, Président du parti de l’In-nocence,
Assises Internationales sur l’islamisation de nos pays,
Paris, 18 décembre 2010
 
 
*
Mesdames, Messieurs,
La Nocence, instrument du Grand Remplacement : le titre que j’ai choisi de donner à cette allocution peut paraître obscur. Le Grand Remplacement, pourtant, j’imagine que vous ne comprenez que trop bien ce dont il s’agit. C’est en fait la triste réalisation en acte de la fameuse boutade de Brecht selon laquelle, puisque le peuple ne peut pas changer le gouvernement, le plus simple, pour le gouvernement, est de changer le peuple. Robert Redeker, le philosophe que des menaces de mort ont obligé à vivre caché pendant des mois, s’est interrogé dans un livre récent, Egobody, sur les implications philosophiques du corps moderne, dont tous les membres peuvent faire l’objet de remplacement. C’est ainsi que les remplacistes voient le peuple : on peut en changer indéfiniment toutes les pièces, ce sera toujours le même peuple, en tout cas il gardera le même nom. Inutile de préciser que la condition indispensable à la mise en œuvre de ce remplacisme, c’est ce que j’ai appelé ailleurs la Grande Déculturation, l’enseignement de l’oubli, l’effondrement des systèmes de transmission : un peuple qui connaît ces classiques ne se laisse pas mener sans regimber dans les poubelles de l’histoire. Il faut qu’il ne sache plus qui il est, ce qu’il est, ce qu’il a été, pour accepter d’être remplacé.
La nocence, maintenant. Je parle ici au nom d’un parti, le parti de l’In-nocence, qui a un nom difficile à porter, j’en conviens, puisqu’il a fait le pari, difficile, lui aussi, qu’il pouvait répandre dans le public un concept, l’in-nocence, en deux mots, qui n’est pas du tout la même chose que l’innocence en un seul. L’in-nocence en deux mots pose que la nocence, c’est-à-dire la nuisance, le fait de nuire, d’attenter à la vie ou de la gâcher, de la salir, de la rendre insupportable, que la nocence, donc, est première, qu’elle est toujours déjà là, qu’elle est ce contre quoi il convient de lutter, en nous et en dehors de nous. La nocence c’est bien sûr la nuisance, au sens écologique du terme, les atteintes à la nature et à la qualité de la vie, qualité de l’air, qualité de l’eau, qualité du paysage, du patrimoine. Ce sont aussi toutes les atteintes aux personnes et aux biens, des fameuses incivilités, si délicatement nommées, jusqu’au crime organisé. Le grand avantage à nos yeux du concept d’in-nocence c’est qu’il permet d’envisager ensemble ce qui est de l’ordre du politique, de l’écologique et du quotidien, de la vie quotidienne, de la vraie vie, des rapport entre les individus, les citoyens, les voisins, les concitoyens, les compagnons de planète et les compagnons d’immeubles, de quartier, de banlieue, de ville, de nation.
Or, envisager ensemble, c’est précisément ce dont le complexe politico-médiatique est incapable. C’est exactement ce qu’il ne veut pas faire. C’est ce qu’il s’ingénie à ne pas faire, dans le cadre de cette grande entreprise d’obscurcissement du réel qui est indispensable à sa propre survie parce que s’il montrait le monde comme il est, comme il l’a fait par imprévoyance, par incompétence, par calcul, par le jeu d’obscurs intérêts, les citoyens ne manqueraient pas de lui demander des comptes. D’où cette langue qu’il a inventée pour ne pas dire, pour ne pas montrer, pour cacher ce qui survient et qui est déjà survenu : les jeunes pour les délinquants, les quartiers populaires pour les quartiers que les couches populaires indigènes ont dû fuir, lesquartiers sensibles pour les zones de violence et de non-droit, le multiculturalismepour la grande déculturation, la diversité pour le triomphe du même, pour la disparition des identités, pour la banlieue universelle. Etc. D’où aussi cette séparation constante qu’il impose entre des problèmes qui du coup paraissent flotter dans l’air en toute indépendance de la réalité et qui n’ont pas la moindre chance de trouver jamais de solutions parce qu’ils n’ont pas d’explications, parce que leurs explications sont cachées et qu’elles doivent rester cachées : la crise de la transmission, l’effondrement du système scolaire, la crise du logement, la surpopulation carcérale, la délinquance, la violence, l’insécurité.
