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366 articles avec grandes expositions et musees

Pour se souvenir du monumenta de Richard Serra

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Conjointement à l'exposition dans la nef du Grand Palais, il y avait aussi une présentation des sculptures de Richard Serra dans le jardin des Tuileries.

 

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Paris, mai 2008

 

Voir aussi:

Monumenta 2011, le Leviathan d'Anish Kapoor

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La chasse au trésor de Jean Le Gac

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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En raison d'une censure aussi inique qu'inopinée mon précédant blog a subitement disparu de la toile, victime du politiquement correct et de l'hypocrisie bigote, sans me prévenir. Pour cette raison certains billets dans leur forme initiale ont disparu à tout jamais en particulier ceux liés à des évènements ponctuels. Trouvant dommage qu'il n'y est plus de trace des expositions que j'ai visitées naguère, je me propose de réintroduire dans ce blog les photos que j'ai prises de ces évènements  ou des articles que j'ai écris ces derniers sont republiés dans leur état initial.

 

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Le Gac au travail

Les artistes contemporains qui nous font sourire et même rire (un rire admiratif s’entend), ne sont pas légion. La quasi totalité faisant même plutôt dans le sinistre et le déprimant et intime le spectateur: regardez mon installation: elle dénonce l’incurie des grands et notre fin prochaine; je suis la nouvelle Cassandre. En plus si l’on considère les tenants de l’art conceptuel qui savent dessiner et qui ne pensent pas que seul le moche, le presque rien et même le rien (je vous renvoie à la réjouissante théorie du presque rien et du pas grand chose de l’irremplaçable Cueco, http://perso.orange.fr/hotelbeury/hotelbeury_html/hotel_beury_cueco.html) nous arriverons à peine à organiser un bridge et si enfin en plus de ces qualités rarissimes on cherche que notre oiseau rare soit un pédagogue franc du collier, il n’y en a plus qu’un, c’est Jean Le Gac qui se présente lui même comme à la périphérie de l’art contemporain http://pedagogie.ac-toulouse.fr/culture/epargne/legacartiste.htm. Cela tombe bien car l’impétrant  a eu la bonne idée de m’inviter au vernissage de sa Chasse au trésor, installation sise dans la chapelle du musée d’Archéologie nationale du château de Saint-Germain-en-Laye (http://www.musee-antiquitesnationales.fr/). De quoi il retourne et à quoi cela ressemble, le mieux est de laisser la parole à l’artiste: << Pour le musée nationale d’archéologie de Saint-Germain je propose une œuvre au sol. Sur la base de couvertures militaires soudées ensemble orthogonalement, avec des variantes, aux fortes coutures apparentes formant dessin selon des périmètres inspirés des chantiers de fouille, seraient aménagées des “ouvertures”, aux formes irrégulières, où apparaîtraient des peintures sur toile fragmentaires, des textes et des photographies..;>>. C’est la description clinique de ce que l’on voit, mais ce qu’il ne dit pas c’est que surtout il nous offre un passeport pour bien des voyages imaginaires. Ce programme est en outre enrichi par la spécificité du lieu, qui fait que le soleil jouant dans les rosaces gothiques de la chapelle projette (il en était ainsi tout du mo¬ins le jour du vernissage) un feston d’ombre sur l’oeuvre.

 

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L’installation est centrée sur la figure de l’archéologue, parente, tout du moins dans l’imaginaire du peintre, mais aussi dans l’imaginaire populaire qu’il traduit si bien, d’autres archétypes rencontrées dans son oeuvre. L’archéologue ne peut il pas apparaître aux yeux de certains comme un voleur? Et il y a foule de monte en l’air chez Le Gac. Le fouilleur fut un peu espion parfois, aventurier souvent... Cet archéologue fantasmé (Indiana Jones), très années 30, possède bien sûr les attributs chers au peintre, casque colonial, bas de molletière, vareuse... Les tableaux peint par Le gac rappelle ceux de Iacovleff (www.russie.net/article.php3?id_article=1052)  le peintre qui suivit la croisière noire puis la croisière jaune en 1932, ce n’est bien sûr pas un hasard...

 

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Le Gac (http://www.postershop.fr/Le-Gac-Jean-k.html) est un des rares artistes, à l’instar d’un Bernard Faucon (http://www.bernardfaucon.net/), d’un Etienne Martin (http://www.insecula.com/contact/A009089.html) ou au cinéma d’un Podalydes, à tirer des réminiscences de son enfance, des œuvres qui ne soient pas niaiseuses mais au contraire stimulantes.

