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383 articles avec grandes expositions et musees

Pompéi, un art de vivre au Musée Maillol

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Tout comme le musée d'Orsay, la fondation Maillol a fait un lifting mais si celui d'Orsay avec des moyens sans commune mesure avec celui-ci n'est guère convaincant avec ses murs gris tristes, le musée Maillol a réussi son rajeunissement. Si comme à son habitude, le musée Maillol présente une exposition originale et intéressante pour la première fois la muséographie est soignée et même l'accueil est devenu aimable.

Seule bémole une surface insuffisante pour le sujet proposé, la vie quotidienne à Pompéi. La catastrophe qui anéantit la ville et la plupart de ses habitants fut une chance pour la connaissance de la vie quotidienne au début de l'empire romain, même s'il serait abusif de généraliser à tout l'empire la façon de vivre dans cette ville.

La plupart des pièces d'une qualité exceptionnelle qui sont présentées viennent du musée des antiquités de Naples. Ces merveilles sont bien mieux présentées à Paris qu'en Italie, ce qui n'est pas bien difficile. Il reste néanmoins que le musée de Naples est l'un des plus beaux que l'on puisse voir, il possède entre autres la plus belle statue d'Antinous. Il faut aussi préciser qu'il souffre encore plus qu'un autre de la maladie de la fermeture temporaire et partielle. Il m'a fallu trois visites pour le voir entièrement...

Revenons à Paris, malgré l'exiguité de la surface, les commissaires ont eu la bonne idée de proposer, comme au Metropolitain de New-York, une reconstitution d'une pièce d'une villa de Pompéi dont on peut voir à l'entrée, une belle maquette.

L'exposition est divisée en plusieurs sections qui se veulent un panorama du quotidien du citoyen pompéien, la cuisine, on peut voir de beaux ustentiles, la maison, la religion domestique... Il est toujours surprenant, même si on connait la civilisation romaine de voir la qualité des objets usuels comme cette vaisselle en verre. Au milieu du premier siècle l'ancienne technologie phénicienne et égyptienne du verre fondu est arrivé à Pompéi. L'invention du soufflage à la canne ou dans un moule permet de développer une production en série et ainsi de rendre accessible des objets en verre au plus grand nombre.

Mais la section qui attire le plus est celle titrée Eros dans la maison (une pancarte prévient que cette pièce est déconseillée aux mineurs). On peut y voir des peintures et surtout quelques sculptures et objets phalliques. Le petit sexe ailé en bronze est une merveille.

Pour résumer une belle exposition qui aurait néanmoins demandé d'être plus vaste. 

 

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Paris, Novembre 2011    

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Sempé à L'hôtel de ville de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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C'est une belle exposition, une fois de plus que nous propose la mairie de Paris à la fois populaire et sérieuse dans sa présentation dont on sort réjoui. Pour cet agréable résultat il faut tout de même préciser qu'il faut patienter de longues minutes pour s'esbaudir devant les dessins de Sempé, soigneusement encadrés, car en raison d'une part de la relative modestie du format des oeuvres et d'autre part de la géographie de la première salle de l'exposition où l'on est obligé d'être à la queue leu leu pour admirer les dessins de Sempé dont beaucoup demandent d'être examinés avec soin, les visiteurs entrent seulement par petits groupes.

Toutes les images qui illustrent cet article proviennent des photographies que j'ai prises lors de ma visite. Celles-ci ne transcrivent que très imparfaitement ce qu'est cette belle rétrospective, dont le titre n'est guère éclairant, par exemple elles ne montrent pas les séries comme celle autour du personnage de Lambert qui sont de véritables expertises drolatiques de la société française qui m'ont évoqués "Les choses" de Pérec. Sans doute parce que le monde de Sempé est indissociable  des années soixante et soixante dix montrant une France bourgeoise et petite bourgeoise blanche assez éloignée de celle d'aujourd'hui enbarbarisée.

On peut diviser les oeuvres exposées en trois catégories tout d'abord celles, principalement du début de carrière qui relève du gag visuel comme on en trouvait hebdomadairement du temps de mon enfance dans Marius, France-Dimanche ou encore Ici-Paris, ce que l'on appelait alors les journaux à blagues dans lesquels on retrouvait les signatures de Jean Bellus, Kiraz, Tetsu, Barberousse, Kiraz..., les oeuvres, unitaires ou en séries, à teneur involontairement sociologique, qui confrontent le petit homme au monde trop vaste pour lui et enfin les  contemplatives, souvent des aquarelles qui disent toutes la tendresse qu'éprouve Sempé pour le bel ordinaire.

Encore plus que d'habitude, il est recommandé pour cette exposition de prendre son temps et de contempler longuement la plupart des dessins où le gag nait souvent d'un détail que laissera échapper le visiteur trop pressé. 

