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401 articles avec cinema gay

Quand on a 17 ans un film de Téchiné

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Quand on a 17 ans un film de Téchiné
Quand on a 17 ans un film de Téchiné

 

 

Téchiné a de la chance, les critiques français méconnaissent le cinéma américain, dit indépendant, en réalité formaté pour le festival de Sundance, et ignorent à peu près tout du cinéma gay, si l'on excepte Didier Roth-Bettoni, l'auteur de l'indispensable « L'homosexualité au cinéma » qui depuis ce livre, malheureusement ,ne donne plus beaucoup de ses nouvelles. Si ce n'était pas le cas, les dits critiques ne crieraient pas à l'originalité à propos de ce film, mais remarqueraient que l'argument de « Quand on a 17 ans » est des plus éculés: Deux garçons, en dernière année du lycée, commencent par s'affronter pour bientôt tomber follement amoureux l'un de l'autre. Je ne vous infligerais pas la liste des films qui ont le même pitch tant elle est longue. Le cinéaste a même poussé le mimétisme des américains jusqu'à prendre deux acteurs pour jouer les deux adolescents qui sont plus vieux ou font plus que leur âge.

Mais a bien y réfléchir, il n'a pas autant de chance que cela, car les dits critiques assermentés, de leur dense inculture, ne s'apercevrons pas que de cet argument d'une affligeante banalité, Téchiné a réussi à faire un film formidable, en y insufflant son romanesque habituel, toujours sur le fil du rasoir, toujours prêt de verser dans le mélo et réussissant cette fois à n'y jamais tomber, peut être que parce que dans chaque plan du film surgit de l'inattendu pourtant toujours juste. Sans doute Téchine doit cette justesse à sa co-scénariste, Celine Sciamma (scénariste entre autres de Tomboy) qui a su canaliser le trop plein de romanesque du cinéaste. La principale raison pour laquelle on est à chaque instant suspendu au romanesque de l'intrigue est que pour une fois Téchiné est parvenu à l'ancrer dans un tissu sociologique crédible. Car chez ce cinéaste si tous ses films sont intéressants, avant celui-ci aucun était complètement réussi, souvent à cause d'un contexte sociologique peu crédible, parfois en raison aussi d'une erreur de casting. Ici tous les rôles sont remarquables tenus à commencer par ceux des deux jeunes acteurs. Corentin Fila est Tom, le fil métis adopté par un couple petit fermier de montagne. Kacey Mottet-Klein (déjà très bien dans « L'enfant d'en-haut, déjà une histoire de montagne...) est Damien le fils d'une famille plus bourgeoise de la vallée, la mère (Sandrine Kiberlain) est médecin, tandis que le père est militaire. Pourtant lorsqu'ils apparaissent à l'écran, ils ne paraissent pas évident dans leur emploi; mais bien vite ils s'imposent comme les seuls possibles. Et puis il y a bien sûr Sandrine Kiberlain dont de film en film, on cherche le superlatif que l'on pourrait appliquer à son jeu. Le soin dans le choix de tous les petits rôles est également un grand atout du film comme le sont les paysages de montagne de l'Ariège et de Haute Garonne filmés principalement l'hiver; vous remarquerez combien il est rare qu'un film soit situé en hiver, principalement à cause des contraintes climatiques. Téchiné a augmenté la difficulté en multipliant les scènes tournées sur un sol enneigé, exercice très périlleux en raison des traces que peuvent laisser l'équipe à chaque prise. La localisation de l'intrigue m'a fait penser à « Perthus », la belle pièce de Jean-Marie Besset, elle aussi, une histoire d'amour entre deux garçons à la fin de l'adolescence dans les Pyrénées. Il aura fallu attendre son vingt et unième film pour avoir la révélation que Téchiné peut être aussi un grand paysagiste. Merveilleux paysages aussi sont les plans sur les deux garçons nus, apaisés après avoir fait l'amour. La scène de sexe est si belle que l'acte en paraît réinventé. Contrairement à bien des films gay l'obstacle à leur amour ne vient pas à l'extérieur mais ce trouve à l'intérieur d'eux-même. Mais si le film est réussi ce n'est pas seulement grâce à l'excellence des comédiens et la beauté des paysages, c'est surtout parce que ce n'est pas le dialogue qui dessine l'opposition puis la fusion des deux garçons mais la mise en scène.

Le plus enthousiasmant dans ce film c'est sans doute que l'on est sûr que ces personnages si plein d'énergie auront l'avenir qu'ils auront décidé d'avoir.   

Quand on a 17 ans un film de Téchiné

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DONG GONG, XI GONG (EAST PALACE, WEST PALACE) un film de Zhang Yuan

Publié le par lesdiagonalesdutemps

DONG GONG, XI GONG (EAST PALACE, WEST PALACE) un film de Zhang Yuan

 

  

 

 

Fiche technique :


Avec Avec Si Han, Hu Jun. 

 

Réalisation : Zhang Yuan. Scénario : Zhang Yuan et Wang Xiaobo. Photographie : Zhang Jian. Musique : Xiang Min. Montage : Vincent Levy.


Chine, 1997, Durée : 90 mn. Disponible en VO et VOST.


Résumé :


Les vespasiennes d’un parc public sont devenues le lieu de rencontre privilégié des homosexuels de la capitale chinoise. La police tente de les surprendre afin de les rééduquer par des punitions enfantines. Un policier (Hu Jun) est troublé par un de ces jeunes hommes. A Lan (Si Han), jeune écrivain, aime y draguer. Lors d'une rafle, l'auteur du trouble est fait prisonnier par le policier ; ils vont passer la nuit tous les deux seuls au poste de police. La garde à vue bascule vite dans une évocation inattendue de la vie du jeune homme, son enfance et surtout sa quête incessante d’amour. Des tranches de vie d’un homosexuel masochiste qui plongent le policier dans des sentiments troubles à l’égard de son prisonnier... Une curieuse histoire d’amour est en train de se nouer.

 


L’avis critique

 
Tout d’abord, petit éclaircissement sur ce titre mystérieux : East Palace, West Palace est un terme utilisé par les homosexuels pékinois pour désigner les toilettes publiques bordant la Cité Interdite. Ce lieu est leur point de rencontre favori.
Dès les premières images, nous savons que nous sommes dans un film chinois. Le générique s’inscrit sur un lent pano sur une végétation étique dont les branches grises dessinent comme des caractères chinois sur un pan de mur gris-bleu. L’esthétique de tout le film est déjà dans ces images : lenteur des mouvements d’appareils, ton froid avec une dominante des bleus, ambiances nocturnes et grand soin du cadre.
Le film est divisé en deux parties très inégales. La première nous montre A Lan dans son activité de drague. D’abord dans une vespasienne, comme dans Le Protégé de madame Qin film à la fois plus joyeux et plus informatif que celui-ci, mais beaucoup moins soigné formellement, puis dans un parc et cette fois, on songe aux Garçons de cristal de Bai Xianyong, chef d’œuvre de la littérature gay. Les pissotières et les parcs semblent être les épicentres de la vie homosexuelle chinoise.  
Avec ces films, nous découvrions que l’homosexualité existait en Chine, ce qui n’est pas à proprement parlé une surprise, bien que les autorités de ce pays l’ont toujours nié (comme le sida). D’ailleurs le film insiste sur l’impasse d’une sexualité confrontée à un tel déni qu’elle n’a même pas de mot dans sa langue pour la nommer.