 

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Ce qu’il y a de merveilleux chez ce créateur c’est qu’il n’oublie jamais la probité de l’artisan qu’il me semble tout artiste devrait être aussi, ni le souci pédagogique, probablement hérité de son ancien métier de professeur de dessin.

 

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La mise en scène d’une activité, ici, l’archéologie, veut dire pour LeGac une profonde, observation et réflexion sur celle-ci: << Il y a en archéologie des “instants d’apparition” magiques pour un peintre quand sous la brosse délicate ou le pinceau du fouilleur se révèle par fragments un vestige du passé...>>. Comme il le raconte avec beaucoup d’élégance dans le passionnant et précieux petit catalogue de l’exposition (édition de la réunion des musées nationaux 25€, en faisant un judicieux parallèle entre le métier d’archéologue et celui d’artiste peintre.

 

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On peut voir La chasse au trésor aussi comme un hommage aux archéologues en particulier à Victor Segalen (victor.segalen.free.fr/biosegalen.htm) et à Dominique Roussel.

 

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La légèreté du plasticien n’implique pas l’inculture, mine de rien, en passant, Le Gac invite, comme il le ferait au délicieux buffet de son vernissage, ses inspirateurs, compagnons de voyage et autres mentors. En se promenant sur les planches, chemin initiatique, et aussi passerelle qui permet de découvrir cette œuvre horizontale dans cette architecture verticale, nous recevons les saluts, plus ou moins discrets, de Stevenson, Edgar Poe, Victor Segalen, Michel Butor,  H. Rider Haggard, Borges, Hergé, Pierre Edgar Jacob... Dans d’autres de ses installations nous avions eu le plaisir d’y croiser Maurice Leblanc, ou plutôt Arsène Lupin, Souvestre et Allain, je veux dire Fantomas...

 

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Il ne faudrait surtout pas penser, après cette kyrielle de noms intimidants que cette chasse au trésor soit un pensum, que l’artiste ait réussi à “alourdir” son œuvre, but qu’il s’était proposé avec cette nouvelle performance, j’ose ce terme car comme presque toujours Le Gac se met en scène par photos et dessins interposés. Voilà une œuvre qui est à la fois post moderne et subtilement autofictionnelle. L’humour est la caractéristique de cette pensée. Avec ses facéties Le Gac  nous donne le vertige, c’est un maître de la mise en abîme, et nous fait nous interroger sur la nature de l’art nous conduisant à une délectation toute proustienne.

 

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S’il revendique sa post-modernité, il n’est pas dupe de certains mirages de l’art contemporain: <<Je ne parviens plus à croire comme certains que l’art moderne fait encore question. Pour moi l’histoire de l’art moderne a été très vite plébiscité. C’est aujourd’hui une vieille dame assez conformiste qui ressasse ses souvenirs.>>. Cette lucidité est le fruit d’une longue et fructueuse réflexion: << J’ai souvent fait l’assimilation du peintre avec le détective et l’archéologue, ceux qui mènent l’enquête et dans mon cas l’enquête sur l’art - c’est à dire comment on “arrive” à l’oeuvre, l’enquête sur la “vocation” comment alors que rien ne vous destine, prédestine à cela, on devient artiste. Ce faisant, je ne suis pas là dans la déconstruction de la peinture, de ses moyens spécifiques mais dans le démontage du personnage du peintre lequel est passé de l’homme-médecine à l’artiste, puis à l’artiste plasticien d’aujourd’hui... Mon travail se situe entre image et peinture, lesquelles sont aujourd’hui inconciliables...>>

 

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Si Le Gac n’a pas tout à fait à mon sens la place qu’il mérite dans le concert de l’art contemporain, c’est peut-être qu’il est difficile d’organiser une rétrospective de son oeuvre. Comment faire se jouxter ses farces érudite? Et quel lieu pour cela, les cimaises neutres des grands  espaces habituellement dévolus aux expositions institutionnelles ne lui conviennent guère. Ne sachant jamais quel pérégrin de la blogosphère peut s’égarer sur mon site, j’ose une suggestion, bien des villes se plaignent de l’inutilité de leurs églises, heureusement aujourd’hui désertée grâce au recul de la crédulité, cela serait une riche idée d’en offrir une à Le Gac, pour qu’il expose, de façon permanente, une de ses merveilles, recyclage en accord avec ce grand “transmutateur” de l’imagerie 

 

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Saint-Germain en Laye, octobre 2007

 

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mon Le Gac, au dessus de mon lit...

