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33 articles avec metapolitique

Votez Alain Juppé

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Votez Alain Juppé

Les fidèles attentifs et perspicaces de ce blog, doivent bien subodorer que je ne suis pas de gauche. On m'a même traité parfois d'extrémisme de droite, étiquette que je ne récuserais pas si, aujourd'hui affublé de ce qualificatif, on ne vous rangeait pas parmi les sectateurs d'un parti dont la chef est une avocate au physique et à la harangue de poissonnière. C'est curieux cette habitude de la classer à l'extrême droite alors qu'elle est bien plus à gauche qu'à droite, en véritable populiste. Comment peut on être de droite en étant populiste, alors qu'être de droite c'est être élitiste.

Or donc, il faut voter à la primaire de droite quelle que soit votre obédience politique et y voter Alain Juppé pour barrer la route à cette redoutable mégère et encore plus au nain parvenu qu'est Sarkosy, ce pyromane qui se déguise en pompier dés qu'une élection arrive. Car c'est à Sarkosy que l'on doit nos principaux maux du jour, auxquels certes a contribué la socialocratie du dernier quinquennat; c'est la désastreuse intervention en Libye mitonnée par Sarkosy qui a fait céder la digue qui protégeait l'Europe du flux migratoire. Cette opération sous le grossier maquillage humanitaire n'avait que le seul but de supprimer un bayeur de fonds devenu gênant.

Voter Juppé c'est redonner une figure respectable au pays pour qu'il soit respecté      

Trouvez votre bureau de vote en utilisant le moteur de recherche au lien suivant :http://www.alainjuppe2017.fr/ouvoter. Attention, les bureaux de vote ne seront pas forcément les mêmes que ceux où vous avez l'habitude de voter pour les élections présidentielles. 

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changement de société

Publié le par lesdiagonalesdutemps

changement de société

Aujourd'hui les parents d'un garçon préfèrent voir un imam lui mettre la main sur une gâchette plutôt que de voir la main d'un curé dans sa culotte - changement de société - 

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Hommage à un garçon de seize ans qui « a eu le malheur » d’aimer les garçons

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Ce texte est repris sans aucune modification du site des éditions Quintes feuilles (http://www.quintes-feuilles.com/​) dans le seul but de le diffuser plus largement.

Aucun journal ne vous a parlé de lui, aucun média ne vous parlera de sa mort. Cette mort soulève bien trop de questions, en parler mettrait beaucoup trop mal à l’aise les acteurs sociaux, la monitrice de sa colonie de vacances, la police, les juges.
Paul-Alexis (1) avait seize ans. C’était un garçon très intelligent, d’une maturité bien au-dessus de son âge. Malheureusement, ni l’intelligence, ni la maturité d’esprit ne suppléent l’expérience et la sagesse que les années durement vécues apportent avec elles. Paul-Alexis était trop jeune, trop sûr de ses connaissances en sécurité informatique, trop pur et trop innocent vis-à-vis de la bêtise humaine et de la méchanceté de ses semblables.
(1) Son prénom a été changé par égard pour sa famille.