 

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pour se souvenir de Sacha Guitry à la cinémathèque

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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L’émotion n’est pas toujours présente dans les grandes exposition, ici elle est permanente et d’une teneur particulière, tant on a le sentiment d’entrer dans l’album de photo de quelqu’un par effraction. J’ai eu d’autant cette impression pour ma deuxième visite aux salles d’exposition de la cinémathèque, la précédente était pour la belle évocation d’Almodovar, que j’étais presque seul à me pencher sur les précieuses vitrines. Mais tout l’intérèt de cette exposition qui aborde toutes les facettes de la vie de Sacha Guitry,  tient à ce qu’il à constamment mis en scène son intimité pour la nourrir de son travail et vice versa. L’essentielle des pièces exposées sont des photos, il est donc conseillé d’éviter les heures d’affluence. Sur ses photo nous voyons le maître avec tout ce que le premier quart du vingtième siècle à compté  comme personnalités artistiques. On a l’impression que sacha Guitry était l’intime avec toutes les personnes qui comptaient alors et cela dés son plus jeune âge grâce à la notoriété de Lucien Guitry , l’un des acteurs les plus célèbre de son temps auquel est consacré une large part de l’exposition. On voit par exemple sacha enfant en compagnie de Tristan Bernard  En écrivant ce dernier nom je réalise combien l’enthousiasme devant cette manifestation risque de ce briser sur l’ écueil de l’ignorance.
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J’ai pu vérifier que nos jeunes générations ne savent un peu près rien de Sacha Guitry et de son monde. Comme disait mon grand père, déjà, qu’est ce qu’ils apprennent à l’école? A peu près rien nous le savons bien, mais le sujet est tabou. Ce qui est certain c’est que dans les écoles, collèges, lycées et autres lieux où l’on remise la jeunesse faute de ne savoir qu’en faire les noms de Guitry, Bernstein , Porto-Riche , Rostant, Mirbeau , Anatole France, André Messager , Reynaldo Hahn ... ne sont quasiment jamais cités. Ils ne l’étaient pas plus du temps où je croupissais devant les tableaux noirs; mais à l’époque de mon enfance, dans les années soixante, existait l’ ORTF, il est bon de s’en souvenir à l’aune de la récente déclaration présidentielle sur la télévision publique... Grâce à ce machin, entre disons huit et dix huit ans, j’ai vu à peu près tous les films de Sacha Guitry. Ils ne passent plus sur les chaînes hertziennes car étant en noir et blanc ils n’intéresseraient plus le grand public! A-t-on jamais vérifié cette assertion péremptoire? Pour la plupart je ne les ai jamais revu ces film et pourtant pour certains j’en ai un souvenir vif. Le plat de champignons des “Mémoires d’un tricheur”, le défilé des guillotinés de “Si Versailles m’était compté”, le génial avocat bafouillant, interprété par Darry Cowl dans “assassin et voleur”, la scène du crime dans “La poison”... sont encore très présent dans ma mémoire plus de quarante ans après avoir vu ces films. A-t-on besoin de souligner leur qualité quand ces souvenirs en sont la meilleure preuve...
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La lecture d'un articulet, signé Jean-Baptiste Baronian, dans leMagazine littéraire  de ce mois montre combien certains plumitifs se berce d'illusions s'entourant de mensonges qui sont autant de coussins moelleux à leur aveuglement. Ce monsieur écrit: << A la mort de Sacha Guitry beaucoup avaient prédit que ses pièce de théâtre et ses films ne tarderaient pas à tomber dans l'oubli et qu'en quelques années il ne resterait plus rien de sa personnalité à la fois encombrante et flamboyante. C'est tout le contraire qui se passe et cet homme dont la prétention suprême consistait "à ne pas plaire à tout le monde" n'est pas loin de faire l'unanimité et d'être perçu comme un des plus grands dramaturges et l'un des plus grand cinéastes de la première moitié du XX ème siècle...>>. Mais ce n'est qu'un mirage, que Baronian constate la moyenne d'age des visiteurs de l'exposition et celle des spectateurs de "Mon père avait raison" , donné actuellement au théâtre Edouard VII   , et il arrivera aux alentours de 80 ans. Je le répète faute d'éducation, d'instruction et de transmission la culture française est morte, le New-York Times a parfaitement raison (voir article précédent). Est il possible d'inverser la tendance? Enfin si vous n'êtes pas entièrement déculturé vous prendrez un grand plaisir à cette visite - fin de l'incise -

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Et puis il y avait mon grand père, toujours lui, qui me parlait des frasques du maître (cette transmission familiale existe-elle toujours?), et des revues que Guitry signait et que mon aïeul, d’abord au promenoir puis à l’orchestre, l’ embourgeoisement aidant, ne ratait jamais. Et c’est une des grandes réussite de la cinémathèque   que de faire revivre ces spectacle par les photographies mais surtout par le son et l’image. On se régale ainsi de voir Pauline Carton  entonner “Sous les palétuviers” ou une jeune Annie Cordy tournoyer sur scène en poussant la chansonnette. J’ai été fort surpris de voir et entendre Gérard Philippe en costume napoléonien s’essayer au chant. On comprend d’ailleurs pourquoi il n’a pas persévéré. 