 


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Le voyage imaginaire d'Hugo Pratt à la Pinacothèque de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Les heureux visiteurs de l'exposition, Le voyage imaginaire d'Hugo Pratt à la Pinacothèque de Paris feront la découverte d'un grand aquarelliste alors qu'ils ne connaissaient Hugo Pratt que comme un classique de la bande dessinée.

 

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Superman est circoncis ou pour se souvenir de l'exposition de superman au chat du rabbin

Publié le par lesdiagonalesdutemps

En raison d'une censure aussi inique qu'inopinée mon précédant blog a subitement disparu de la toile, victime du politiquement correct et de l'hypocrisie bigote, sans me prévenir. Pour cette raison certains billets dans leur forme initiale ont disparu à tout jamais en particulier ceux liés à des évènements ponctuels. Trouvant dommage qu'il n'y est plus de trace des expositions que j'ai visitées naguère, je me propose de réintroduire dans ce blog les photos que j'ai prises de ces évènements  ou des articles que j'ai écris ces derniers sont republiés dans leur état initial.

 

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L’exposition De superman au chat du rabbin, présentée au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (http://www.mahj.org/) pour laquelle on ne peut que féliciter les  commissaires Anne-Hélène Hoog et Hetty Berg, met au centre de l’histoire de la bande dessinée l’influence du judaïsme. La démonstration est étayée par plus de 200 œuvres, planches originales, journaux, document d’archive. Elle est divisée en 5 chapitres, New york dans les années 1900-1930, les super héros, zoom sur Will Eisner http://fr.wikipedia.org/wiki/Will_Eisner, les artistes américains de l’après guerre et les dessinateurs européens. D’ emblée le visiteur est conquis par la beauté et l’intelligence pédagogique de la manière dont les pièces sont mises en valeur.


 

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Will Eisner


Le premiers chapitre, aidé de photos d’archive, brosse le tableau de la vie des premiers dessinateurs juifs new-yorkais. Il sont issus de familles émigrées du Lower East Side, de Brooklyn et du Bronx. Par leurs strips ils témoignent de la difficulté de leur quotidien. Au début ils s’expriment en yiddish, puis à mesure de leur intégration en anglais où demeure encore de fortes traces de yiddish. La combinaison des deux langues est souvent source de gags. Nous constaterons à la fois que les dessinateurs juifs américains  (on devrait plutôt dire juif new yorkais tant New-York est le centre de cette activité) sont alors enfermés dans leur communauté mais aussi qu’ils ne sont guère différent quant à l’esthétique de leurs confrères goys américains ou Européen 

Ensuite on arrive à la partie, qui sans doute, passionnera le plus la plupart des visiteurs, la genèse des super héros.

Ce chapitre nous fait d’abord pénétrer dans le temps des ateliers (workshops) de dessin des années 30, l'âge d'or du comic-strip (bandes quotidiennes dans les journaux). On découvre des artistes juifs new-yorkais qui en sont issus, notamment Rube Goldberg, Harry Hershfield ou Al Capp... Le système des workshops était assez proche du fonctionnement aujourd’hui des équipes qui travaillent autour des mangakas japonais. Ce milieu et la naissance des super héros  sont décrits dans le roman de Michael Chabon http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Chabon, Les extraordinaires aventure de Kavalier et Clay. (éditions Robert Laffont et 10-18). Un livre passionnant mais très touffu et assez mal fichu que je conseille de lire après avoir visité l’exposition. Il raconte la création d’un super héros par Kavalier un dessinateur tchèque ré´cemment émigré au Etat-unis. Lui et son cousin Sam Clay montent un petit studio. Nous suivons en détail leurs difficultés pour se faire un nom. On peut reconnaître derrière Kavalier et Clay http://www.sugarbombs.com/kavalier/index.html, Jerry Siegel et Joseph Shuster, les inventeurs de Superman, mais c'est aussi une histoire du demi-siècle à la Don DeLillo que Chabon écrit avec ces aventures qui embrassent aussi les thèmes de la création, de la géopolitique, de l’ amitié, de la judéité, de l’ homosexualité...

C’est en 1933 que Jerry Siegel (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jerry_Siegel) (1914-1996), fanatique de Science-Fiction, pour le scénario et Joe Shuster (1914-1992) pour le scénario, les deux hommes se sont rencontrés adolescents au lycée de Cleveland, accouchent de Superman. Ils mettront 5 ans à lui trouver une place dans un comic book. Ce sera en 1938, dans le premier numéro d’Action comics dans lequel Superman parait sur treize pages (Archives Superman, DC comics/Panini comics 2005). Les réminiscences de la culture juive dans Superman sont nombreuses par exemple l’enfance de Superman est l’adaptation moderne du mythe de Moïse. Superman vient de la planète Krypton. Ce nom résonne comme "Tikkum olam" , un mot Hébreux voulant dire celui qui restaure la justice... Jerry Siegel est inscrit sur la liste, dans le livre Jewish 100, comme une des 100 juifs les plus influents de tous les temps aux cotés de Moïse, Henry Kissinger et Steven Spielberg...