Il avait depuis longtemps pris conscience qu’il aimait les garçons plus jeunes que lui. Et à seize ans, il avait déjà fait le choix qu’il aimerait les garçons, envers et contre tous. Il tentait de vivre ces amours-là, comme il le pouvait, où il le pouvait. Il connut le bonheur d’aimer dans un camp scout auquel il participa cet été. Il eut l’envie de faire partager son bonheur, ses joies, sur un forum appelé « La Garçonnière » dont on dit que la police permet l’existence afin de mieux surveiller les « pédophiles ». Paul-Alexis commit l’imprudence d’y faire paraître des photos – très innocentes – de ce camp scout. Les modérateurs du forum intervinrent – malheureusement trop tard – et firent disparaître les photos qui le mettait en danger, lui, comme ses amis du camp, en raison du fait que les identifications y étaient très faciles.
Trop tard : « On » avait vu ces photos. « On » mit au courant le procureur. « On » avertit les parents de Paul-Alexis, et « on » contacta les parents du petit ami de Paul-Alexis.
Paul-Alexis se renseigna sur les risques encourus. Après quoi il prit sa décision, et l’annonça le 20 septembre dernier, sur le forum La Garçonnière, sous un titre ironique et cruel qui faisait référence à un autre : « Quand j’avais seize ans, j’m’ai tué »
Ce message commençait par : « Ça y est, c’est fini, ils ont gagné ». En peu de mots, Paul-Alexis expliqua ce qui s’était passé et déclara : « On n’a pas besoin de me retenir, on n’a pas besoin de me plaindre, il est trop tard. » Il ajouta que plus rien n’avait d’importance, parce que : « Une ceinture, ma barre de tractions, je suis parti. »
Il écrivit encore une remarque cruelle sur le fait que la société était prête, pour « préserver la pudeur d’un jeune garçon », à tuer celui qui l’aimait. Paul-Alexis finit son message par ces mots :
« Je suis […] et j’ai eu le malheur d’aimer. »
La plupart des intervenants du forum en question ne voulurent pas croire à cette annonce, tout en redoutant le pire. Seul le « on » dénonciateur aurait pu faire quelque chose pour empêcher le geste fatal. Mais ce « on » ne l’a pas fait.
L’annonce de la mort de Paul-Alexis a paru quelques jours plus tard.

Quelque chose me dit que Paul-Alexis a commis son geste en pensant aussi à ses semblables, qu’il entre une part d’altruisme dans son suicide. J’ai un peu songé au suicide de Yukio Mishima, des bonzes du Vietnam, de Dominique Venner. (Que les amis de cet écrivain engagé me pardonnent de faire un rapprochement qu’ils estimeront osé : je trouve ce rapprochement légitime, s’agissant d’un homme dont je respecte le combat et la mémoire.)
Il n’y avait rien de franchement désespéré, dans la situation de Paul-Alexis. Il rencontrait des obstacles que des milliers d’hommes ont surmontés. Dominique Venner, qui aimait la vie, a donné à son geste, commis dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, un caractère de publicité propre (pensait-il innocemment) à secouer la torpeur de l’Occident.
Paul-Alexis a, lui aussi, donné à son geste un caractère de publicité, pour pointer du doigt les monstruosités d’une justice qui punit ceux qui « ont le malheur d’aimer ».

Paul-Alexis, tu n’es pas mort pour rien.
Nous ne t’oublierons jamais. Repose en paix

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Les Autrefois d'Ursus

Publié le par lesdiagonalesdutemps

photo Bernard Faucon

photo Bernard Faucon

J'ai trouvé ce beau texte, que j'aurais aimé écrire, sur un site en déshérence. Il est signé Ursus, signature aussi mystérieuse que talentueuse. 

Les Autrefois

 

Les années 1990, puis les années 2000, ont sonné le glas des libertés les plus élémentaires de l'individu et les précipitent avec rage dans trou profond, aussitôt creusé aussitôt rebouché, afin que nous les oublions et nous imaginions pouvoir vivre sans elles.

Mais nos années 1960, 70 et 80 furent si belles qu'elles nous hantent douloureusement chaque jour de cette médiocre époque que nous vivons.

"Les Autrefois", ou notre enfance (qui n'est pas si loin...)

Enfants, nous allions en voiture sans ceinture de sécurité ni airbag. Voyager à l'arrière d'une camionette ou sur le plateau d'un camion vide était une promenade merveilleuse.

Lorsque nous partions à vélo, nous n'avions ni casque, ni protection. Nos parents ne portaient pas plainte parce qu'il y avait un trou dans le goudron qui nous avait fait tomber. Notre papa ou notre maman badigeonait de mercurochrome nos genoux couronnés en riant et nous en riions aussi.

Nous buvions l'eau du robinet du jardin, ou bien là où nous en trouvions, jusqu'à ce que l'on ait plus soif. On n'était pas obligé d'emporter des bouteilles d'eau minérale.

Nous mettions des journées entières à nous fabriquer des "voitures" avec des caisses, des planches, des tuyaux qui ne respectaient pas les normes AFNOR ou CEE. Que de jeux, que de plaisirs ! Après quelques chocs, nous avions appris à régler le problème. Nous nous laissions tomber contre un arbre ou par terre. Personne ne faisait intervenir le SAMU à chaque chute. Nous étions libres et débrouillards.

