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372 articles avec grandes expositions et musees

Estève exposé par la galerie Applicat-Prazan à la FIAC 2015

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Visite à la FIAC 2015 (2)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Visite à la FIAC 2015 (2)
Visite à la FIAC 2015 (2)
Roy Lichtenstein

Roy Lichtenstein

Baselitz

Baselitz

Basquiat se reflétant dans un Koons

Basquiat se reflétant dans un Koons

Warhol

Warhol

Visite à la FIAC 2015 (2)
Visite à la FIAC 2015 (2)
Heran Bas

Heran Bas

Visite à la FIAC 2015 (2)
Carsten Holler

Carsten Holler

Visite à la FIAC 2015 (2)
Stephan Balkenhol

Stephan Balkenhol

Baselitz

Baselitz

Visite à la FIAC 2015 (2)
Elizabeth Peyton

Elizabeth Peyton

Visite à la FIAC 2015 (2)
un tapis de légumes secs

un tapis de légumes secs

Condo (première manière)

Condo (première manière)

Visite à la FIAC 2015 (2)
des sculptures vivantes que je vois depuis des années...

des sculptures vivantes que je vois depuis des années...

Visite à la FIAC 2015 (2)
Visite à la FIAC 2015 (2)

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Visite à la FIAC 2015

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Visite à la FIAC 2015
Basquiat

Basquiat

Dorénavant la FIAC me rend morose. Hier, enfin avant hier, on me conviait au vernissage. J'arpentais alors les allées un verre à la main, rempli d'un savoureux breuvage rougeâtre, sorte, d'Américano local que j'avais baptisé le cocktail FIAC et que je copiais rentré "at home" pour que mes invités ensuite s'en désaltèrent. Aujourd'hui j'erre à petits pas sous les vélums, le gosier sec, regrettant de ne pouvoir m'appuyer sur une canne. Il n'y a pas que ma décrépitude physique et ma déchéance sociale qui altèrent mon humeur, il y a ce que je vois sur les cimaises. Et j'en ai parcouru des FIAC, depuis, depuis... ma mémoire s'effrange comme les manches de mes chemises, enfin je fus de la première, organisée dans la gare finissante de la Bastille et depuis j'ai du en rater deux ou trois tout au plus. Jadis c'était toujours l'occasion de découvertes. Cela est devenu depuis quelques années rare et pas du tout pour cette édition 2015. La plupart des stands m'ont paru étonnamment vide, comme si les galeries se devaient d'être là mais étaient présentes qu'à minima; montrant de conserve les plus belles pièces à leur adresse permanente. J'ai pu le vérifier avec une des plus importantes de la place de Paris, la galerie Perrotin où je me suis rendu le lendemain de ma visite à la FIAC. Alors qu'au Grand Palais rien de remarquable était présenté dans son stand, en même temps on pouvait voir des expositions très intéressantes (voir de récents billets) dans leurs murs. Autre regret la quasi absence de galeries qui réserveraient leur espace à un seul artiste comme c'était assez courant par le passé. Mais cette pratique, commercialement risquée a presque disparu à l'exception de la toujours excellente galerie Aplicat-Prazan qui offrait une rétrospective de l'oeuvre d'Estève en une quinzaine de tableaux (Je lui consacrerai un billet bientôt).

Mais il faut bien admettre que grâce aux galeries dites du deuxième marché en visitant la FIAC on parcourt un beau musée d'art moderne, un musée dont l'entrée est de tout de même 35€...    

Condo dernière période

Condo dernière période

Bridget Riley

Bridget Riley

Visite à la FIAC 2015
Yan Pei Ming

Yan Pei Ming

Magnelli

Magnelli

Le Corbusier

Le Corbusier

Dubuffet

Dubuffet

Dubuffet

Dubuffet

Pierre Roy (1927)

Pierre Roy (1927)

Tanguy

Tanguy

David Hockney

David Hockney

David Hockney

David Hockney

Morellet

Morellet

Gilles Aillaud, Masai Mara, 1989 (détail)

Gilles Aillaud, Masai Mara, 1989 (détail)

Visite à la FIAC 2015
Paris, octobre 2015

Paris, octobre 2015

A suivre

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Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (3)
Paris, aout 2015

Paris, aout 2015

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Museo de Arte Religioso de Cuzco

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Museo de Arte Religioso de Cuzco
Museo de Arte Religioso de Cuzco

Ce relatif petit musée est grand par la qualité des oeuvres exposées et donne un bon panorama des peintures de l'Ecole de Cuzco. La photographie y est bien sûr interdite, mes images ne donnent donc pas la mesure de sa richesse.