Il faut lutter contre la violence, disent-ils, il faut lutter contre l’insécurité, il faut lutter contre la délinquance des jeunes dans les quartiers populaires. Mais toujours ils séparent, ils isolent, ils euphémisent, ils essaient de rendre incompréhensible — sauf aux victimes, bien sûr, sauf aux protagonistes de la ligne de front, qui eux savent à quoi s’en tenir. Il séparent soigneusement le quotidien, l’école, les cages d’escaliers, les problème de voisinage, les casseurs, les vitrines brisées, les pillages, la drogue, les trafics de drogue, la nocence, en somme, l’énormité de la nocence, d’un côté, et d’un autre côté la politique proprement dite, l’histoire, le destin de la patrie, le sort du peuple français c’est-à-dire, j’y reviens, et j’y arrive, le Grand Remplacement, le prétendu multiculturalisme, et, nous y voilà, la présence croissante de l’islam, l’emprise croissante de l’islam sur le territoire et dans le paysage, l’islamisation progressive du pays.
Ceci et cela n’auraient rien à voir, ceci et cela devraient rester soigneusement séparés, il serait même criminel, un mot que le complexe adore, de faire un rapprochement entre l’insécurité et l’immigration, entre la violence et le prétendu multiculturalisme, entre la surpopulation carcérale et la contre-colonisation, entre les difficultés de la transmission scolaire et le fait que la France est à présent comme une vieille fille qui élève les enfants des autres, des enfants qui sont étrangers à sa culture et bien souvent à sa langue et qui dans de nombreux cas sont appris au sein de leur famille, dans leur milieu d’origine, à détester cette culture et cette histoire et cette langue qu’on s’étonne ensuite d’avoir du mal à leur inculquer. Je ne dis certes pas que toute la crise du système d’éducation est liée uniquement à l’immigration et au Grand Remplacement. Je ne dis certes pas que toute la nocence a là son unique source. Je dis qu’il faut être aveugle ou bien d’une mauvaise foi sans nom pour ne pas voir et pour ne pas dire, pour ne pas vouloir qu’on dise, que la nocence a partie liée à la conquête. Mieux, et c’est le point auquel j’ai voulu consacrer cette allocution, qu’elle en est, avec la démographie, mais c’est un autre sujet, un des principaux instruments, un des moyens, et qu’on peut appeler militaire : son bras armé.
Les responsables politiques me font bien rire qui pour essayer de modérer ou de contrôler ces flots de nocence, cette violence permanente, cette insécurité insupportable, cette détérioration précipitée des rapports sociaux et humains sur des parts qui vont sans cesse s’élargissant du territoire qu’on ose à peine appeler encore national, font appel, ces responsables politiques, ces maires, ces préfets, ces ministres, aux responsables religieux des conquérants, en espérant que leur influence, la foi, la religion, l’effet adoucissant de la religion sur les mœurs, vont calmer leur agressivité et les rendre doux comme des agneaux. Ces responsables laïques se trompent de religion. Ils confondent avec la leur, celle de leurs ancêtres. La religion à laquelle ils ont affaire, et en laquelle ils mettent tant d’espérance pour restaurer la tranquillité publique, ne prêche pas au premier chef, à l’égard de ceux qui lui sont étrangers, les incroyants, les infidèles, elle ne prêche pas au premier chef, à leur endroit, la douceur, la bonté, l’in-nocence. Ce n’est pas du tout sa préoccupation première. Sa préoccupation première, et c’est bien là pour elle une préoccupation morale, et c’est précisément ce qui nous abuse, c’est son propre triomphe, c’est la plus grande gloire de son dieu, c’est l’établissement toujours plus ferme et toujours plus large de son emprise sur le monde, soit par la conversion, soit par la conquête, et de préférence les deux en même temps. Tout ce qui va dans le sens de cet idéal est bon, moralement bon, religieusement bon. Rien de ce qui va dans le sens de cet idéal ne saurait être mauvais. C’est ainsi que s’explique la faiblesse insigne, qui dans notre naïveté nous étonne chaque fois, des condamnations religieuses, toujours prononcées du bout des lèvres, dans le meilleur des cas, des attentats terroristes et des crimes commis au nom de la religion conquérante. C’est que la question des moyens est parfaitement secondaire, pour cette religion-là, comme d’ailleurs pour la plupart des religions dans leur phase ascendante, qui ne sont que très secondairement des morales. L’essentiel de leur morale c’est de vaincre, de gagner, de soumettre, de s’étendre. Sinon elles trahiraient leur raison d’être. Elles ne seraient pas ce qu’elles sont.
