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368 articles avec grandes expositions et musees

Ron Mueck à la fondation Cartier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Ron Mueck:  Couple under Umbrella  (2013) Fondation Cartier, Paris

 

 

Huit ans après un premier triomphe Ron Mueck est de retour à la fondation Cartier où cette fois encore il déplace la grande foule. L'exposition de Ron Mueck de 2005 a été le record de fréquentation du lieu. Cette fois trois sculptures ont été élaborées spécialement pour cette manifestation dont le couple de géants du troisième âge au parasol.

 

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Les sculptures de l'artiste sont hyperréalistes dans la lignée de celles de Duane Hanson mais alors qu'Hanson avait le souci de documenter son époque avec une volonté bien affichée de critique sociale, rien de tel chez Ron Mueck, si ces créatures semblent pouvoir à tout moment parler et prendre la fuite, il ne sont pas à notre échelle, tantôt géant, tantôt lilliputiens. En outre certains sont placés dans des situations incongrues comme cet homme nu dans une barque qui n'est pas à son échelle ou cette femme nue au prise avec un fagot géant.

 

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l'homme dans sa barque

 

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Que signifie ces visions qui parfois semblent sortir d'un rêve ou plutôt d'un cauchemar car Ron Mueck semble affectionner la laideur. Telle cette femme visiblement du lumpen prolétariat qui porte son enfant, aussi moche que sa mère, sur son ventre (voir immédiatement ci-dessous).

 

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Un film est projeté au sous-sol de l'exposition. Il montre comment l'artiste travaille, seulement aidé de trois assistants. On y voit que Ron Mueck est un modeleur prodigieux. C'est à partir d'un modelage qu'il élabore toutes ses sculptures ensuite c'est une longue élaboration qui demande une patience de bénédictin.

Alors que toutes les sculptures sont soit posées au sol soit sur des socles, une est accrochée au mur. On peut y voir une variation de l'image du christ. Dans ce cas Ron Mueck doit être un des rares humain à avoir imaginé le christ sur un matelat pneumatique flottant dans une piscine...

 

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Le résultat est spectaculaire mais la finalité de cet extraordinaire savoir faire reste pour moi mystérieux. Le poulet mort et plumé pendu par les pattes d'une hauteur de plus de deux mètres m'a laissé particulièrement dubitatif (ci-dessous le poulet vu du jardin).

 

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Paris, aout 2013

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Keith Haring au 104

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Découverte pour moi que ce nouveau lieu d'exposition installé dans l'immense surface qu'occupait naguère les Pompes funèbres municipales (pour connaitre l'histoire peu banale de ce lieu, allez à: http://www.104.fr/centquatre/qui-sommes-nous/histoire.html) à l'occasion de l'exposition des grands formats de Keith Haring. C'est une suite de l'exposition du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.

On commence par plusieurs sclptures monumentales. Dommage qu'il n'y en ai pas une au détour d'une rue parisienne... ou d'une autre ville en France, mais peut être qu'il y en a et que je ne les pas croisées...

 

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Reconstitution de la pop shop de Tokyo, il y en avait également une à New-York, boutiques dans lesquelles on pouvait acheter des objets dérivés de l'oeuvre de Keith Haring. Ensuite quelques salles curieusement un peu trop petites pour accueillir de tels formats.

   

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portrait de J.F.K.    

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      Cette fresque a été peinte pour décorer un bar.

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Le clou de l'exposition est la dernière salle, sorte de chapelle où est disposé de grandes compositions illustrant les dix commandements. Ces grands panneaux ont été peints par Keith Haring en trois jours pour son exposition à Bordeaux. A l'époque ils firent scandale.

 

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Paris, aout 2013

 

pour retrouver Keith Haring sur le blog:  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris,  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris(2),  pour se souvenir de Keith Haring à Lyon,  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3),  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris 4, Keith Haring au 104

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Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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La dernière toile, inachevée de Keith Haring

 

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Paris, juillet 2013

 

pour retrouver Keith Haring sur le blog:  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris,  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris(2),  pour se souvenir de Keith Haring à Lyon,  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3),  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris 4,

 

Keith Haring dessinant dans le métro parisien

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Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Vers les deux tiers de l'exposition, on débouche dans une salle de peintures fluos où, surprise on découvre des schroumpf de Peyo vus par Keith Haring.