Superman est transcription du fantasme du héros idéal, non-aryen, parfaitement assimilé et incarnant les valeurs américaines patriotiques. Par exemple il incitera la population à soutenir les boys, y compris financièrement. Dans une aventure de Superman, publiée avant l’entrée en guerre des Etats Unis, on voit Hitler en compagnie... de Staline devant un tribunal international pour répondre de leurs crimes. On aurait aimé qu’il en fut ainsi...

Le père de Siegel était un peintre d'enseignes qui avait ouvert son atelier. Il encouragea les inclinaisons artistiques de son fils. Tragiquement, il fut abattu dans son magasin par un voleur lorsque Jerome Siegel était au lycée. Ce sombre épisode est sans doute pour quelque chose dans le personnage de superman châtiant les méchants. L’histoire de la famille Siegel n’est pas sans rappeler la tragédie fondatrice du personnage de Batman (edit. Batman 1943-1944, Futuropolis 1982) qui lui est né en mai 1939 sous la plume de Bob Kane (1915-1998) (de son vrai nom Robert Kahn).


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La naissance du super héros est né de la frustration des dessinateurs qui était exploités par les éditeurs. Il ne faut pas oublier que Superman a été créé en 1933 dans le contexte de la grande dépression. Il constitue une réponse rassurante et fantasmagorique aux angoisses engendrées par la grande dépression. Cette réalité est quelque peu gauchi par l’exposition qui semble vouloir valider l’idée que les super-héros naissent d’une révolte contre Hitler. En fait ce n’est le cas que du capitaine America inventé par Jack Kirby (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jack_Kirby) (1917-1994) et Simon (http://www.leconcombre.com/biblio/abc/comics-20.html) qui sera l’emblème du pays entrant en guerre. Voilà d’ ailleurs comment Joe Simon, en 1984, racontait la création de Capitaine America: << nous étions en guerre. Et une des bandes qui marchait le mieux[ était Batman, avec sa galerie de super-vilains très colorés et amusants comme le Joker, le Penguin. Et nous pensions qu'une bonne façon de les surpasser, c'était de créer un meilleur méchant ! Et le pire méchant qui m'est venu à l'idée, c'était Adolf Hitler ! Alors nous l'avons mis sur la première couverture et nous l'avons gardé comme vilain dans la plupart des numéros du début. Nous le ridiculisions tout le temps. Et Captain America, qui n'était pas Si brillant que ça à sa naissance, pas Si différent des autres héros, s'est retrouvé un énorme succès en grande partie grâce à l'emploi d'un personnage réel, Hitler, comme méchant, plutôt que d'une menace fictive.>>.

 

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C’est ce même Kirby, grand inventeur de forme qui avec le scénariste Stan Lee, de la fin des années 50 au début des années 70 (période pour la B.D. américaine appelée silver âge) va iansuffler un renouveau aux comics américains en imaginant de nouveaux super-héros tels que Fantastic four, Hulk, X-men, Thor.

 

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Si superman s’est bien opposé à Hitler ce n’est qu’en 1939, soit 6 ans après sa création, mais il est vrai que c’est aussi la date du début de son immense succès. A ce propos il ne me semble pas que les super-héros aient repris les armes contre l’obscurantisme islamiste. Il n’y en a aucune trace dans l’exposition!  Heureusement que pour cela qu’il y a le très sioniste Shaloman et le super-héros 100% israélien Sabraman mais ils n’ont pas été invité au raout de leurs confrères.

 

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Les infatigables justiciers arboreront, quand ils le feront, des signes de leur judéité que très tardivement. Toutefois au mur on découvre un étonnant dessin original de Kirby  (http://www.universbd.com/spip.php?article2830) (1917-1994) dans lequel Ben Grimm, la chose des 4 fantastique, qui par son aspect extérieur évoque le Golem qu’il affrontera pourtant dans une de ses aventures, porte la kippa! Toutefois c’est l’expérience des camps qu’a vécu Erik Magnus Lensher comme déporté juif, qui déterminera le combat de protection des mutants qu’il mènera sous le nom de Magneto. Au sujet de cette série, il me parait pertinent d’y voir un parallélisme entre la notion de peuple élu et les super pouvoirs que possèdent les X men (ed. X men l’intégrale, Panini comics 2003_2006), même, si en raison du réalisateur des films, on a plutôt tendance a assimiler la différence des X men à l’homosexualité plutôt qu’à la judéité...