Cette religion-là n’est d’ailleurs pas séparable d’une civilisation, d’une civilisation qui a connu des moments merveilleusement brillants, qui a atteint de hauts accomplissements et produits de grandes œuvres, dans le domaine de l’architecture, de la poésie, de l’art du récit, de la mystique, de la musique. Cette civilisation n’a jamais oublié ses origines nomades et le lien étroit, la quasi-confusion, qui existe dans son esprit entre la lutte et la prise de possession, entre le combat et la mise à sac, entre la guerre et la razzia. Voyez ce moment caractéristique et presque inévitable des manifestations politiques récentes où l’intervention directe des présumés « chances pour la France », qui une fois sur deux, deux fois sur trois, trois fois sur quatre, appartiennent à la mouvance de cette civilisation, se traduit immédiatement par les vitrines brisées et le pillage des magasins. Je leur demande pardon de parler ici de leur violence, car je sais qu’ils ne supportent pas ce reproche. Il leur paraît terriblement injuste. Il les met hors d’eux. À peine l’entendent-ils que de fureur ils cassent tous, ils pillent, ils incendient, ils posent des bombes.
Ne vous y trompez pas, cependant. Ce n’est pas à des voyous que vous avez affaire : c’est à des soldats. Enfin si, ce sont bien des voyous, mais ces voyous sont une armée, le bras armé de la conquête. Peu importe qu’ils en soient conscients ou pas, et d’ailleurs je pense qu’ils le sont bien plus qu’on ne le croit. La nocence, que ce soit le bruit, que ce soient les déprédations, que ce soient les occupations de halls d’immeubles et les exigences de regards baissés au passage, que ce soient les vols, les arrachements de sacs de vieille dame, les rackets au sein des écoles, les cambriolages, les attaques à main armée, le trafic de drogue, l’ensemble de ce qui est pudiquement appelé désormais le grand banditisme ou bien les formes nouvelles, ultra-violentes, du crime organisé, la nocence est l’instrument du Grand Remplacement, du changement de peuple, de la contre-colonisation, de la conquête, de l’élargissement permanent des zones de territoire déjà soumis aux néo-colonisateurs. En rendant la vie impossible aux indigènes, les nouveaux venus les forcent à fuir, à évacuer le terrain — c’est ce que les Anglo-Saxons appellent le White Flight, la fuite des blancs. Ou bien, pis encore, à se soumettre sur place, à s’assimiler à eux, à se convertir à leurs mœurs, à leur religion, à leur façon d’habiter la terre et ses banlieues, qui sont l’avenir de la terre.
Je me suis fait taper sur les doigts, j’en ai l’habitude, pour avoir parlé de nettoyage ethnique, à ce propos. Très bien, nous ne voulons fâcher personne : parlons simplement de ménage, de ménage militaire. Ces colonisateurs qui sans cesse reprochent aux indigènes de ne pas les accueillir suffisamment ni assez bien, ils semblent n’avoir rien de plus pressé, une fois dans la place, que de se l’assurer tout entière et, comme tous les colonisateurs, ils ne rêvent que d’être entre eux, les indigènes n’étant bons, éventuellement, qu’à faire tourner l’entreprise, à tenir le magasin, quitte à ce que le magasin soit pillé de temps en temps. Le fameux métissage, la dite mixité sociale à laquelle il fut tant fait appel, c’est parfait pour la phase intermédiaire, aujourd’hui largement dépassée sur le larges pans du territoire. Les attaques dont font l’objet les policiers, les pompiers et même les médecins dès qu’ils s’aventurent dans les zones déjà soumises le montrent assez : c’est en termes de territoire, de défense et de conquête du territoire, que se posent les problèmes qu’on réduit quotidiennement à des questions de délinquance, de lutte contre la délinquance.
Je ne dis pas, évidemment, que tous les nouveaux venus pratiquent la nocence. Je ne dis pas non plus, bien loin de là, qu’il n’y a que les nouveaux venus pour pratiquer la nocence. Ce que je dis est qu’une proportion stupéfiante, invraisemblable, incroyablement disproportionnée, de cette nocence est leur fait, et qu’en de pareilles proportions la nocence n’est pas un phénomène qu’on peut abandonner à l’action policière ou à celle des tribunaux, dont on connaît d’ailleurs la mollesse, engluée qu’elle est dans un réseau de lois, de règlements, de directives européennes et même de traités internationaux qui laissent la Nation sans défense et qui font de la Cité une ville ouverte, une sorte de Troie où les chevaux de bois seraient sur toutes les places, acclamés par les faiseurs d’opinion en joie, par les amis du Désastre en délire, par les collaborateurs impatients du Grand Remplacement. Le système pénal, qu’il soit policier ou judiciaire, est impuissant face à ce qui relève au plus haut degré de la pensée et de l’action politique, et de l’action politique la plus pressante, la plus urgente, la plus essentielle à la survie de l’État et du peuple. Chaque fois qu’un indigène est sommé de baisser le regard et de descendre du trottoir, c’est un peu plus de l’indépendance du pays et de la liberté du peuple qui est traîné dans le caniveau.