 

Film Still


Dans la deuxième partie qui commence après le premier quart du film, East Palace, West Palacene peut renier son origine théâtrale (la pièce a été jouée en France). La suite du film se déroule presque uniquement dans la pièce d’un commissariat vide qui ressemble bien peu à l’idée que l’on se fait d’un commissariat en Chine ou ailleurs, à l’exception de courtes séquences dont certaines très sensuelles illustreront la confession de A Lan à son geôlier. L’interrogatoire va dériver vers une sorte de drague, presque aussi surprenante que si Lino Ventura essayait de séduire Michel Serrault, et vice-versa, dans Garde à vue... Le film intéresse par la qualité des interprètes et l’enjeu qu’il représente dans la Chine d’aujourd’hui. Le fait de montrer des rapports maître-esclave, un policier fasciné par le passé trouble de celui qu’il a arrêté et enfin la séduction déclarée qu’entreprend le jeune écrivain envers le policier, est totalement inattendu par rapport à ce que l’on croit savoir de l’attitude des autorités qui balancent constamment entre permissivité et répression. 
Tout le film explique deux itinéraires : un qui sait ce qu'il est mais qui ne peut pas en parler. L'autre qui va vouloir écouter et qui doute de ce qu'il est venu chercher. Les deux hommes se reflètent (il y a plusieurs fois l’image d’un des deux hommes dans un miroir) et illustrent tant l'homosexualité innée que celle dite acquise. Le film montre toutes ses ombres, ses luttes intérieures, cette résistance d'hommes contre ce régime qui les considère anormaux. 


Et l'attrait devient de plus en plus irrésistible, on glisse vers les jeux sado-masochistes avec menottes, travestissement… La torture devient amour supplicié. À la fin, ce n'est plus une histoire chinoise. C'est tout notre schéma de tabous qui explose, avec la remise en question totale du policier. 
Alors que la mise en scène de cette confrontation se réduit à une suite de champ/contre champ, les courtes scènes très picturales de la vie de A Lan sont filmées aussi bien en travelling qu’en caméra portée ou encore à la grue.
Les deux acteurs sont exceptionnels. Hu Jun, qui joue le policier, est certes un acteur populaire en Chine, du fait de ses nombreuses apparitions dans de nombreux téléfilms ou séries, mais il n’en est pas moins considéré comme l’un des plus grands acteurs de théâtre de sa génération. Il est membre de la compagnie "Beijing People’s Art Theatre", la compagnie de théâtre dramatique et moderne de renom national (RPC). Il excella dans la très célèbre pièce de Beckett En attendant Godot, qui fut présentée tant en Chine qu’en Allemagne. La pièce East Palace, West Palace lui permit également de jouer à l’étranger et de se faire remarquer comme cela fut le cas au festival d’Edinburgh. Hu Jun n’est pas seulement un « théatreux » et certaines productions cinématographiques lui offrent de grands rôles comme pour Liehuo Enyuan en 1990, de Xie Yuzhen, ou bien encore en reprenant la pièce qui le révéla, East Palace, West Palace de Zhang Yuan en 1996. Il obtiendra d’ailleurs, à juste titre, pour ce dernier le prix du meilleur acteur au Festival du Film de Taormina (Italie) en 1997. Le public gay français le connaît aussi pour son interprétation du promoteur amoureux dans Lan yu de Stanley Kwan. Quand à Si Han, c’est sa première apparition à l’écran. Auparavant, il était animateur radio et doubleur de films. À Cannes en 1997, il décrivait ainsi son travail : « La forme du film accorde une grande importance au récit, aux dialogues. Le rôle d’A Lan appelait un accent considérable sur la voix, le rythme, le souffle intérieur. Je lui ai appliqué la technique des “quatre s” : “sad, sensitive, soft, sexy” (“triste, sensible, tendre et sensuel”). J’ai essayé de composer un personnage qui a connu la souffrance, a été fortement ébranlé psychologiquement et cherche l’amour et la reconnaissance de l’autre. »
Zhang Yuan aime se pencher sur les marginaux de la société chinoise : qu'ils soient enfants inadaptés (Mama 1990), ados délinquants (Beijing Bastard 1992), ou donc de jeunes homos. Si l'on ajoute cette obstination à se passer des subventions de son pays, on peut considérer qu'il est l'un des leaders du cinéma indépendant chinois. 

 

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Le film a fait partie de la sélection « Un Certain Regard » 1997 à Cannes. Mais le cinéaste n’a pu se rendre en France. Les autorités chinoises ont purement et simplement confisqué son passeport, sans aucune justification, l'empêchant de fait de se rendre à Cannes, et ont fait pression sur le Bureau du Festival pour que son film soit retiré de la sélection officielle (il est arrivé en une seule copie, par valise diplomatique). Le film a pourtant été tourné à Pékin en toute légalité. Remarquons que le tournage proprement dit a été en majeure partie financé par Zhang Yuan lui-même, marquant ainsi clairement sa position d'indépendance vis-à-vis des Studios Officiels chinois. Une fois tourné, les rushes ont été envoyés en France et le montage du film s'est effectué à Paris. Il a bénéficié d'une aide du Ministère des affaires étrangères français. Zhang Yuan n'a d'autre part jamais revendiqué l'étiquette de « dissident ». Il a tourné depuis plusieurs films : Seventeen years (1999), I love you (2001), Little red flowes (2006)…
Le film existe en DVD en France. Il est édité par Optimale. Il comporte un making of malheureusement sous-titré qu’en anglais. En outre, la compression du film est médiocre, ce qui rend parfois l’image instable surtout dans la première moitié du film.

East Palace, 4
 
 
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East Palace 1

 

 

Bande annonce

 

 

Voir et télécharger le film: ICI 

 

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Teens like, court métrage de Dominic Haxton (2015)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Court-métrage gay : Teens like Phil (Dominic Haxton, 2012)

Joli film bien réalisé à l'image lumineuse mais au scénario sans grande originalité

 

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La Leon un film de Santiago Otheguy (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La Leon un film de Santiago Otheguy  (réédition complétée)
La Leon un film de Santiago Otheguy  (réédition complétée)

 

 

Argentine -France, 2006, 85mn

 

 

Réalisation: Santiago Otheguy, musique: Vincent Artaud, image : Paula Grandio, son: Abel Tortorelli, décor : Sergio Rud, montage : Sebastian Sepulveda, Valeria Otheguy

 

Avec: Jorge Roman, Daniel Valenzuela, Jose Munoz, Daniel Sosa, Ana Maria Montalvo

 

Résumé

Le delta du Paranà en Argentine est un labyrinthe de rivières et de ruisseaux, un monde sensuel et sauvage, où Alvaro (Jorge Roman) mène une vie humble et solitaire. La pêche et la coupe des roseaux constitue son labeur quotidien. Son homosexualité et sa passion pour les livres font de lui un personnage à part parmi les habitants frustres, traditionalistes et homophobes, de cette région d'Argentine qui semble hors du temps. Chaque jour, Un bateau bus, La Leon relie ce territoire mouvant sans frontières définies à la ville. Il est piloté par El Turu (Daniel Valenzuela), un homme violent et autoritaire, le relais incontournable de toute communication entre les habitants qui en font un notable de cette communauté. El Turu voit la différence d'Alvaro comme une menace et est déterminé à le harceler parce que… secrètement il le désire