 

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Un espace est réservé à la révolte des années 50-60 qui marquent une radicalisation des auteurs. Ils se lancent dans la contestation politique et sociale, souvent par le biais de la satire : l’exemple le plus marquant est la création du mensuel Mad par Harvey Kurtzman. A ce propos l’ami avec lequel je visitais l’exposition a trouvé une nette ressemblance entre Alfred E. Neumann le symbole de la revue avec Bush junior. Je vous laisse juge; mais il est vrai qu’ils possèdent en commun la même intelligence pétillante du regard...

 

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La grande qualité de l’exposition est surtout de mettre en perspective l’histoire de la bande dessinée. Elle montre d’une manière évidente ce que doit Maus, le chef d’oeuvre d’Art Spiegelman à La bête est morte (ed. Gallimard 2007) de Calvo (1892 - 1958) (http://lambiek.net/fr/calvo_edmond-francois.html) mais aussi à la nouvelle graphique Master race de Bernard Krigstein (http://www.bpib.com/illustrat/krigstei.htm) (1919-1990) et Al Feldstein, parue en 1955. Elle met en scène  un ancien déporté qui retrouve par hasard un des tortionnaires nazis de son camp de concentration. Rien que pour la découverte de ces huit planches magistrales la visite au Musée d’art et d’histoire du judaïsme s’impose. On pressent bien aussi que sans Maus, il n’y aurait pas eu entre autres, Persépolis de Satrapi ni de Seule contre tous de Miriam Katin.

 

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C’est en 1972 que Spigelman entame Maus, le récit de la vie de son père, ancien déporté. Il paraîtra en feuilleton dans Raw. A sa suite des auteurs comme Mirian Katin, Bernice Eisenstein (http://www.evene.fr/livres/livre/bernice-eisenstein-j-etais-un-enfant-de-survivants-de-l-holocaus-27335.php), Martin Lemehman reconstitueront leur expérience de la shoa ou imagineront, comme Joe Kubert (www.bedetheque.com/auteur-2260-BD-Kubert-Joe.html) avec Yossel, 19 avril 1943, ce qu’elle aurait pu être...

 

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Joe Kubert est a lui seul une sorte de synthèse de l’exposition et est emblématique de l’évolution des dessinateurs par rapport à leur mode d’expression. Il a commencé à dessiner des super-héros et des comics de guerre, le sergent Rock (ed. Sole˙il 2004) pour ensuite se tourner vers le roman graphique avec Yossel 1943 (ed. Delcourt 2005) sur le soulèvement du ghetto de Varsovie  et aborder l’autobiographie. Il est particulièrement lucide sur sa pratique: <<Inconsciemment les croyances religieuses jouent un rôle quand on dessine des super-héros.>>.

Tout un pan de l’exposition est consacré à Will Eisner, le père du roman graphique. Mais ce n’est qu’en 1978 qu’il publiera le premier, soit 38 ans après la création de son célèbre Spirit. Vient de Oparaître aux éditions Grasset Le complot: Histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion. Une lecture indispensable pour comprendre les manipulations historiques et démasquer les moult théories du complot qui surgissent ça et là, souvent distrayantes pour qui les prend pour ce qu’elles sont, des billevesées.

 

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L’ excellence de l’exposition ne doit pas nous faire laisser notre esprit critique à l’entrée (où le visiteur est reçu fort aimablement ce qui n’est pas si fréquent dans les lieux où l’on montre l’art, tant privés que publics). Je n’avais pas visiter une exposition avec un point de vue aussi affirmé depuis celle organisée autour de la mélancolie par Jean Clair... Et pour cela aussi il faut féliciter le musée pour ce courage, en un temps de consensus artistiques mous, de nous présenter une vraie thèse, celle de mettre au centre de l’histoire de la bande dessinée la culture juive et l’histoire du judaïsme. Mais ce n’est qu’une lecture, certes pertinentes, de cette saga. Lecture qu’il n’est pas interdit de trouver quelque peu ethno centrée, car, jusqu’à preuve du contraire, des œuvres aussi capitales qu’ Influentes sur la bande dessinée telles que celles d’Hergé, Jacobs, Martin, Billal, Franquin, Schulz, Alex Raymond..., sans parler de la constellation du Manga (sauf peut-être certains livres de Tezuka) ne doivent rien au judaïsme. D’autre part l’exposition nous présente les artistes juifs américains comme parlant d’une seule voix. Il suffit de lire les déclarations de Ben Katchor (www.universbd.com/spip.php?article1763)  sur Will Eisner pour voir qu’il n’en est rien: << Ses images de New-York sont superficielles et fausses. Je les rejette complètement. Le New York d’Eisner est ancré dans les mélodrames factices du Hollywood des années 40. Il était incapable d’échapper à cette vision du monde... Certaines personnes de la génération d’Eisner étaient obsédées par le fait d’être assimilées dans la culture américaine. Du coup dans les B.D. de Superman au Spirit, il n’y a aucune notion d’ethnicité...>>.