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Libérons la culture de l'éphémère

Publié le par lesdiagonalesdutemps

En feuilletant chez un ami l'Echo des savanes, qui n'est pas une de mes lectures habituelles, je tombe sur une interview d'Eric Naulleau, que je ne connais que par oui-dire, ne regardant pas l'émission où il cachetonne, dormant depuis longtemps lorsque sont diffusé ces pitreries télévisuelles. Je m'aperçois à le lire que je partage entièrement ce qu'il dit dans cette interview: << Je rêve d'une revue critique qui rendrait compte des films et des livres du passé... Cela permettrait de remettre un peu d'ordre et de hiérarchie dans ce règne hégémonique du capitalisme culturel (...) Je milite donc pour l'inactualité culturelle! Abolissons la rentrée littéraire, abolissons tout ce qui se rapporte au calendrier. Libérons la culture de l'éphémère et rendons là à l'éternité!>>.

C'est un peu ce que je tente de faire, o combien modestement sur ce blog. Comme Naulleau, rien ne m'horripile plus que chaque année à cette période de lire et d'entendre tous ces critique dument mandatés aller de leur louanges et dithirambes pour des romans qui ne valent pas tripette et qui, à noel seront déjà oubliés.

Depuis plusieurs années les "Inrockuptiples" font paraitre en supplément de leur numéro de la troisième semaine d'aout dans lequel on trouve les débuts d'une quinzaine de romans de la rentrée qu'ils ont sélectionnés, je me demande bien d'après quels critères. Chaque année je m'astreint à le lire entièrement et chaque année je suis ébahi de l'indigence de ce que j'ai sous les yeux. Je suppose que le but de la publication de ce que je n'ose appeler des bonnes feuilles, est d'inciter les lecteurs à acheter les livres ainsi présentés, pour en connaitre la suite en quelque sorte. En ce qui me concerne j'y vois là une merveilleuse dissuasion qui au bout du compte me fait économiser mes deniers au cas où je me serais laissé encore piéger par un article d'un de ces plumitifs manieur de brosse à reluire ou par une fallatieuse quatrième de couverture et chaque année pour me laver de cette plongée dans la médiocrité millésimée je relis un auteur de ma bibliothèque, cette année c'est Pérec, l'an passé c'était Bouvier.

