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372 articles avec grandes expositions et musees

Masculin masculin, L'homme nu dans l'art de 1800 à aujourd'hui au Musée d'Orsay

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Si vous voulez vraiment voir le nu masculin dans l'art, inutile de vous rendre à Orsay, pérégrinez sur mon blog et vous rencontrerez presque tous les artistes présents à Orsay et beaucoup d'autres dont vous pourrez voir beaucoup plus d'oeuvres et cela sans piétiner de longues minutes dans une dense file d'attente. L'achat à l'avance du billet d'entrée est indispensable, si vraiment vous ne voulez pas suivre mon conseil et rester bien au chaud à surfer sur mes diagonales. Lors de ma visite, un samedi, une suave voix annonçait à 16 heure 30 que plus aucun billet ne serait vendu ce jour pour l'exposition. Comme quoi quelques fessiers mâles et quelques bites, que l'on pourrait qualifier de micro pénis pour la plupart, même pas en érection, sauf une dans "L'origine de  la guerre en fait l'origine du monde" de Courbet revisité par Orlan et rebaptisé "L'origine de la guerre" (à ce propos, lors d'une péroraison dont il a le secret, Jean-Christophe Bouvet m'a un jour annoncé qu'il avait été le modèle de l'oeuvre en question. Je n'ai pas vérifié la véracité de ses propos) suffisent à déplacer la grande foule...

 

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L'origine de la guerre, Orlan


Je plaisante, bien sûr, car rien ne remplace le face à face avec des originaux. Surtout qu'ils sont ici, certes accrochés au petit bonheur la chance, j'y reviendrais, mais bien éclairés. D'autant que c'est je crois la première fois qu'en France on peut voir des toiles par exemple de Paul Cadmus, deux... Et puis, ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir dans un musée français une sculpture d'Arno Breker. Ce qui a scandalisé, Philippe Dagen, le critique du monde qui ne s'est pourtant pas offusqué de la présence d'oeuvres de David, membre du comité de salut public lors de la révolution française, comité qui a raccourcit quelques ci-devants de manière expéditive. Le brave David était, je le rappelle un chaud partisan de Robespierre avant d'être un grand admirateur et serviteur de ce grand humaniste que fut Napoléon (sur le sujet voir mon billet sur l'admirable bande-dessinée qu'est  Le ciel au dessus du Louvre » d'Yslaire et de Jean-Claude Carrière. En lisant l'album on pourra constater que l'hétérosexualité de David est moins indiscutable que ce que suggère dans le catalogue Guy Cogeval, commissaire de l'exposition. Il s'avance également sur l'orthodoxie sexuelle de Girodet ce qui est pour le moins sujet à débats. On peut voir sur ce peintre mon billet: Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson)... Passons et revenons à nos affriolantes académies.

 


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Girodet

 

Déjà dés que l'on entre dans l'exposition le sous titre de l'exposition pose problème (le titre masculin masculin, lui ne veut rien dire!) en effet cela commence par des tableaux antérieur à 1800, sans qu'on en voit la raison. Ensuite on se rend compte que de nombreuses toiles ne représentent pas des hommes nus, peu habillé pour la plupart, mais pas nu, messieurs les commissaire c'est à poil, allez dans un camp naturiste et vous comprendrez ce que nu veut dire, vous ne serez pas autorisé à garder le moindre petit ruban pour cacher votre minuscule virilité. Encore une exposition affublée d'un titre pour apater le chaland. Mais aussi pour dissimuler le véritable enjeu de l'exposition montrer l'homo-érotisme dans l'art car un titre faisant allusion à l'homosexualité est impossible dans le contexte politique actuel.

 

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 Jacques-Louis David Académie d'homme, dit Patrocle

 

Jean Jules Antoine Lecomte du Noüy: Mort pour la Patrie (Salon de 1892 – Angers)

Jean Jules Antoine Lecomte du Noüy:

  

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ci-dessus les deux Cadmus de l'exposition

Pour retrouver Paul Cadmus sur le blog: Paul Cadmus (1904-1999) 1,  Paul Cadmus 2,  Paul Cadmus 3,  Paul Cadmus et Jared French. PaJaMa

et d'autres peintres américains modernes que l'on peut envisager comme faisant de l'"art gay:  Cody Ferguson,  James Childs,  Mark Beard (Bruce Sargeant 1898-1938),  cover boy par Paul Richmond,  Cornelius McCarthy (2),  Ron GriswoldDeborah Poynton,  Jonathan Reid Sévigny,  Philip Gladstone,  Paul Cadmus (1904-1999) 1,  Paul Cadmus 2,  Paul Cadmus 3,  Brian Kenny,  Matthew Cusick,  Alan Macdonald,  Will McBride,  Gio Black Peter,  SECRET HEROES par BRIAN KENNY,  Harry Bush,  Stanford Kay,  Edward BurraJack Cowan,  André Durand,  Wes Hempel,  Daniel Barkley,  Rick Herold (1941),  Kent Williams,  John Legrand (1916-2005),  Ryan Martin (2),  Patrick Angus (1953-1992) édition augmentée,  Steven Clayton Corry (2012)Steven Clayton Corry (2),  Michael Bergt,  Don Gene Bell (1926-1989),  Don Emerson Wight (1924-1999) ,  Don Emerson Wight (1924-1999) 2Claude Buck 1890-1972Don BachardySaul BolasniBernard PerlinWalter SluempfigWalter Sluempfig (2)Pavel Tchelitchew ou Tchelitchev (réédition complétée) Andrey Avinoff (réédition complétée)Otho Cushing (1871-1942)           

 

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La sculpture d'Arno Breker, à proximité on aperçoit les sportifs (Epaulé jeté à deux bras, 1913) de Jansson et l'Achille de Pierre et Gilles


 

 

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derrière le Breker, un Bourdelle très laid, un monument aux morts de la guerre de 70, faut-!i y voir une allusion, un trait d'humour des organisateurs?