Autre révélation en tout cas en ce qui me concerne celle du Sacha Guitry dessinateur, cet homme avait vraiment tous les talents, dont les œuvre font un peu penser à celles de Caran Dache ... J’ai aussi découvert le Sacha Guitry grand collectionneur de sculptures et tableaux prestigieux dont certains seront présentés dans l'exposition (Coco écrivant de Renoir, Les Célébrités du Juste milieu de Daumier...).
Curieusement pour une exposition organisée par la cinémathèque les films de Sacha Guitry ne sont pas mis en avant, il y a bien quelques photos de plateaux et même un petit film sur un tournage mais peu d’affiche et peu de choses sur la réception critique de l’oeuvre sinon un bel hommage de Truffaut sur la mise en scène de l’auteur de “Désiré”.

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Malgré quelques oublis et impasses, presque rien sur la période 39-45, ce sont surtout les années de jeunesses qui sont privilégiée, voilà une exposition où l’on ne s’ennuit jamais, à condition, comme je le mentionnais plus haut , d’avoir quelques lumières sur les acteurs de l’époque, et où vous irez de découvertes en surprises si vous avez la chance de pénétrer dans le beau bâtiment de la cinémathèque qui à lui seul vaut le détour. Si la muséographie est moins flamboyante que pour la rétrospective Almodovar, mais le sujet s’y prêtait plus, elle est très efficace et agréable. Le parcours mêle thèmes et chronologie d’astucieuse manière. 
L’ exposition est trop petite, Il faudrait le double de surface pour faire le tour de l’ œuvre  gigantesque de ce dandy qui était surtout un forçat de travail.

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pour se souvenir d'Arcimboldo au musée du Luxembourg

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Arcimboldo  (1526-1593) est de ces peintres que l’on croit connaître parce on a jeté de nombreuse fois un œil sur quelques une  des nombreuses reproductions que nous avons croisées et, si l’on est un habitué des musées,  vu un ou deux  de ses originaux. On se sera peut être même esclaffé devant un de ces portraits fait d’objets, de fruits, de feuilles, chacun de ces éléments minutieusement peints qui forme un tout étonnant et nous serons passer à autre chose... L’exposition du musée du Luxembourg  sera donc une découverte pour beaucoup. Celle d’un homme dont l’étendu du talent est aujourd’hui méconnu. Arcimboldo peu ou prou tenait le rôle à la cours des Habsbourg que Léonard de Vinci tint auprès de françois I er. D’ ailleurs on peut penser qu’ Arcimboldo se voyait (et peut être se rêvait) comme le nouveau Léonard. Il était à la fois un portraitiste de cour, les portraits des jeunes princesses d’Autriche sont remarquables, un grand ordonnateur des fastes royaux, On voit un très intéressant album réalisé par l’artiste pour montrer au monarque et lui donner ainsi une idée des réjouissances futures, un inventeur il a mis au point une méthode pour apprendre la musique à partir des couleurs et surtout le peintre extravagant de ces portraits pièges par quoi il a été redécouvert par les surréalistes au début du XXème siècle après avoir été oublié trois siècles. Cet oubli après le célébrité considérable qu’Arcimboldo a connu de son vivant rend l’attribution de ses peintures non extravagantes difficile. Ces fameux portraits sont les seuls que l’on peut lui attribuer avec certitude. La scrutation attentive de ses tableaux est indispensable et plein d’enseignements; on découvre d’abord, si l’on ne considère pas le tout de ces portrait mais si l’on se focalise sur les éléments qui les constituent par exemple un formidable peintre animalier. Le tableau intitulé “l’eau” composé de poissons et de coquillages juxtaposés est me semble t - il le plus remarquable. Il ne s’agit pas non plus d’un collage de figures qui aurait un rendu plat, l’artiste réussit à donner du volume à l’ensemble. Mais Ce qui est le plus extraordinaire c’est arcimboldo parvient a une ressemblance avec son modèle car la plupart de ces représentation ne sont pas des portraits générique d’êtres fictifs. Il parvient dans ses images bizarres et facétieuses a donner une expression et une idée du caractère de son modèle, comme tous les grands portraitistes. 
Encore plus curieux sont les tableaux pouvant se lire dans un sens et dans un autre comme cette toile qui nous montre une jatte remplie de différents légumes mais qui si on la retourne devient le portrait d’un “jardinier”, habilement présentée, un miroir nous permettant de découvrir ces deux tableaux en un seul.
L’exposition nous suggère avec délicatesse en nous montrant la galerie de portrait, due à un peintre anonyme contemporain d’Arcimboldo, de la famille de l’homme velu qu’à cette époque, la place du monstre, de l’extraordinaire au sens premier du terme, ce que l’on ne rencontre pas dans le quotidien, n’était pas la même qu’aujourd’hui. Il ne faut pas oublier que les tableaux que nous voyons sont contemporain de l’immense vogue chez les grands et les gens fortunés d’alors des cabinets de curiosités où se côtoyait dans un effarant bric-à-brac le précieux, le bizarre, l’hideux et le merveilleux, l’exotique et le trivial, mais toujours le rare de ce temps. Toujours dans un louable esprit pédagogique l’exposition nous montre que la zoomorphie n’est pas une invention de Arcimboldo, pas plus que celle de représenter des visages avec des objets et choses variées. A ne pas rater la surprenante assiette, dont la reproduction n’est malheureusement pas en vente à la boutique du musée, une vraie bourde commerciale, attribuée à Francesco Urbini  qui a pris au pied de la lettre l’expression tête de noeuds en faisant un portrait composé que de phallus. La carte reproduite ci-dessous est elle en vente à la librairie du musée. ne cherchez plus le support de vos prochains veux, vous venez de le trouver!.