Dans le petit cahier des Inrock de cette année il n'y a que le début du livre de Murakami qui a titillé ma curiosité... Je vous informe que les éditions Gallimard ont la bonne idée de rééditer les "Poneys sauvages" de Michel Déon. Cela m'étonnerait qu'il y ait un roman de ce calibre dans cette rentrée littéraire 2011, ce n'est pas tous les ans que l'on a "La carte et le territoire"...        

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Georges Loustaunau-Lacau dit Navarre

Publié le par lesdiagonalesdutemps




Il y a des personnages qui ne coincident pas complètement avec leurs titre. Ce sont souvent les plus intéressants et les plus vrais. Ce sont, mais est-ce curieux, presque toujours les plus oubliès. Georges Loustaunau-Lacau est de ceux là.nommé par Xavier Vallat en septembre 1940 délégué général de la Légion française des combattants, il entreprend d'y recruter des agents qui établiront des liaisons avec les services anglais et fonde le réseau Navarre (son nom de plume) qui, devenu le réseau Alliance, sera plus tard dirigé par Marie-Madeleine Fourcade, son adjointe. Il recrute d'abord parmi les anciens de Corvignolles et de la Spirale et de la cagoule, c'est-à-dire au sein de la droite nationaliste et de l'armée. Son réseau travaille alors pour les services britanniques, à partir d'avril 1941.

Xavier Vallat le fait renvoyer par Pétain de la légion en novembre 1940. Passé en Afrique du nord, il est arrêté pour dissidence par le général Weygand en mai 1941. Évadé, il reprend le maquis en France. Arrêté, livré par Vichy à la Gestapo il demeure six mois dans les caves du capitaine SS Hugo Geissler, subit cinquante-quatre interrogatoires, et condamné à mort, il est déporté en juillet 1943 au camp de Mauthausen, sans que Pétain n'intervienne jamais. Il parvient à survivre à l'internement puis à la marche forcée imposée par les gardiens du camp lors de l'effondrement de l'Allemagne nazie.

A son retour en France, Georges Loustaunau-Lacau est cité comme témoin au procès du maréchal Pétain où il prononce une déclaration fracassante et bien à rebours de l'esprit de l'époque :
« Je ne dois rien au maréchal Pétain, mais je suis écœuré par le spectacle des hommes qui, dans cette enceinte, essaient de refiler à un vieillard presque centenaire l'ardoise de toutes leurs erreurs. 

En octobre 1946, il est mis en accusation dans le cadre du procès de la Cagoule : on lui reproche son militantisme d'extrême droite et ses activités conspiratives d'avant 1939. Il est arrêté en juin 1947 par l'adjoint du commissaire de police qui l'arrêta en 1941. Il passe six mois en prison et bénéficie d'un non-lieu en février 1948.

Il entame un nouvelle carrière politique et est élu le 17 juin 1951 député des Basses-Pyrénées sous l'étiquette de l'Union des nationaux indépendants et républicains (il siège au groupe des Français indépendants).

Antisémite dans les années 1930, il témoigne de l'extermination des juifs de Hongrie dans son livre "Chiens Maudits" :

« A notre gauche, en contrebas, seize mille Juifs hongrois rassemblés sous une immense tente ouverte sont en train de mourir. Ils mourront ou peu s'en faut car ils ne reçoivent pas de nourriture. Chaque demi-heure, une voiture traînée par un cheval étique, charge les cadavres dont le tas, devant la tente ne s'abaisse jamais. Il y a parmi eux des femmes, des enfants, des vieillards. Ils sont vêtus de chiffons et pour la plupart couchés sur la terre, attendant la mort dans une lente agonie. Nous ne pouvons rien pour eux, ils ne peuvent rien pour nous. Le four crématoire brule sans arrêt [...]. Entre le four crématoire et le mur d'enceinte s'élève une pyramide faite de crânes et de tibias roussis, l'odeur est intolérable6. »

Il meurt à Paris le 11 février 1955, le jour de sa nomination comme général au Journal officiel. Il y a des héros irrécupérables...