Il est construit sur les ruines du palais d'inca Roca, la résidence du marquis de Buenavista devenu palacio del Arzobispado (le palais de l'archevèque).

Museo de Arte Religioso de Cuzco
Museo de Arte Religioso de Cuzco

Ce tableau est un exemple d'une production particulière de la ville de Cuzco. Elle a pour sujet principal un archange, thème favori de l'Ecole de Cuzco mais celui-ci a une particularité, il foule au pied un démon. Ce dernier a une tête humaine; l'explication en est que la famille qui a commandé cette peinture à l'artiste lui a demandé de doter le démon de la tête de l'ennemi de la famille (cette pratique était assez courante). Ce dernier quand il apprenait la chose n'avait de cesse de se venger, parfois de manières sanglantes où comment une peinture peut être à l'origine d'une vendetta, mais le plus souvent en demandant à un artiste (peut être le même!) de réaliser un tableau dans lequel le démon aura cette fois la tête du commanditaire du premier tableau.

Museo de Arte Religioso de Cuzco
Museo de Arte Religioso de Cuzco
Museo de Arte Religioso de Cuzco
Museo de Arte Religioso de Cuzco
Museo de Arte Religioso de Cuzco
Museo de Arte Religioso de Cuzco

Ce tableau, comme les autres Immédiatement ci-dessus Représente la fête du Corpus Cristi à Cuzco UA 17 ème siècle. ILS montre la société coloniale Qui défile Dans les rues, en compagnie du clergé et de la noblesse inca fraichement convertie. Dans Celui Immédiatement above, l'artiste indien Diego Quispe Tito soi Serait Représenté en bas à droite.

Museo de Arte Religioso de Cuzco
Museo de Arte Religioso de Cuzco
Museo de Arte Religioso de Cuzco

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Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)

La lecture de l'exemplaire catalogue que j'ai enfin acquis me confirme dans certaine de mes intuitions lors de la visite de l'exposition. Tout d'abord que Darger avait bien conscience d'être un artiste, puisqu'on peut lire dans son autobiographie: << Je suis un artiste à présent, je le suis depuis des année, et je peux à peine tenir sur mes jambes à cause de mon genou, pour peindre le haut des longues oeuvres.>>.

Je suis assez d'accord avec Kiyoko Lerner qui avec son mari a véritablement sauvé l'oeuvre de Darger quand elle écrit: << De l'extérieur il avait l'air si seul si isolé; mais en réalité, il vivait en compagnie des millions d'habitants de son monde. Il avait des relations avec eux, il les cotoyait à tous les moments de sa vie. Je pense qu'il a du vivre l'une des existences les plus riches qui soient.>>. En effet ne devrait-il pas être le rêve de tous créateurs que ses créatures deviennent pour lui plus vrais que les êtres rels qu'il croise au quotidien?

Il me semble que l'innocence est au centre de l'oeuvre de Darger. N'est-ce pas une de ses peintures qui fut choisi pour faire la couverture du catalogue de l'exposition "Présumés innocents", qui se déroula à Bordeaux en 2000; exposition qui fit scandale; on peut être que surpris du fait qu'aujourd'hui celle de Paris ne déclanche pas une même ire de la part des associations familiales tenant d'une morale rance. Lors de la première présentation publique des planche de Darger en 1977, le critique Jack Burnham écrit: << L'art de Darger possède l'innocence, un trait essentiel qui manque aux naifs professionnels (...) Et comme la naiveté est éminemment corruptible, un bon naif est un naif mort.>>.  

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)

Les dessins de Darger n'ont pas été présentés que dans des manifestations d'art brut. En 1992 une exposition itinérante aux Etats-Unis les présente aux cotés d'artistes aussi différents que Dali, Baselitz, Karel Appel ou Annette Messager. 

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)

Le croyez vous? Contrairement à la plupart des enfants, je détestais la perspective de me voir adulte. Je n'ai jamais voulu grandir. J'aurais voulu rester toujours un enfant.

Henry Darger, L'Histoire de ma vie

Cette déclaration me rappelle celles de Bernard Faucon. Je vois une parenté artistique entre le photographe et Darger.

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)

Un des contributeurs du catalogue avance que la collecte d'images (souvent trouvées dans des journaux récupérés dans des poubelles a été provoquée par la recherche de visuels correspondant à son univers et que c'est de ces collectes que serait né le désir de Darger de produire ses propres images.