 

L’avis critique

Au temps des formatages exacerbés, des séquelles et autres préquelles voici un film absolument singulier, d’abord par la merveille de ses images, filmées par une caméra posée, en plans fixes et contemplatifs, aux cadrages au cordeau. La leon est à la fois ambitieux, sans concession par sa forme, et raisonnable par la longueur du film et la limitation du sujet, du nombre des personnages et du lieu dans lequel l’intrigue se déroule; un lieu vraisemblablement très bien connu par le réalisateur et un sujet probablement qui le touche de très près. Modeste aussi par l’argument l’affrontement psychologique tendue entre deux hommes totalement dissemblable, sur fond de chicanes pour des coupes de bois; peinture de l’engrenage de la violence quotidienne née de la frustration sexuelle qui passe beaucoup plus par le non dit, ces pesants regards signifiants, par l’ellipse narrative et la grammaire cinématographique que par le dialogue dans ce monde de taiseux. Au delà de la narration et de l’esthétique Otheguy se sent un devoir de témoignage et de vérité comme il l’explique: <<j’ai du mal à comprendre comment au delà de l’efficacité de la narration, certains cinéastes n’arrivent pas à voir qu’avec les implications dans l’histoire, comment filmer un type qui coupe du roseau puisse poser problème. Tu vas laisser trace et document de ça, ça crée l’Histoire. C’est notre archéologie en train de se faire. Donc quand les américains montrent les mexicains avec les grands chapeaux ou les irakiens comme des terroristes, ils sont en train de créer l’Histoire, car finalement ces images font l’Histoire, complètement opaque et fausse. Donc quand on parle d’engagé, je me sens engagé personnellement à essayer de ne pas en tout cas faire cela, et de laisser avec mes moyens, une trace, quelque chose avec une visibilité qui soit la moins perturbée possible.>>

On peut aussi penser que si Santiago Otheguy a choisi d’ancrer son récit dans le delta du Paranà c’est que ce fleuve dans son pays joui d’une aura de mystère, fleuve mythique déjà du temps des conquistadores. Les navires l’empruntaient pour acheminer l’or et l’argent du nouveau monde vers l’Europe.

Un peu de géographie: Le Rio Paraná prend sa source au Brésil et descend vers l'Argentine jusqu'à rejoindre le Rio Uruguay. Il devient alors, aux abords de Buenos Aires, le Rio de la Plata (Le Fleuve de l'Argent). Avec ses 220 Km de rive à rive, c'est le fleuve le plus large au monde. Lorsqu'il se déverse dans le Rio de la Plata, le Paraná se divise en d'innombrables ramifications plus ou moins larges. Il forme alors le Delta du Paraná, véritable labyrinthe aquatique. Ce réseau complexe d'îles et îlots inondables s'est constitué au cours des siècles grâce au dépôt incessant des sédiments charriés par les eaux du fleuve. Les sédiments s'accumulent régulièrement dans le Rio de la Plata provoquant une avancée permanente de ses îles sauvages vers le Sud, vers Buenos Aires. Le Delta avance d'environ 70 mètres par an.

Au début du siècle, 30000 personnes vivaient dans le Delta. Ils ne sont plus que 3000 à vivre dispersés sur ce territoire devenu proportionnellement immense. Ils s’appellent les Isleños (habitants de L'Île), forment une communauté refermée sur elle-même, où tous les membres se connaissent entre eux et ont besoin les uns des autres pour survivre au quotidien. Le film raconte cet isolement image par image avec beaucoup de rigueur. La plupart des Isleños, tel Alvaro, subsistent en récoltant les roseaux qui poussent abondamment sur les rives. Une fois séchés ils servent à la fabrication de vanneries. On voit “le vieux”, père d’élection d’alvaro, tresser un panier. Ils vivent aussi de la pêche et du bois des peupliers qu'ils coupent pour le revendre aux papeteries de la ville. C’est d’une rivalités pour la coupe de ces arbres que va naître le drame entre les iliens et des étrangers au territoire, deuxième fil rouge du scénario.

Le bateaux-bus est le seul lien avec le monde extérieur de fait les conducteurs comme El Turu de ces bateaux-bus sont donc des figures centrales et puissantes dans cette vie communautaire.

Le film est tourné dans un beau noir et blanc bien contrasté, où néanmoins la gamme de gris n’est pas sacrifiée, en haute définition numérique. Le noir et blanc renforce l’impression d’être hors du temps, d’autant que le spectateur possède peu de marqueurs temporels. Le bateau pourrait en faire office, mais la leon avec son étrave perpendiculaire à l’eau peut aussi bien naviguer il y a 60 ans qu’aujourd’hui. On aperçoit quelques télévisions et automobiles lors d’une incursion dans la ville la plus proche qui pourraient nous transporter à la fin des années 70, mais tout cela n’est que supputation, l’époque n’a que peu d’incidence sur le déroulement du drame mais cette incertitude chronologique, renforce l’étrangeté du lieu et de cette histoire. Le spectateur est par ailleur troublé par l’inatendue architecture cubiste de la maison rongée par l’humidité qu’habite Alvaro. Par le choix du noir et blanc le cinéaste rompt avec les canons esthétiques du jour, comme par le choix de l’acteur qui interprète Alvaro que l’on peut admirer nu dans des plans évidents, une beauté loin des canons made in USA. Le rythme très lent du filmage épouse le cours méandrique du fleuve. L’image rend palpable l’humidité et la touffeur de cette contrée qui rappelle un peu le bayou louisianais et nous fait nous souvenir de films comme La nuit du chasseur, Un été en Louisiane... Curieusement l’atmosphère lourde de ce lieu clos aux brumes rampantes évoque Simenon… La pesanteur de la frustration sexuelle est la même que chez Tennessee Williams.

La caméra filme horizontalement, souvent louvoie au raz de l’eau et se pose quelque fois au plus près des corps, mais souvent comme à distance, pour leur laisser la liberté de vivre leur triste quotidien. Elle nous fait entrer dans ce monde fermé, un peu à la manière d'un anthropologue. On se sent proche de ces êtres écrasés de solitude, isolement dont s’évade Alvaro par la lecture. Il faut voir avec qu’elle tendresse il caresse les livres qu’il soigne... On est surpris lorsque l’on découvre qu’il répare les livres pour la bibliothèque de la petite ville. Cette scène inopinée mais bien introduite est exemplaire de l’habileté qu’a Otheguy pour densifier ses deux rôles principaux leur épaisseur est pour beaucoup dans la réussite du film.

<<Voilà, moi mon petit vieux dans mon histoire, je ne vais pas le sur découper avec 5 caméras dans 3 vues différentes. C’est un petit vieux, contemplatif etc. Je veux que les gens rentrent dans ses rides, dans son regard, dans ses mains…>> En ces deux phrases le cinéaste dit tout sur sa manière de filmer.