 

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Cet accrochage est aussi un exercice de perception plus que jamais il faut voir les toiles à différentes distances loin pour appréhender le tout, près pour goûter l’excellence de l’exécution des détails.
Amis de l’étrange et du bizarre l’exposition de ce peintre de cour dont la fonction officielle n’a fait que titiller son extravagance est un régal pour les yeux et l’esprit.

 

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Blabla  et matoo  ont également rendu visite à cette exposition et leurs sagaces regards sont comme d’habitude revigorants.

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mon florilège du musée d'art moderne de Tokyo, Japon

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Le sanctuaire de Yasukuni-jinja, Tokyo, Japon

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Le sanctuaire shintoiste de Yasukuni-jinja est un immense espace dédié aux 2,5 millions de combattants qui se sont sacrifiés pour défendre leur pays de 1868 à la fin de la seconde guerre mondiale. Il a été créé en 1868 alors pour honorer les défunts de la guerre civile qui a précédé l'avènement de l'ére Meiji. C'est aussi un des nombreux oasis de calme et de verdure de la capitale japonaise. On y rentre en passant par une grande porte qui ouvre sur une large allée jusqu'à la statue de Omura Musujiro (1824-1869) l'initiateur de l'armée japonaise moderne. Puis on passe sous un immense torii pour accéder au sanctuaire proprement dit.

 

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Outre le temple et les différents lieux dédiès à des activités traditionnelles, scène de théâtre Nô, salle pour les rencontres de sumos... le principal intérêt de l'endroit est le musée Yushukan qui présente un panorama, surtout à partir de l'ère Meji des guerres qu'a livrées l'armée japonaise.

 

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Les collections sont impressionnantes, avec à l'entrée un véritable "zéro", l'avion emblêmatique de l'aviation japonaise durant la dernière guerre. 

 

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De nombreuses vitrines pédagogiques, même pour ceux qui ne lisent pas le japonais (il y a quelques indications en anglais), évoquent les grandes batailles de l'armée japonaise. Dans certaines de ses présentations, on peut voir des effets personnels de soldats tombés au combat, uniforme taché de sang, lettre à la famille...

 

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Plusieurs tableaux et quelques sculptures sont mis au service de l'héroisation du soldat japonais...

 

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Le tableau immédiatement ci-dessus montre les vedettes suicides qu'à la fin de la guerre les japonais lancèrent contre les navires de guerre américains. Ces gestes héroiques, tout comme ceux des pilotes des avions kamikazes ou des marins qui dirigeaient les torpilles suicides provoquèrent que peu de dégâts à la flotte américaine.

De superbes maquettes de la flotte nipponne de la dernière guerre donnent une réalité matérielle au lecteur passionné de Zipang que je suis...

 

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La salle la plus spectaculaire est celle présentant une réplique d'un planeur utilisé par certains kamikazes ainsi qu'un sous marin torpille monoplace utilisée pour des opérations suicides. Un manga très intéressant de Syuho Sato, L'ile des téméraires, raconte cet épisode des torpilles suicides. 

 

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Une vaste vitrine offre une reconstitution impressionnante d'une attaque de navires américains par une escadrille américaine. 

 

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Le plus émouvant sont les murs de photographies de tous ces jeunes hommes qui sont morts au combat.

 

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Tokyo, octobre 2011

 

<< Je ne manque jamais d'aller à Tokyo, au temple de la guerre, le Yasukuni (...) Un geste, un voeu qui voudrait protéger le nouveau Japon? Je ne sais, mais c'est ainsi. C'est aux jeunes hommes que je soge, les morts d'hier et ceux que je croise dans les rues, c'est tout un peuple pris au piège par une clique dénaturée. Vaincre, oui. Mais honorer les morts honorables. D'aillerrs, c'est une affaire entre soi et soi: les mort s'en moquent.>>.

Claude Michel Cluny, L'or des dioscures 

 

Très bonne émission de la fabrique de l'histoire sur entre autre le sanctuaire et qui donne la parole aux nationalistes japonais. Pour l'écouter cliquez sue la flèche ci-dessous.

