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366 articles avec grandes expositions et musees

Rétrospective Twombly au Centre Pompidou

Publié le par lesdiagonalesdutemps

vue générale de la fin de l'exposition

vue générale de la fin de l'exposition

Tableaux du début des années 50

Tableaux du début des années 50

Le Centre Pompidou présente, jusqu'au 24 avril 2017, une vaste rétrospective de Twombly (1928-2011), environ 140 pièces. L'accrochage est aéré. Il met bien en valeur les oeuvres. S'il y a quelques travaux sur papier et quelques sculptures, groupées en un seul lieu, la grande majorité de ce qui est montré sont des peintures sur toile. La présentation est grosso-modo chronologique. Elle s'articule autour de trois cycle monumentaux: Nine Discourses on Commodus (1963), Fifty Days at lliam (1978) et Coronation of Sesostris (2000).

Les photographies sont autorisées mais la plupart des oeuvres étant sous verre, il est difficile d'éviter les reflets parasites.

Si l'on excepte les toiles de la première salle datant du début des années 50 dans lesquelles Twombly est encore visiblement sous l'influence de ses maitres, Kline et Motherwell et celles de la dernière décennie de sa carrière où le peintre retrouve la prédominance du geste, on pense parfois à Mitchell, l'ensemble de l'oeuvre montre surtout des graffitis ténus tracés sur de vastes surface.   

Je n'ai jamais adhéré à l'oeuvre de Twombly et ma studieuse visite de sa rétrospective au Centre Pompidou ne m'a pas fait changer d'avis. Si je suis d'accord avec les fines et justes descriptions de son travail par Barthes dans le lumineux essais qu'il a consacré à l'artiste (voir les quelques citations qui parsèment mon modeste reportage), je ne partage en presque rien son ressenti devant l'oeuvre, sinon pour la sensation de lumière que l'on a devant certaines toiles.

Je comprend bien Barthes quand il explique qu'un tableau intitulé Achille pleurant la mort de Patrocle n'est pas une illustration du fait, mais que la toile a été réalisée par l'artiste lorsqu'il était imprégné de cette légende. Je veux bien en être persuadé et je veux bien sans barguigner donner quitus à Twomly pour sa grande culture, mais dédier un tableau à une gloire réelle ou imaginaire du passé ou écrire son nom sur la toile, n'est pas suffisant en ce qui me concerne pour corréler le personnage avec le rectangle qui me fait face. Ainsi lors de l'exposition nous croisons, en vrac, les fantômes, qui pour moi sont restés muets, de Paul Valéry, Vénus, Apollon, Patrocle, Achille, Mallarmé, Sappho, Raphael, Commode, Ulysse, Muybridge, Monet, Bacho, Virgile, Byron... J'arrête là l'énumération de cette cohorte hétéroclite car il y en a bien d'autres. Mais à mon grand regret je n'ai ressenti aucune présence de ces entités face aux oeuvres. Ce qui ne veux pas dire que je sois toujours resté de marbre devant les cimaises; en particulier devant celle ou est accrochée la série "Nine discourses on Commodus. Cette suite de tableaux a été peinte peu de temps après l'assassinat de Kennedy si elle fait bien passer la violence sanguinaire au point d'être mal à l'aise entouré de ces peintures je m'interroge sur le pourquoi à la référence antique. Je comprend bien le dilemme du peintre tiraillé entre s'échapper de l'illustratif tout en ne reniant pas sa culture classique. Mais les références à celle-ci ou à l'Histoire, comme le faisait par exemple Mathieu, privent la peinture abstraite (mais dans quelle mesure l'oeuvre de Twombly se rattache à cette dernière?) de l'universalisme et du pur émotionnel que les titres des tableaux viennent parasiter.

La gestuelle est importante dans de nombreux tableaux où pour certains elle fut une oeuvre à part entière, certaines toiles évoque Hartung. On comprend que cette particularité ait séduit l'auteur de "L'empire des signes". L'oeuvre de Twombly ne se voudrait-elle pas que signes?           

Robert Rauschenberg et Cy Twombly , Venise (1952)

Robert Rauschenberg et Cy Twombly , Venise (1952)

Rétrospective Twombly au Centre Pompidou
1958

1958

Les toiles de Twombly sont comme de grandes chambres méditerranéennes chaudes et lumineuses aux éléments perdus que l'esprit veut peupler.