 

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Arno Breker, la vie active, 1939

sur Arno Breker on peut aller voir  Pour se souvenir d'Arno Breker


Et là réside un des principaux problèmes de cette exposition: c'est que les nus présentés ne sont guère affriolants. Les organisateurs, visiblement tremblants de trouille qu'un fondamentaliste d'une quelconque superstition les traine en justice pour atteinte à la morale ou même aille jusqu' à détruire une oeuvre, ce qui en plus de ruiner le musée quand on sait le prix des assurance,  l'empêcherait à l'avenir d'obtenir des prêts des autres institution, ont fait preuve d'une autocensure qui va jusqu'au ridicule lorsqu'il présente une photo de Gloeden... représentant un modèle habillé et une image de Pluchow avec deux personnage dont l'adolescence est bien lointaine alors que ce photographe n'a pris pour modèle presque exclusivement que des adolescents....

Puisque j'en suis à la photographie, en raison de la place impartie à l'exposition était-ce une bonne idée d'adjoindre ce médium à la peinture et à la sculpture. On peut légitimement se poser la question surtout que les clichés sont répartis dans toutes les salles. Malgré les inévitables oublis, mais néanmoins regrettable comme celui de Bruce weber, on ne peut que constater l'excellence du choix des photographes et parfois de l'audace dans les images qui les représentent en particulier pour Sir Cecil Beaton (1904-1980) et Raymond Voinquel , avec pour ce dernier, l'image à mon avis la plus érotique de Masculin Masculin.  


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Avedon, photographie de la factory d'Andy Warhol

 

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Cecil Beaton photographie de Johnny Weissmuller

 


<< Il est facile de reconnaitre derrière les authentiques Albino ou Rosario, Saverio et Osvaldo, à la fois les dieux de l'Olympe et jeunes ragazzi di vita (prostitués), champion d'une bisexualité méditerranéenne aujourd'hui oubliée, qui trouva dans la mythologie du mâle fasciste le dernier miroir devant lequel s'admirer à l'infini.>> - Alberto Arbasino - F.M.R., 1984

 

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Pour retrouver le Foro Italico sur le blog:  Le Foro ItalicoHockeyeur au foro italicoLes mosaiques du foro Italico ,  Foro Italico à Rome,  Rome, Foro Italico (2),    Foro Italico d'hier et d'aujourd'hui, Rome 

 

La peur de montrer des adolescents pouvant déclencher la concupiscence de certains visiteurs a conduit les organisateur à éliminer de leur sélection un peintre aussi important sur le thème que Tuke qui pourtant est cité dans le catalogue beaucoup moins prude que l'accrochage. A moins que ce soit une totale ignorance de la peinture anglaise hormis les incontournables que sont Bacon, Hockney et Freud. Ainsi sont absent deux artistes anglais majeurs dans la représentation du masculin dans la peinture du XX ème siècle que sont Duncan Grant et Vaughan. Encore plus incompréhensible l'oubli de Gilbert et George spécialiste du sujet et en outre stars internationales de l'art contemporain. Faut-il voir dans cette absence, comme dans celle de Keith Haring une frilosité, non cette fois d'ordre morale, mais politique...

Si les organisateurs méconnaissent la peinture anglaise dont la représentation du corp masculin a été un des thèmes principaux durant le XX ème siècle, je les invite à voyager sur le présent blog en cliquant sur les intitulés ci dessous:

 

Billets du blog à propos de la peinture anglaise du XX ème siècle qui a souvent regardé du coté des garçons:

 

Ralph Nicholas Chubb ,  Glyn Warren Philpot (1884-1937) , Duncan Grant (1885-1978) , JOHN MINTON,  Les garçons de Lucian Freud,  Lucian Freud 1922 - 2011,  Oliver Frey, alias Zack,  pour se souvenir de Bacon à la Tate Britain en 2008,   Henry Scott Tuke (réédition complétée)Philip Whichelo (1905-1989) Study of a Nude Boy,  Keith Vaughan (1912-1977)Albert Wainwright,  Francis Campbell Boileau Cadell (Ecosse, 1883-1937),  JOHN MINTONPeter Samuelson (1912 - 1996), réédition complétée ,  Christopher ’’Kit’’ Wood,  Edward Burra (1905-1976)David Hockney au musée Guggenheim de BilbaoLes polaroids "joiners" de David Hockney,  David Hockney chez Claude Bernard, il y a si longtemps,  Michael Ayrton (réédition actualisée) , William Bruce Ellis Ranken (1881-1941),  S. J. Peploe, Boy reading, 1920,  Robert Sivell, bathers,  Paul AllamCovan Corrigan,  Sylvia Sleigh (1916-2010)Bernard Fleetwood-Walker (1893 – 1965)Boy par Lucian FreudLucian Freud photographié par David Dawson
   
A ces britanniques il ne me semble pas abusif d'y ajouter les peintres   australiens Ross Watson  George W. Thomas Lambert et  Donald Friend (1915 -1989)  ainsi que les sud-africains Philip Swarbrick et Evan Oberholster  