Le fait que l'essentiel de son matériel soit issu de la culture populaire a conduit certains à le classer dans les proto-pop mais cela me semble pas très pertinent car il n'y a pas de deuxième degré chez lui.; son sérieux dramatique et même sadique contraste avec l'ironie distanciée que l'on trouve généralement dans le pop-art. 

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)

En 2013, le critique jim Elledge a émis une hypothèse audacieuse sur les pénis accoléé au corps des petites filles. Il pense que Darger était homosexuel et que les fillettes dotées de pénis sont en fait des garçons déguisés en fille. Cela dit, rien dans les écrit de Darger ni de ce que l'on sait de sa vie confirme cette théorie mais rien non plus laisse supposer qu'il ait été hétérosexuel, bisexuel ou même asexuel. En ce qui me concerne je pencherais plutôt pour son asexualité. On peut penser que comme sur certains points il était resté un enfant que sa sexualité ne s'est jamais développée.

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (2)
Paris, aout 2015

Paris, aout 2015

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Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Amis sadiques, camarades pédophiles, surtout si en particulier les petits garçons habillés de robe transparente vous affriolent particulièrement, chers gérontophiles qui kiffez spécialement sur les généraux de la guerre de Sécession, psy de toutes obédiences, admirateurs de l'art brut, vous qui vous intéressez à l'illustration et à la bande dessinés, historiens du postmodernisme l'exposition Darger qu'a concoctée le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris vous est destinée.

Mais peut-être, si vous n'êtes pas attentif à ce que j'écris dans ce blog, car je vous ai déjà entretenu de ce monsieur, le nom de Darger ne vous dit rien. 

Or donc, petit aperçu biographique: Henry Darger nait à Chicago en 1892. Il est mort dans cette même ville en 1973. Sa mère disparait alors qu'il est très jeune. Henry est confié par son père à une institution catholique, Notre dame de la miséricorde qui recueille les enfants abandonnés. Il y subit  de nombreuses brimades par ses camarades parce qu'il émet des "bruits" qui les incommodent. Plus tard, il est interné dans un asile pour enfants attardés situé à Lincoln dans l'Illinois dont il tentera plusieurs fois de s'échapper. Les conditions de vie à Lincoln sont effroyables. On parle d'enfant morts ébouillantés. Les viols des petits par les plus grands sont réguliers. Il a seize ans quand il réussit à s"échapper de cet asile. Il regagne Chicago. Son père est mort. Le Chicago d'alors n'est pas la belle ville d'aujourd'hui mais la sinistre cité que décrit Robert Bloch dans "Le boucher de Chicago". Henry se fait embaucher comme employé au nettoyage à l'hôpital Saint Joseph de Chicago, qu'administraient les soeurs de la charité. Il y restera jusqu'à sa retraite en 1963. Il est l'homme à tout faire des religieuses acariâtres. Secrètement dans l'intimité de son petit appartement, non loin du Lincoln Center Parl, soir après soir, il travail à son grand oeuvre...

Un manuscrit de 15000 pages (et le bougre n'a pas écrit que cela!), un roman qui s'intitule "The story of Vivian Girls, in what is known as the Realms of the Unreal of the Glandeco-Angelinnian War Storm, Caused by the child Slave Rebellion" (le garçon apparemment ne savait pas faire court) ce qui peut se traduire par 3L'histoire des Vivian Girls dans ce qui est connu sous le nom des Royaumes de l'irréel, et de la violence guerre glandéco-angelinienne causée par la révolte des enfants esclave" (tout un programme!). Ce que nous voyons dans l'exposition se sont les images qui accompagnent ce texte. D'après les textes autobiographiques de l'artiste, il aurait cessé d'écrire dans les années 30 et commencé à dessiner juste après. 

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Que nous raconte ce roman fleuve (je fais ici confiance aux rares personnes qui ont lu le manuscrit et en ont parlé): Cette épopée qui se déroule sur une planète imaginaire met aux prises des enfants chrétiens, dont les sept héroiques Vivian girls, et les glandeliniens peuple impie et cruel. Des nations voisines nommées Abbieannia ou Angelina, viennent au secours des enfants révoltés. Leurs armées et celles des glandeliniens se livrent bataille. Il y a aussi des créatures qui protègent les enfants. Parfois ce sont des dragons ailés, des papillons géants ou des hybrides entre humain et bélier.

Plus qu'invention on peut dire qu'il s'agit de transposition.  Darger par exemple représente la seule campagne qu'il connaisse, celle de l'Illinois, sillonnée d'automobiles des années 30...