Le mélange entre acteurs professionnels et habitants de la région est très réussi. On a pu déjà voir Jorge Roman (Alvaro) dans le film chilien Mon meilleur ennemi d’Alex Bouen et dans Nordeste de Juan Solanas quant à Daniel Valenzuela (El Turu), il s’est révélé dans L’ours rouge d’Adrian Caetano.

Santiago Otheguy a fait ses étude de... musique en France où il vit. El Leon est son premier long métrage auparavant il n’avait signé que quelques court métrage dont un La Rampe avec Claude Jade, réalisé dans le cadre des scénarios contre la drogue. Quand on lit sa note d’intention sur le cinéma on ne peut que continuer à espérer en cet art et en ce nouveau cinéaste: << J’ai l’impression que les jeunes réalisateurs s’inhibent, s’autocensurent. Je pense qu’il faut faire des films vraiment comme on le sent avec un langage qu’on pense approprié au sujet et qu’il ne faut pas avoir peur. Il ne faut pas se voiler la face non plus, il y a de grands sacrifices à faire, et dans le monde actuel, soit on se laisse porter par le consensus, et fatalement on traverse une vie de consommateur tranquille, soit toute autre action ou geste que l’on voudra faire méritera un sacrifice. Il ne faut pas vouloir faire une carrière dans le cinéma en voulant absolument reproduire le langage des autres, mais aujourd’hui c’est comme ça, il faut sacrifier quelque chose pour pouvoir sortir quelque chose.>>

La León a été primé au Festival de Berlin 2007. Le film a reçu la Mention spéciale Teddy Award.

Un western aquatique où chaque plan, tous magnifiques et sensuels, est essentiel, images raffinées où les sexes mâles remplaceraient les colts.

 

Le lion, le film
 
 
Le lion, 3
 
 
Le lion, 2
 
Le lion 1
 
Le lion 5
 
 
Le lion, 4
 
 
Le lion, 6
 
Bande annonce
 
 
Le film
 
 
Télécharger le film  ICI
 
 
 
 

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Bennys Gym un court-métrage de Lisa Marie Gamiem

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Bennys Gym un court-métrage de Lisa Marie Gamiem

Bennys Gym, le film
 

Norvège.  2007.

Réalisateur: Lisa Marie Gamlem

avec:  Atdhe Belegu (Alfred) et Kim Erik Eriksen Tena (Benny)

Bennys Gym (2007) est un court-métrage qui raconte la relation entre deux types marginaux où comment un garçon nommé Alfred qui souffre d'harcèlement de la part de ses camarade va déveloper une amitié avec un de ses harceleurs appelé Benny.
 
Bennys Gym, 3
 
Benny enseigne à Alfred comment se battre pour se défendre des autres. Et Alfres enseigne à Benny quelque chose qui va au-delà de l'amitié. Un court métrage qui rappelle l'esprit des premiers films de Billy August.
 
Bennys Gym 1
 
 
Bennys Gym, 2
 
Le court-métrage
 
 
Télécharger court: ICI
 

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Mon oncle Mario, un court-métrage de Naama Zaltsman

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Mon oncle Mario, un court-métrage de Naama Zaltsman

 

Mon oncle Mario, le film
 
Israël. 2004 
Réalisateur: Naama Zaltsman
Avec:  Alan Nachtigal (Sefi), Sosa Goren (oncle Mario), Amos Lav (mère Sefi)
 
Mon oncle Mario, 2
 
Seffi vit en Israel avec sa mère. Son travail consiste à livrer aux restaurants les plats que sa mère prépare à la maison. Un jour, il reçoivent la visite inattendue de Mario, l'oncle de Seffi qui vit en Italie et est gay.
 
Mon oncle Mario 1
 
Grâce à Mario, Seffi Commencent à Comprendre sa véritable orientation...
 
Mon oncle Mario, 3
 
le court métrage:
 
 
Court-métrage à Télécharger:  ICI
 

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Retour à Brideshead d'Evelyn Waugh (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Retour à Brideshead d'Evelyn Waugh (réédition complétée)

 

moumoune-0001.JPG

mon volume présenté par mes Aloysius à moi

 

Il y a des livres mères à la façon des mères vinaigrières que l'on entretient précieusement pour qu'elles nous fournissent un vinaigre de vin maison et de qualité; pour cela mieux vaut la nourrir de bons crus plutôt que de piquettes. Il est difficilement contestable que nombre de romanciers britanniques ont versé leur talent, plus ou moins grand, sur « la mère » qu'est « Retour à Brideshead » (prononcer brailledzhède) d'Evelyn Waugh (1903-1966) pour produire leur roman. Je n'en citerais que deux (en raison de ma mémoire défaillante et de ma culture bien limitée en ce qui concerne les lettres anglaises modernes et contemporaines), récemment commentés sur ce même blog. Je veux parler de Graveney hall de Linda Newberyet L'enfant de l'étranger d'Alan Hollinghurst. Je ne condamne pas d'emblée cette forte influence, pour ne pas dire plus, sur certaines oeuvres, surtout lorsqu'elles sont supérieures à leur modèle. C'est le cas de L'enfant de l'étranger d'Alan Hollinghurst dont la construction par exemple est très supérieur avec le romande Waugh.

Tous ces livres ont de nombreux points communs; tout d'abord celui d'être plus ou moins centrés sur l'histoire d'amour entre deux jeunes hommes, d'avoir pour protagonistes des membres de la gentry anglaise et surtout d'être hantés par la présence d'une vaste demeure. On peut remarquer que les vénérables logis ont une grande importance dans la littérature anglaise que l'on pense par exemple à la saga des Forsyte de Galsworthydont un des tomes s'appelle « Le propriétaire »...

 

Il est également intéressant de noter que la posture du narrateur par rapport à la famille Flyte est assez comparable à celle d'un des personnages de « L'enfant de l'étranger », Paul Bryanvis à vis de la famille Valance et à celle du héros deLa ligne de beauté du même Alan Hollinghurst avec la famille qui l'accueille. Posture pas si éloignée de celle du narrateur dans "La recherche". D'ailleurs un des personnages du roman, l'efféminé et extravagant, Anthony compagnon d'étude et surtout de plaisir de Charles et Sebastian à Oxford, n'est pas sans rappeler Charlus (qui est cité par un autre protagoniste de l'histoire).Cet Anthony est ouvertement homosexuel. Il se révèlera le seul personnage lucide et vraiment sincère. On le suit lui aussi à travers les années . Cest le seul qui ne change pas vraiment et qui reste fidèle à lui-même. Il y a néanmoins de la part de Waught dans ce personnage, pourtant très réussi, une incohérence d'écriture qui le rend un peu improbable. Pendant toute la partie qui se déroule à Oxford on peut supposer, par les réaction des autres étudiants envers lui et les aventures cosmopolites véritables ou fantasmé qu'il est juif et puis bien des années après, lors d'une soirée (excellemment décrite) dans un bar interlope fréquenté par des gigolos et leurs michetons, Anthony se présente à Charles comme un métis d'indien, ce qui ruine l'image que l'on c'était faite jusque là de ce protagoniste.