Nous sortions seuls jouer avec nos amis. Nous rentrions comme nous l'avions promis pour l'heure du repas.

Nous allions à l'école pour travailler et pour apprendre et non pas pour "développer notre potentiel de créativité". Nous savions lire, écrire et compter dès l'âge de trois ou quatre ans. Nous aimions nos maîtres et nos maîtresses. Lorsque nous ne travaiillons pas, l'instituteur qui n'était pas un "professeur des écoles", nous donnait des punitions ou des coups de règles sur les doigts. Nos parents n'allaient pas porter plainte. Nous savions que nous le méritions.

Certains n'étaient pas très bons à l'école ; ils devaient simplement redoubler l'année si ils ne réussissaient pas. Personne n'allait chez un psychologue ou un "psychopédagogue". On redoublait et on avait une deuxième chance. Ceux qui ne voulaient pas faire d'études ne restaient pas à traîner dans les rues ou dans les cours d'immeubles, ils allaient en apprentissage ; ce n'était pas une sanction, mais l'assurance d'un métier bien appris et d'un vrai avenir.

Nous n'avions pas de téléphones portables. Nous écrivions des lettres et des cartes postales.

Nous jouions aux gendarmes et aux voleurs, nous faisions claquer des pétards. Personne ne faisait brûler des voitures.

Nous nous coupions, nous faisions des bleus, des ecchymoses, on se cassait un bras ou une jambe. Personne ne portait plainte pour ces petits accidents. Personne n'était coupable, nous apprenions la vie.

Nous partagions un soda à quatre ou cinq, nous buvions tous à la même bouteille. Personne n'est mort pour ça.

Nous n'avions pas de PLAYSATION, MP3, MP4, X BOX, jeux vidéos, ni cent chaînes de télévision, antennes satellites, ordinateurs..., par contre nous avions de VRAIS AMIS.

Quand on avait envie et si nos parents étaient d'accord, nous sortions et nous allions tout simplement chez nos copains jouer avec eux. On ne s'envoyait pas de SMS ou de WIZZ sur MSN.

Nos amis s'appelaient Jacques, Pierre, Edouard, Sylvie, Christine et non labelle75, bossdu69 ou sluppXX.

Nous jouions avec des bâtons, de la ficelle, des ballons, des billes, à cache-cache, aux cow-boys et aux indiens ou aux petites voitures et non aux SIM'S ou a SECOND LIFE.

Nous passions des soirées entières à écouter nos parents ou nos grands-parents nous raconter des histoires de leur enfance ou des contes qui nous faisaient hurler de rire ou alors très peur. Personne n'a jamais été "traumatisé" pour ça.

On nous a laissé faire l'expérience des succès et des échecs, des responsabilités et nous avons appris à nous débrouiller dans la confiance. Nous étions LIBRES.

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Closer, complément du Journal officiel

Publié le par lesdiagonalesdutemps

De ce point de vue, avec le scooteriste de l’Élysée, on navigue vraiment entre Feydeau et Cédric Klapisch, assez loin de l’élégance toute italienne avec laquelle Berlusconi assumait au moins ses soirées libertines. L’autre, plus fondamentale. Valérie Trierweiler est une journaliste, Julie Gayet une comédienne, Carla Bruni une chanteuse. On pourrait aussi citer Montebourg et Audrey Pulvar, Strauss-Kahn et Anne Sinclair, Bernard Kouchner et Christine Ockrent, et tant d’autres. Que les hommes politiques manifestent une invincible tendance à choisir leurs partenaires de sexe dans le monde de la communication, du show-business ou de la paillette médiatique confirme d’une manière extraordinairement révélatrice qu’ils appartiennent eux-mêmes désormais à la société du spectacle. Closer, complément du Journal officiel !