 

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en bas à droite, une toile de Lucian Freud

 

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à gauche l'autoportrait de Richard Gerstl, 1905, à droite, une toile de Lucian Freud, au centre l'âge d'airain de Rodin

 


 

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L'âge d'airain de Rodin


 

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un beau triptyque de Bacon en arrière plan de  la sculpture de Just Becquet, L'abîme (1901)

 

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Bacon

 

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au premier plan une piscine (bain de soleil, 1966) de David Hockney

 
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Egon Shiele, autoportrait, 1910

 

 

Comme il fallait s'y attendre le style néo classique est bien représenté avec Fabre, Delaunay, François-Joseph Heim, Jean-Baptiste Frédéric Desmarais, Hippolyte Flandrin, Camille-Félix Bellanger, François-Léon Bénouville avec sa colère d'Achille qui fait réagir Charles Dantzig qui trouve que le héro a l'air stupéfait de se voir un si petit zizi, Pierre Narcisse Guérin, Girodet, un seul tableau, ce qui n'est pas beaucoup pour ce grand amoureux du corps masculin et plus original et fort à propos le danois Abildgaard.


 

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La colère d'Achille, François Léon Bénouville

 

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Hippolyte Flandrin

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von Gloeden, en hommage à Flandrin  


 

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 N.A. Abildgaard Pholoctète
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Jules-Elie Delaunay David triomphant
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François-Joseph Heim Thésée vainqueur du Minotaure

 

«Abel», de Camille-Félix Bellanger, datant de 1874-75, oeuvre exposée à «Masculin/Masculin. L'homme nu», au Musée d'Orsay.

Camille Felix Bellanger ''Abel''


Il n'y a pas grand chose à dire du choix des sculpture tant celui-ci qui n'est pas plus mauvais qu'un autre qui aurait pu être entièrement différent et pas meilleur pour cela. Il suffit pour s'en assurer en sortant de l'exposition d'admirer le spectacle des statues d'éphèbes du XIX ème siècle qui s'offre à nos yeux. On peut tout de même s'étonner de l'absence de Canova.     


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au premier plan la sculpture d' Henri Greber ''Coup de grisou'', en fond derrière notamment un joli garçon, "Etude pour la mort d'Abel" de Wiley    

 

 

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Mercure inventant le caducée, 1848de Jean Antoine Marie Idrac avec au fond le triptyque Ganymède de Pierre et Gilles        

 

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Mercure inventant le caducée, 1848de Jean Antoine Marie Idrac    

 

 

Masculin / Masculin

Roland furieux de Jehan Duseigneur, 1867, derrière: L'ange déchu de Cabanel, 1847

 

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Roland furieux de Jehan Duseigneur, 1867, derrière: L'ange déchu de Cabanel, 1847

 

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Antonin Mercié, David, 1872 et à l'arrière plan Les tireurs à l'arc de Georges Desvallières, 1895

 

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au premier plan la sculpture de Just Becquet, L'abîme (1901), derrière Ixion précipité dans les enfers de Jules Elie Delaunay

 

En ce qui me concerne le seul artiste que j'ai découvert, et une des seuls audaces de l'exposition est Kehinde Wiley, un jeune artiste afro-américain qui peint des afro-américains. La présence de ce talentueux jeune peintre fait naitre en moi une interrogation: pourquoi si peu d'artistes vivant, de mémoire, je ne dénombre dans cette catégorie que Wiley, Pierre et Gille, Orlan, David Lachapelle et peut être un ou deux autres qui aurait échappé à mon attention. C'est tout de même très peu et ce n'est pas leur manquer de respect qu'à part Wiley, il ne peuvent pas concourir dans la catégorie des jeunes artiste... Je trouve que des peintres comme Hernan Bas et Norbert Bisky aurait eu toute leur place dans cette exposition.

L'heureuse présence de Wiley met encore plus en évidence l'absence d'autres peintres contemporains américains alors que d'une part la représentation de l'humain est revenu au centre de la pratique de la plupart des peintres américains et que d'autre part la thématique gay est de plus en plus répendue, ce qui donne des tableaux souvent allant du convenu au pire kitsch mais qui peut aussi aboutir à une peinture pleine d'énergie et novatrice comme celle de Gio Black Peter alors que d'autre font des embardée du coté du surréalisme.

 

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Kehinde Wiley, Ecce homo, 2009
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Immédiatement ci-dessous, ce qui est peut être la seule oeuvre vraiment dérangeante de l'exposition, ce qui montre bien la frilosité du commissaire. Il s'agit de la sculpture de Ron Mueck représentant nu, et à echelle réduite, son père mort.


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la sculpture de Ron Mueck devant le Bouguereau, bel

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Bouguereau, l'égalité devant la mort ( 1848)

 

Il aurait été inimaginable d'envisager une exposition sur le nu masculin sans qu'il y ait des représentations de Saint Sébastien. - << Avant la Renaissance, il n'y avait eu que l'invention de saint Sébastien pour que l'on ait le droit de représenter des hommes nus. Un corps d'homme souffrant. La flèche justifiait la peau. Saint Sébastien est devenu pour longtemps le symbole des gays, il n'était pas facile de l'être. (Que nos seules représentations nus aient été celles d'un martyr percé d'une flèche, était aussi une forme d'humour.) - Charles Dantzig - . On y trouve même celui de Guido Reni, pourtant peint avant 1800.. Est ce parce que c'est en découvrant cette toile que le narrateur de Confession d'un masque, le roman de Mishima a sa première éjaculation?