 

Le point de départ du livre est le remémoration des souvenirs de Charles Ryder, 39 ans qui se souviens de sa jeunesse et de son amour pour Sebastien Flyte, lorsque le hasard de la guerre fait qu'il se retrouve en cantonnement, nous sommes en 1943 ou 44 et Ryder et ses camarades s'apprètent probablement à participer au débarquement en Normandie, même si ce n'est pas clairement précisé, aux abords de Brideshead le chateau de la famille deson ami, propriété qui l'avait ébloui lorsqu'il l'avait découverte en compagnie de Sebastian.

Même si le narrateur est Charles, les personnages les plus saillants de ce roman sont les membres de la famille Marchmain (Marchmain est le nom du lieu où est érigé le château, leur nom de famille est Flyte): les deux soeurs, Julia et Cordelia, les deux frères Sebastian et Bridey et leurs deux parents.

Sebastian est au centre de la narration, même s'il n'est plus présent après la première moitié du récit (ce qui fait que je préfère le début du livre lorsque Sebastian et Charles découvre la liberté d'exister dans l'ambiance bien particulière des collèges d'Oxford). Sebastian nous est décrit ainsi à la page 59: << Il était magnifiquement beau, de cette beauté épicène qui, dans l'extrême jeunesse, appelle à voix haute l'amour et se flétrit à la première bise (...) Je connaissais Sebastian de vue bien avant de le rencontrer. C’était inévitable car, dès la première semaine de son séjour, il apparut comme l’homme le plus remarquable de son année, en raison de sa beauté, qui saisissait, et des excentricités de sa conduite qui semblaient sans limites. Je l’aperçus pour la première fois sur le seuil de Germer ; ce jour-là, je fus frappé non tant par sa mine que par le fait qu’il portait un énorme ours en peluche.>>.

 

Je ne m'avance pas beaucoup en écrivant que si on lit aujourd'hui le roman de Waugh c'est essentiellement en raison du personnage de Julian qui reste gravé dans la mémoire de chaque lecteur en dépit du fait que l'auteur ait si peu utilisé le potentiel romanesque de son personnage. Il l'aurait du beaucoup plus inssisté sur sa première année à Oxford et le voyage à Venise avec Charles qui en a suivi. C'est ce qu'on très bien compris les scénaristes de la série télévisée adapté du roman

 

La religion catholique, qui était celle du romancier, occupe une place importante dans le roman. Elle semble influer considérablement sur la destinée des membres de la famille Marchmain, qui s’en éloignent ou s’en rapprochent tout au long du récit. Cette appartenance très minoritaire dans la gentry anglaise fait qu'ils vivent dans un tout petit monde, presque sectaire. On comprend qu'à travers ses personnages Evelyn Waugh règle ses comptes avec sa religion pour laquelle, il est peu amène montrant combien elle peut entraver la vie. Sur ce point on peut encore voir la similitude avec Graveney hall de Linda Newbery.Le rigorisme extrême par exemple de la mère de Sebastian et de Julia est en contradiction avec l'esprit de l'époque à laquelle se déroule la majeure partis des péripétie du roman, celui des années folles, donc avec une ambiance assez particulière, où l'art de vivre et les mœurs de l'aristocratie anglaise tentent de s'adapter sans y parvenir tout à fait.

Il est toujours un peu puéril, mais tentant, de chercher les clés de personnages de romans. Mais il est admis que c'est l'honorable Hugh Lygon, second fils de William Lygon, 7e comte Beauchamp qui fut le modèle de Sebastian Flyte, le catalyseur de "Retour à Brideshead". Le peintre William Bruce Ellis Ranken (1881-1941)fit le portrait du père et du fils, et comme ilne faut pas oublier que le narrateur du roman, Charles Ryder, est peintre, on peut subodorer qu'il pourrait emprunter certains de ses traits à Ranken.Dont quelques tableaux pourrais être signé Ryder d'après les descriptions des toiles du narrateur qu'en fait Evelyn Waugh. Ce dernier à croisé Hugh Lygon à Oxford. A. L. Rowse croit que les deux être amoureux), où tous deux étaient membres du Club des Hypocrites. Hugh Lygon fut tué par un homme ivre. Il mourut d'une fracture du crâne  alors qu'il assistait aux Jeux olympiques de Berlin en 1936 avec son ami, l'artiste Henry treuil, fils de Dame Newborough. On se croirait dans un roman de Philip Kerr! (mais il y a d'autres versions de la fin du jeune homme...).  La maison familiale de Lygon, Madresfield, a été appelée la Brideshead « réel>> Comme dans le roman le père d'Hugh a été contraint de quitté l'Angleterre non pour avoir une relation extraconjugale affichée mais parce qu'il était menacé d'être accusé de sodomie. Ce serait la cause pour laquelle, son fils aurait sombré dans l'alcoolisme.

 

 

penrose-stairs: dear-sebastian: William Bruce Ellis Ranken: painter, traveler, and all-around dish.   Wonderfully HD examples of his work might be found here.  I’ve seen many of his paintings sold on auction sites under the name “William Rankin” for some reason.
Ranken et ses dessins représentant Hugh Lygon

 

Dans sa biographie de Waugh parue en 2009 - Mad World : Evelyn Waugh et les Secrets de Brideshead - Paula Byrne affirme qu'elle a mis au jour des preuves concluantes que Waugh a eu une relation physique avec Hugh Lygon, y compris une lettre écrite à Oxford. Waugh a ouvertement reconnu qu'il avait eu plus d'une relation homosexuelle à Oxford...

Le contexte de l'écriture de ce roman n'est pas anodin. Il a été composé en sixmois entre décembre 1944 et juin 1945alors qu'Evelyn Waugh, s'était fracturé le péroné lors d'un entraînement de parachutisme. Il profita de sa convalescence pour écrire ce qu'il appelait son magnum opus. Cependant, en 1950, il écrivit à Graham Greene: << J'ai relu Brideshead Revisited et suis horrifiée >>.Rédigé en pleine guerre, en un temps de privation, on sent constamment dans le livre, la nostalgie pour un temps où il était facile de s'amuser et de vivre en esthète désenchanté comme le fait le père de Julia et de Sébastian et surtout pour une époque qui ne connaissait les restrictions alimentaires. Il y a de nombreuses scènes de repas dans lesquelles on sert des mets fins accompagnés de grands vins dans « retour à Brideshead ». Il est certain que l'auteur en écrivant ses passages essayait de se consoler de la frugalité de ses menus du moment. Mais à part ce sentiment de regret d'un temps révolu, il y a curieusement peu d'allusions aux événement de l'époque sinon dans les quatre vingt dernières pages. On voit bien que Rex (Rex comme rexisme?) emprunte certains traits à Oswald Mosley, le chef des fascistes anglais, mais sur ce sujet c'est beaucoup moins convaincant que dans « Contrepoint » d'Aldous Huxley... D'autant qu'à la fin de l'histoire Rex a complètement changé de bord...

