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349 articles avec grandes expositions et musees

Exposition Hergé au Grand Palais (1)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Exposition Hergé au Grand Palais (1)
Tableaux de la main d'Hergé

Tableaux de la main d'Hergé

Hergé a peint le portrait de sa femme

Hergé a peint le portrait de sa femme

Tableaux de la main d'Hergé

Tableaux de la main d'Hergé

Il y a des merveilles dans cette exposition. Elles sont en plus très bien mises en valeur. On sent que les concepteurs de l'évènement ont eu à coeur de faire que chaque salle soit belle. L'exposition est une exposition de très bons décorateurs. Mais l'ordre des salles est inepte. Commencer par la fin de la carrière d'Hergé est absurde, cela ne me parait déjà pas très pertinent pour quelconque artiste mais cela ne l'est pas du tout pour Hergé dont les derniers albums sont les moins bons. En ce qui concerne la suite de l'ordre des salles je ne l'ai pas plus compris ce qui y préside. Il faut d'ailleurs être vigilant pour ne pas rater une salle, celle où trône la maquette du château de Moulinssart.

Plus grave les superbes planches des aventures de Tintin ne sont jamais contextualisées historiquement alors qu'il suffit de relire les albums, si possible dans l'ordre chronologique dans lequel, ils sont parus, pour savoir qu'Hergé par l'intermédiaire de son petit reporter s'est toujours engagé sur des questions d'actualité contemporaine à ses album et cela dés, bien sûr de Tintin chez les soviets, lourdement mais justement antisoviétique et plus subtilement à partir du "Lotus bleu" qui prend violemment position contre les japonais dans l'affaire de la Manchourie. 

En revanche l'exposition est très pédagogique dans tout ce qui concerne l'élaboration d'une bande dessinée. 

le fétiche qui se trouve habituellement dans un musée de Bruxelles et qui a inspiré Hergé pour celui de "L'oreille cassée".

le fétiche qui se trouve habituellement dans un musée de Bruxelles et qui a inspiré Hergé pour celui de "L'oreille cassée".

portrait d'Hergé par Warhol

portrait d'Hergé par Warhol

sur cette planche on voit qu'il a fallu recomposer la géographie des cases pour qu'elle corresponde au format des différentes éditions

sur cette planche on voit qu'il a fallu recomposer la géographie des cases pour qu'elle corresponde au format des différentes éditions

Le port de Saint Nazaire que j'ai connu ainsi...

Le port de Saint Nazaire que j'ai connu ainsi...

Exposition Hergé au Grand Palais (1)
La maquette de la fusée de "On a marché sur la lune"

La maquette de la fusée de "On a marché sur la lune"

Une des belles éditions d'avant guerre en noir et blanc et avec quelques pleines pages en couleurs. Ces albums valent aujourd'hui très très chers

Une des belles éditions d'avant guerre en noir et blanc et avec quelques pleines pages en couleurs. Ces albums valent aujourd'hui très très chers

Exposition Hergé au Grand Palais (1)
Exposition Hergé au Grand Palais (1)
Exposition Hergé au Grand Palais (1)
une accumulation sous forme de mur pour montrer combien Tintin est traduit dans le monde entier.

une accumulation sous forme de mur pour montrer combien Tintin est traduit dans le monde entier.

Exposition Hergé au Grand Palais (1)
Des exemplaires de feu le magazine Tintin formant une installation.

Des exemplaires de feu le magazine Tintin formant une installation.

Exposition Hergé au Grand Palais (1)
Le retour de Tintin dans le Soir en 1940, ce qui sera reproché à Hergé après la guerre

Le retour de Tintin dans le Soir en 1940, ce qui sera reproché à Hergé après la guerre

Une des trop rares maquettes de l'exposition. Pourquoi s'être privé du concours de Pixi?

Une des trop rares maquettes de l'exposition. Pourquoi s'être privé du concours de Pixi?

