Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

133 articles avec humeurs cinematographiques

joli hommage des Simpson à Miyazaki

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 joli hommage des Simpson à Miyazaki

 

 

 joli hommage des Simpson à Miyazaki

Partager cet article

Repost 0

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda

 

Il est difficile de rendre compte d'un film aussi riche qui je le sais s'inscrit déjà parmi les tous meilleurs films que je pourrais voir cette année. Il est encore plus difficile de résumer une intrigue aussi foisonnante. Un prologue à l'esthétique propre en voix off nous annonce que nous allons être confronté à une histoire où cohabite deux mondes parallèle, celui des humains et celui des bêtes. Le monde des humains est celui du Tokyo d'aujourd'hui, ou plutôt au début du film de celui d'il y a une dizaine d'années (repérez vous aux voitures entre-aperçues) alors que le celui des bêtes, très humanisé, à quelque chose de vaguement méditerranéen, les maisons m'ont évoqué celles des Cyclade et y vaque une foule d'artisans et de marchands au faciès d'ours, de porc, de chat, de sanglier... Ils vivent en pais sous l'égide d'un seigneur, un vieux lapin sage et souriant. Mais le seigneur fait savoir qu’il a décidé de prendre sa retraite prochainement pour se réincarner en divinité. Deux prétendants à sa succession s’opposent : Iôzen, très populaire, accompagné de nombreux disciples et père de deux enfants, et Kumatetsu, très puissant, mais solitaire et paresseux. Le seigneur des bêtes  demande à ce dernier de former un disciple avant de pouvoir aspirer à devenir son successeur... Chez les humains nous faisons d'emblée connaissance avec le héros, Ren 9 ans qui est bien joli à regarder. Il vient de perdre sa mère. Comme il refuse d'être confié à de lointains parents, il s'enfuit et se retrouve au centre de Tokyo, plus précisément à Shibuya, célèbre pour son carrefour le plus fréquenté au monde (les nostalgiques de Tokyo s'émerveilleront de voir ce quartier si bien transposé en dessin). Il est vite repéré par les policiers qui le poursuivent mais aussi par un étrange voyageur qui cache son corps et son visage sous une grande houppelande pour échapper aux premiers il suit le second qui s'engage dans une ruelle qui bientôt débouche dans le surprenant monde des animaux. Le mystérieux personnage s'avère être Kumatetsu, un ours mal léché qui prend sous sa protection Ren pour en faire son disciple. Ce qui ne va pas aller tout seul! S'il n'a pas de troupe le nouveau mentor de ren à tout de même deux compères, deux « sages », le singe et le cochon-bonze, qui commentent les relations difficiles entre le maitre et son élève. L'apprentissage de « la force » durera 8 ans mais alors le garçon sera attiré par le monde des humains dans lequel il tombe amoureux d'une sérieuse étudiante. Il est alors tiraillé entre les deux univers peut-il abandonner son mentor bravache alors qu'il est tout près d'atteindre son but...

 

 

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Shibuya, avril 2010

Shibuya, avril 2010

Je suis bien conscient que mon petit résumé rend imparfaitement compte du résultat de l'imagination foisonnante de Mamoru Hosoda (qui est aussi le scénariste du film). Entre le début noir du film et sa fin apaisé, dix ans se seront écoulés... Le seul défaut de Mamoru Hosoda c'est d'avoir trop d'idées si bien que ses plus jeunes spectateurs, s'ils ne s'ennuieront jamais risquent de se perdre parfois. Par exemple dans la formidable séquence du voyage initiatique chez les sages, il y a plusieurs autres films potentiels. Le garçon et la bête charrie sans effort plusieurs grands thèmes, les rapports filiaux, le droit à la différence, l'éternel lutte du bien et du mal. Pour s'aider à traiter des questions aussi lourdes, le cinéaste n'hésite pas à s'appuyer sur de grandes oeuvres comme le Moby Dick d'Herman Melville.