 

dear-sebastian: On today’s installment of The Lissome And The Dead: Hugh Lygon. Called “the lascivious Mr. Lygon” by Evelyn Waugh, Hugh is remembered as being an endearingly dim bulb who was never on time, who rarely responded to letters, and who “drifted around Oxford like a lost boy, a Peter Pan who refused to grow up.”  After his father, threatened with charges of sodomy, was forced to leave Britain, Hugh began a not-so-slow descent into alcoholism, and died at age thirty-two from head injuries sustained while on a motoring tour.  Waugh was magnificently successful in destroying all correspondence between himself and Lygon, leaving the precise nature of their relationship as a topic of rather half-hearted debate.  It is certain that Waugh and Lygon became close after meeting through the most flamboyant institution on campus (the Hypocrites’ Club.)  A. L. Rowse, Nancy Mitford, and Waugh himself have all intimated, with varying degrees of coyness, that the two slept together.  Most tellingly, of course, is the matter of Waugh’s intensely homoerotic novel, whose homoerotic focal point is unambiguously derived from Lygon.  So while it is crude to boil a man’s life down to a game of “did they didn’t they,” I personally consider this debate to be exceptionally settled.   All week, I’ve been trying and failing to find more Lygonny sources, and have consequently decided that, if no letters from Hugh are recovered before I die, I’ll just have to convert and personally punch Evelyn Waugh on his ectoplasmic nose.

 

 

A l'époque à laquelle a été rédigé le livre, il était quasiment impossible de mettre en scène d'une manière frontale l'homosexualité si bien que les rapports entre Sebastian et Charles paraissent étranges, mais c'est justement la description de ces chastes rapports amoureux (bien qu'on puisse les imaginer autre) qui font en partie le charme des premiers chapitres dans lesquels on ne peut, comme tous ceux qui l'approchent, qu'aimer Sebastian qui promène partout son grand ours en peluche, nommé Aloysius avec lequel il des conversations des plus sérieuses. Une de mes grandes angoisses une fois arrivé à la fin du roman, est que l'on ne sait pas ce qu'est devenu Aloysius...

Dès le début par le ton de ces mémoires de Charles Ryder on sent que cette histoire finira mal mais on veut néanmoins espérer, lorsque tout va bien entre Charles et Julia, que cela va durer, même si les personnages eux mêmes ont le sentiment que leur bonheur sera éphémère... Charles est hanté par le passé, sa nostalgie tourne à la mélancolie: << Ces souvenirs, qui sont toute ma vie, car nous ne possédons rien de certain, à part le passé-, étaient toujours avec moi.>>.

L'écriture de Waugh, bien traduit par Georges Belmont est fluide tout en réservant de grands plaisirs de lecture. L'auteur fait évoluer la personnalité de ses personnages. C'est particulièrement le cas avec celle du narrateur, heureusement pour l'intérêt du livre car il aurait été difficile de rester en empathie avec Charles, ce qu'on parvient parfaitement à faire, s'il était resté le benêt du début du récit. Malheureusement les variations des caractères de certains autres acteurs paraissent assez peu crédibles. C'est le cas notamment de celui de Julia dont les revirements sont assez inexplicables et surtout de celui de son père, lord Marchmain qui passe soudainement d'esthète libertin à vieillard atrabilaire.

Le magazine Timea classé ce livre parmi les 100 meilleurs romans de tous les temps. Cela aurait pu être vrai si la première moitié du roman avait tenu dans sa seconde partie les espoirs que l'on pouvait mettre en elle.

 

Nota:

1- Le livre a fait l'objet en 1981 d'une adaptation en mini série TV de 11 épisodes (interprétée, entre autres, par Jeremy Irons) qui a connu un grand succès en Angleterre. Cette mini série, renommée en français, « Retour au Château »a la bonne idée d'insister sur la joyeuse première année de Charles et de Sebastian à Oxford et surtout de développer leur voyage à Venise chez le père de Sebastian. Elle globalement très bien jouée et fidèle au roman. En 2008 Julian Jarrolda adapté le roman pour le cinéma en un film d'un peu plus de deux heures avec Emma Thompson, Matthew Goode et Ben Whishaw entre autres. Initialement le film devait être mis en scène par David Yates. Le réalisateur anglais a finalement dû se désengager du projet pour réaliser Harry Potter et l'Ordre du Phénix. C'est alors Julian Jarrold qui a prit sa place à la tête du film. On ne retrouve pas du tout l'esprit du livre dans ce film qui met en scène une sorte de ménage à trois entre Charles, Julia et Sebastian et montre qu'il y a inceste entre Sebastian et Julia; ce qui n'est absolument pas dans le livre, même si on peut envisager que la faute qu'évoque Julia lors d'une soirée capitale avec Charles pourrait être celle là...

 Je conseillerais, comme presque toujours, de lire le roman avant de regarder les adaptations qui en ont été faites. (vous pouvez télécharger le film ci-dessous)

 

Retour au château, langueur et décadence

une image de la série avec à gauche Jeremy Iron

 

Brideshead Revisited, le film

 

Brideshead Revisited 1

 

Brideshead Revisited 7

 

Brideshead Revisited, 2
 
Brideshead Revisited, 3

 

Brideshead Revisited, 8

 

Brideshead Revisited 5

 

Brideshead Revisited, 6

 

Brideshead Revisited, 4

 

En 
Ben Whishaw

 

Bande annonce

 

 

Voir et télécharger le film ICI

2- Aime t-on les livres que l'on lit toujours pour de bonnes raisons? (Ou autrement dit nos misérables contingences influent elles sur notre jugement littéraire ) Sans doute pas et je pense que c'est mieux ainsi... J'aime Retour à Brideshead pour des raisons qui seront irrecevables pour beaucoup... Lorsqu'en passant les grilles de mon jardin, j'eusse aimer écrire celle du parc mais ma demeure est bien plus modeste que celle des Flyte, je suis confronté à des faciès peu ragoutants d'indigènes venus d'une planète ignorée du temps de mon enfance, il m'est donc agréable de fréquenter durant 600 pages des membres de la gentry anglaise dont certains possèdent cette carnation du visage d'un rose nacré qui n'appartient qu'à eux et que rehausse le cendré des cheveux dont souvent une mèche ombre leur front... L'inconvénient avec les résidents et les passants de Brideshead est qu'Evelyn Waugh les fait agir souvent comme des imbécile qu'il ne sont pas. Cette incohérence est a rajouter à d'autres qui troublent le portrait psychologique que ce fait le lecteur des protagonistes. Là encore me vient une réflexion essentiellement dictée par mon début de sénilité: Quand l'âge venant, vous vous apercevez que vous avez côtoyer durant l'essentiel de votre vie une majorité de bas de plafond (et encore regardant autour de moi (et en arrière) je n'ai pas trop à me plaindre) et vous avez encore plus tendance qu'en votre jeunesse à chercher entre les pages des romans des êtres d'une hauteur de vue que vous n'auriez que peu de chance de croiser dans votre marigot quotidien. En cela « Retour à Brideshead » ne m'a pas complètement comblé... En revanche j'ai eu l'émotion d'y découvrir que j'avais eu mon Sebastian. Il est même présent sur ce blog puisque je l'ai photographié à plusieurs reprises. Je vous laisse à vos supputations à propos de son identité. Inutile de m'interroger, je ne vous donnerai pas la réponse...