Jo, Zette et Jocko ont été créés pour le magazine français "Coeur vaillant"

Jo, Zette et Jocko ont été créés pour le magazine français "Coeur vaillant"

Exposition Hergé au Grand Palais (1)
Paris, novembre 2016

Paris, novembre 2016

Le château de Moulinsard très inspiré de celui de Cheverny

Le château de Moulinsard très inspiré de celui de Cheverny

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Une visite à Kenwood house (1)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Une visite à Kenwood house (1)
L'entrée

L'entrée

Kenwood house est une ancienne maison de maitre, à Hampstead, à 20 minutes en métro du centre de Londres, à la limite nord de Hampstead HeathLa maison d'origine date du début du 17ème siècle. Elle était connu alors sous le nom de Caen Wood House.  L' orangerie a été ajouté aux environs de 1700 (elle abrite aujourd'hui la boutique du musée). En 1754 , elle a été achetée par William Murray, premier comte de Mansfield . Il a demandé à Robert Adam de la remodeler 1764-1779. Adam a ajouté la bibliothèque ( l' un de ses intérieurs les plus célèbres) pour équilibrer l'orangerie. Il a aussi ajouté le portique Ionic à l'entrée. En 1793-96, George Saunders ajouta deux ailes sur le côté nord qui abritaient des bureaux et les cuisines (maintenant le restaurant).

Le 2e comte et la comtesse de Mansfield ajoutèrent une laiterie pour fournir à Kenwood House du lait et du fromage.  Après deux ans de négociations, le 6ème Comte de Mansfielda loua la maison en 1910 aux exilés qu'étaient le Grand - Duc Michael Mikhailovich de la Russie et son épouse la comtesse Sophie de Merenberg.

Sir Iveagh , un riche homme d' affaires et philanthrope anglo-irlandais (de la famille Guinness ), a acheté la maison à la famille Mansfield en 1925 et il a laissé à la nation à sa mort en 1927. La maison a été ouverte au public en 1928. Le mobilier avait déjà été vendu à ce moment-là, mais certains meubles ont depuis été rachetés. Les peintures sont de la collection d'Iveagh. Une partie du terrain a été achetée par le Kenwood Preservation Council en 1922.

Une visite à Kenwood house (1)
Une visite à Kenwood house (1)
la bibliothèque

la bibliothèque

un merveilleux et ingénieux escalier de bibliothèque

un merveilleux et ingénieux escalier de bibliothèque

Une visite à Kenwood house (1)
Edwin Landseer

Edwin Landseer

Une visite à Kenwood house (1)
Vermeer

Vermeer

Gainsborough

Gainsborough

Une visite à Kenwood house (1)
Une visite à Kenwood house (1)
Une visite à Kenwood house (1)
Une visite à Kenwood house (1)
Une visite à Kenwood house (1)
Rembrandt, auto portrait

Rembrandt, auto portrait

Une visite à Kenwood house (1)
Londres, novembre 2016

Londres, novembre 2016

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une visite à la National Gallery de Londres (2)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
Degas

Degas

une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
Pissaro

Pissaro

Van Gogh (détail)

Van Gogh (détail)

une visite à la National Gallery de Londres (2)
une visite à la National Gallery de Londres (2)
Londres, novembre 2016

Londres, novembre 2016

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Abstract Expressionism à la Royal Academy of Arts à Londres

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Abstract Expressionism à la Royal Academy of Arts à Londres
Abstract Expressionism à la Royal Academy of Arts à Londres
Pollock

Pollock

L'exposition que présente la Royal Academy of Arts est exceptionnelle par la qualité des toiles proposées, en particulier pour Pollock dont on voit deux toiles qui quittent que très rarement leur musée d'origine, un grand dripping rythmé de noir qui vient d'Australie (immédiatement ci-dessus un détail de cette longue toile) et surtout la plus grande toile du peintre, celle commandée par Peggy Guggenheim pour décorer son appartement de Manhattan. C'est avec ce grand format que Pollock a renoncé à la figuration (ci-dessous).

Abstract Expressionism à la Royal Academy of Arts à Londres
Kline

Kline

Robert Motherwell

Robert Motherwell

Abstract Expressionism à la Royal Academy of Arts à Londres

L'accrochage, très soigné, donne à voir toutes les différentes manières de Pollock. De ces toiles de la fin des années 30, encore figuratives où l'influence mexicaine et même peut être indienne est perceptible, à la manière noire de ces dernières oeuvres dans lesquelles la figure revient. 