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purge à France-Culture

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Je suis un fidèle auditeur de France-Culture depuis si longtemps que je ne sais plus quand ni où j'ai eu cette révélation. J'apprend avec tristesse et horreur que se prépare un furieux coup de balai sur ma chère chaine qui ne s'est jamais remis de la précédente purge due à la néfaste Laure Adler. Les guillotinés de cette nouvelle charrette serait Alexandre Adler et Alain-Gérard Slama; ce dernier voit sa chronique quotidienne réduite drastiquement à la parution hebdomadaire. Deux rares voix de France-Culture qui ne donnaient pas le "la" gauchiste... On apprend également la fin des émissions de Francesca Isidori qui aurait été traitée par OPDA (Olivier Poivre d'Arvor, le regrettable directeur de la chaine ) de "producteur faible " à sacrifier "!  Rayé également  Joseph Macé-Scarron, et son impeccable Jeux d'épreuves et Marc Kravetz dont les chroniques animalières m'enchantaient depuis plusieurs années et ce serait dit on pour mettre à l'antenne... Mazarine Pingeot.


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paroles paroles

Publié le par lesdiagonalesdutemps

De Gaulle et Georges Pompidou utilisaient près de 4000 mots différents. Valéry Giscard d'Estaing, convaincu par ses conseillers en communication de simplifier son vocabulaire pour être mieux compris, se replia sur 2000 mots. François Mitterrand affichait avec gourmandise sa culture. il va interrompre la décrue giscardienne et remonter à 4000 mots. Une parenthèse. Son successeur, Jacques Chirac, redescendra à 1500 mots. Ségolène Royal, dans son dernier ouvrage, se satisfait de quelque 350 mots, offrant en prime une syntaxe approximative. Nicolas Sarkozy se situe dans le même peloton des 300/400 mots et partage avec son adversaire de 2007 la même indifférence aux règles grammaticales.»

Jean Bothorel, Chers Imposteurs (via Incarnation)
Vers 2050, plus tôt probablement, toute la connaissance de l'ancienne langue aura disparu. Toute la littérature du passé aura été détruite. Chaucer, Shakespeare, Milton, Byron n'existeront plus qu'en version novlangue. Ils ne seront pas changés simplement en quelque chose de différent, ils seront changés en quelque chose qui sera le contraire de ce qu'ils étaient jusque-là. Même la littérature du Parti changera. Même les slogans changeront. Comment pourrait-il y avoir une devise comme La liberté c'est l'esclavage alors que le concept même de liberté aura été aboli ? Le climat total de la pensée sera autre. En fait, il n'y aura pas de pensée telle que nous la comprenons maintenant."

Georges Orwell, 1984

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Alerte au grand remplacement

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Dans l'indispensable émission Répliques de Finkielkraut sur France-Culture, tous les samedis matins, une des rares plages de cette radio, jadis admirable, qui n'est pas encore été polluée par la vulgate totalitaire du bien penser, Renaud a pu développer ses justes thèses sur la déculturation et la nouvelle occupation de la France.  

Pour l'entendre, il suffit de cliquer sur la flèche, ci-dessous.

16 avril 2011 – Répliques, débat avec Manuel Valls et Renaud Camus (France culture)

 


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La question dont on ne veut pas connaitre la réponse

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Sur multiple gazettes on voit fleurir cette question, suite aux catastrophes japonaises: Où les japonais puisent-ils leur force? sans jamais voir la réponse qui est pourtant évidente pour tous ceux qui mettent le pied sur l'archipel en ouvrant les yeux: l'homogénéité ethnique de la population du Japon.

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