Commentaires lors de la première édition de ce billet

Ismau02/05/2014 18:19

Mardi dernier, à la lecture de votre billet alléchant et si aimablement présenté par vos Aloysius ( mon fils à un même ornithorynque mais en tissu rouge, ramené de Serbie ) j'avais bien envie de me procurer ce Retour à Brideshead ... un titre qui ne m'était pas inconnu, et pour cause ! Je m'aperçois aujourd'hui qu'il est dans ma bibliothèque, et que je l'ai lu jusqu'à la page 224 ! Il m'avait
été offert en février 94 (!) par un très jeune collègue prof de français et futur séminariste, encore étudiant en théologie, que je ramenais alors souvent en voiture . Voici un extrait du petit mot très gentil que je trouve dans le livre : « C'est pourquoi je t'adresse cette histoire de Charles Ryder, comme un nouveau message sur un thème déjà abordé ... avec un droit de réponse ! »
Voilà qui est bien mystérieux pour moi – ne me souvenant de presque rien, ni du livre, ni de celui qui me l'offrit - et me donne une raison de plus de me replonger dans ce Retour !
Au sujet d'Anthony le métis d'indien, je trouve deux portraits qui pourraient lui correspondre dans votre billet sur le peintre Ranken : « An Anglo-Indian Student » et « Hibiscus
Flower » . 

 

lesdiagonalesdutemps02/05/2014 19:29



A propos d'indien et de roman de collège (en fait d'université) il y a un très grand livre paru, il y a deux ans: Le comptable indien de David Leavitt (j'ai rédigé un billet sur ce livre) qui n'a
pas rencontré beaucoup d'échos...


Vous avez parfaitement raison en ce qui concerne les tableaux de ranken, curieusement je n'ai lu dans aucun texte sur Waugh un lien entre Charles et Ranken cela me semble pourtant évident, car
lui aussi aimait les belle demeures. Il en avait acheté une somptueuse qu'il a du revendre après la crise des année 30 mais si je me souviens bien il est mort dans une aile du chateau de sa soeur
où il résidait quant à son atelier londonien cela me ferait un parfait pied à terre dans cette ville. Ranken est un personnage interressant qui devait attirer un écrivain.

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Cowboys & angels un film de David Gleeson

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Cowboys &amp; angels un film de David Gleeson

  

 

 

Fiche technique :

 
Avec Michael Legge, Allen Leech, Amy Shiels, David Murray et Frank Kelly. 

 

Réalisation : David Gleeson. Scénario : David Gleeson. Image : Volker Tittel. Montage : Andrew Bird. Décors : Jim Furlong. Costumes : Grania Preston. Musique : Stephen McKeon.

 
Irlande, 2002, Durée : 89 mn. Disponible en VO et VOST.

 

 

Résumé :

 
Shane (Michael Legge), 20 ans, trop sage, cherche un appartement au centre de Limerick, Irlande, pour sortir des jupons de sa mère et ne plus arriver en retard à son travail. Il ne se doute pas que d’accepter de cohabiter avec Vincent (Allen Leech), un gay extraverti, va radicalement changer sa vie. Shane, hétéro, timide et passionné de dessin, travaille dans la fonction publique pour vivre. Il va se trouver confronter à un nouvel environnement détonnant. Vincent, son nouveau colocataire, veut à tout prix le faire sortir de sa carapace, le décoincer. Et puis il y a Keith (David Murray), le voisin dealer qui s'attache étrangement au jeune homme qu’il rencontre lorsque Shane découvre accidentellement sa cache où il entrepose la drogue qu’il vend. Keith recrute habilement le naïf Shane pour récupérer de l’héroïne à Dublin. Shane se laisse entraîner dans toute une série de problèmes, mais Vince est toujours là pour lui donner un coup de main et le sortir des difficultés…
 

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L’avis de critique

 
Une comédie romantique gay qui se déroule à Limerik, Irlande, où je ne soupçonnais pas qu’il y eût une vie gay, ni une école de mode. Voilà un long métrage qui, au moins, vous l’apprendra et vous fera sortir des clichés habituels sur l’Irlande. Cela fait plaisir, un cinéaste d’une telle fraîcheur qui filme avec élégance cette histoire tellement simple et claire (mais pas si rose que cela) que l’on pourrait aimer quelle soit la notre, de ce garçon qui sort des jupes de sa mère et qui se « dessale » au contact de ses voisins... Mais comme dans toute vie ordinaire, dans celle de Shane il se passe plein de choses extraordinaires, certaines pas jolies, qu’il voudrait oublier et d’autres formidables, qu’il espère que ceux qu’il aime n’oublieront pas. Il n’est pas difficile de s’identifier à Shane ; on tremblera pour lui tout le long du film, tellement il est attendrissant.
 

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Ils sont vraiment mimi ces deux colocataires, peut-être un tout petit peu trop caricaturaux, mais des caricatures comme cela nous en connaissons tous, mais malheureusement en moins mignons... Ce n’est pas un film pour les malins et les cyniques, mais il y a peut-être un peu trop de malins. C’est une histoire pour ceux qui croient encore en l’Homme, que la vie n’est pas écrite, qu’il faut un peu de chance, pas mal d’opiniâtreté et beaucoup de générosité, et que peut-être alors… les rêves peuvent devenir réalité…
 

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Le film sonne toujours juste. Les scènes entre les deux garçons sont remarquablement justes et souvent émouvantes, elles sentent le vécu. En écrivant ce mot « vécu », je pense que c’est ce qui manque à bon nombre de jeunes cinéastes-scénaristes de nos contrées qui se veulent cinéastes qui tournent avant d’avoir eu une quelconque expérience de la vie.Cowboys and Angels est le premier long métrage, largement autobiographique de David Gleeson, âgé d’une quarantaine d’années. « J’ai basé l’histoire sur mon expérience personnelle et le personnage principal travaille dans le département où moi aussi je travaille. Il partage l’appartement avec un jeune étudiant d’Art comme je l’ai fait. »
Il a été difficile à monter. Il a fallu dix ans à Gleeson pour réaliser son rêve, d’autant qu’il souhaitait que le film soit tourné entièrement à Limerick, ce qui n’avait jamais été fait. Grâce entre autre à une coproduction allemande qui a vu l’universalisme de cette histoire, pourtant fortement ancrée en Irlande, le cinéaste a eu les moyens de sa modeste ambition. Il a soigné sa réalisation, la dotant d’une charte esthétique forte et précise : « Les couleurs de Cowboys & Angels sont le bleu acier des clubs branchés, le noir velouté des nuits obscures et le rouge écarlate d’un premier baiser. La lumière, les décors et les costumes sont le reflet de cet univers à la séduction venimeuse. Un monde où les personnages essaient de s’infiltrer et d’exister sans perdre leur intégrité. »

 

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C’est au cinéma de Mike Leight que ce film fait penser : même fluidité du montage, même évidence des acteurs, tous remarquables, même justesse des dialogues.
Au début de leur cohabitation, Shane dit à Vincent : « Tu as de la chance d’être gay, vous avez un milieu... » Cette remarque m’a remis en mémoire certains garçons, moins rares qu’on pourrait croire, qui affichent leur homosexualité avec ostentation et qui finalement, pratiquent assez peu. Comme si être gay leur permettait surtout d’avoir un milieu, une famille de substitution, une appartenance et aussi de vivre plus facilement en « adulescent », de fuir les responsabilités familiales ; un peu comme certains cadets de famille au XVIIIe siècle qui rentraient dans les ordres non par foi, mais pour trouver un refuge et une raison sociale.
Ce qui nous surprend surtout pour un film irlandais, c’est son  optimisme et sa confiance dans les possibilités humaines. On a peur que Shane soit trop timoré pour saisir cette chance qu’est sa rencontre avec Vincent. On ne voudrait surtout pas qu’il termine comme Jerry, le vieux collègue qui est passé à côté de sa vie...