 

La Fabrique de l'Histoire

La Fabrique de l'Histoire

Syndiquer le contenupar Emmanuel LaurentinLe site de l'émission
Emission La Fabrique de l'Histoire

du lundi au vendredi de 9h06 à 10h

Ecoutez l'émission54 minutes

Seconde Guerre Mondiale au Japon - 2/4 0

15.06.2010 - 09:05 Ajouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

L’extrême droite japonaise ou comment patriotisme rime avec révisionnisme ! , un documentaire de Alain Lewkowicz, réalisée par Doria Zenine

 

Au Japon, les révisionnistes et autres négationnistes n’existent pas ! on est « acceptionniste » ou « non acceptionniste » d’une version de l’histoire écrite par les vainqueurs au moment de la reddition sans condition de l’empire impérial déchu le 9 septembre 1945. Une histoire qu’une partie de la population japonaise qualifie d’officielle et qui ne présenterait qu’une version partielle et idéologiquement orientée au service d’un impérialisme américain soucieux d’humilier la nation japonaise dont l’identité et les fondements s’incarnaient en la personne de l’empereur, véritable divinité vivante. Disciple de Yokio Mishima, écrivain brillant, exalté et nationaliste militant, l’extrême droite japonaise tente de réécrire l’histoire d’un Japon qui ne saurait s’appréhender autrement que comme victime. Celle des bombes atomiques américaines. La défaite et ses conséquences, on ne veut plus en entendre parler. Jour après jour, les 100 000 militants extrémistes que compte l’archipel tentent de revenir aux fondamentaux : « Le samouraï vaincu, en se faisant seppuku, renverse sa défaite en victoire ».

Avec Tsuruoka Hiditochi, Kimiko Nezu, Yamaura Yoshihisa, Yuko Tojo, Daphné Ogawa

 

Il n'est pas inutile d'écouter l'émission ci-dessous avant de visiter le sanctuaire

 

 

2000 ans d'histoire 2009 06 30 Le massacre de Nankin (rediff 2007 12 13).mp3

 

Pour retrouver Tokyo sur le blog:  sanctuaire de Yasukuni-jinja,  Le jardin national Shinjuku-Gyoen, Tokyo, Japon,  mon florilège du musée d'art moderne de Tokyo, Japon,  un soir à Shibuya, Tokyo, Japon,  Le bureau de Goebbels à Okaihabara, Tokyo, Japon,  Un joli photographe sur Ginza, Tokyo, Japon,  Contrastes japonais du parc Hama Rikyu à Tokyo,  la jeunesse tokyoite fait les magasins...,  Mandarake à Tokyo,  Takeshita dori, la rue la plus animée de Tokyo,  Tokyo, Shibuya street art et garçons à Tokyo hommage à Rotella ? à ... Tokyo Tokyo, la nuit

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pour se souvenir de Babylone au Louvre

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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statuette aux bras articulés

Si Sémiramis, Nemrod ou autre Nabuchodonosor ne sont pour vous que des noms vides de sens, il faut courir sans tarder au Louvre pour y découvrir l’exposition consacrée à Babylone, qui se situait dans l’antiquité non loin de l’actuel Bagdad. Au bout de deux bonnes heures ils deviendront vos familiers... L’exposition rappelle celle en ces mêmes lieux vouée à Praxitèle, il y a quelques mois où comment monter un événement sur un thème lorsque l’on a peu à montrer sur celui-ci. Une contrainte que les conservateurs du Louvre contourne brillamment. En effet des fameux jardins suspendus de Babylone et de la légendaire tour de Babel, sise dans la ville, il ne reste que fort peu de choses.
L’exposition est divisée en deux parties bien distinctes. La première offre à notre admiration des objets de la civilisation babylonienne, de culte pour la plupart, trouvés sur place ou le plus souvent récupéré dans les pénates des nombreux envahisseurs qui pillèrent le site, et ceci dès la plus haute antiquité. Pas de pièces monumentale, si l’on excepte la belle stèle de basalte noir du code Hammurabi. Une mémère mafflue qui me poussait de ses mamelles stérile mais néanmoins volumineuses, caquetait de c’était un sexe de noir, quant à moi elle m’a fait immédiatement penser au pouce mégalomane du sculpteur César...

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La presque totalité des objets sont disposés dans de spacieuses vitrines insérées dans les murs des salles. Quelques statuettes votives d’une finesse exceptionnelle dont les plus anciennes remontent à plus de 2000 ans avant J.C. sont de belles découvertes pour moi, surtout les deux pièces qui ont des bras articulés. Il y a aussi quelques témoignages de la vie d’alors comme ces superbes sceaux cylindriques qui ne dépassent que rarement 4 centimètres, remarquables par la précision de leur gravure.