Roland Barthes Cy Twombly

1958

1958

tableaux du début des années 60

tableaux du début des années 60

C'est Rome, il faut bien le dire, qui ouvre l'expansion du style de Twombly à la volupté, à la saveur, à une sorte de gaieté sonore mais toujours un peu grinçante, à la matière, à toute les matières , à commencer par le foutre, le sang et la merde. Beaucoup plus près de nous, sa préciosité dégénère parfois en une espèce de joliesse qui se souviendrait à l'excès des Nymphéas (...) Mais il suffit de "Wilder Shore of Love" pour déployer de nouveau sous nos yeux les nuées tempétueuses de la passion, de ses affolantes jonchées, de ses sexes brandis et de ses mots, que secoue en rafale le vent du large.

Renaud Camus, journal 1988

dessins sur papier datant de 1957

dessins sur papier datant de 1957

Empire of flora, 1961

Empire of flora, 1961

1961

1961

Rétrospective Twombly au Centre Pompidou
Rétrospective Twombly au Centre Pompidou
Rétrospective Twombly au Centre Pompidou
Rétrospective Twombly au Centre Pompidou
les 5 toiles ci-dessus appartiennent à la série Nine Discourses on Commodus (1963)

les 5 toiles ci-dessus appartiennent à la série Nine Discourses on Commodus (1963)

C'est parce que Twombly est un artiste du corps, de la sensation, du désir, de la matière, du toucher, de la peau, de la chair, de l'Italie, dans ses saveurs et ses beautés les plus physiques, qu'il peut être en même temps, sans mièvrerie ni ridicule, un peintre de l'idée, de l'idée comme pulsion.

Renaud Camus, journal 1988

série peinte à la fin des années 60

série peinte à la fin des années 60

Achilles mourning the death of Patroclus, 1962

Achilles mourning the death of Patroclus, 1962

Twombly a le génie de rendre le griffonnage majestueux et le majestueux lyrique, intime, frissonnant de fleurs écrasées, de poètes au-dessus d'une mer mythologique, et d'ombrage propices à l'amour.

Renaud Camus, journal 2004

The vengeance of Achilles, 1962

The vengeance of Achilles, 1962

Twombly a beaucoup photographié, ce qui est peu montré dans l'exposition, ci-dessus son fils Alessandro 1965

Twombly a beaucoup photographié, ce qui est peu montré dans l'exposition, ci-dessus son fils Alessandro 1965

Robert Rauschenberg à Rome photographié par Cy Twombly

Robert Rauschenberg à Rome photographié par Cy Twombly

Rétrospective Twombly au Centre Pompidou

Dans l'évènement, Twombly introduit une surprise. Cette surprise prend l'apparence d'une incongruité, d'une dérision, d'une déflation comme si l'enflure humaniste était brusquement dégonflé.

Roland Barthes, Cy Twombly

Venus, 1975 et Apollo, 1975

Venus, 1975 et Apollo, 1975

La lettre chez Twombly - le contraire même d'une lettrine -, est faite sans application. Elle n'est pourtant pas enfantine, car l'enfant s'applique, appuie, arrondit, tire la langue; il travaille dur pour rejoindre le code des adultes. Twombly s'en éloigne, il desserre, il traîne; sa main semble entrer en lévitation; on dirait que le mot a été écrit du bout des doigts, non par dégoût ou par ennui, mais par une sorte de fantaisie ouverte au souvenir d'une culture défunte, qui n'aurait laissé que la trace de quelques mots.

Roland Barthes, Cy Twombly

Bacchanalia, 1977

Bacchanalia, 1977

Dans la peinture classique " ce qui se passe" est le sujet de la toile; ce sujet est souvent anecdotique (Judith égorgeant Holopherne); mais dans les toiles de Twombly, le sujet est un concept: c'est le texte classique "en soi" concept, il est vrai, étrange, puisqu'il est désirable, objet d'amour, peut-être de nostalgie.

Roland Barthes, Cy Twombly

Rétrospective Twombly au Centre Pompidou
les sculptures ont été réalisées au milieu des années 2000

les sculptures ont été réalisées au milieu des années 2000

Rétrospective Twombly au Centre Pompidou

Ce qui me semble intervenir dans le trait de Twombly et le conduire au bord de cette mystérieuse "dysgraphie" qui fait tout son art, c'est une certaine paresse (qui est des signes les plus purs du corps). La paresse c'est précisément ce que permet "le dessin", mais non "la peinture" (toute couleur lâchée, laissée, et violente), ni l'écriture (chaque mot naît entier volontaire, armé par la culture). La "paresse" de Twombly (je parle ici d'un effet non d'une disposition) est cependant tactique: elle lui permet d'éviter la platitude des codes graphiques, sans se prêter au conformisme des destructions: elle est dans tous les sens du mot, un tact.