 

Alain de Benoist

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Sur la mort d'un homme-dieu et la fin d'une suprématie

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Si j'avais du talent j'aurais écrit les lignes ci-dessous qui sont dues à l'iconoreac et qui correspondent parfaitement à ce que je pense. En ce qui me concerne le grand homme africain est Ian Smith (je précise que ce n'est ni un couturier, ni un joueur de tennis et qu'il n'est pas en face...)



   La mort d'un homme-dieu est un événement rare, hors du commun, et il est dans l'ordre des choses que gens de politique et de medias lui consacrent, dans leurs discours et écrits, une place éminente, comme pour les heurs et malheurs d'une bande de joueurs de ballon ou une expédition guerrière et bienveillante en terre exotique.
   De cet homme-dieu, je ne connais guère que sa re-création dans un divertissant film de M. Clint Eastwood, Invictus, (USA, 2009 ); M. Morgan Freeman, acteur d'un talent supérieur, en incarnait le personnage avec une vigueur bonhomme attirant infailliblement la sympathie, cela me marqua, et demeure.
   Dans le monde réel, cet homme fut déifié pour incarner la fin d'une période de l'humanité, d'un long mouvement de l'Histoire de notre espèce.
   Les lignes qui suivent rappelleront ce chapitre clos, sans aucun jugement de valeur.
   Il y a bien longtemps, l'homme européen , qui se trouve être un homme à peau blanche (à peu près) , s'en alla à la découverte d'autres continents, il y découvrit des hommes alors inconnus, qu'il appela sauvages,tant était grande la distance qui séparait leurs états respectifs, pour les uns, état de civilisation, pour les autres, état de nature, ou de quasi-nature.
    L'homme blanc y vit une supériorité, sa supériorité, qui, au fil des ans et des siècles, devintsuprématie, autrement dit conquête et domination.
    Que ces conquête et domination fussent morales ou immorales, que cette supériorité fût fondée ou non sur des critères universels, que la suprématie fût établie, ou non, sur de seuls avantages militaires n'est pas mon propos, mais cela fut.
    Le vent tourna, et dans les cœurs et les âmes des hommes blancs apparurent de nouvelles idées  (pour leur généalogie – Bartolomé de las Casas ? l'abbé Raynal ? à voir...), qui les convainquirent d'une égalité, non cette égalité vraie venant d'une nature commune, mais une égalité née d'a-prioris philosophiques  et abolissant toute distinction de valeur et de mérite entre divers peuples.
   L'homme blanc crut cela, et se retira des continents conquis, renonçant à sa suprématie, puis à toute affirmation de son (éventuelle) supériorité, allant jusqu'à nier qu'elle eût, dans le passé, existé.
   Cependant, sur un bout de territoire austral, des humains à peau blanche décidèrent de maintenir supériorité et suprématie sur d'autres humains à peau plus sombre, ils le firent par des lois, pratiques et mesures d'apparence mesquine, injuste, et stupide.
  Cette attitude empêchait le dogme nouveau d'être véritablement universel, et suscita en retour une indignation , elle, véritablement universelle.
   Et tous les peuples se liguèrent pour que fût détruite la dernière suprématie blanche. Le processus qui y mena est connu, je relève seulement qu'il fût jugé nécessaire que cette destruction apparût comme l'effet d'une longue lutte, et surtout qu'un homme, dont l'image et le nom en seraient l'oriflamme, en fût le héros (et le hérault).
   Pourquoi la future vedette du film de M. Eastwood fut-elle choisie pour ce rôle plutôt que tel autre individu ? Simplement pour s'être trouvée là au bon moment ? Ou pour avoit été jugée plus intelligente, plus habile et d'humeur assez  pacifique pour diriger un radical changement de pouvoir en évitant de menaçants massacres ?
   Les historiens futurs, s'il s'en trouve, établiront les faits et jugeront, mais quelle que soit la valeur, authentique ou mensongère, de cet homme, la réalité est qu'il sera à jamais la dernière figure illustrant la dernière page d'un long chapitre du passé humain  --presque cinq siècles...--, et la première page d'un nouveau.
    Ainsi sera-t-il immortel, comme il se doit pour un dieu.
   ***Pour les détails de la sublimation d'un homme en une autre nature, lire L'apocoloquintose du divin Claude de Sénèque. Apocoloquintose est formé comme apothéose, à cette différence que ce n'est pas un dieu que devient l'heureux mortel, mais une citrouille ou coloquinte. Espérons que le héros ci-dessus évoqué ne soit pas victime d'un tel accident.