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Si ces merveilles sont présentées dans d’élégantes vitrines ces dernières présentent quelques aberrations qui nuisent au confort de la visite. Tout d’abord les cartouches explicatifs sont placés très bas, lumbagos garantis pour les géants; ensuite les légendes sont écrites en très petits caractères et enfin comble du sadisme, les étiquettes ne sont pas placées sous les objets qu’elles commentent mais dans le plus grand désordre; cette disposition fantaisiste occasionne pour le spectateur un va et vient malcommode entre l’oeuvre et son commentaire. Si l’on ajoute que si l’exposition semble échapper aux hordes asiatiques qui galopent dans le reste du musée et aux tribus de sauvageons qui encombraient la semaine dernière, le salon du livre lors de ma visite, elle semble visitée que part une population cacochyme quasiment ingambe devant laquelle j’étais partagé entre l’exaspération devant le temps qu’elle mettait à déchiffrer les cartouches explicatifs et l’admiration pour la soif de connaissances d’êtres ayant déjà un pied dans la tombe.
Pour toutes ces raisons je vous conseille de choisir la nocturne pour votre visite et de prendre l’audio commentaire qui n’est pas redondant avec les explications écrites sur les murs des salles.

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Pazuzu

Mais ces petits désagréments furent balayés par la joie indicible de découvrir Pazuzu en trois dimensions. Pazuzu autrement dit, fils de Hampa, le roi des mauvais esprits, des vents, qui sort violemment des montagnes (inscription au dos de la statuette); je suis bien conscient que seul les fervents de Tardi peuvent comprendre ma félicité.

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Grand autre moment la confrontation avec une reine de la nuit que l’on peut imaginer assez différente de celle dont mozart rêvait composant la flûte enchantée... On peut voir aussi de nombreuses tablettes d'argile dont une avec le récit du déluge qui inspira très probablement celui de la Bible.

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La reine de la nuit
La deuxième partie de l’exposition est bien différente de la première. Elle se propose de montrer la fortune où plutôt l’infortune de Babylone dans l’imaginaire des hommes en occident et en orient depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. La réputation de Babylone a toujours été ambivalente dans les fantasmes de l'humanité. Elle fut positive par le souvenir de ses mythiques jardins suspendus et de sa tour de Babel où tous les hommes se comprenaient mais c’est tout de même son images négative qui prévalue au fil de l’histoire. La ville, à l’instar de Sodome et Gomorrhe, symbolisa la cité de toutes les débauches. Cette désastreuse réputation fut surtout propagée par les juifs qui ne pardonnèrent pas à Nabuchodonosor (605-562 av. J.C.) sa conquête de Jérusalem et la déportation des hébreux en Babylonie. Principal fait qui engendra dans le temps et dans l’espace une histoire romancée de Babylone souvent peu amène.

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Babylone vu par Oliver Stone dans son film Alexandre

Ce sont de multiple facettes de l’image que se sont fait les hommes d’une Babylone fantasmée qui nous sont proposées sur des support différents du livres enluminé au film en passant par la peinture.
Le clou de ce deuxième volet en est “la tour de Babel de Bruegel qui a fait le voyage de Rotterdam.

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La tour de Babel (détail) de Bruegel
Mais s’est devant un autre tableau que je me suis esbaudi, "Le festin de Balthasar" de John Martin. Cette merveille qui est habituellement à New Haven à mon avis vaut à elle seule la visite à l’exposition. Le Louvre ne possède qu’une peinture, acquise très récemment de cet immense artiste qui pâtit de l’incomprèhensible et immémoriale dédain qu’on les français pour la peinture anglaise. Mes fidèles lecteur auront compris que je ne partage en rien cette coupable défiance.

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Le festin de Balthasar de John Martin que l'on peut voir dans l'exposition

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une autre version de la scène par John Martin
Il faut que je vous confesse que les tableaux de Martin furent une de mes illumination lors de mon très lointain premier voyage à Londres. Cet artiste est l’une des personnes à qui je dois mon amour de la peinture. Peut être que je n’aimerais pas autant Rothko aujourd’hui si je n’avais pas découvert John Martin à seize ans.

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L'architecture de Babylone vue par John Martin
Martin dans ce tableau se montre un précurseur du cinématographe de Grifith, dont est projeté un extrait d’”Intolerance”, de Cecil B De Milles et autre Oliver Stone, un des grands oubliès. Le peintre a accompagné son oeuvre d’un précis de lecture véritable panotage transversal sur le tableau. Il préconisait une lecture en trois temps qui correspondait au trois moment de l’action: “la protasis” qui correspondait à l’effet de surprise lié à l’apparition divine des lettres de feu (à gauche), l’épithasis qui correspond au face à face du roi et de Daniel et la catastrophe qui amène le spectateur à scruter l’agitation des arrières plans. L’artiste tente de concilier l’unicité de point de vue et la multiplication des péripéties dont certaines me demeurent énigmatiques comme l’attentisme de ce crocodile tout en bas à droite. Avec ce tableau Martin est novateur et va à l’encontre des règles de la peinture néoclassique dont celle des unités qui favorisait une compréhension globale du sujet. Martin au contraire introduit avec “Le festin de Balthasar” un séquensage que l’on peut qualifier de cinématographique, autrement dit une dimension temporelle à la fois dans ce qui est représenté et dans la démarche du spectateur face à la toile.