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda

Tout en restant très personnel le graphisme de Mamoru Hosoda est pour la partie « humaine » dans la lignée de ses pairs japonais et... de lui même puisque le joli Ren aurait pu trouver sa place dans les beaux films précédent du cinéaste que sont « Les enfants loups » (un chef d'oeuvre que je préfère à ce néanmoins formidable « Garçon et la bête » on peut aller voir le billet que j'ai consacré à ce film: Les enfants loups, Ame & Yuki, un film de Mamoru Hosoda), « La traversée du temps » ou encore « Summer wars » quant au monde des bêtes il emprunte en l'améliorant aux studios Disney l'esthétique de « La belle et la bête ». L'émouvante scène de fin a des réminiscences d' « Amer béton ».

Ce qui est très fort avec Mamoru Hosoda c'est que malgré toutes ses inspirations, on trouve aussi un bonze au visage de Jedi, la petite boule blanche indéfectible compagne de Ren vient tout droit du « Voyage de Chihiro »... c'est qu'il reste absolument singulier. 

Les photos ci-dessous ont été prises au Carreau du Temple, samedi dernier lors de ma visite à la petite exposition consacrée en ces lieux au film Le garçon et la bête.

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Paris, janvier 2016

Paris, janvier 2016

Pour retrouver d'autres billets sur les animés sur le blog: Colorful de Keiichi Hara,  La colline aux coquelicots de Goro Miyasaki,  Tatsumi de Khoo,  Les enfants loups, Ame & Yuki, un film de Mamoru Hosoda,  Tokyo magnitude 8,  Lettre à Momo, un film d'Hiroyuki Okiura,  Le vent se lève, un film de Miyazaki,  Minuscule un film d'Hélène Giraud et Thomas Szabo

Pour retrouver Tokyo sur le blog: Tokyo, la nuit   Asakusa, Tokyo, Japon   sanctuaire de Yasukuni-jinja,  Le jardin national Shinjuku-Gyoen, Tokyo, Japon,  mon florilège du musée d'art moderne de Tokyo, Japon,  un soir à Shibuya, Tokyo, Japon,  Le bureau de Goebbels à Okaihabara, Tokyo, Japon,  Un joli photographe sur Ginza, Tokyo, Japon,  Contrastes japonais du parc Hama Rikyu à Tokyo,  la jeunesse tokyoite fait les magasins...,  Mandarake à Tokyo,  Takeshita dori, la rue la plus animée de Tokyo,  Tokyo, Shibuya,  street art et garçons à Tokyo,  hommage à Rotella ? à ... Tokyo,  Asakusa, Tokyo, Japon,  Takeshita street, Tokyo, un dimanche après midi d'automne,  Ginza, jour, Tokyo, Japon,  Les fresques de Mark Beard dans le magasin Abercrombie & Fitch à Tokyo,  Minets et minous dans le parc Hibiya de Tokyo,  Les corbeaux du parc Ueno à Tokyo,  Deux amis dans le métro de Tokyo,  Tentative d'épuisement photographique de la Tokyo Tower depuis ma chambre d'hôtel ,  Devenez incollable sur le réseau de transport à Tokyo,  Voyage au Japon,Tokyo de Rémi Maynègre et Sandrine GarciaTokyo, quartier Yanaka, le royaume des chats,  Préservatifs nippons,  Quelques menues suggestions pour un séjour à Tokyo,  Les chats du cimetière de Yanaka, à Tokyo,  le promeneur de Tokyo,  Les dormeurs de Tokyo par Adrian Storey,  un soir à Tokyo, quartier AkaihabaraL'Hotel de Ville de Tokyo et ses parages,  Odaiba, une presque ile dans la baie de Tokyo,  Tokyo magnitude 8

Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Le garçon et la bête, un film de Mamoru Hosoda
Shibuya, octobre 2011

Shibuya, octobre 2011

Partager cet article

Repost 0

petit palmarès maison des films 2015

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci
 
 

Comme je l'ai déjà écrit dans mes derniers bilans annuels cinématographiques, depuis quelques années je fréquente moins les cinémas. Sans doute pour de multiples raisons que j'ai peine à identifier, la première étant mon vieillissement. Pourtant m'assoir devant un grand écran est toujours une fête, plus même qu'auparavant car je suis plus parcimonieux dans mes sorties et donc je choisis les films que je vais voir avec plus de soin; si bien que j'ai encore plus de difficulté à rédiger mon rituel palmarès annuel des dix films qui m'ont le plus marqué ces douze derniers mois. Comme à l'habitude, je ne retiens dans ma sélection que les films que j'ai vus en salle (Ce serait une bonne idée, chers lecteurs, de m'envoyer chacun votre propre liste). A la suite de chacun des titres, j'ai fait suivre les indications qui m'ont fait sortir de mon antre. Car ce sont tantôt le réalisateur, tantôt le sujet et parfois, plus rarement les acteurs qui guident mon choix. Pourquoi vous direz vous peut être, n'avez vous pas écrit sur ces morceaux de bonheur que furent à chaque fois la découverte de ces film et bien par manque de temps, de talent, de savoir... Si vous avez vu certains dites moi donc ce que vous en avez pensé...