 

Guido Reni (1575–1642), Italy, Saint Sebastian, about 1617–21, oil on canvas. Gift of James Tannock Mackelvie, 1882.

saint Sébastien, Guido Reni

<< nul hasard si la peinture et la sculpture refont de l'homme leur pivot à la renaissance, après la très longue parenthèse chrétienne: source explicite de la pensée rationnelle, le corps viril redevient l'origine de toutes formation artistique. Il dit le besoin des créateurs de se rattacher à la grande histoire hellène, d'imiter en quelque sorte l'inimitable. Pilier de l'enseignement académique, il confirme l'éternelle vigueur des principes antiques, l'éclatante actualité de ses canons.>> - Claude Arnaud
 

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 Angel Zarraga ''Le martyre de Saint Sébastien''
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On ne voit guère à Orsay que la nudité de l'homme blanc, on peut soupçonner le Saint Sébastien du mexicain Zarraga d'être métisse mais on ne voit dans tout l'accrochage que Wiley  pour représenter l'altérité à l'occident et encore il est afro américain. Le catalogue contient une photo du japonais Shinoyama montrant Mishima jouant le martyre de saint Sébastien mais on ne la retrouve pas dans l'exposition.


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Paul Cézanne ''Baigneurs''
 La version ci-dessus du tableau de Cézanne sur les "Baigneurs" n'est pas celle qui est présente à l'expo.

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Pablo Picasso '' Les adolescents''
 


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au premier plan un tableau de Munch, au centre les baigneurs de Cezanne au fond Pierre Bazille ''Pécheur à l'épervier'

 

Une des bonnes idées des organisateurs est d'avoir montré à coté d'icônes de la culture gay, comme les tableaux de Girodet et de Broc et des travaux d'artistes estampillés gays tels Cadmus ou Pierre et Gilles que les plus grands artistes se sont aussi confronté à la représentation de la nudité masculine. On voit donc des incursions dans ce domaine de Picasso, Munch, Cezanne...


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Jean Delville ''L'Ecole de Platon''  

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Jean Delville ''L'Ecole de Platon''  (détail)

 


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Henri Camille Danger ''Fléau''

 

Je profite de ce billet pour dénoncer un péché recurrent de nos institutions muséales et en particulier du Centre Pompidou (les remarques qui vont suivre sont également valables pour l'actuelle exposition Braque qui ce déroule actuellement dans ce musée) et du musée d'Orsay, celui de nourrir leurs expositions thématiques d'oeuvres qu'elles hébergent tout au long de l'année et que l'on peut voir habituellement sans la chalandise rameutée par le bruissement médiatique que provoque chaque exposition. Autre variante de cette facilité, celle d'aller chercher des oeuvres à quelques pâtés de maisons du lieu d'exposition. Question semble-t-il de faire changer d'air aux tableaux. Ainsi quel besoin y avait-il de déplacer plusieurs oeuvres de Gustave Moreau, que l'on peut admirer toute l'année à quelques encablures d'Orsay, dans le beau musée qui est dévolu à cet artiste. Un tableau de Moreau aurait suffit pour signaler son intérêt quant à la représentation de la nudité masculine. Néanmoins on ne va pas bouder son plaisir de voir enfin bien éclairé cette "Ecole de Platon", la plus belle collection de follasses comestibles que la peinture puisse proposer (si vous connaissez chers lecteurs mieux ou pire, s'il vous plait ne me laissez pas dans l'ignorance.). En revanche on aurait pu se passer de cet autre curiosité picturale qu'est "Fléau" d'Henri Camille Danger. La tableau a été récemment acheté par le musée d'Orsay, espérons que le musée ne l'ait pas payé cher...

 

 

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Gustave Moreau ''Jason et Médée''

 

News: Von Wien nach Paris: Nackte Männer im Musée d'Orsay

David et Jonathan de Pierre et Gilles à coté d'un Gustave Moreau

 

L'incohérence de l'accrochage n'est que le résultat du manque de courage pour affirmer ce que voulait être l'exposition qui aurait du s'intituler "désirs d'homme", sans la pusillanimité de l'organisation. On voit bien que c'est vers une mise en évidence de l'homo-érotisme que tend toute cette manifestation. Un peu plus de courage vis à vis des contingences du temps aurait rendu son message plus clair et surtout plus cohérent.


 

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Pierre et Gilles, Mercure

 

Le catalogue est beaucoup plus audacieux que l'exposition elle même, ce qui n'est pas bien difficile. On y trouve comme on peut s'y attendre les reproductions , très bien imprimées de la quasi totalité des oeuvres exposées plus quelques une un peu plus "salées" que celles présentées sur les cimaises, mais surtout un choix de textes très stimulants. Charles Dantzig, qui en profite curieusement pour faire sa sortie du placard, signe un papier où il recherche le corps masculin dans la littérature de celle de la grèce antique à celles d'aujourd'hui, sans véritablement la trouver. Le commissaire de l'exposition dans son article le surmâle, laisse entrevoir ce qu'aurait pu être "Masculin masculin" s'il avait été plus libre...
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Pierre et Gilles, Ganymède, triptyque, 2001, Collection François Pinault