Roland Barthes, Cy Twombly

Summer madness, 1990

Summer madness, 1990

Rétrospective Twombly au Centre Pompidou
Quattro stagioni, 1993-1995

Quattro stagioni, 1993-1995

Il y a des peintures excitées, possessives, dogmatiques; elles imposent le produit, lui donnent la tyrannie d'un concept ou la violence d'une convoitise. L'art de Twombly - c'est sa moralité - et aussi son extrême singularité historique - ne veut rien saisir; il se tient, il flotte, il dérive entre le désir - qui lui donne congé: s'il fallait à cet art quelques références, on ne pourrait aller la chercher que très loin, hors de la peinture, hors de l'occident, hors des siècles historiques, à la limite même du sens, et dire avec To King: Il produit sans s'approprier. Il agit sans rien attendre, son oeuvre accomplie, il ne s'attache pas, et puisqu'il ne s'y attache pas, son oeuvre restera.

Roland Barthes, Cy Twombly

la série Fifty Days at lliam, 1978

la série Fifty Days at lliam, 1978

Rétrospective Twombly au Centre Pompidou
Rétrospective Twombly au Centre Pompidou
Coronation of Sesostris (2000)

Coronation of Sesostris (2000)

Rétrospective Twombly au Centre Pompidou
Bacchus, 2005

Bacchus, 2005

Camino Real, 2010

Camino Real, 2010

Paris, février 2017

Paris, février 2017

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une visite au Alte Nationalgalerie Berlin

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Reinhold Begas, Amour et Psyché

Reinhold Begas, Amour et Psyché

une visite au Alte Nationalgalerie Berlin
une visite au Alte Nationalgalerie Berlin
une visite au Alte Nationalgalerie Berlin
Louis Ferdinand von Rayski, portrait du comte Haubold von Einsiedel, 1855

Louis Ferdinand von Rayski, portrait du comte Haubold von Einsiedel, 1855

Louis Ferdinand von Rayski, portrait du comte Haubold von Einsiedel, 1855 (détail)

Louis Ferdinand von Rayski, portrait du comte Haubold von Einsiedel, 1855 (détail)

Franz Kruger

Franz Kruger

une visite au Alte Nationalgalerie Berlin
Gustav Eberlein (1847-1926) l'épine au pied

Gustav Eberlein (1847-1926) l'épine au pied

Gustav Eberlein (1847-1926) l'épine au pied

Gustav Eberlein (1847-1926) l'épine au pied

Gustav Eberlein (1847-1926) l'épine au pied (détail)

Gustav Eberlein (1847-1926) l'épine au pied (détail)

Arnold Bocklin, L'ile des morts

Arnold Bocklin, L'ile des morts

Anselm Feuerbach (1829-1880) Ricordo di Tivoli

Anselm Feuerbach (1829-1880) Ricordo di Tivoli

Adolf von Hildebrand (1847-1921), jeune homme 1884

Adolf von Hildebrand (1847-1921), jeune homme 1884

Wilhelm Leibl

Wilhelm Leibl

Arnold Bocklin

Arnold Bocklin

Adolf von Hildebrand

Adolf von Hildebrand

une visite au Alte Nationalgalerie Berlin
Hans Thoma

Hans Thoma

Franz von Lenbach, temple des vestales à Rome

Franz von Lenbach, temple des vestales à Rome

Wilhelm Busch

Wilhelm Busch

Carl Spitzweg

Carl Spitzweg

une visite au Alte Nationalgalerie Berlin
Max Liebermann

Max Liebermann

Franz von Defregger

Franz von Defregger

Franz von Defregger

Franz von Defregger

Berlin, avril 2015

Berlin, avril 2015

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Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
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Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (3)
Nancy, janvier 2017

Nancy, janvier 2017

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Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
la Toussaint

la Toussaint

La Toussaint (détail)

La Toussaint (détail)

quelques scènes de la vie préhistorique montrent que Cormon n'était pas le seul à l'époque à traiter ce genre de sujet

quelques scènes de la vie préhistorique montrent que Cormon n'était pas le seul à l'époque à traiter ce genre de sujet

Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (2)
Nancy, janvier 2017

Nancy, janvier 2017

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Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Trois autoportraits

Trois autoportraits

Vous avez jusqu'au 27 février pour découvrir, ou redécouvrir, au musée des Beaux-Arts de Nancy l'exposition vouée à l'oeuvre d'Emile Friant. Elle est sous-titrée justement, le dernier naturaliste. A parcourir l'exposition on a beaucoup de mal à réaliser que ce peintre appartient pour une partie importante de sa vie, il est né en 1863 et décédé en 1932, au XX ème siècle alors que toute sa peinture se réfère aux premier deux tiers du XIX ème siècle. Sa représentation du réel m'a semblé picturalement proche de celle de Manet, bien qu'il fut l'élève de Cabanel. Mais Friant à la peinture littéraire me parait plus sous l'influence de littérateurs comme Zola et d'Anatole France que d'autres peintres. Nombreux sont les tableaux mettant en scène des petites gens. Les titres des tableaux parlent d'eux-mêmes: Le travail du lundi, le pain, la douleur...

Son style, une fois sa maturité artistique atteinte, est bien reconnaissable. Alors que les fonds sont traités en de larges touches, les visage de ses personnage sont très finement peints atteignant un piqué photographique. Friant d'ailleurs se servait beaucoup de la photographie pour les expressions des visages.

Le choix de ses sujets est parfois insolite et même morbide. Il réalise des portraits de décapités. Friant semble avoir eu une fascination pour la guillotine qui se concrétise en particulier dans "La peine capitale" toile tout en mouvements et dans la plus apaisée mais tout aussi macabre "La messe du condamné". Ces scènes de genre, d'un frappant naturalisme, ne sont pas toujours plus réjouissantes que ce soit "La Toussaint" ou cette image d'un enterrement qui semble être vue de la fosse!

Heureusement pour le moral du visiteur toutes les oeuvres de Friant ne sont pas de cet acabit. Beaucoup plus réjouissante est la grande toile de 1887 intitulé "Les canotiers de la Meurthe" représentant une joyeuse tablée de jeunes convives tandis que "Les amoureux" est une belle réussite de la peinture romantique.

Ce premier billet présente essentiellement des travaux de jeunesse.  

Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Cette toile de Baschet qui reçut pour elle un prix de Rome barra la route de Rome à Friant dont on voit ci-dessous l'esquisse pour le même sujet.

Cette toile de Baschet qui reçut pour elle un prix de Rome barra la route de Rome à Friant dont on voit ci-dessous l'esquisse pour le même sujet.

Emile Friant au musée des Beaux-Arts de Nancy (1)
Nancy, janvier 2017

Nancy, janvier 2017

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Di Rosa à la Maison Rouge (2)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Di Rosa à la Maison Rouge (2)

Après l'espace dévolu à la boutique de l'art modeste on débouche sur une vaste salle dans laquelle est montrée un échantillon de chaque exposition qui s'est déroulée au MIAM depuis sa création.

Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)

On arrive ensuite dans des espaces lumineux et déstructurés dévolus aux véhicules. Le petit Hervé Di Rosa enfant de Sète rêvait en voyant les bateaux en partance dans le port. Les petites voitures sont des objets de jeu privilégié de l'enfant. L'adulte en deviendra un collectionneur compulsif. 

On voit dans cette collection que la bande dessinée est une de ses grandes sources d'inspiration. Plusieurs vitrines rassemble les avions de Tintin, les voitures de Blake et Mortimer, celles de Spirou et celles de Michel Vaillant.

A la fin des années 80, Di Rosa invente un duo de voyageurs. Il les met en scène dans ses tableaux. Il réalise aussi des sculptures qui déclinent leurs moyens de locomotion, bateau, auto, mongolfière, avion...

Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Di Rosa à la Maison Rouge (2)
Paris, janvier 2017

Paris, janvier 2017

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Di Rosa à la Maison Rouge (1)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Dirosaland, 1985

Dirosaland, 1985

Quelle jubilation que cette exposition dans laquelle Di Rosa mêle ses propres travaux à ceux qui ont été montrés au Musée Internationale des Arts Modestes dont il est le créateur à Sète, sa ville natale. On pourrait craindre que l'on va avoir à faire avec un bric à brac en vrac et hétéroclite alors que l'on découvre dans le bel espace d'exposition de La Maison Rouge, qui malheureusement fermera ses portes en 2018, une exposition très cohérente et dont les différentes parties sont remarquablement bien articulées.