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image extraite d'Intolérance de Griffith
L’exposition est riche de surprises comme l’influence des rêveries babyloniennes sur l’architecture, tel ce projet inspiré de la ville mythique du à un architecte allemand pour une rénovation de Berlin en ... 1922, bien avant les plans pharaoniques de Speer pour la capitale du troisième Reich. Ce qui n'est pas surprenant car les fouilles de Babylone ont été réalisées par des équipes d'archéologues allemands au début du XXème siècle. On peut d'ailleurs voir au Vorderasiatisches Museum de Berlin (attention il est actuellement fermé pour reffection) une gigantesque reconstitution-reconstruction à l'échelle 1 de la porte d'Ishar.  Plus étonnant est ce monument pour Bagdad imaginé par l’américain Frank Lloyd Wright en 1957 ou l’on retrouve à la fois la tour de Babel et l’hélice cher à l’architecte, voir le Musée Guggenheim de New-York.

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N’existe-t-il pas pour Babylone des rêveries sérieuses d’architectes comme pour les monuments romains ou grecques? Néanmoins celle de Bardin présentée ici est savoureuse.

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Babylone vu par Bardin
Les organisateurs ne doivent pas aimer la bande dessinée car après Tardi nulle trace de Jacques Martin qui comme à son habitude y est allé de sa méticuleuse reconstitution de Babylone dans l’album la tour de Babel.

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En résumé de bien belles choses dans cette pédagogique et astucieuse exposition.

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Monumenta 2010, Boltanski

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Tout d'abord, on ne voit qu'un mur composé par plusieurs centaines de petits casiers rouillés et numérotés, au format d'une boite à chaussures, empilés les uns sur les autres.

 

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Après avoir contourné le mur obstacle, le regard du visiteur peut embrasser toute la nef. Il découvre que le sol, divisé en sections égales, est transformé en un vaste champ d'épandage de vieilles hardes.

 

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Il fait un froid intense dans la nef emplie du son d'un coeur géant. Le battement régulier et oppressant est mixé avec les bruits d'engins de chantier.

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Aussitôt j'imagine que ces hardes répandues là sont les reliques de vies anonymes brisées. Puis le regard se fixe sur une grande pyramide conique constituée par un entassement de vêtements. A intervalles réguliers, une grue qui ressemble, en beaucoup plus grand, à celles des foires à pinces téléguidées qui permettent de prélever le nounours convoité parmi ses semblables, emporte une pincée de frusques vers la verrière pour les lâcher ensuite. Elles retombent sans grâce sur le tas en une volute vaguement obscène.

 

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L'installation de Boltanski m'a immédiatement rappelé les images des monceaux de corps suppliciés des camps d'extermination que j'ai découvert, alors âgé d'une dizaine d'années, dans un album qui avait pour titre "La guerre de 1939-1945 en mille photographies et qui se sont imprimées pour toujours dans ma mémoire.

En sortant du Grand Palais, la vision de ces vêtements-cadavres se superposait sur le paysage des beaux quartiers qui entourent le lieu d'exposition.

 

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Mais, il n'est pas obligatoire de mettre en branle une telle machinerie pour que naisse l'émotion, pour que le souvenir se perpétue. Un crayon et un méchant bout de papier peuvent suffire, avec son poème Abraham Rosenzweig en dit tout autant que Boltanski et son installation.


Tout habillé, un sac sur l’épaule, une valise à la main,
Me voici dans une ruelle, dans quelque ville de France
Ma mère, à mes côtés, le visage sombre, courbée,
Ses yeux comme des étincelles de feu, pleure en secret
La chambre s’écroule, et nous assis, en solitaire
La ville, devant mes yeux, s’étend désolée, comme un désert
Les 
Juifs indifférents, avec mépris et sarcasme nous fixent
Se nomment eux-mêmes fils de France, Israélites !
En nous aussi s’est insinué le poison
Nous sommes pris au piège, terrible est notre situation
Ils nous oppriment, sans pitié
Assez de la vie ! De la souffrance, nous en avons assez
Je t’ai trouvé, mon bienfaiteur, comme une rose splendide
Plantée dans un cours d’eau, dans ce pays aride
Où nous reverrons-nous, mon ami ?
À Tel Aviv ou à Jérusalem ?
Ou peut-être même à Antwerpen ?
Peu importe, notre but est Eretz Israël !