Toujours dans cet indispensable catalogue on trouve une interview de Pierre et Gilles (qu'il n'est pas interdit de trouver sur représenté dans l'exposition, même si on les aime bien. Il aurait été judicieux de prendre comme contrainte, un artiste, une oeuvre) par Cogeval. Pierre dit quelque chose de très juste: << Il y a de plus en plus de représentations masculines partout. En même temps, les gens sont peut-être redevenus plus pudibonds, mais en tout cas, ils acceptent de voir des hommes nus... C'est une drôle d'époque: on accepte plus et, à la fois, on a jamais eu autant peur de la nudité. Dans les années 1970, la nudité était une libération, une évolution tandis qu'aujourd'hui, les jeunes s'en méfient, notamment à cause d'internet. Quand on est dans le domaine de l'art c'est différent, et cela l'a toujours été, mais le rapport à la nudité a changé par comparaison avec notre jeunesse. Les jeunes de maintenant s'interrogent d'avantage, alors que tout est disponible sur la toile en une fraction de seconde, quant à la protection de leur intimité...>>.


thisblueboy: Georges-Paul Leroux (Freench, 1877-1957), The Bathers in Tiber, Rome
George Paul Leroux, les baigneurs du Tibre, 1909


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Pierre Bazille ''Pécheur à l'épervier''
 

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Alexandre Falguière ''Lutteurs''


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L'atlas de Karl Sterrer à coté de la statue de Bourdelle    

 

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<< De la part de Deineka, peintre des gymnastes, des stakhanovistes de l'effort physique, de l'Homme Nouveau" des années 30, en bref une telle mise en scène de la camaraderie sous les douches et du pouvoir d'attraction des corps, dans une composition extraordinairement construite, ne se conçoit que par l'existence d'une sous culture gay étouffée.>> Guy Cogeval     

 

Pour résumer, une exposition a voir car elle permet d'admirer des oeuvres d'artistes comme Paul Cadmus ou Deineka jusque là jamais montrées en France, mais qui met en évidence que l'art, comme la société est otage d'un quarteron de curés et de rabbins sans oublié une foule de plus en plus obèse de fatmas et une escouade de bas bleus...

   

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Alfred Courme    

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Désirs & volupté à l'époque victorienne au musée Jacquemart-André

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Le Musée Jacquemart-André propose une exposition d'une cinquantaine d'oeuvres appartenant (pour faire simple) au courant préraphaélite. On y trouve des tableaux des peintres: Lawrence Alma Tadema, Edward Burne Jones, John William Godward, Frederick Goodall, Arthur Hughes, Talbot Hughes, Frederic Leighton, Edwin Long, John Everett Millais, Albert Moore, Henry Payne, Charles Edward Perugini, Edward John Poynter, Dante Gabriel Rossetti, Emma Sandys, Simeon Solomon, John Strudwick, John William Waterhouse et William Clarke Wontner. 

 

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Frederic Leighton (1830 – 1896) Grenaia, la nymphe de la rivière Dargle (détail), 1880

 

Ce serait une faute de la manquer en dépit de son titre stupidement racoleur. Il n'y a pas plus (mais pas moins) de volupté dans cette peinture que dans une autre. Cet apriori en aurait d'ailleurs limité le choix des oeuvres puisque la volupté en question est féminine alors si quelques un des peintres présents comme Burne-Jones aimait beaucoup les dames, ce n'était pas assurément le goût de Simeon Salomon, qui paya très cher son inversion et probablement pas celui de Frederic Leighton (voir sa sculpture Le paresseux!), si les oeuvres présentées n'appartenaient pas toutes à la collection de Pérez Simon, un richissime homme d'affaire mexicain.

 

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Edward John Poynter (1836 – 1919) Andromède, 1869 

 

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Burne-Jones, Pygmalion, les désirs du coeur, 1871

 

On avait déjà pu voir précédemment dans ce même musée un autre pan, celui dévolu à la peinture espagnole, de cette collection qui fait que la visite du musée archéologique de Mexico et celle des ruines de Téotihuacan (il faudra que je vous montre un jour les photos que j'y ai prises jadis) ne sont plus les seules raisons de se rendre dans la capitale poluée du Mexique...

 

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John Melhuish Strudwick, Elaine, 1891

 

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Frederick Godall, Moise sauvé des eaux, 1885

 

On ne peut pas dire que les commissaires de l'exposition mettent en avant l'appartenance des oeuvres à cette collection. Ils ont tendance à présenter cette exposition comme une rétrospective d'une école, ce qu'elle ne peut être du fait de son origine malgré la richesse des possessions artistiques de monsieur Pérez Simon. Autre abus la présentation de l'exposition laisse entendre que c'est la première fois que l'on peut voir ce type de peinture anglaise en France, ce qui est faux. Il suffit de se souvenir de l'exposition "Outre Manche" en 2008 au Louvre et surtout celle à l'automne 2011 au Musée d'Orsay qui était affublée d'un titre aussi stupide que la présente: Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde! Cette dernière avait cependant l'avantage sur celle du musée Jacquemart-André de ne pas présenter que des tableaux mais aussi des meubles, des photographies et divers éléments de décor. Car il faut bien être conscient que la peinture que nous voyons sur les cimaises de ce somptueux hôtel particulier fait partie de tout un courant artistique à la fois anti-moderniste, c'est l'artisanat contre l'industrie, et révolutionnaire quant au décor de la vie quotidienne (le fameux art and craft). Cette peinture était boudée par l'aristocratie et acheté par la bourgeoisie anglaise, souvent provinciale, qui paradoxalement s'enrichissait de la révolution industrielle.