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Paradoxalement il y a peu dans ces planches de dessins proprement directement de la main de Darger. Presque toutes les figures et une grande partie des décors sont calqué sur des magazines. Ses sources peuvent aussi bien être des journaux d'actualité que des recueils de bandes dessinées. Ainsi au milieu d'une représentation d'une bataille d'une façon incongrue peut apparaitre un personnage de Walt Disney. Parfois certaines photos sont à peine retouchées; Darger n'y a qu'ajouté qu'une légende de son cru. Une de ses principales inspirations graphiques est le comic strip Little Annie Rooney. Il est probable que Darger travaillait sans plan établi et que la relecture n'était pas son fort.

Les frises peuvent être longues de plusieurs mètres. Tantôt elles se déploient dans un espace unique; tantôt elles sont divisées en plusieurs lieux juxtaposés; chacun étant la scène d'une action, un peu à la manière d'une bande dessinée. Certaines se composent d'études séparées dans lesquelles Darger, par des cartes, fixe la géographie de l'action. 

la technique de cet autodidacte était élaborée. Il y a un constant souci de perspective dans ses dessins; ce qui le conduisait à rechercher des figures à calquer de différentes grandeurs pour que le spectateur est une impression de profondeur de champ. Après avoir mis en place ses personnages par décalque au crayon noir gras, il encrait les contours puis il aquarellait l'ensemble. Il utilise aussi le collage en particulier pour les décors. Les moyens de Darger étant très limités, il achetait son papier, il utilisait les deux coté de la feuille.

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

Cette oeuvre soulève beaucoup de questions. On peut se demander si par exemple Darger connaissait l'anatomie féminine. Alors qu'il semble avoir conscience, d'après ses écrits autobiographiques, de faire une oeuvre, pourquoi l'avoir tenu secrète. D'après ce que l'on peut voir dans les nombreuses légendes qui agrémentent les planches, Darger maitrisait très bien la langue anglaise écrite ce qui est curieux pour un homme à tout faire n'ayant reçu aucune instruction! Certains on même avancé que Darger aurait été l'assassin d'une fillette de 5 ans. Son biographe, John McGregor pour étayer cette thèse a fait le rapprochement entre les dessins de Darger et ceux du serial killer Jeffrey Dahmer. On peut aussi supposer que les scènes de violence envers des enfants renvoient aux sévice que Darger aurait subit dans l'internat où il était prisonnier 

Quelles pouvaient être les source littéraire de cet homme. Connaissait-il Lewis Carroll auquel il est difficile de ne pas penser. A-t-il vu le magicien d'Oz qui semble aussi une référence possible?

Qui était vraiment cet ermite qui vivait ses fantasmes coupé du monde? 

Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Henry Darger au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
Paris, aout 2015

Paris, aout 2015

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Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier

Vous avez jusqu'au 10 janvier 2016 pour aller visiter cette très originale exposition qui retrace presque un siècle de production artistique au Congo. S'il y a essentiellement de la peinture, les sculptures et les photos ne sont pourtant pas à négliger. La partie la plus intéressante de l'exposition se trouve au rez de jardin où les salles présente la peinture comtemporaine congolaise. On est entre Erro et le Douanier-Rousseau. Ces toiles enchanteront ceux qui comme moi, se sont extasié lors de leurs voyages en Afrique sur les merveilleuses enseignes peintes que l'on découvre au bord des routes en particulier celles des coiffeurs...

L'exposition est très pédagogique. Les cartouches sont clairs et explicatifs. Une bande son réjouissante et bien adaptée agrémente la visite. Les photos malgré les paneaux ne semblent pas interdites, fait nouveau en ce lieu...

Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Beauté Congo 1926-2015 à la Fondation Cartier
Il y a aussi quelques photos comme vous le prouve ce charmant jeune homme.

Il y a aussi quelques photos comme vous le prouve ce charmant jeune homme.

L'exposition se poursuit jusque sur la buvette de la fondation

L'exposition se poursuit jusque sur la buvette de la fondation

Paris, octobre 2015

Paris, octobre 2015

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Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen

 

Je dois humblement avouer que je n'avais jamais entendu parler de cette école de peinture avant d'avoir mis les pieds au Pérou. Pourtant ces artistes ont à la fois une grande dextérité et un style qui n'appartient qu'à eux. Ils ont aussi mis en oeuvre des techniques  nouvelles comme l'utilisation de résille d'or appliquée sur la toile.