Abraham Rosenzweig

 

d'autres monumenta: 

 Pour se souvenir du monumenta de Richard SerraMonumenta 2011, le Leviathan d'Anish Kapoor


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Pour se souvenir de Murakami, self-portraits chez Emmanuel Perrotin

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Murakami est le plus célèbre artiste contemporain japonais. C'est un peu le pendant asiatique de l'américain Jeff koons. Comme ce dernier il travaille avec de nombreux collaborateurs, comme Koons il est un peu l'archétype de l'art bling bling, il utilise par exemple fréquemment des feuilles d'or dans ses oeuvre, et encore comme lui il a le talent de décliner son travail en marchandise à tous les prix. Si le prix des toiles atteignent des sommets , Murakami propose aussi des petits objets qui valent que quelques euros et aussi des lithographies pour 500 € (mon avant dernière photographie). O peut aussi acheter dans l'exposition de curieuses poupées, sortes de E.T. squelettiques, accompagnées de leur garde robe...
Murakami est l'héritier des artistes anglo - américains qui inventèrent le pop art au début des années 60. Dans un petit texte affiché sur un mur de la galerie l'artiste nous explique que son rêve était de devenir mangaka mais ne sachant pas assez bien dessiner pour cela il a suivi les cours de l'équivalent de nos Beaux-Arts à Tokyo et qu'il est ainsi devenu l'artiste que l'on connait. On voit bien dans plusieurs des tableaux exposés que l'esthétique du manga lui est restée chère et que c'est ce trait O combien populaire et O combien représentatif de la culture japonaise qu'il fait valider dans le monde entier par le marché de l'art international. L'engouement pour le manga n'est sans doute pas étranger au succès actuel de Murakami. Deux courts films d'animation dans lesquels s'ébattent les mignonnes créatures inventées par Murakami sont projeté dans deux coins de l'accrochage...
J'avais véritablement découvert Murakami, il y a quelques années lorsque la fondation Cartier lui avait consacré une exposition. L'exposition chez Perrotin est bien dans la continuité de ce que l'on connait de Murakami tout en étant une vraie surprise par le fait qu'il utilise dans ses toiles sa propre image qui place toute l'exposition, curieusement par ce stratagème et aussi par l'engagement pour l'écologie qui est sous jacent dans le sillage de Gilbert & George.

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Pour se souvenir quand Xavier Veilhan a investi le château de Versailles

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Que sous l'égide de monsieur Aillagon, un artiste contemporain investisse le Palais de Versailles et son parc est une excellente idée, faut il encore trouver un artiste dont l'oeuvre a une cohérence pour occuper une pareille vastitude tel était le cas, quoi que l'on pense de son oeuvre, l'an passé avec Jeff Koons et il devrait en être de même en 2010 avec Murakami. Cette année il me semble que Xavier Veilhan ne remplit pas cette condition tant ce qui est montré, sept sculptures-installationssculptures-installations inédites, dans cet auguste lieu est hétéroclite.

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Je ne vois pas la pertinence, malgrè la "prière d'insérer" placée aux grilles du palais et qui nous éclaire bien peu, entre le bel et inquiétant attelage dans la cour d'honneur et le gisant ( Gagarine couché ) ou les différentes installations dans les jardins et encore moins avec la kyrielle de sculptures représentant des architectes (Lord Norman Foster, Richard Rogers, Claude Parent, Renzo Piano, Kazuyo Sejma, Philippe Bona, Elisabeth Lemercier, Tadao Ando) plus ou moins célèbres comme juchés sur des échasses. Quelle est la relation de tout cela avec le jet d'eau qui d'après l'artiste dans "Beaux arts" de septembre est un hommage à Brancusi et la manière d'injecter du vent dans l'art et la sculpture... ou avec cette lune noire qui se découpe élégamment sur le vert du gazon.

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Aucun de ces élément ne sont désagréables en tant que tel, ni par eux mêmes, ni placés dans les prestigieux lieux avec lesquels ils dialoguent mais on ne voit pas ce qu'ils ont faire entre eux.
L'oeuvre la plus spectaculaire et la seule qui me semble en parfait accord avec les lieux, est le carrosse fantomatique violet stoppé dans sa course échevelé que l'on aperçoit avant même d'avoir pénétré dans l'enceinte du palais. Il semble être un assemblage d'origamis géants qui inquiète par sa couleur de demi deuil semblant être la matérialisation d'une de ces légendes d'attelage fantôme qui jadis faisait trembler les campagnes.

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L'ensemble le plus spectaculaire est celui des statues des architectes. Xavier Veilhan expliquait, il y a quelques jours sa démarche au "Figaro" <<>>.

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certes, certes mais on aimerait bien connaître cette liste idéale et savoir quel critère à présidé à ce que certaines effigies soient stylisées à l'extrême alors que d'autre comme celle de Claude parent sont traitées, du moins en partie, avec un hyperréalisme assez étrange.

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Les statues sont plus grandes que nature, environ deux mètres vingt pour les personnages debout, qui noires se détachent sur la pierre blonde du château. Elles offrent en outre un saisissant contraste avec les statues classiques qui ornent le parc.

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Comme Jeff Koons ou Murakami, Xavier Veilhan, qui déclare concevoir ses oeuvres à une mystérieuse intersection entre passé et futur, travaille avec de nombreux assistant. Il y a peu il apportait dans "Le Monde" des précisions sur le sujet:<<>>. On voit avec quelle modestie Veilhan sait prendre place dans une prestigieuse lignée...

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J'ai réalisé toutes les images de ce billet le 11 septembre 2009 .

Tout cela agrémentera vos conversations (jusqu'au 13 décembre) lors de votre promenade dans l'un des plus beaux parcs du monde.

 

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