Pourtant quoi qu’il en dise Ben Katchor  (www.katchor.com/) est bien l’héritier de Will Eisner par la prégnance de l’autobiographie dans son travail sans parler de la présence centrale de New-York, voir le juif de New-York (ed. Rackham 2007). Mais affleure chez lui comme dans les B.D. et romans graphique de Jules Feiffer, Harvey Pekar http://www.filmdeculte.com/film/film.php?id=637 (avec son American splendor), Aline Kominsky, Crumb, Diane Noemin, l’ambiguité du processus d’intégration.

 

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Ben Katchor


Avec la section réservée à l’Europe et même au reste du monde on voit combien de New-York le roman graphique autobiographique s’est essaimé de par le monde même si les auteurs juifs européens mettent plus en avant dans leur travail, la grande histoire que les péripéties de leur vie quotidienne. Ainsi dans les années 90 Vittorio Giardino http://users.belgacom.net/vittorio_giardino_universe/ dans une belle ligne claire rend hommage à l’engagement politique des juifs européens; Jonas Fink (ed. Casterman) raconte le parcours difficile d'un jeune homme, dans une Tchécoslovaquie sous la botte Soviétique; Ruben Pellejero ressuscite le Golem$ dans le cadre de l’émigration juive en Argentine.

 

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L’exposition ne manquent pas de surprises comme la présence d’Hugo Pratt, que je ne m’attendais pas à trouver là, alors qu’après un peu de réflexion elle parait évidente comme celle de Marcel Gotlib. Soyez attentif à la vitrine qui regroupe l’intégralité des numéro de la revue Raw et vous découvrirez un inattendue hommage de celle-ci à Edgar P Jacob.

 

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Il est toujours instructif et touchant de pouvoir admirer les originaux, de pouvoir y discerner les tâtonnements de la création celles de Sfar dπu chat du rabbin (ed. Dargaud) vous ravirons à coup sûr. Comme son chat, Sfar est bavard et comme lui il s’exprime intelligemment: <<Tout mon travail par rapport au judaïsme c’est de le traiter avant tout comme un fait culturel. L’aspect religieux n’en est qu’une facette, et j’ai toujours considéré la culture juive comme un élément constitutif de l’identité européenne. Mais penser le judaïsme, c’est forcément aller dans des paradoxes, des doutes... Je suis sioniste dans la mesure où je vois l’existence d’Israel non seulement comme une nécessité, mais comme un fait inaliénable... Le sionisme c’est d’abord créer la possibilité pout les juifs oppressés d’imigrer là où il le peuvent... Mais il me semble que l’on est plus juif en diaspora qu’en Palestine... Si la voix juive a quelque chose d’intéressant à dire, c’est celle de gens qui ont appris à investir dans les livres plus que dans une terre...>>.

Dans cette assemblée la particularité de Sfar éclate aux yeux. En effet sauf erreur il est le seul artiste séfarade où plus exactement qui parle du monde séfarade avec le chat du rabbin (alors qu’une autre partie de son œuvre Klezmer se rattache au monde ashkénaze) dans cette assemblée ashkénaze. Mais rien ne vient le rappeler tant semble-t-il la volonté d’unanimisme des commissaires est grande.

 

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J’attend avec impatience la parution de La Diaspora des bulles » que Didier Pasamonik prépare avec Annie Baron-Carvais depuis plus de cinq ans. il devrait paraître aux éditions Denoël Graphic en 2008.

J’espère vous avoir convaincu d’aller visiter le bel Hôtel de Saint-Aignan pour un périple dans la bande dessinée particulièrement stimulant pour les yeux et les neurones.

 

 

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De Superman au Chat du Rabbin

Du 17 octobre 2007

au 27 janvier 2008

Musée d’art et d’histoire du Judaïsme

Hôtel de Saint-Aignan

71, rue du Temple, 75003 Paris

Tél :  (33) 1 53 01 86 60

 

 

En cliquant sur le rectangle ci-dessous vous pouvez télécharger l'émission Mauvais genre de France-Culture traitant de cette exposition.