 

1- Imitation game (bio d'Alan Turing) 

2- Avril et le monde truqué ( film d'animation d'après l'univers graphique de Tardi)

3- Mia madre (Moretti)

4- Shawn le mouton (studio Aardman)

5- Marguerite (Michel Fau et Catherine Fau)

6- L'homme irrationnel (Woody Allen)

7- Le pont aux espions (Spielberg)

8- Comme un avion (Podalydes)

9- Le cercle (mi-fiction, mi-documentaire gay)

10 Microbe et gaz oil (Michel Gondry)

Partager cet article

Repost 0

À propos de « star wars »... Il y a quelques temps.

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Star Wars n°1 éditions Atlas
À propos
de « star wars »
(la guerre des étoiles)

 

 

... Je sais d’avance ce que Sadoul et les amoureux de ce film vont en dire : beau, bien fait, entraînant, agréable, on s’amuse une heure et demie, on serait bien bête de faire la fine bouche, étant donné la nullité du cinéma de S-F. OK, c’est tout ça, c’est distrayant. Presqu’autant qu’un James Bond. Mais aussi con. On se croirait revenu 50 ans en arrière, comme si Hugo Gernsback avait écrit le script consternant de ce Fleuve Noir de mauvaise qualité. Qu’est-ce que c’est que ce film ? Un petit western avec deux bagarreurs qui délivrent une princesse ringarde, aidés par un gorille digne de Victor McLaglen et un mystique tout droit sorti des plus mauvais numéros de Planète. Le reste, c’est le l’électronique comme seuls les Américains ou les Russes ou les Chinois, enfin des pays mégalos peuvent croire que ça fascine les masses. Et puis du gadget : mutants rigolos, robots humanisés (je préfère Robbie), design des années 60 (cf article de Bonnefoy).

 

Ce qui m’afflige – bien que séduit sur le moment par certains passages pas mal foutus – c’est qu’une telle série Z soit l’œuvre de George Lucas, auteur il y a sept ans d’un des plus beaux films de S-F. jamais tournés, THX 11-38, un des plus aboutis, pas encore à la hauteur des nouvelles et romans de S-F, maisen bonne voie. Star wars nous fait enregistrer un recul dans le temps tel que des films comme Les soucoupes volantes attaquent ou Godzilla peuvent auprès de lui faire figure de speculative-fiction audacieuse. Pauvre Lucas. On se croirait dans un article d’Eizykman où il aurait fait le catalogue de tout ce qui est reduplication : western-fiction, polar-fiction, Delly-fiction et autres avatars, sauf ce qui est annoncé, la S-F. On a plus de chance d’en trouver dans Autant en emporte le vent Encore pire que 2001 dans le mysticisme, pire que Silent running dans l’apologie de la technologie, pire que les Bérets verts dans l’idéologie, la misogynie et le racisme, avec tout ça, le cinéma américain est mal barré. La S-F sur pellicule aussi.

 

 

Yves  Frémion, décembre 1977

 

 

À propos
de « star wars »
(la guerre des étoiles)

 

 

Bien entendu, Star Wars est le plus beau film de science-fiction jamais tourné.