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le quotidien des français

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Racisme anti blanc Monde 16mars2005 

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A propos de l'éventuelle intervention militaire française en Syrie

Publié le par lesdiagonalesdutemps


 

Notre grotesque président frémit d'impatience d'envoyer des troupes, avec l'argent que le pays n'a pas, en Syrie pour soutenir le clan le plus islamiste des deux qui s'affrontent. Alors que le gouvernement français comme tout le pays, devrait être dans l'état d'esprit qu'eut jadis les troupes franquistes, qui assiégeant Barcelone, s'aperçurent que leurs ennemis se massacraient; les staliniens ayant entrepris d'éliminer les anarchistes du POUM. Aujourd'hui c'est tout l'occident qui devrait être ébahi de bonheur de voir leurs ennemis mahométans s'entretuer.  

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La mort silencieuse des enfants de France

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Cueilli sur le site franco-italien Zentropa
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Un de plus. Encore un… Encore un cadavre qui gît dans son sang, sur le bitume d’une rue anonyme. Poignardé, égorgé, fauché à l’âge de tous les espoirs et de tous les possibles. Pour rien. C’est un fait divers, diront les journaux. Peut-être… mais quand un fait divers se répète et se répète encore, cela devient un fait de société. Et les victimes sont trop systématiquement blanches et les assassins trop souvent à prénoms exotiques pour ne croire qu’à des drames du hasard, des tragédies du « pas de chance », des accidents du « mauvais moment au mauvais endroit ». C’est un acte de déséquilibré ? Tout meurtre gratuit ne l’est-il pas ? Et, étant donné la composition ethnique des rues de Marseille, n’est-il pas étonnant et statistiquement curieux que ce soit justement sur un Jérémie que se déchaîne le « déséquilibre » d’Ali ? Si en l’espace de quelque mois, deux ou trois jeunes noirs avait été tués par des adolescents blancs, se bornerait-on à traiter ces faits séparément, comme de vulgaires anecdotes, tragiques certes mais sans portée ni « signification » ? Ne parlerait-on pas d’un « climat » détestable, d’un « phénomène inquiétant » ? Ne verrait-on pas derrière les actes des coupables des « motivations racistes » nourries d’une haine pathologique et nauséeuse ? Les associations et psys ne s’agiteraient-ils pas en tous sens pour « penser » et «juguler » cette « dérive » ?


Mais aujourd’hui, pour Jérémie comme pour les autres, il n’y aura rien. Pas de minute de silence à l’assemblée nationale, pas de grande marche blanche, pas d’émission spéciale à la télévision… Le racisme d’Etat, le vrai, pathologique, celui qui crée des victimes de second ordre, qui nie les réalités au nom de ses fantasmes, qui excuse les salopards en fonction de leur origine ethnique, en a décidé ainsi. A peine 30 pékins dans la rue pour rendre hommage à Jérémie, la passivité, le renoncement, le haussement d’épaules, le « de toute façon qu’est-ce qu’on n’y peut… »… En attendant le prochain.


Pour beaucoup moins que cela des quartiers entiers s’embrasent, des centaines de jeunes font pression sur la police et les autorités, sont prêt à en découdre, à se faire justice. La solidarité, la conscience ethnique et l’esprit communautaire ne sont pas chez eux que des mots qui font jolis dans les livres. Mais pour la vie et le mort d’un fils de France, rien. Parce que nous ne sommes pas des voyous et des barbares? C’est vrai. Et tant mieux sans doute. Mais tant pis aussi.

Nous continuerons donc à compter nos morts, à étendre la liste des territoires perdus où ne pas sortir après 21 heures et à économiser pour tenter de financer une fuite vers une zone encore préservée. Pour combien de temps encore ?