Pollock

Pollock

Hudson River Landscape de David Smith, 1951 ( au premier plan), et Summertime de Jackson Pollock:

Hudson River Landscape de David Smith, 1951 ( au premier plan), et Summertime de Jackson Pollock:

Pollock

Pollock

Pollock

Pollock

sculpture de David Smith, au fond une toile de Lee Krasner

sculpture de David Smith, au fond une toile de Lee Krasner

Après une salle qui présente des oeuvres figuratives de quelques artistes dont nous allons voir les oeuvres abstraites dans les salles suivantes, où j'ai particulièrement remarqué un beau petit autoportrait de jeunesse de Pollock, ainsi qu'une scène de rue de Rothko. L'exposition commence véritablement par une salle consacrée à Gorky, j'ai trouvé des réminiscences de Miro dans certains de ses tableau, celle-ci nous introduit aux espaces voués à Pollock qui est l'artiste le plus mis en vedette, sans que les autres soient néanmoins négligés. 

Gorky

Gorky

Gorky

Gorky

La salle Gesture of color présente des artistes de la côte est des Etats-Unis appartenant à la mouvance des gestualistes que l'on oppose assez artificiellement aux coloristes. On y voit donc des toiles de Guston, qui aurait bien du rester abstrait à mon avis, de Janet Sobel qui a influencé Pollock qui la tenait en très haute estime et de Mitchell, Helen Frankenthaler, Clifford Still, Sam Francis et Tobey.

Clifford Still

Clifford Still

Mitchell

Mitchell

Sam Francis

Sam Francis

Mitchell

Mitchell

Janet Sobel

Janet Sobel

On arrive ensuite à une salle où l'on trouve Reinhardt et Barnett Newman. Je ne comprend pas ce que viens faire Barnett Newman dans cette exposition tant son style à la fois minimaliste et géométrique est en opposition avec les autres oeuvres présentées.

 

Barnett Newman

Barnett Newman

Reinhardt

Reinhardt

Reinhardt introduit l'autre vedette de l'exposition: Rothko, très bien représenté avec des oeuvres allant des grands acidulés au grands tableaux dépressifs.

Rothko

Rothko

Rothko

Rothko

Rothko

Rothko

Abstract Expressionism à la Royal Academy of Arts à Londres

On revient vers la lumière pour terminer avec les grandes peintures lumineuses de Clyfford still et par le grand absent des expositions parisiennes qu'est De Kooning.

Clyfford still

Clyfford still

De Kooning

De Kooning

De Kooning

De Kooning

De Kooning, Londres, novembre 2016

De Kooning, Londres, novembre 2016

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La peinture américaine des années 30 à l'Orangerie

Publié le par lesdiagonalesdutemps

American Gothic, Grant Wood

American Gothic, Grant Wood

S'il y a bien une exposition qui est une garantie de découvertes, et de belles pour ses visiteurs, en dépit de quelques croutes, comme dans quasiment toutes expositions qui se respectent, c'est bien celle que le Musée de l'Orangerie à Paris consacre à la peinture américaine des années 30. Elle est sous-titrée assez justement The Age of Anxiety. Les panneaux dans les salles insistent sur l'influence de la crise économique de cette période sur cette peinture. La surprise sera un peu moins grande pour les habitués du blog puisque je publie assez régulièrement des billets sur la peinture américaine et en particulier sur celle de ces années là.

Helen Lundeberg

Helen Lundeberg

Il est en effet à craindre que la plupart des visiteurs ne connaissent avant leur incursion à l'Orangerie que les peintres de la dernière salle, celle de Pollock et de Hopper. A propos de cette dernière salle qui expose des tableaux de la toute fin des années 30, je regrette qu'il n'y en ai pas un de Walter Stuempfig qui me parait le grand oublié de cette exposition, même si sa carrière s'est surtout développée dans les années 40 et 50. De même, il me semble qu'un tableau de John Sloan qui était toujours vivant dans les année trente aurait montré une continuité de la peinture américaine de ces années de la Grande Dépression avec celles du début du XX ème siècle. Les visiteurs reconnaitrons aussi probablement l'affiche de l'exposition l'iconique "American Gothic" (la Joconde d'outre Atlantique) sans pour autant en identifier l'auteur, le grand peintre Grant Wood qui est un peu le douanier Rousseau américain. Les fans d'Eddy Mitchell reconnaitrons peut être en Benton le peintre préféré de leur idole, en souvenir de ses pochettes de disque.