 

 

mauvais genres 20071020 De Superman au Chat du rabbin (BD et mémoires juives).zip
(7.58 MB)

 

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pour se souvenir de l'exposition du centenaire de Pierre Joubert à Versailles

Publié le par lesdiagonalesdutemps

En raison d'une censure aussi inique qu'inopinée mon précédant blog a subitement disparu de la toile, victime du politiquement correct et de l'hypocrisie bigote, sans me prévenir. Pour cette raison certains billets dans leur forme initiale ont disparu à tout jamais en particulier ceux liés à des évènements ponctuels. Trouvant dommage qu'il n'y est plus de trace des expositions que j'ai visitées naguère, je me propose de réintroduire dans ce blog les photos que j'ai prises de ces évènements.

 

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Pierre Joubert avec un jeune admirateur

photo Dominique Mauries

 

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photographies prises le 8 novembre 2010 lors de la visite de l'exposition

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Archives de la vie littéraire sous l'occupation

Publié le par lesdiagonalesdutemps


 

Il y a en ce moment deux expositions à Paris qui sont complémentaires et assez semblables dans leur forme. Elles ne sont pas immédiatement spectaculaires, étant surtout composées de documents écrits. Il s'agit à la Bibliothèque François Mitterrand de la célébration du centenaire des éditions Gallimard et à l'Hôtel de Ville de Paris, Archives de la vie littéraire sous l'occupation. Ces deux manifestations sont passionnantes pour tous ceux qui s'intéressent à la vie intellectuelle française au XX ème siècle. Elles méritent chacune au moins trois heures pour bien en appréhender leur richesse. L'exposition Gallimard couvre tous les métiers du livre, le choix des manuscrits, la fabrication de l'objet livre de sa maquette à l'imprimerie, sa vente, sa mise en place en librairie, sans oublier la publicité. Les deux expositions sont essentiellement composées de vitrines, bien éclairées sur lesquelles on peut se pencher à loisir pour lire les fabuleux documents qu'elles contiennent, certains très émouvants comme les paperoles de Marcel Proust du coté de Gallimard ou la photographie de la librairie de Jeanne Wagner, assassinée par les nazis. Il y a tout de même à regarder également sur les murs et à voir sur les quelques écrans qui égayent ces deux expositions. Il m'a été tout à fait impossible de photographier dans l'exposition Gallimard et très difficilement dans celle à l'Hôtel de Ville, la photographie étant interdite dans les deux manifestations. Sans me vanter, je connaissais assez bien les deux sujets si bien présentés et pourtant, en particulier dans l'exposition sur la vie culturelle sous l'occupation, j'ai pu mesurer en les parcourant et les reparcourant toute l'étendue de mon ignorance qui s'est trouvé moins béante en sortant de ces deux lieux. J'ai été assez surpris par exemple de lire une lettre d'Henry de Montherlant aux autorités allemandes en la personne de Karl Epting pour faire libérer Benjamin Crémieux.

 

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A noter la superbe affiche qui très intelligemment fait la synthèse en une image de l'occupation allemande en France.

Si vous ne pouvez pas vous rendre dans ces deux exposition rassurez vous les deux magnifiques catalogues rendent presque complètement justice à l'énorme travail qui a été nécessaire pour monter ces deux opérations. Ils permettent en outre de lire tranquillement presque tous les documents qui y sont présentés.

 

1911-2011 Gallimard, un siècle d'édition

Bibliothèque Nationale de France, site de la Bibliothèque François Mitterrand

jusqu'au 3 juillet 2011

 

Archives de la vie littéraire sous l'occupation

Hôtel de Ville de Paris

(entrée gratuite) jusqu'au 9 juillet

 

 

 

 

 

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Animaux sans réserve au Musée Cernuschi

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Le musée Cernuschi est un musée trop discret à Paris en regard des trésors que l'on peut y voir, en particulier en ce moment avec cette exposition, Animaux sans réserve, qu'aucun amoureux des arts et des animaux ne devrait manquer. Elle présente de superbes pièces, habituellement non présentées, ayant pour thème l'animal. La collection permanente mais néanmoins aussi l'art animalier en valeur, d'ailleurs mes photos mélange des éléments de la collection permanente avec celles de l'exposition temporaire. Ce très agréable musée, situé à la lisière du parc Monceau, 7 avenue Vélasquez est gratuit, de surcroit les photographies y sont autorisées, à condition de ne pas utiliser le flash. Les cartouches informant le visiteur sont aussi clairs que passionnants. Un très joli petit catalogue avec de belles photos reprend certaine des explications que l'on peut lire durant la visite et il ne coute que trois euros! Loin de la foule cette exposition me semble particulièrement indiquée pour sensibiliser les enfant à l'art. J'ajoute que l'accueil est charmant et les gardiens prévenant et souriant. Quelle bonne adresse!