L'École de Cuzco (escuela cusqueña) est un mouvement artistique catholique qui s'est développée dans le vice-royaume du Pérou au cours des XVI éme XVII ème et XVIII ème siècles, au Pérou et notamment à Cuzco (ancienne capitale de l'Empire inca), mais également dans d'autres villes des Andes, en Bolivie et en Équateur.

Ce mouvement se développa après la conquête espagnole de l'Empire inca en 1535. Pour la première fois, des techniques artistiques européennes furent enseignées aux Amériques.

Les peintures de l'école de Cuzco sont une forme d'art religieux dont le but principal est didactique. Dans le but de convertir les Incas au catholicisme, les Espagnols envoyèrent un groupe d'artistes religieux à Cuzco. Ils créèrent une école pour les Quechuas et les mestizos (descendants à la fois des Espagnols et des Amérindiens), enseignant le dessin et la peinture à l'huile. La dénominnation "cusqueña" n'est pas limitée à la ville de Cuzco ni aux artistes indigènes : des créoles espagnols y participèrent également .

L'évêque Manuel de Mollinedo y Angulo fut un guide important des artistes de l'école de Cuzco. Il mit à la disposition des artistes péruviens sa collection d'art européen. Il fut le mécène d'artistes cusqueñas comme Basilio Santa Cruz Pumacallao, Antonio Sinchi Roca Inka, and Marcos Rivera.

En 1688, les membres espagnols et mestizos de l'école de Cuzco se séparèrent des peintres indiens. Cette séparation amena de nombreux peintres quechuas à développer leur propre style, fondé sur les œuvres récentes européennes. Ils créèrent également une tradition de peinture des monarques incas, exprimant une fierté culturelle et s'éloignant des thèmes religieux chrétiens.

Le style de l'école de Cuzco se situe au confluent des influences baroques apportées par les conquérants espagnols et des traditions artistiques indigènes et métisses.

Elle se caractérise par l'emploi de couleurs vives et d'or. Les thèmes sont le plus souvent religieux, avec parfois des adaptations aux cultures indigènes. On trouve ainsi des cuys ou des fruits exotiques sur la table d'une Cène. On trouve quelques rapprochements avec le maniérisme dans le traitement des personnages. Le traitement de la perspective est sommaire, voire inexistant, tandis que les rapports de proportions mettent l'accent sur l'exagération du sujet principal. Au début ces peintre semblent influencés par le maniérisme italien mais très vite c'est l'influence flamande qui va dominer.

Les archanges arquebusiers sont un motif populaire dans les peintures de l'école de Cuzco. Alors que traditionnellement en peinture les archanges sont armés de glaives, disons à la romaine, ici ce sont des arquebuses qu'ils ont entre les mains. Cette arme récemment introduite par les colonisateurs avait grandement impressionné les indiens.

Autre sujet rare et même inexistant dans l'art occidentale, Marie enceinte! Une particularité a fait un peu délirer certains spécialistes, les vierges de l'école de Cuzco ont la particularité d'avoir une forme pyramidale d'où un rapprochement avec une forme architecturale très pratiquée par les civilisations amérindiennes (voir la sixième photo en partant du haut du billet).  

Beaucoup de peintures restèrent anonymes, du fait des traditions précolombiennes qui définissaient l'art comme le résultat d'une œuvre commune.L'un des derniers membres de l'école de Cuzco fait exception à cette règle : Marcos Zapata (v 1710-1773). D'autres artistes connus sont Diego Cusihuamán, Gregorio Gamarra, Basilio Santa Cruz Pumacallao

L'école de Cuzco se distingue de l'école de Potosí, bien plus sombre et sanglante, et davantage marquée par le clair-obscur.

Petite précision pour ceux qui auront la chance d'aller au Pérou. Les photo dans les églises et les musées sont absolumentsinterdites. Lorsque vous n'avez pas un gardien qui vous est attribué spécifiquement et qui ne vous lache pas d'une semelle c'est vraiment impossible de prendre une image dans le cas contraire, il est facile de tricher comme vous pouvez le constater (je suis l'auteur de toutes les images de ce billet) mais à condition d'avoir un petit appareil de poche. Cette interdiction est incompréhensible car les administrations ne vendent ni reproductions ni catalogues, ce qui est assez incompréhensible.

Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen
Ecole de Cuzco à la pinacothèque de la Mercen

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Musée de Pergame à Berlin (2)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Musée de Pergame à Berlin (2)
Berlin, avril 2015

Berlin, avril 2015

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