 Thomas Hart Benton (1889-1975) : Cotton Pickers (Cueilleurs de coton), 1945 - huile sur toile, 81.3 x 121.9 cm - Chicago, The Art Institute of Chicago  Cette toile dénonce l’existence difficile de la communauté afro-américaine du sud -  symbole de l’injustice économique et raciale.

Thomas Hart Benton (1889-1975) : Cotton Pickers (Cueilleurs de coton), 1945 - huile sur toile, 81.3 x 121.9 cm - Chicago, The Art Institute of Chicago Cette toile dénonce l’existence difficile de la communauté afro-américaine du sud - symbole de l’injustice économique et raciale.

J'insiste sur le fait que cette exposition présente des artistes jamais exposés en France et qui sont pour la plupart difficile à voir hors des Etats-Unis où certains sont très célèbres comme Benton alors qu'il est quasiment inconnu en Europe.

L'accrochage est aéré et les toiles sont bien éclairées. Malheureusement il est impossible de les photographier. Le gardiennage est extrêmement vigilant sur le sujet.

Chaque tableau est accompagné d'un cartouche. Ces derniers sont particulièrement clairs. On y trouve une courte biographie du peintre, ainsi qu'une courte mise en perpective de l'oeuvre.

Hopper

Hopper

La commissaire de l'exposition Judith A. Barther vient de l'Institut of Art de Chicago où l'exposition a déjà eu lieu. Il était impossible de trouver un commissaire français pour une telle manifestation. Elle a choisi presque toujours avec perspicacité les tableaux emblématiques de chacun des peintres choisis par exemple Thanksgiving de Doris Lee; pour Cadmus, on peut voir "The fleet's in", le tableau le plus célèbre de l'artiste. Cette oeuvre avait fait scandale lors de sa présentation. Mais là encore, comme pour Grant Wood il n'est curieusement pas fait mention de son homosexualité alors qu'elle transparait, contrairement à Grant Wood, dans toute l'oeuvre de Cadmus. Le choix des tableaux les plus célèbres de l'artiste présenté n'est pas vrai seulement pour Pollock et Ivan Albright qui appartiennent plus à la peinture des deux décennies suivantes.

Cadmus, The fleet's in

Cadmus, The fleet's in

Doris Lee, Thanksgiving

Doris Lee, Thanksgiving

O Keefe

O Keefe

Ivan Albright

Ivan Albright

L'exposition est incontestablement très riche d'enseignements même si elle souffre de quelques manques

Tout d'abord, dans l'exposition, si sur deux écrans passent, sur l'un des extraits de films et sur l'autre des morceaux d'actualité, ce qui nous met bien dans l'ambiance de la grande dépression. En revanche, contrairement à l'excellent catalogue, il n'est pas fait mention de la guerre qui fit rage dans le monde des art et qui fut très largement récupérée par les politiciens, entre les tenants du régionalisme (Benton,Grant Wood, Curry...) et les modernistes (Pollock, Hopper, O Keefe, Demuth...). Ce qui est intéressant c'est que cette coupure du monde de la peinture en deux clans recoupe assez largement la division du pays que l'on constate aujourd'hui à la lumière des élections présidentielles; pour faire simple les états du centre contre les deux côtes. Cette polémique, qui fut parfois très violente, explique en partie l'ignorance en Europe des peintres dit régionalistes. Certains récusaient cette appellation (mais Hopper ne se reconnaissait pas vraiment non plus comme moderniste!). Vu de l'extérieur, c'est beaucoup moins vrai aux Etats-Unis, ce sont les modernistes qui ont gagné cette bataille et sont donc beaucoup plus connus en France que les régionalistes d'où la belle découverte que feront la plupart des visiteurs.