 

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Si nous sommes surpris qu’un tel film nous vienne d’Irlande, c’est d’abord à cause de la profonde méconnaissance que la plupart des français ont de l’Europe, les récents développements politiques sur le sujet n’arrangeant pas les choses, et en particulier de son cinéma. Pour la quasi totalité des spectateurs, un film ne peut être que français ou américain. Il suffit de consulter les chiffres des entrées dans la revue Le film français pour constater que la part du « reste du monde » ne fait que diminuer. Et pourtant, les grands festivals couronnent presque exclusivement ces films du « reste du monde ». Cannes 2006 n’a-t-il pas décerné sa palme d’or au film britannique Le Vent se lève, qui comme Cowboys & Angels, est interprété par des acteurs irlandais, tout comme le beau et gay Breakfast on pluto, autant de films où ils montrent leur excellence. Le grand combat cinéphilique d’ici et maintenant est de promouvoir les films d’ailleurs pour ne pas se laisser phagocyté par les manières de voir américaine et française. Le plaisir du cinéma est au bout de ce combat qu’il ne faudrait pas considérer comme superfétatoire.
Il y a beaucoup de tendresse et d’émotion dans Cowboys & Angels, une histoire d’aujourd’hui, dans une Europe d’aujourd’hui. On ne vous en voudra pas, si vous verser une larme, à la fin, dans votre pinte de guiness.

 

Cowboys and Angels, 4
 

Cowboys and Angels, 6
 

Cowboys and Angels, 2
 

Cowboys and Angels 5
 

Cowboys and Angels, 3
 
 
Cowboys and Angels 1
 
 
Bande-annonce VO


 
Consulter et télécharger le film en ligne: ICI
 
 
 
 

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Gerontophilia un film de Bruce LaBruce

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Gerontophilia un film de  Bruce LaBruce

 

Gerontophilia, le film
 
Canada, 2013, 82 mn 
 
Réalisateur: Bruce La Bruce, Scénario : Bruce LaBruce et Daniel Allen Cox, d'après une histoire de Bruce LaBruce, Photographie : Nicolas Canniccioni, Montage : Glenn BermanMusique : Ramachandra Borcar
avec: Pier-Gabriel Lajoie : Lake, Walter Borden : M. Peabody, Katie Boland : Desiree, Marie-Hélène Thibault : Marie, Brian D. Wright : M. Guerrero
 
 
Gerontophilia, 5
 
Tout d'abord un peu de vocabulaire: Rappelons nous que le mot Gerontophilia se compose de  géronto (vieux) +philia (amour): soit l' amour pour les personnes âgées.
 
Gerontophilia, 5
 
Le film parle d'un jeune homme à peine sorti de l'adolescence qui est intéressé à avoir des relations avec des hommes âgés et même très âgés. Lake a  dix-huit ans. Il sort avec une fille de son âge, mais se découvre une préférence sexuelle pour les hommes âgés : il tombe sous le charme d'un vieil homme de quatre-vingt-deux ans, M Peabody, un résidant dans la maison de retraite où Lake a été embauché comme aide soignant pour l'été.
 
Gerontophilia 1
 
Pourtant si Lake a pris cet emploi c'est parce qu'il pense que la fixation sur des hommes âgés peut être quelque chose de malsain et contre nature, qu'il a donc décidé d'accepter un poste d'aide soignant dans une maison de retraite pour se le prouver. Lake s'aperçoit que le personnel bourre les pensionnaires de médicaments pour les rendre plus dociles. Révolté par cette méthode, il incite monsieur Peabody, un vieil homme de 82 ans, à refuser son traitement. Mais la complicité qui les unit va bientôt se transformer en un sentiment qui les dépasse.
 
Gerontophilia, 4
 
Pourtant très vite Lake commence à ressentir une attirance très forte pour les hommes âgés de l'asile, ce qu'il cachent à sa petite amie , Desiree.
 
Gerontophilia, 2
 
En particulier, Lake tombe amoureuse d'un vieil homme nommé Peabody, un homme de plus de 80 ans. Ils vont dormir dans le même lit. Lake prodigue à Peabody les soins avec toute la délicatesse dont il est capable. Il va même offrir son beau corps au vieil homme...
Dire que je n'attendais rien de Bruce Labruce est encore en dessous de la vérité. Il était jusqu'à ce film, le type même du cinéaste encensé par une petite coterie d'ignares agissants. Le genre de personnage qui se persuade et persuade les autres qu'il fait de l"Art", alors qu'il n'est qu'un amateur libidineux et puis voilà le miracle, comme quoi il ne faut jamais désespérer de l'humanité: Gérontophilia, certe un film comme à l'habitude du réalisateur qui traite d'un thème scabreux mais réalisé avec une délicatesse et une justesse extrêmement rare au cinéma. C'est bien cadré, bien éclairé et très bien joué par des acteur à peu près inconnu. 
 
 
Gerontophilia, 6
 
Le film Gerontophilia montre que l' amour et la passion ne disparaît pas avec l' âge et que les personnes âgées peuvent encore profiter des beaux garçons!
 
Gerontophilia, 3
 
Bande annonce
 
 
Voir et télécharger le film: ICI
 

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Shabbat Dinner, un court-métrage de Michael Morgenstern

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Shabbat Dinner, un court-métrage de Michael Morgenstern

 

Shabbat Dinner, le film
 
États-Unis. Réalisateur: Michael Morgenstern. 2012.

 

Shabbat Dinner (2012) est un court-métrage gay qui raconte l'histoire d'un garçon qui ne sait pas qu'il est gay, jusqu'à ce qu'il rencontre un autre jeune homme qui lui avoue son homosexualité.
 
Shabbat Dinner, 2
 
William est un garçon timide qui ne sait pas qu'il est gay, tout en acceptant les homosexuels.
 
Un jour, à un dîner de famille lors d'un repas du shabbat, William rencontre Virgin, le fils d'un couple ami de gars de ses parents. Les deux jeunes gens laisse les adultes entre eux et vont dans la chambre de William où ils commencent à discuter de différents sujets.
 
Shabbat Dinner 1
 
Les deux adolescents tentent de se connaître l'un l'autre et d'apprendre qui ils sont vraiment. Ils commencent à parler de questions frivoles comme la crème glacée sans lait, jusqu'à ce que arrivent les questions sur les filles. Après un silence, Virgin  avoue à William son secret: il est homosexuel.
 
Shabbat Dinner, 3
 
William est très intrigué cette révélation. Il semble très intéressé d'avoir rencontré un garçon gay, qui est maintenant à ses côtés et pour qui commence à sentir une attirance.

 

Pendant que leurs enfants entament une ébauche une relation homosexuelle, leurs parents célèbrent shabbat, pensant que leurs enfants sont sages... 
 
Shabbat Dinner, 4
 
Très réussi court métrage, filmé sans effets superflus et parfaitement joué.
 
le court-métrage
 
 
Vous pouvez télécharger le court-métrage: ICI
 

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