 

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Henry Arthur Payne, La mer enchantée, 1899


 

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John Melhuish Strudwick, Chanson sans parole, 1875


On peut parler pour l'Angleterre de cette époque d'un Aesthetic Movement dont la peinture préraphaélite, que nous voyons ici, n'est qu'une des composantes. Il faudrait plutôt parler d'ailleurs de deux préraphaélismes le premier, le seul qui devrait être véritablement autorisé à porter ce qualificatif se réclamait d'une esthétique moyenâgeuse à la recherche de formes simples et puisant ses sujet dans les romans de Walter Scott et la geste arthurienne (grand réservoir de sujets, ceux-ci étaient immédiatement identifiés par le public auquel il s'adressait, ce qui n'est pas le cas pour le public français d'aujourd'hui. Mais heureusement des cartouches bien faits et explicatifs viennent au secour du visiteur parisien.) tandis que le second, surtout représenté à Jacquemart-André et qui perdurera beaucoup plus longtemps se réclame d'une nouvelle renaissance et regarde vers une antiquité fantasmée. Le représentant le plus connu de ce courant étant Alma Tadéma. Mais il n'est pas le seul à rêver d'une improbable antiquité comme le prouve cet extravagant "Quatuor" d'Albert Joseph Moore (1841-1893) où des personnages vêtus à l'antique jouent du violon... Mais la palme de l'extravagance revient néanmoins à Alma Tadéma et son trompeur tableau "Les roses d'Héliogabale" que l'on pourrait croire être la représentation d'une aimable fête de la rose dans la demeure d'un richissime esthète romain et qui est en réalité le portrait d'un crime; celui perpétué par l'empereur fou Héliogabale qui est en train d'étouffer sous une pluie de pétales de rose des courtisans qui ont cessé de lui plaire sous les regards alanguis de ceux qui sont encore en cour... 

 

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Les roses d'Héliogabale de Talma Tadéma

 

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en haut, Alma Tadema, ses yeux reflètent ses pensées qui sont bien lointaines, 1897

en bas, Alma Tadema, la question, 1877

 

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Alma Tadema, courtiser sans espoir, 1900

 

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le quatuor, Albert Joseph Moore


En parcourant cette exposition le visiteur (français) a le sentiment d'être hors du temps d'une part les images qu'il voit se réfère à une littérature, la plupart de ces tableaux naissent de l'écrit, que souvent il ne connait pas (il est peu probable qu'un seul visiteur s'aperçoive, sans lire le cartouche la toile "Un nuage passe" soit inspiré par la comédie de Shakespeare "Deux gentilshommes de Vérone ou que celle de John Everett Millais vienne d'un poème de Meredith). En outre, et montre un passé si fantasmé qu'il aura parfois du mal à rattacher le tableau qu'il découvre à une quelconque chronologie historique et d'autre part parce que cette peinture a été mise en marge du continuum de l'Histoire de la peinture tel qu'il nous est enseigné dans notre pays. Il faut avoir présent à la mémoire en visitant cette manifestation que certains des tableaux que nous voyons sont contemporains du fauvisme et des débuts du cubisme.

 

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Edwin Long, La reine Esther, 1878

 

Un peintre comme John Melhuist Strudwick qui est pour moi la grande révélation de cette exposition a continué à peindre de telles toiles jusqu'en 1909, "Le temps jadis" que l'on peut voir ici date de 1907! Strudwick a une histoire peu banal: alors qu'il a vécu jusqu'en 1937, il s'est brusquement arrêté de peindre en 1909, laissant même une peinture inachevée devant l'abandon rapide d'intérêt des amateurs pour sa peinture et son style. Ils avaient bien tord à mon avis...

 

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John Melhuish Strudwick, les jours passent, 1878

 

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John Melhuish Strudwick, Les remparts de la maison de dieu, 1889


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John Melhuish Strudwick (1849-1937) L'Âge d'Or 


La notion temps est constamment questionnée par cette peinture, comme je l'ai déjà dit par le temps de l'Histoire de la peinture mais aussi de celui figuré sur les tableaux. Nous y voyons des instantanés comme des photogrammes tirés de film, tout comme dans les toiles de Léon Jérôme qui me paraît le seul peintre du continent dont l'oeuvre ait une parenté avec cette peinture si insulaire. Autre particularité qui apparente ce type de représentation picturale au cinéma la grande profondeur de champ de l'image et par la même l'extraordinaire souci du détail (encore une fois comme chez Jérôme). On voit par là que ce qui a démodé cet art c'est plus le cinéma qu'une autre école de peinture.

 

 

 

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John William Godward, l'absence fait grandir l'amour, 1912

 

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Frederic Leighton, Jeunes filles grecques ramassant des galets au bord de la mer, 1871

 

L’exposition sera ensuite présentée à Rome au Chiostro del Bramante du 15 février au 5 juin 2014, puis au Musée Thyssen-Bornemisza à Madrid, du 23 juin au 5 octobre 2014.

 

 

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Alma Tadema, le vin grec, 1873  

 

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John William Waterhouse (1849-1917) La Boule de cristal, 1902 

 


     

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Hantai au Centre Pompidou

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Malheureusement encore une fois mon billet arrive après la bataille puisque cette exposition a fermée ses portes.