Il n'y a pas non plus grand chose sur ce que l'on a appelé "La renaissance de Harlem pourtant contemporaine à ce que nous voyons sur les cimaises. 

Demuth

Demuth

Une surprise pour beaucoup sera de découvrir une peinture qui mélange le réalisme et une esthétique du grotesque. Mélange quasiment inconnu en France sauf peut être avec Trouille, mais sans les mêmes ambitions. Par exemple Cadmus, Reginald March et surtout Philip Evergood se servent de la caricature qui devient une sorte de béquille de l'humour pour représenter la réalité déstabilisante d'un ordre social désagrégé.

Philip Evergood

Philip Evergood

L'ignorance en Europe de cette peinture empêche de la rapprocher, à la fois avec celle des pays totalitaires d'Europe à la même époque, celle de l'Allemagne nazi, de l'Italie fasciste et de l'Union Soviétique. Il faudra bien réévaluer le réalisme socialisme picturale; d'ailleurs cela me semble-t-il a commencé en catimini avec certains écrits, par exemple ceux de Dominique Fernandez qui a écrit le plus grand bien qu'il pense de Deineka dont une partie de la peinture n'est pas très éloignée de celle de Cadmus. Autre rapprochement que l'on peut faire est avec la peinture souvent qualifiée de misérabiliste  qui a vu le jour en France dans l'immédiate après guerre, avec les première toiles de Buffet, mis à l'honneur en ce moment à Paris, et la peinture de Gruber pour ne rien dire de Fougeron dont le cas mériterait d'être réexaminé. Ces oeuvres s'inscrivent dans l'Histoire d'une peinture du réalisme sociale.

Reginald March, Twenty-Cent Movie

Reginald March, Twenty-Cent Movie

L'ignorance en Europe de cette peinture empêche de la rapprocher, à la fois avec celle des pays totalitaires d'Europe à la même époque, celle de l'Allemagne nazi, de l'Italie fasciste et de l'Union Soviétique. Il faudra bien réévaluer le réalisme socialisme picturale; d'ailleurs cela me semble-t-il a commencé en catimini avec certains écrits, par exemple ceux de Dominique Fernandez qui a écrit le plus grand bien qu'il pense de Deineka dont une partie de la peinture n'est pas très éloignée de celle de Cadmus. Autre rapprochement que l'on peut faire est avec la peinture souvent qualifiée de misérabiliste  qui a vu le jour en France dans l'immédiate après guerre, avec les première toiles de Buffet, mis à l'honneur en ce moment à Paris, et la peinture de Gruber pour ne rien dire de Fougeron dont le cas mériterait d'être réexaminé. Ces oeuvres s'inscrivent dans l'Histoire d'une peinture du réalisme sociale.

Autre manque dans l'exposition, celle de la peintures murale. Pourtant les fresques étaient très nombreuses dans les années trente. Elles étaient issues de commandes d'état par le biais du AAA, un organisme crée par l'administration Roosevelt pour aider les artistes américains. Ces peintures dont beaucoup on été détruites étaient influencées par les muralistes mexicains. Il aurait judicieux d'en présenter au moins quelques photos.

Chers futurs visiteur ne vous faites pas piéger par un regard trop rapide et trop prosaique sur cette peinture qui peut paraitre simple au premier abord et qui est en réalité très savante. L'exécution minutieuse de certaines pièces comme celles de Peter Blume ou de Reginald Marsh demande une longue attention. 

En dépit de ses quelques imperfections, il demeure que cette manifestation remarquable marque une ouverture de l'art en France vers un ailleurs trop souvent ignoré.  

Peter Blume

Peter Blume

Grant Wood

Grant Wood

Charles Sheeler

Charles Sheeler

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FIAC 2016 hors les murs, place Vendôme

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Jacoulet (fin)

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Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
Jacoulet (fin)
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Paris, octobre 2016

Paris, octobre 2016

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Visite à la FIAC 2016 (3)

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Visite à la FIAC 2016 (2)

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Visite à la FIAC 2016 (1)

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