 

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pour retrouver Keith Haring sur le blog:  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris,  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris(2),  pour se souvenir de Keith Haring à LyonKeith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3),

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Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Paris,juillet 2013

 

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Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris consacre une rétrospective à Keith Haring jusqu'au 18 aout 2013. La manifestation s'intitule, The political line, mettant l'accent sur les engagements moraux et politiques de l'artiste ce que traduit toute son oeuvre. Ce qui est un bon éclairage. Car la facilité d'accès à la production de Keith Haring, on a vu ses dessins rapidement dans le monde entier et ceux-ci sont immédiatement compréhensible presque par tous aurait pu oculter la charge politique de bien des peintures et surtout dissimuler la complexité d'une oeuvre qui n'est facile qu'en surface. Si la rétrospective met bien en évidence le fond, elle n'évite pas la réflexion sur la forme montrant ce Keith Haring doit à l'histoire de l'art des peintures égyptiennes aux fresques maya en passant par Dubuffet, Pollock et surtout Alechinsky. L'accrochage est à la fois chronologique et thématique. Il commence par les toutes premières oeuvres de Keith Haring alors qu'il a à peine vingt ans.

Dans ce billet les photos, curieusement autorisées sont présentées grosso modo dans l'ordre de l'exposition sauf l'autoportrait qui ouvre l'article et qui se trouve à la fin de la rétrospective.

Dans cet auto portrait aux tache rouge datant de 1985, on peu y voir l'image d'un homme atteint du sarcome de Kaposi qui est une maladie qui favorisée par l'immunodéficience était devenu le marqueur du sida. Est-ce prémonitoire puisqu'il dira que c'est seulement en 1988 qu'il apprend qu'il est séropositif, il mourra du sida début 1990, savait-il des 1985 qu'il était porteur de la maladie?

 

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Dans ce dessin on peut voir l'influence de Pollock sur laquelle se superposerait celle de Dubuffet.

 

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Dans cette suite de dessins de petit format, l'influence d'Alechinsky est perceptible


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Paris, juillet 2013

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pour se souvenir de l'exposition Lalanne au Musée des Arts Décoratifs de Paris en 2010

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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En ouvrant le magazine M, le magazine hebdomadaire de Monde, daté du 6 juillet, je découvre un très intéressant article sur le couple d'artistes que furent les Lalanne à l'occasion de l'exposition de Claude Lalanne à Londres, jusqu'au 21 septembre à la Galerie Ben Brown Fine Arts, 12 Brook's Mews, Londres. Malheureusement je ne pourrais probablement pas visiter cette exposition mais je me rappelle que j'avais fait de nombreuses images de la rétrospective des Lalanne au Musée des Arts Décoratifs de Paris au printemps 2010. A l'époque j'avais consacré à cette exposition un billet sur mon ancien blog. Malheureusement lors du naufrage de ce dernier, l'article sur les Lalanne fut un de ceux qui ont disparu. En voici une nouvelle mouture.

 

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CLAUDE & FRANÇOIS-XAVIER LALANNE 

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Le couple que formait Claude, aujourd'hui âgée de 89 ans, et François-Xavier Lalanne, décédé en 2008, à la fois sculpteurs, désigners, décorateur furent des artistes phares des années 70. La vente Saint Laurent les as heureusement remis en lumière. Ces artistes se sont presque uniquement inspirés de la nature et du monde animal. 

 

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Paris, mars 2010

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Dynamo au Grand Palais (2)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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L'installation de Felice Varini, trompe l'oeil géométrique permet aux visiteurs de s'aérer sur la galerie du Grand Palais qu'elle investit. On ne peut d'ailleurs l'aprécier que lorsque l'on est sur la dite galerie alors que l'installation est incompréhensible vue d'autres angles en particulier lorsque l'on passe devant le monument.

 

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Sotto, Carré interne avec T noirs (1979)

 


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pénétrable BBL Bleu (1999) de Jesus Rafael Soto

 


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Ci-dessus deux tableau de l'obsédé des carrés qu'est Albers.

 

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Larry Poons, North East Grave, 1964

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François Morellet, 4 double trames traits minces 0°-22°5-45°-67°5
Dynamo permet de voir une artiste rare en France, Bridget Riley

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Bridget Riley, Fall 1963

 

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Bridget Riley

 

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Julio Le Parc, lumières alternées (1993)

 

 

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Comme beaucoup d'autres oeuvres de Dynamo, le miroir, Epistrophy 7 (2013) de Timo Nasseri trouble la perception du regardeur et encore plus celui de la photographie de ce miroir qui peut paraitre être en relief alors qu'il est en creux.