 

Certes, en tant que film, il n’est pas à l’abri de tout reproche. Le scénario est faible, certains acteurs médiocres et un petit nombre de trucages laissent à désirer. Si la Guerre des étoilesest une réussite parfaite, c’est avant tout parce qu’il s’agit de science-fiction à l’état pur. Comment ! 
Mais il s’agit simplement d’un western de l'espace, prétendront certains esprits réactionnaires ; d’autres, les cuistres benêts, iront jusqu’à parler de reduplication. Mais le space-opera a-t-il jamais été autre chose ? Et pourtant, nul mieux que lui n’a réussi à éveiller chez le lecteur le fameux sense of wonder, cette faculté d’émerveillement qui caractérise les jeunes Américains et manque tellement aux vieux Français. 
Il n’y a aucune idée de science-fiction dans Star Wars. Et c’est un bien, Car si l’on fait de la bonne littérature avec des idées, on fait aussi du bien mauvais cinéma. En revanche, vous trouverez dans ce film tout ce qui donna le sense of wonder à la science-fiction de l’âge d’or : les astronefs rococo, les robots anthropomorphes, les duels au pistolet-laser, la jeune princesse enlevée, les héros purs et bons, les méchants totalement mauvais et même la fameuse taverne galactique, chère aux dessinateurs de Galaxy, où des extra-terrestres hideux jouent au poker avec des astronautes terriens.
Pour la première fois, avec Star Wars, nous avons une transposition à l’image réussie de tous les archétypes de la science-fiction. Je dis bien à l’image, car George Lucas, le metteur en scène, a aussi écrit un roman à partir du scénario du film. Il ne reste plus qu’un texte inepte, montrant bien que la Guerre des étoiles est avant tout une réussite visuelle. Le succès de ce film est fabuleux outre-Atlantique car les Américains ont su garder leur sense of wonder. S’il n’en était pas de même en France, ce serait à désespérer de nos compatriotes.
 
Jacques Sadoul, décembre 1977

La Guerre des Etoiles (vue par l'hebdomadaire Spirou en 1977)

 
Il s'agit d'un article paru le 20 octobre 1977, soit le lendemain de la sortie du film de George Lucas sur les écrans de France& de Navarreextrait de l'hebdomadaire SPIROU (n°2062) :

Partager cet article

Repost 0

Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci

La veille de l'entrée en guerre de la France contre la Prusse Napoléon III et Bazaine ont un rendez vous secret avec un savant concoctant un sérum devant rendre les soldats français invincibles mais l'expérience tourne mal. Comme dans la chanson de Boris Vian, "La java des bombes atomiques", tout ce beau monde est volatilisé. Le successeur de Badinguet, Napoléon IV signe le lendemain un traité de paix avec la Prusse. Et nous voilà en pleine uchronie. Après ce préambule explosif, le film nous transporte en 1941 dans un monde où les plus grands scientifiques de la planète disparaissent les uns après les autres. Le progrès technologiques est en panne. L'humanité en est toujours à l'âge de la vapeur triomphante. Nous sommes dans monde sans électricité ni pétrole où Europe et Amérique se livrent une guerre pour le contrôle des dernières forêts pour les transformer en charbon de bois. Il y a longtemps que les mines de charbon sont épuisées... L'air est devenu irrespirable.

Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci
Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci

Nous faisons la connaissance de la jeune Avril Franklin arrière petite fille du savant vaporisateur d'empereur. La jeune Avril est accompagnée de son chat parlant, la seule réussite des expériences paternelles. Les parents d'avril ont disparus dans un étrange accident. Heureusement il lui reste son grand père. Celui-ci poursuit  les recherches de son père sur le fameux sérum capable d'offrir l'invulnérabilité à quiconque le boirait...

Si le scénario de cette fantaisie steampunk n'est que courses poursuites et rebondissements en dépit de son inventivité c'est surtout le dessin de Tardi qui est l'atrait principal du film. Il est étonnant de voir comment les réalisateurs, Franck Ekinci et Christian Desmares, ce dernier a été directeur de l'animation sur Perepolis, se sont emparé de cette esthétique qui en fait à généré toute l'histoire. C'est le Paris de Tardi, un peu celui brumeux de Léo Malet mais revisité par le steampunk où il y a une double tour Eiffel, des voitures à vapeur, des zeppelins et à la place du Sacré-Coeur, une monumentale statue de napoléon III, dans l'oeil de laquelle habite Avril avec Darwin, son chat bavard et intello. On retrouve principalement le monde d'Adèle blanc sec dont certains personnages font un petit caméo en étaient figurants ou silhouettes; les clin d'oeil à la série sont nombreux, avec ce même savant dosage d'aventure et d'humour. Mais question bande dessinée le film n'est pas seulement auto-référencé le découpage et la ligne claire viennent aussi d'Hergé et le grand père d'Avril m'a aussitot fait penser au comte de Champignac de Franquin. Coté cinéma on pense parfois à Brazil avec ces architectures Parisiennes Haussmanniennes perforés de tuyauteries fumantes.

Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci
Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci

Si nous retrouvons toutes les sources d'inspiration de Tardi à commencé par Jules Verne, le film est aussi sous la bonne influence de quelques dessins animés nippons tels "Steamboy", "Le chateau hanté" et la série "Last exile"; cette dernière en particulier pour les engins volants qui doivent aussi beaucoup au génial dessinateur du début du XX ème siècle Robida. 

Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci

h

Le doublage n'est pas toujours convaincant. Si Marion Cotillard avec sa gouaille parisienne est très bien en Avril, Jean Rochefort parfait dans le rôle du grand père et Philippe Catherine à la fois désopilant puis émouvant en chat bavard, les rôles secondaires, qui bien qu'interprétés par des acteurs de renoms, prouvent encore une fois que comédien de doublage est un métier à part entière.

Le tour de force du film est de ne pas s'être fagocité par le fascinant décor rétrofuturiste de tardi mais d'offrir une aventure passionnante. Le film bénéficie d’une animation traditionnelle et qui semble plus être de la bande dessinée animée que du dessin animé dont on a l’habitude.  

A conseiller à tous les fan de Tardi et... aux amoureux des chats

Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci
Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci
Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci
Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci
Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci
Avril et le monde truqué de Christian Desmares et Franck Ekinci

Partager cet article

Repost 0

Montgomery Clift en 1938 à 17 ans

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Montgomery Clift  en 1938 à 17 ans

Partager cet article

Repost 0

Godzilla mon amour

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Quand j'étais ado j'adorais les film de Godzilla que j'allais voir avec des copains dans des cinémas assez crapoteux ou dans une petite salle près de chez moi qui privilégiait ce genre de programmation sans doute peu couteuse. Ce qui me chagrinait c'est que l'on voulait toujours faire du mal à ce sympathique gros lézard. A l'époque, je ne connaissais rien du Japon. Aujourd'hui pour avoir parcouru les rues de Tokyo que l'animal suceptible a une passion de détruire, je suis un peu plus partagé. 

Partager cet article

Repost 0

Souvenir de Marnie

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Souvenir de Marnie

 

Il n'est jamais judicieux de révéler le résumé d'un mélo car son charme risque de s'évaporer dans les mots. Le dernier animé des studios Ghibli, « Souvenir de Marnie » est un pur mélo et il a beaucoup de charme. Sachez que ce film est pour vous, si vous aimez les vieilles maisons un peu brinquebalantes ( Hiromasa Yonebayashi, le réalisateur, dont c'est le deuxième film après le très beau Arrietty, les aime assurément), ouvrir leurs fenêtres sur une baie ensoleillée où toussent de petits bateaux de pêche, observer les courlis qui picorent la vague, admirer le lent rougissement des tomates... Comme tous les cinéaste de Ghibli, le réalisateur à la nostalgie d'un Japon bucolique et agricole d'avant l'industrialisation. Souvenir de Marnie présente une image idéalisée de la campagne nipponne. C'est une vision récurrente dans tous les films de Ghibli mais elle est aussi largement partagée par toute l'animation japonaise. Si le film se déroule aujourd'hui, il est surtout une réflexion sur le temps et la filiation à travers les destins croisées de deux jeunes filles. N'oubliez pas votre mouchoir mais je vous rassure cela se termine bien. Les petite fille vont adorer (je dois en être une.).

Souvenir de Marnie n'est pas le plus grand film sorti des studio Ghibli, il est parfois un peu trop insistant mais c'est un beau film comme il n'y en aura pas beaucoup cette année. Je ne prend pas trop de risque en faisant ce pari.