 

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Le musée Cernuschi doit son existence à Henri Cernuschi un économiste et banquier d'origine italienne qui a donné ce bel hôtel particulier qu'il s'était fait construire, à la ville de Paris ainsi que les oeuvres d'art provenant des voyages du maitre des lieux en Asie qu'il contenait. Le musée a été inauguré en 1898 deux ans après la mort du mécène.  Depuis la collection a été régulièrement enrichie. La pièce la plus spectaculaire est le grand boudha.  



 

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vase dit de la tigresse, Chine XII ème siècle av J.C.    

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travail japonais de la période Edo    

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grues et daims, Japon période d'Edo    

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oie couchée, terre cuite, Chine, 200 av J.C.    

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Terre cuite, Chine VIII ème siècle    

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brûle parfum, Japon XIX ème siècle    

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Japon, XIX ème siècle    

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brûle parfum, Japon XIX ème siècle    

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pigeons et fleurs de Chen Zhifo (1896-1962) Chine    

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Japon, XIX ème siècle    

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Shachihoko, Japon, époque Meiji (don de Renée Vivien)    

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Japon XIX ème siècle    

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Gibbon de Zhang Dagian (1899-1983) Chine    

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Renard, Japon, 1826    

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Tanuki    

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Tanuki, Japon époque d'edo    

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Tanuki, époque d'Edo    

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Monumenta 2011, le Leviathan d'Anish Kapoor

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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J'ai visité les quatre expositions Monumenta. C'est une très grande idée que de confier durant quelques semaines, la nef du Grand Palais à un artiste contemporain. Après Anselm Kiefer qui avait essuyé les plâtre et n'avait pas vraiment joué le jeu, puisqu'il avait scindé l'espace de la nef, Richard Serra qui était resté fidèle à lui même et ne m'avait pas vraiment surpris, habitué que j'étais de ses expositions et Christian Boltanski dont l'installation m'avait beaucoup ému; voici le Léviathan d'Anish Kapoor. Une énorme structure gonflable, sorte d'énorme trèfle à trois feuilles dans laquelle on pénètre. On rentre par une petite porte, le vagin ou le sphincter de l'animal, pour se retrouver dans un espace moite dans une lumière rouge et changeante. On ne peut errer que dans l'espace vide de, si je poursuis ma métaphore botanique, dans ce qui pourrait être la tige du trèfle. Les parois de cet espace ayant une pente escaladable, j'étais très tenté d'aller voir dans "les feuilles" mais ce n'est évidemment pas permis. Anish Kapoor est à mon sens, le seul dans le cadre de Monumenta qui a réussi a apprivoisé la terrible lumière de la nef du Grand Palais.

Images de l'intérieur du Leviathan

 

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Images de l'extérieur du monstre qui ressemble alors à un extravagant zeppelin échoué que l'on ne peut pas appréhender visuellement dans sa totalité. Le jeu des courbes de la bête-plante avec les lignes du Grand Palais est un bonheur pour le photographe...

 

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Paris le 18 mai 2011

 

     

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Dogon au musée du quai Branly, les masques

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

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Paris, avril 2011

 

La magnifique exposition sur les dogons est scindée en trois parties, tout d'abord les sculptures, puis viennent les masques qui font l'objet du présent billet et enfin ce qui constituait l'environnement des créateurs des masques et de cette superbe statuaire.

 

Ci dessous en cliquant sur leur titre vous pouvez accéder aux Billets que j'ai déjà consacré à cette exposition.



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Pour se souvenir de l'exposition Edmond Moirignot à la mairie du VI ème arrondissement

Publié le par lesdiagonalesdutemps

En raison d'une censure aussi inique qu'inopinée mon précédant blog a subitement disparu de la toile, victime du politiquement correct et de l'hypocrisie bigote, sans me prévenir. Pour cette raison certains billets dans leur forme initiale ont disparu à tout jamais en particulier ceux liés à des évènements ponctuels. Trouvant dommage qu'il n'y est plus de trace des expositions que j'ai visitées naguère, je me propose de réintroduire dans ce blog les photos que j'ai prises de ces évènements.

 

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Paris le 18 janvier 2011

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