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Amelot, Rivarol, Labiche et quelques autres

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Comme je l'ai déjà écrit, mais je ne me lasse pas de le répéter, je jubile lorsque je découvre, par des chemins souvent souvent très méandreux, un site dans lequel je trouve des images que je n'aurais su ni débusquer, ni produire ou des textes  qui correspondent à mes opinions ou à mes curiosités mais que je n'aurais pas été capable de les produire avec le même talent. C'est le cas de celui intitulé assez curieusement iconoreac (http://iconoreac.blogspot.fr/), du à Michel Desgrange, dorénavant figurant dans la liste des blogs à visiter et dont je propose ci-dessous quelques échantillons goûteux.

 

 

 

L'ouvrier à l'oeuvre

  

    "—Ce n'est pas pour me vanter...mais il fait joliment chaud aujourd'hui.", dit l'un des personnages de 29 degrés à l'ombre, comédie d'Eugène Labiche, auteur dont j'ai lu et relu, et toujours avec le même ravissement et la même admiration, les quelque cent-vingt pièces.
   Comme aujourd'hui aussi il fait joliment chaud , je n'ai pas l'énergie requise pour écrire un éloge argumenté du grand Labiche, disons seulement, en passant, qu'il peint la même petite et moyenne bourgeoisie que Flaubert, et que son trait est plus juste et plus incisif; je me contenterai seulement de citer ( donc : effort minime ) ce passage d'une lettre qu'il écrivit de sa campagne de Souvigny  à son vieil ami Alphonse Leveaux , le 20 mai 1871 – pendant la "Commune" :
   "Je ne te parle pas des événements de Paris. Mon cœur se soulève de dégoût et je rougis de mon pays. Les misérables qui tiennent Paris sont des forcenés, abrutis, sans autre idée que celle de la haine et du pillage. (...) T'attendais-tu à trouver tant de boue, tant de bêtise et de férocité idiote dans notre beau pays de France? Quant à moi, je suis honteux et j'ai le cœur plein de vengeance. Les brutes viennent d'abattre la colonne. Voilà tout ce qu'ils ont trouvé. Ils n'ont pas produit une seule idée. J'espère que cette cruelle expérience aura pour résultat de guérir la France à tout jamais de sa tendresse stupide pour le prolétariat. A l'œuvre, nous avons vu l'ouvrier, c'est instructif."
  On ne saurait mieux juger.
  Lorsque je commençai à sortir de l'enfance ( vers treize ans ? douze ? ), j'abandonnai la lecture de Jules Verne, Conan Doyle ( comme m'avait fait peur Le chien des Baskerville ! ) et Maurice Leblanc ( comme m'avait effrayé L'île aux trente cercueils ! ) au profit de Balzac, Stendhal, Malraux et alii.
  Je rencontrai des mots dont le sens m'était inconnu et, parfois, passaient des personnages historiques qui m'étaient peu familiers.
  Je pris donc l'habitude d'avoir à portée de main un Petit Larousse illustré  -- en ce temps, c'était encore un dictionnaire de langue très-honnête, et la partie biographique , bien que succinte, fournissait au moins des dates, ce qui permettait d'inscrire dans la chronologie l'homme, ou la femme, moyennement illustre mais mystérieux ; pour les cas plus difficiles, je me rendais dans le bureau de mon père, et m'adressai au Grand Larousse en six volumes pour que fût satisfaite ma curiosité.
   Naquit ainsi en moi l'habitude de chercher par mes propres moyens, et d'étendre ma recherche à des vocables, ou des individus, voisins, bref, je commençai à maîtriser une méthode assez efficace pour accroître mes modestes connaissances ( et, lorsque l'on a appris à chercher, l'on a aussi appris à trouver ), que j'étendais de cercle en cercle.
  Bien sûr, les éditions que je lisais étaient dépourvues de notes.
  Heureux temps !
  Aujourd'hui, les gros éditeurs ( je ne nommerai aucun de ces épiciers ), après avoir constaté que, grâce à l'anti-enseignement public, les lecteurs se raréfient un peu plus chaque jour, ont réagi , commercialement, en publiant leurs dernières éditions de textes classiques , ou même de toute œuvre vieille de plus de trois décennies, avec l'espoir qu'elles seront inscrites auprogramme, i-e achetées quasi-obligatoirement par des écoliers ou étudiants semi-illettrés et dégoûtés par leurs maîtres du moindre sens de l'effort.
  Et, pour que ces textes soient ( à peu près) compris  des chères têtes diverses, ils ont agrémenté tout mot jugé rare, obsolète ou peu usité d'une note qui en fournit le sens , par ex. pour "bouffarde" , "tacot" ou "châle" (autres exemples par milliers ). Pour les noms propres, un maigre digest d'un dictionnaire étique fait l'affaire.
  (Je ne dis rien ici des notes qui sont un commentaire , ce verbiage mérite un entier billet, quand je serai d'humeur).
  Ainsi, notre jeune lecteur ( entre quinze et trente ans s'il doit s'initier à Balzac...) obtient-il à peu de frais une définition unique, qui n'est pas toujours pertinente ni appropriée, mais surtout, il est amputé de la nécessité de s'informer par lui-même, d'éveiller dans cette recherche sa curiosité, bref d'apprendre à apprendre.
  Comme j'ai eu de la chance de naître il y a plus d'un demi-siècle !
   PS. Et Pipipedia ? C'est un autre topique.