 

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Le blogueur pixellisé par l'intermédiaire de "L'islamic Mirror" d'Anish Kapoor, tout un symbole... (sur Kapoor voir  Monumenta 2011, le Leviathan d'Anish Kapoor)

 

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L'exposition montre, dans sa dernière partie, les ancètres de l'art cinétique et certains de l'abstraction géométrique, on se demande un peu d'ailleurs pourquoi ceux là, néanmoins intéressant et pas d'autres. Comme cette machine, image immédiatement ci-dessus, de Marcel Duchamp. Cela rappelle combien Duchamp est un référent de l'art cinétique avec à commencer par son nu descendant l'escalier. Avec cette "Rotative plaques-verre" qui date de 1920, il ajoute une dimension temporelle au dispositif. A noter que si la machine ne fonctionne pas, un court film sur un petit écran montre l'engin en action.


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Kupka, Traits, plans, espaces III, 1927

 

Ci-dessous, les boucliers (1944) d'Alexander Calder


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Paris, juin 2013

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Dynamo au Grand Palais (1)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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L'exposition Dynamo est tout à fait exceptionnelle, d'abord par son ampleur, réserver un minimum de trois heures pour la visiter, et surtout par son projet, celui s'interroger sur la perception des images trompe l'oeil abstraite des années 20 à nos jours.

Beaucoup de pièces ne sont pas photographiables puisqu'elles intègrent la notion de temps à la perception des oeuvres des artistes. L'art cinétique est largement représenté. Certaines pièces demandent une participation du spectateur. D'autres peuvent être une épreuve pour les yeux. La visite est particulièrement excitante car presque toujours l'oeuvre que l'on découvre est complètement différente de la prédente que l'on vient de voir. Elle commence même avant l'entrée avec le brouillard sculpté de la japonaise Fujiko Nakaya (image d'entrée du billet).  

 

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Les miroirs sont omniprésent dans toute l'exposition. Il est ainsi difficile d'échapper à sa propre image que l'on voit malmenée, tantôt difractée, tantôt pixellisée, à moins qu'elle soit déformée ou encore fragmentée. Le joli garçon ci-dessous se mire dans les lamelles miroir de l'installation du danois Hein. 

 

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Bluette, la sculture de lumière de Ann Veronica Janssens est inphotografiable. Sept faisceaux se croisent pour former une étoile impalpable que l'on a pourtant très envie de saisir...

 

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François Morellet est l'une des grandes vedettes de l'exposition qui montre un bel éventail de son travail. Ci dessus "Triple X de l'artiste (sur cet artiste on peut aller voir: François Morellet au centre Pompidou ).

 

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Autre célébrité de l'accrochage, Julio Le Parc qui vient d'avoir une rétrospective au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, présent ci-dessus au premier plan avec une de ses "cibles", au troisième plan, derrière le gardien, un Stella.

 

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Le tableau d'Agam est un tableau à transformations. Il doit être regardé suivant plusieurs angles. Suivant sa position le spectateur verra un tableau différent. De face on peut ne pas remarquer sa particularité. Il apparait comme hérissé de lamelles de bois qui sont peintes sur leurs tranches de couleurs vives. Il présente une surface fait de creux et de reliefs. La peinture change d'aspect au moindre mouvement latéral.

 

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Ci-dessus quatre position différente du mobil de Morellet composé de trois lozanges qui se déforme grâce à un moteur électrique. Comme beaucoup d'oeuvre de "Dynamo" elle a un effet hypnotique sur le visiteur.

 

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Deux tableaux de Vasarely

 

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Gregorio Vardanega, Tour orthogonale


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Zilvinas Kempinas, Beyond the fans, dans cette installation deux ventilateurs chromés mettent en mouvement une bande magnétique faisant parcourir à cette dernière des trajectoires circulaires imparfaites. L'escalier est habillé par un grand mobil de Xavier Veilhan (sur cet artiste voir Pour se souvenir quand Xavier Veilhan a investi le château de Versailles ).

 

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Paris, juin 2013

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Chaissac - Dubuffet entre plume et pinceau au Musée de la Poste

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Le Musée de la Poste est un de mes musées parisiens préférés et ceci pour de multiples raisons. Tout d'abord il est d'une surface humaine, si l'on en sort ravis par ce que l'on vient de voir, le visiteur à la fin de la visite n'est pas épuisé d'avoir parcouru couloirs et escaliers puisque les expositions temporaires se développent sur un seul niveau. Mais surtout je suis toujours surpris qu'un établissement modeste par rapport à d'autres lieux organise avec autant de sérieux et d'inventivité des manifestations que l'on ne saurait imaginer ailleurs tant leur démarche est originale, je pense par exemple à celle sur les carnets de voyage ( Carnets de voyage au Musée de la poste) ou encore plus inattendue celle autour d'Aragon.