A parcourir cette roborative exposition qui est une rétrospective Di Rosa que l'on dira "augmentée", on s'aperçoit que l'artiste s'est sans cesse renouvelé et qu'il est bien réducteur de le limiter à la Figuration libre des années 80.

Ceux qui ne connaissent pas le MIAM découvriront qu'elle généreux passeur il est des arts bruts, primitifs et populaires. Il se situe dans la ligne d'un Dubuffet mais sans la rancoeur de ce dernier.

Enfin on découvre le collectionneur compulsif qu'il est. Beaucoup de visiteurs auront été, comme moi, tout fier, de constater qu'ils avaient quelques pièces dans leur collection en commun avec Di Rosa. 

A l'entrée nous voyons la vaisselle de la mère de l'artiste revisitée par lui. Les plats et vases cocasses voisine avec les "appelants" sculptés par le père de Di Rosa

A l'entrée nous voyons la vaisselle de la mère de l'artiste revisitée par lui. Les plats et vases cocasses voisine avec les "appelants" sculptés par le père de Di Rosa

Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
souvenir du couple, 1990

souvenir du couple, 1990

Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Di Rosa à la Maison Rouge (1)

Si l'ensemble de l'exposition invite à la joie de vivre, il n'en est pas de même pour la série "La vie des pauvres" datant de 1993. Elle est judicieusement présentée dans un long couloir sombre d'une vingtaine de mètres reliant deux salles lumineuses et joyeuses. "La vie des pauvres" est constitué de 30 panneaux peints à l'acrylique sur papier kraft marouflé.

Di Rosa à la Maison Rouge (1)

En sortant du sombre couloir on débouche sur une salle très colorée où est montré certains objets qui étaient en vente à la Boutique de l'art modeste que Di Rosa avait ouvert en 1989 à Paris.

Di Rosa à la Maison Rouge (1)
Paris, janvier 2017

Paris, janvier 2017

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Rembrandt intime au musée Jacquemart André

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Rembrandt intime au musée Jacquemart André
Rembrandt intime au musée Jacquemart André
Rembrandt intime au musée Jacquemart André

Petite exposition par le nombre des oeuvres présentées mais grande par le peintre et la qualité des tableaux. L'exposition s'articule autour de quelques belles toiles qu'entourent gravures et dessins. La grande qualité de ce Rembrandt intime est de nous faire souvenir quel grand dessinateur et graveur il était. Ces quelques pôles réussissent à donner un bon panorama de sa carrière et de l'évolution de sa manière passant de tableaux très dessinés du début à des toiles dans lesquelles s'expriment une touche plus libre donnant un léger flou au rendu des figures.

L'accrochage est soigné et la mise en lumière des oeuvres est généralement bonne. Les photos sont interdite mais le gardiennage n'est pas très vigilant en la matière mais de toutes manières l'affluence et le manque de recul rend la photographie difficile d'où le peu d'images illustrant ce billet. 

La relative exiguité  des salles de beau musée Jacquemart André contraint d'être vigilant sur le choix de l'horaire de sa visite d'autant que ce Rembrandt intime semble drainer beaucoup de monde. Je conseille comme à l'habitude de privilégier la tranche horaire midi-treize heure trente et si possible en semaine.

Rembrandt intime au musée Jacquemart André
Rembrandt intime au musée Jacquemart André
Rembrandt intime au musée Jacquemart André
Rembrandt intime au musée Jacquemart André
marchande de crêpes

marchande de crêpes

émouvant portrait de Titus fils de Rembrandt qui mourra peu après que son père l'ait immortalisé sur la toile

émouvant portrait de Titus fils de Rembrandt qui mourra peu après que son père l'ait immortalisé sur la toile

Paris, janvier 2017

Paris, janvier 2017

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une visite à la Tate Modern

Publié le par lesdiagonalesdutemps

une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern

Ma dernière escapade à Londres avait entre autres comme prétexte, celle de découvrir l'extension de la Tate Modern. L'ajout du nouveau bâtiment à l'ancien est très réussi. A l'intérieur il offre de belles échappées sur le dehors et parfois un peu vertigineuses sur l'intérieur. Mais cette adjonctions de belles et grandes salles renforce encore l'impression de vide que l'on avait déjà lorsque l'on parcourait la Tate Modern, première mouture. On a un sentiment de froideur et de solitude en particulier lorsqu'on arpente coursives et couloirs. Les nouvelles salles semblent pour l'instant surtout dévolues aux installations.