Comme je l'ai écrit dans un autre article l'agenda de cette rétrospective était déplorable car elle a privé la très belle exposition Lichtenstein de la place qui lui aurait été nécessaire. Cela en valait-il la peine. Ma réponse catégorique est non. Pour deux raisons la première est qu'Hantai a eu une seule idée artistique dans sa vie, celle de faire des noeuds avec ses toiles puis les tremper dans de la peinture (pour faire très simple). La seconde et la plus génante est qu'avant cette trouvaille qui donne de très décoratives toiles, (décoratif n'est pas en ce qui me concerne un qualificatif négatif, bien au contraire) les tableaux d'Hantai ne seraient certainement pas passés à la postérité sans la deuxième partie de sa carrière. Certaines toiles font penser pour les premières à Max Ernst, les suivante à Matta et même pour certaines à l'abstraction gestuelle de Mathieu. Ce n'était donc pas une bonne idée de consacrer une rétrospective à Hantai. Elle le dessert au lieu de le servir. Il aurait été beaucoup plus judicieux de présenter ses nouages et froissages dans des salles plus petites en densifiant l'accrochage. Je n'ai donc que peu photografié les premières salles pour privilégiant les "nouages". 

 

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Paris, septembre 2013

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Lichtenstein au Centre Pompidou

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Même si le nombre de photos que je consacre à une exposition ne correspond pas toujours à l'enthousiasme que j'éprouve envers l'oeuvre de l'artiste exposé, il est un bon indicateur de mon appréciation, surtout que cette fois les photographies sont autorisées, avec l'habituelle restriction qu'apportent certains préteurs, privés ou institutionnels, comme la Tate, qui ne veulent pas que les pièces qu'ils prêtent soient photographiées.

C'est une grande chance qu'il ne faut pas manquer de voir autant de tableaux et de sculptures de Roy Lichtenstein à Paris. Ce peintre souffre que son oeuvre soit occultée par ses célèbres toile représentant des agrandissements de cases de bandes-dessinées, alors que son inspiration est multiple et que toute son oeuvre est marquée par une grande réflexion sur l'histoire de l'art qu'il connait parfaitement bien en particulier celle de la peinture moderne européenne.

Les tableaux les plus intéressants sont ceux où il revisite les peintres qu'il admire, en premier lieu Matisse mais aussi Picasso, Fernand Léger, Braque et quelques artistes plus anciens comme Monet ou Van Gogh... C'est d'ailleurs amusant de dénicher le nom de l'artiste qui a inspiré telle ou telle toile. Mais il peut s'agir aussi d'un catalogue de vente par correspondance, d'un comics, d'un dessin d'architecte ou d'une bande dessinée européenne...

Les nombreux extraits de déclarations de Lichtenstein sur les murs témoignent de l'intelligence de l'artiste. 

L'accrochage est très réussi dans l'espace qui lui est dévolu. Il arrive à combiner un parcours à la fois thématique et chronologique (ce que les photos de se billet respectent approximativement). Seulement il est patent que le Centre Pompidou n'a pas donné assez de place à cette manifestation d'ailleurs elle a été malheureusement "allégée" par rapport à ses étapes précédentes. Il ne parait pas judicieux d'avoir exposé en même temps deux artistes Lichtenstein et Hantai dont les oeuvres de grandes tailles demandent un minimum de recul. On peut aussi se demander si l'oeuvre d'Hantai méritait autant de surfaces. Je reviendrais sur cette dernière exposition.

Est-ce le manque de place qui a empécher les commissaires de l'exposition d'une utile pédagogie qui aurait montré le complexe processus nécessaire à l'élaboration des oeuvres, dont beaucoup de visiteurs ne se doute pas. Cette mise en lumière avait été remarquablement faite lors de la première exposition Lichtenstein à la pinacothèque de Paris ( voir LICHTENSTEIN à la pinacothèque de Paris), il y a quelques années. Le catalogue de cette exposition était surtout consacré au mode opératoire qu'utilisait l'artiste pour accoucher d'un tableau. Ce précieux catalogue doit toujours pouvoir se trouver. 

 

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Roy Lichtenstein au Centre Pompidou et mon coeur fait BOUM !!

 

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Roy Lichtenstein au Centre Pompidou et mon coeur fait BOUM !!


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Roy Lichtenstein au Centre Pompidou et mon coeur fait BOUM !!


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A visitor looks at the artworks Nude with Bust L and Nudes with Beach Ball 580x388 First complete Roy Lichtenstein retrospective in France opens at Pompidou Centre


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Paris, aout 2013

 

Pour retrouver Lichtenstein sur le blog:  Lichtenstein au Centre PompidouLichtenstein: Expressionism, à la galerie GagosianLICHTENSTEIN à la pinacothèque de Paris

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Ron Mueck à la fondation Cartier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Ron Mueck:  Couple under Umbrella  (2013) Fondation Cartier, Paris

 

 

Huit ans après un premier triomphe Ron Mueck est de retour à la fondation Cartier où cette fois encore il déplace la grande foule. L'exposition de Ron Mueck de 2005 a été le record de fréquentation du lieu. Cette fois trois sculptures ont été élaborées spécialement pour cette manifestation dont le couple de géants du troisième âge au parasol.

 

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Les sculptures de l'artiste sont hyperréalistes dans la lignée de celles de Duane Hanson mais alors qu'Hanson avait le souci de documenter son époque avec une volonté bien affichée de critique sociale, rien de tel chez Ron Mueck, si ces créatures semblent pouvoir à tout moment parler et prendre la fuite, il ne sont pas à notre échelle, tantôt géant, tantôt lilliputiens. En outre certains sont placés dans des situations incongrues comme cet homme nu dans une barque qui n'est pas à son échelle ou cette femme nue au prise avec un fagot géant.