 

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L'exposition de cet été 2013 (elle se termine fin septembre) est plus classique en ces lieux puisqu'elle a comme prétexte à l'accrochage la correspondance qu'échangèrent Dubuffet (1901-1964) et Chaissac (1910-1964) durant une vingtaine d'années.

Les cimaises sont partagées entre les oeuvres de ces deux peintres. En ouverture on peut lire en parallèle la biographie des deux artistes et l'on comprend d'emblée combien leurs destinés ont été dissemblables, confortable pour Dubuffet et précaire pour Chaissac, mort prématurément à 54 ans en 1964.

 

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Contrairement à ce qu'a laissé entendre Dubuffet, grand propagateur de l'art brut, la correspondance dont le visiteur peut lire quelques lettres, toutes d'ailleurs d'une écriture très lisible que ce soit celles écrites par Dubuffet ou celle de son correspondant, il n'a été ni le "découvreur" ni le mentor de Chaissac. Quant à ranger ce dernier dans l'art brut c'est des plus discutable. Enfant le garçon a reçu des cours de dessin, à la sortie de l'adolescence il a rencontré Otto Freundlich puis assez vite Gleizes. Le tout jeune homme lorsqu'il habite Paris, deux fois une année, visite régulièrement le Louvre et découvre, avant guerre Matisse et Picasso (il cite ce dernier dans l'oeuvre ci-dessous).


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Outre avec Dubuffet, il entretiendra toute sa vie une nombreuse correspondance avec nombre d'artistes et d'intellectuels, Lhote, Pierre Boujut, Jean Paulhan... Il ne se définira jamais comme appartenant à l'art brut. Il se désignait comme un peintre rustique moderne. La correspondance croisée Chaissac- Dubuffet paraitra aux éditions Gallimard en juillet 2013.

Comme vous l'avez sans doute compris mon coeur balance plus du coté de Chaissac que de celui de Dubuffet. Le Musée de la Poste réserve plus de place aux oeuvres de Chaissac qu'à celles de Dubuffet. Et c'est tant mieux, Dubuffet ne sort pas grandi de la confrontation alors que les tableaux de Chaissac nous paraissent d'une grande fraicheur et d'une grande spontanéité (ce qui n'empèche pas la profondeur pour certaines), ils révèlent le coté un peu fabriqué (avec maitrise et intelligence) de ceux de Dubuffet (il me semble que Dubuffet est un formidable client pour une biographie).

 

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L'exposition est présentée par ordre chronologique, comme plus ou moins les photos des oeuvres qui illustrent cet article (autre avantage de ce musée les gardiens vous laissent photographier tranquillement, enfin ce samedi midi, ils brillaient en fait par leur absence!). Elle couvre une période allant de 1946 à 1964, date de la mort de Chaissac mais les deux artistes ont peint bien avant cette date (il y a eu une rétrospective Chaissac à Paris en 2000 à la galerie du jeu de paume.).


 

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Autant en raison de sa pauvreté que de sa curiosité Chaissac a peint sur les objets les plus incongrus pour cette utilisation, marmite, corbeille à pain, cailloux, morceaux de bois ramassés dans la forêt, vieux pichet, os d'omoplate de boeuf... En voyant ces choses les plus communes magnifiées, on pense à ce que Benjamin Peret écrivait en 1958 sur Chaissac: << Pour cet homme isolé au milieu de paysans plus ou moins hostiles, en tout cas goguenards et rétrogrades, la chenille devient papillon sans avoir à subir l’épreuve de la chrysalide. Cette chenille peut, au demeurant, revêtir n’importe quelle forme, du balai hors d’usage à la cafetière percée en passant par la racine ou l’épluchure, le papillon n’en acquerra pas moins un éclat souvent inversement proportionnel à la misère de la chenille. >>. 


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Après le Musée de la Poste l'exposition se transportera au musée très intéressant des Sables d'Olonne qui d'ailleurs prète de nombreuse pièces au Musée de la Poste.

L'humour est constamment présent dans les oeuvres de ces deux artistes. Paradoxalement à la sortie, après avoir admirer les tableaux de ce grand dépressif qu'est Chaissac on se sent empli de joie et d'optimisme.

 

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Paris, juin 2013

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