Encore plus que dans d'autres musées, la Tate Modern contraint le visiteur à de grands écarts visuels et intellectuels qui me paraissent une saine gymnastique pour les neurones. J'espère avoir réussi dans mon petit reportage à faire ressentir ces constants hiatus.  

salle Louise Bourgeois

salle Louise Bourgeois

 Louise Bourgeois

Louise Bourgeois

une échappée sur l'extérieur

une échappée sur l'extérieur

et cette fois sur l'intérieur, attention au vertige...

et cette fois sur l'intérieur, attention au vertige...

une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
Tanguy

Tanguy

une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
J'aime beaucoup Pierre Roy, un surréaliste qui savait peindre, ce qui n'est pas si fréquent mais nul n'est prophète dans son pays, adage qui se vérifie souvent car si j'ai vu ses tableaux dans des musées en Suède, en Italie, en Espagne, au Potugual et aux Etats-Unis je ne les ai presque jamais croisés dans les musées français...

J'aime beaucoup Pierre Roy, un surréaliste qui savait peindre, ce qui n'est pas si fréquent mais nul n'est prophète dans son pays, adage qui se vérifie souvent car si j'ai vu ses tableaux dans des musées en Suède, en Italie, en Espagne, au Potugual et aux Etats-Unis je ne les ai presque jamais croisés dans les musées français...

une visite à la Tate Modern
Dali

Dali

Tanguy

Tanguy

Sutherland, avec ce tableau on voit tout ce que Bacon doit à Sutherland

Sutherland, avec ce tableau on voit tout ce que Bacon doit à Sutherland

une visite à la Tate Modern
une visite à la Tate Modern
Pollock

Pollock

Bridjet Riley

Bridjet Riley

Bridjet Riley

Bridjet Riley

Rothko

Rothko

Rothko

Rothko

Rothko

Rothko

Rothko

Rothko

Kapoor, Londres, novembre 2016

Kapoor, Londres, novembre 2016

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Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)

Il est à craindre qu'un visiteur de la rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, qui aurait été préservé de la légende qui obscurcit la réception de l'oeuvre de Bernard Buffet, ne comprenne pas les polémiques autour de cet artiste au vu de ce qui y est exposé. Durant les deux premiers tiers de cette rétrospective qui couvre les dix premières années de la carrière de l'artiste, dans un ordre chronologique,  il verrait un grand peintre marqué par la dureté de son époque, la guerre et l'immédiate après-guerre, et par son homosexualité. Dans la suite de l'exposition qui résume à grands pas une quarantaine d'années, il découvrirait un illustrateur atteint de mégalomanie tartinant des toiles gigantesques (je laisse toutes ces grandes machines pour le crapaud, comme par hasard cette peinture appartient à Pierre Bergé, qui, homme de gout est propriétaire des meilleures peintures), avec bonheur parfois comme pour son interprétation de Vingt milles lieues sous les mers, mais aussi produisant des croutes sidérantes comme celles de la série des oiseaux ou celles des scènes de bordel. Mais il ne serait certainement pas devant des toiles manquant d'ambition et de talent. Malheureusement pour l'objectivité mais pas pour le plaisir du visiteur l'exposition fait l'impasse sur la foultitude de toiles alimentaires (d'un format modeste) que Buffet produisait pour assurer son fastueux train de vie et surtout ceux de sa femme et de son marchand... On aperçois ces tristes croutes représentant des voitures paraissant en carton ou des bretagnes étiques quand ce ne sont pas des vues bitumeuses de Paris... On les aperçoit en contrebande, au détour des photos qui sont montrées dans les vitrines. Ne barguignons pas, disons le crument, la décadence de la peinture de Buffet date clairement du jour où Annabelle lui a mis le grappin dessus. Chez Buffet sa stupéfiante facilité à peindre n'allait pas de paire avec la force de caractère.  

Réhabiliter la peinture de Bernard Buffet est une bonne action en regard de l'histoire de l'art mais il n'était pas souhaitable que ce soit au prix d'une dissimulation.  

Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
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Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
Pierre Bergé

Pierre Bergé

Rétrospective Bernard Buffet au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1)
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Paris, décembre 2016

Paris, décembre 2016

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