Brimborion estival



 Cette semaine, une sorte d'individu qui exerce la peu honorable fonction de ministre de la police a publiquement menti deux fois, et de la manière la plus opposée, attirant ainsi mon attention engourdie par la chaleur ( canicule, geignent les media).
    Dans le premier cas, cet homme a minimisé, en a même soufflé la négation, des gamineries un peu pillardes commises lors de la catastrophe du train déraillé, dans le second cas , il a aggravé, en a même sussuré la certitude, une accusation de préparation de massacre portée contre un musicien étranger désireux de ressusciter la religion des Vikings, ou quelque fantaisie païenne de cette espèce.
    Il y eut enquête, grand déploiements d'argousins et de juges , d'où il résulte que, pour la première affaire, il y a effectivement eu quelques incivilitès ( vols et jets de pierres en vieux français ) , et que, dans la seconde, aucune accusation ne pouvait être retenue contre l'adorateur d'Odin.
    Il y a certes, dans ce double mensonge, un double dessein – ne pas chagriner une populationsacrée, dans le premiers cas, montrer la menace terrifiante ( mais jugulée ab ovo par le vigilant ministre ) et toujours renaissante que l'hydre-bête immonde fait peser sur la démocratie, l'égalité et les nourrissons.
   J'y vois surtout la nécessité, pour cette classe d'individus qui ne respirent qu'en occupant à chaque instant le devant de la scène ( les postes de télévision et la bouillie infâme  des réseaux sociaux ), de parler et parler sans cesse.
    " (les avocats) sont des êtres verbeux, forcés de cacher la disette des idées sous l'abondance des mots, d'éxagérer les petites choses et d'atténuer les grandes, d'écrire même et de penser à la grosse, comme ils le disent eux-mêmes".
   Antoine de Rivarol écrivait ces lignes en 1789, alors que les avocats dominaient et gouvernaient les Etats-Généraux transformés de leur autorité factieuse en Assemblée Nationale, les avocats ont continué d'exercer le pouvoir des décennies durant, ils ont été remplacés par des énarques-oligarques, qui en ont conservé la nature du discours, sans savoir en maîtriser le style.

Nil novi sub sole



   Je suis toujours surpris que d'honnêtes réa ctionnaires protestent, manifestent, et même s'indignent, à propos de l'institution par l'actuel gouvernement d'une nouvelle sorte d'union conjugale dont la finalitè semble être de permettre à deux individus mâles d'engendrer un enfant.
   Car ne trouvons-nous pas l'exemple d'une telle gestation en la personne sacrée de Sa Majesté Très Chrétienne ?
   Pour preuve, je lis (tome II, p.144)  dans mon édition des Mémoires du comte Alexandre de Tilly  (Paris, Henri Jonquières éd., 1929 ) cette note due au respectable érudit que fut M. Christian Melchior-Bonnet :
    " Amelot était le fils du ministre des Affaires étrangères et de Louis XV."

Publié dans métapolitique

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