Souvenir de Marnie

Partager cet article

Repost 0

petit bilan cinématographique annuel

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le vent se lève

Le vent se lève

Voici mon traditionnel bilan cinématographique de l'année. Choisir d'aller voir un film c'est déjà l'élire. Bien des films mis en avant par la critique ne m'ont pas donné l'envie de sortir de mon antre. Il faut dire que par exemple je suis allergique au cinéma de Lars von trier et à celui Dumont. Je fuis à toutes jambes la population que filme ce dernier. Autre problème pour moi qu'illustre bien un film comme Momy qui, en dépit de la qualité des comédiens, m'a été pénible à voir. Je ne peux plus être heureux en mon âge avancé de passer 90 minutes avec un jeune imbécile, même pas physiquement mon genre... A contrario j'ai eu plaisir à fréquenter les protagonistes de "Magic in the moonlight", le film de Woody Allen, dans cette carte postale de la Riviera, avant les congés payés, les promotteurs et les ploutocrates, où l'on est sûr que le Whisky et le thé sont de qualité. Bien d'autres films m'ont intéressé comme les films sur Saint-Laurent ou Turner ce ne sont pas des chef-d'oeuvre mais on ne regrette pas de les avoir vu. J'ai trouvé les acteurs du premier film sur le couturier plus convaincants que ceux du second. En lisant les nombreuses listes que les critiques de cinéma certifiés proposent, je suis surpris par exemple de la mise en exergue de Grand Budapest hotel, film agréable certes, mais pas plus cela et qui ne vaut pas un bon album de Tintin, son modèle affiché. Je lui préfère ce grand film modeste qu'est "Love is strange" ou le non moins modeste et beaucoup plus drôle "Grandes ondes" qui a le point commun avec "Aimer boire et chanter", merveille d'intelligence de Resnais de distribuer ce merveilleux acteur qu'est Vuillermoz. Le dernier Miyazaki est son chef d'oeuvre. A le revoir en blue-ray on voit tout ce que l'on a manqué à la première vision sur pourtant grand écran. J'ai en revanche été un peu déçu par le dernier Takahata mais j'en attendais beaucoup, "Le tombeau des luciole" étant avec "Jin roh" mon animé préféré. Turner aussi est bien intéressant mais le choix de dix film est impitoyable. Dragon II est un bon dessin animé grand public toutefois inférieur à la série (saison I et saison II) qui passe à la télévision et qui inexplicaplement n'existe pas encore en dvd. A ce propos si vous avez manqué les film de la liste certains existent déjà en dvd et autre blue-ray.

 

1 Le vent se lève

2 Love is strange

3 L'ile de Giovanni

4 Les grandes ondes

5 Aimer boire et chanter

6 Magic in the moonlight

7 La vie rêvé de Walter Mitty

8 Minuscule, la vallée des fourmis perdues

9 Diplomate

10 Dragon II

Partager cet article

Repost 0

Mr Turner de Mike Leigh

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Mr Turner de Mike Leigh

 

 

J'entretiens un rapport ambiguë avec la peinture de Turner (1775-1851) comme avec celle de Cézanne, si je reconnais sans barguigner le talent et la place de novateur, de défricheur qu'on ces deux artistes dans l'Histoire de la peinture, j'éprouve souvent plus de plaisir et d'émotion à contempler les oeuvres de leurs suiveurs, c'est surtout vrai pour Cezanne, suiveurs, qui, je vais m'exprimer trivialement, ont en quelque sorte amélioré le modèle. Il se trouve que particulièrement en France, c'est un peu moins vrai ailleurs, on privilégie, à mon sens un peu trop, les premiers qui se sont engagés dans une voie. C'est un choix, il est respectable, mais ce n'est pas celui que je fais dans mon petit musée intime.

J'ajouterais que les toiles de Turner sont les rares qui me donnent envie d'être dans le tableau. Elles ont sur moi comme un effet d'aspiration, comme celle, à encore une plus grande échelle, de Rothko (qu'un de mes commentateurs préférés a eu la bonne idée d'associer à Turner) ou de certaines oeuvres de Kapoor.

Mr Turner de Mike Leigh

Ce n'est donc pas seulement le nom de Turner qui m'a entrainé à voir ce film mais bien plutôt celui de Mike Leigh que je considère comme actuellement le plus grand directeur d'acteurs en activité. Vous me direz qu'il est aidé par l'excellence des acteurs anglais, je vous accorderais bien volontiers cette modération à mon enthousiaste envers le talent de Mike Leigh. Mon envie de voir le film a été augmentée de découvrir un cinéaste véritable maitre du cinéma social anglais se colleter avec le cinéma dit en costumes.