 

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l'homme dans sa barque

 

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Que signifie ces visions qui parfois semblent sortir d'un rêve ou plutôt d'un cauchemar car Ron Mueck semble affectionner la laideur. Telle cette femme visiblement du lumpen prolétariat qui porte son enfant, aussi moche que sa mère, sur son ventre (voir immédiatement ci-dessous).

 

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Un film est projeté au sous-sol de l'exposition. Il montre comment l'artiste travaille, seulement aidé de trois assistants. On y voit que Ron Mueck est un modeleur prodigieux. C'est à partir d'un modelage qu'il élabore toutes ses sculptures ensuite c'est une longue élaboration qui demande une patience de bénédictin.

Alors que toutes les sculptures sont soit posées au sol soit sur des socles, une est accrochée au mur. On peut y voir une variation de l'image du christ. Dans ce cas Ron Mueck doit être un des rares humain à avoir imaginé le christ sur un matelat pneumatique flottant dans une piscine...

 

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Le résultat est spectaculaire mais la finalité de cet extraordinaire savoir faire reste pour moi mystérieux. Le poulet mort et plumé pendu par les pattes d'une hauteur de plus de deux mètres m'a laissé particulièrement dubitatif (ci-dessous le poulet vu du jardin).

 

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Paris, aout 2013

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Keith Haring au 104

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Découverte pour moi que ce nouveau lieu d'exposition installé dans l'immense surface qu'occupait naguère les Pompes funèbres municipales (pour connaitre l'histoire peu banale de ce lieu, allez à: http://www.104.fr/centquatre/qui-sommes-nous/histoire.html) à l'occasion de l'exposition des grands formats de Keith Haring. C'est une suite de l'exposition du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.

On commence par plusieurs sclptures monumentales. Dommage qu'il n'y en ai pas une au détour d'une rue parisienne... ou d'une autre ville en France, mais peut être qu'il y en a et que je ne les pas croisées...

 

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Reconstitution de la pop shop de Tokyo, il y en avait également une à New-York, boutiques dans lesquelles on pouvait acheter des objets dérivés de l'oeuvre de Keith Haring. Ensuite quelques salles curieusement un peu trop petites pour accueillir de tels formats.

   

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portrait de J.F.K.    

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      Cette fresque a été peinte pour décorer un bar.

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Le clou de l'exposition est la dernière salle, sorte de chapelle où est disposé de grandes compositions illustrant les dix commandements. Ces grands panneaux ont été peints par Keith Haring en trois jours pour son exposition à Bordeaux. A l'époque ils firent scandale.

 

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Paris, aout 2013

 

pour retrouver Keith Haring sur le blog:  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris,  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris(2),  pour se souvenir de Keith Haring à Lyon,  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3),  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris 4, Keith Haring au 104

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Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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La dernière toile, inachevée de Keith Haring

 

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Paris, juillet 2013

 

pour retrouver Keith Haring sur le blog:  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris,  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris(2),  pour se souvenir de Keith Haring à Lyon,  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3),  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris 4,

 

Keith Haring dessinant dans le métro parisien

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Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Vers les deux tiers de l'exposition, on débouche dans une salle de peintures fluos où, surprise on découvre des schroumpf de Peyo vus par Keith Haring.

 

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Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Paris,juillet 2013

 

pour retrouver Keith Haring sur le blog:  Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de ParisKeith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris(2),  pour se souvenir de Keith Haring à Lyon

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Keith Haring, The Political Line au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris consacre une rétrospective à Keith Haring jusqu'au 18 aout 2013. La manifestation s'intitule, The political line, mettant l'accent sur les engagements moraux et politiques de l'artiste ce que traduit toute son oeuvre. Ce qui est un bon éclairage. Car la facilité d'accès à la production de Keith Haring, on a vu ses dessins rapidement dans le monde entier et ceux-ci sont immédiatement compréhensible presque par tous aurait pu oculter la charge politique de bien des peintures et surtout dissimuler la complexité d'une oeuvre qui n'est facile qu'en surface. Si la rétrospective met bien en évidence le fond, elle n'évite pas la réflexion sur la forme montrant ce Keith Haring doit à l'histoire de l'art des peintures égyptiennes aux fresques maya en passant par Dubuffet, Pollock et surtout Alechinsky. L'accrochage est à la fois chronologique et thématique. Il commence par les toutes premières oeuvres de Keith Haring alors qu'il a à peine vingt ans.

Dans ce billet les photos, curieusement autorisées sont présentées grosso modo dans l'ordre de l'exposition sauf l'autoportrait qui ouvre l'article et qui se trouve à la fin de la rétrospective.

Dans cet auto portrait aux tache rouge datant de 1985, on peu y voir l'image d'un homme atteint du sarcome de Kaposi qui est une maladie qui favorisée par l'immunodéficience était devenu le marqueur du sida. Est-ce prémonitoire puisqu'il dira que c'est seulement en 1988 qu'il apprend qu'il est séropositif, il mourra du sida début 1990, savait-il des 1985 qu'il était porteur de la maladie?

 

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Dans ce dessin on peut voir l'influence de Pollock sur laquelle se superposerait celle de Dubuffet.

 

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Dans cette suite de dessins de petit format, l'influence d'Alechinsky est perceptible


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Paris, juillet 2013

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