Comme je m'y attendais tous les seconds rôles sont joués à la perfection. En revanche je mettrais juste un petit bémol en ce qui concerne la jeu de Timothy Spall, vieux complice du cinéaste. Il incarne Turner et il est de presque tous les plans. Spall en fait tout de même beaucoup. On sent un peu trop que pour lui c'est le rôle de sa vie. En un mot il cabotine avec ses regards appuyés et ses grognements d'ours mal léché. A la décharge de Spall, Turner lui même cabotinait à l'extrême. Il mettait en scène sa vie, en particulier lorsqu'il s'agissait de vendre ses toiles. Le film le montre à plusieurs reprises. Le grand mérite de Mike Leigh est de faire voir que la peinture est un vrai travail, qu'un peintre, eut-il du génie doit-être une petite entreprise pour pouvoir vivre de son art. Il lui est vital de vendre ses tableaux. Pour cela il faut séduire l'éventuel acheteur; et même s'il n'en a pas vraiment le goût, l'artiste doit se répandre dans le monde. Il est nécessaire aussi qu'il s'imposer auprès de ses pairs puis, toute sa carrière durant il lui faudra jouer des coudes pour rester parmi les artistes qui comptent. J'ai eu la chance de connaître quelques peintres de renom et je dois dire que je n'avais jamais avant ce film vu une description aussi juste du métier de peintre. Turner n'était ni un artiste maudit ni un marginal. Il était pleinement à l'aise dans la société de son temps et en était partie prenante. Il regardait avec enthousiasme les progrès techniques qui transformaient l'Angleterre, première puissance économique de l'époque et il a su les faire passer sur la toile alors que la plupart des peintres de son époque se réfugiaient dans la représentation d'un passé mythique. Il ne faut pas oublier que la deuxième partie de la carrière de Turner est contemporaine aux préraphaélites. Au delà de la biographie de Turner c'est tout le milieu artistique de la peinture anglaise de l'époque que Leigh réussit à évoquer. Il parvient, chose rare à filmer d'une manière convaincante le peintre au travail devant sa toile. On le voit également faire de nombreux croquis sur le motif ce qui est surprenant pour un artiste dont le dessin est particulièrement absent de son oeuvre.

Mr Turner de Mike Leigh

Mike Leigh filme la seconde partie de la vie de Turner. Lorsque nous le rencontrons c'est un peintre célèbre. Il vit avec son père dont il a fait son factotum et une servante éplorée d'amour à son égard. Il l'a culbute presque bestialement de temps à autres.

Il n'y a pas que Timothy Spall qui en fasse beaucoup, la mise en scène n'est pas toujours légère, ainsi la pauvre bonne du maitre (vraiment bonne à tout faire y compris de lui servir d'exutoire sexuel) est atteint d'une maladie de peau, vraisemblablement un psoriasis mais à la fin du film, elle semble être arrivée à la phase terminale de la lèpre! De même les scènes de rue avec des figurants qui semblent brandir au dessus de leur tête un panneau ou est inscrit je suis un figurant; on m'a demandé de traverser la rue lorsque la carriole dépasse la silhouette qui est dans l'encoignure du porche. Nous sommes dans la pire esthétique Buttes-Chaumont, ceux qui ont connu feu l'ORTF savent de quoi je parle. A contrario le montage est d'une belle fluidité et les raccords d'une réjouissante intelligence. De même le directeur de la photo a réussi à être digne des toiles de Turner, c'est dire...

Le film est construit à la manière des tableaux impressionnistes par la juxtaposition de touches. Le réalisateur, tout en les reliant subtilement au montage, n'hésite pas à laisser des blancs chronologiques entre certaines scènes. Le spectateur devra donc un peu travailler pour reconstituer la linéarité de la vie de Turner. Et c'est très bien ainsi.

Le cinéaste en s'attardant sur son dernier amour, la tenancière d'un petit hôtel à Margate, parvient in fine à rendre attachant ce grand peintre qui sous ses dehors bourrus cachait un coeur d'artichaut   

Mr Turner de Mike Leigh

Pour retrouver Mike Leign sur le blog:

http://www.lesdiagonalesdutemps.com/article-be-happy-de-mike-leigh-84238065.html

http://www.lesdiagonalesdutemps.com/article-another-year-un-film-de-mike-leigh-122567079.html

Mr Turner de Mike Leigh

Partager cet article

Repost 0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>