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404 articles avec cinema gay

Mov og Funder, un film de Niels Graabol

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol

1992, 70mn

 

Réalisation: Niels Graabol, scénario: Niels Graabol et Per Daumiller 

 

Avec: Kasper AndersenAllan WintherDitte GråbølNiels SkousenMaster FatmanKristine Horn

 

Le film raconte l'histoire de l'amitié improbable entre un garçon de 11, 12 ans , Mov (Kasper Andersen), et un jeune délinquant. Mov (abréviation de Martin) passe beaucoup de temps livré à lui même. Ses parents sont séparés. Ils consacrent plus de temps à leurs nouveaux partenaires qu'à leur fils.

Une des premières images du film est essentielle pour notre compréhension de la personnalité de Mov. On voit une affiches du film  Terminator et des images d'amérindiens sur les murs de sa chambre, ce qui suggère un enfant imaginatif et aventureux qui aime la lecture et le cinéma films.

Mov et Rikke
Mov et Rikke

Mov a le béguin pour Rikke ( Kristine Horn ), une jeune fille qui habite son immeuble, il passe beaucoup de temps à l'épier, parfois non sans risque. Mais il ne sait pas comment procéder. Quand il la rencontre, le fard monte à ses joues. Alors Mov devient vantard et maladroit comme la plupart des jeunes garçons face à quelqu'un qu'ils aiment.

Un jour , mov assiste à une bagarre de rue qui setermine assez brutalement. Plus tard dans la journée, le garçon rencontre l'un des participants dà cette bagarre, Funder ( Allan Winther ), un S.D. F. de 22 ans qui a été blessé et se cache de la police dans le sous-sol de l'immeuble dans lequel vit Mov.

Lorsque Funder demande au garçon de l'aider, Mov décide de lui offrir sa chambre en guise de refuge. Impressionné par la ténacité de Funder, et sa philosophie de vie, mov développe très vite quelque chose de semblable au culte des héros envers son nouvel ami.

La situation se complique quand il devient clair que l'état de Funder exigerait les soins d'un médecin, en dépit que ceux-ci risque de le faire prendre par la police.

Kasper Andersen et Allan Winther forment un tandem d'acteur épatant, ce qui a permis au réalisateur du film de réaliser une délicieuse juxtaposition entre l'innocence du jeune mov et la manière rebelle de Funder. Les nombreux gros plans de caméra, combinée à une utilisation habile de l' éclairage, permettent  de bien faire ressentir les émotions des protagonistes, construisant ainsi, scène après scène leurs personnages.

ci-dessous une Scène du film

Mov de la Funder est court, seulement 70 minutes, son argument est simple mais en même temps il est riche  de nuances qui le rendent intéressant à regarder, tout comme son suspense qui ne se dément jamais. Le film parvient à représenter avec précision la première rencontre d'un jeune garçon avec le monde des adultes, avec tous ses périls et ses promesses. 

La chanson chantée sur le générique de fin dit l'apprentissage de l'expérience de l'un, ainsi que l'importance de l'amitié:

Vous n'êtes personne jusqu'à ce que vous tombiez en amour; vous n'êtes personne jusqu'à ce que vous vous souciez de quelqu'un. Vous pouvez être un roi et posséder tout l'or du monde, mais il ne saura pas vous apporter le bonheur dans la vieillesse. "

 

Cliquer sur les deux écrans immédiatement ci-dessous pour voir le film

 

Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol
Mov og Funder, un film de Niels Graabol

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No night is too long de un film de Tom Shankand (réédition augmentée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

No night is too long de un film de Tom Shankand

 

Pas de Nuit est trop long, 4

 

  
Capture-d-ecran-2011-03-14-a-08.34.52.png

 

Fiche technique :


Avec Lee Williams, Marc Warren, Mikela J Mikael, Salvatore Antonio, Beverley Breuer, Rob Bruner, Liam Mc Guigan et Philip Granger.

 

 Réalisateur : Tom Shankland. Scénario : Kevin Elyot et Ruth Rendell, d’après le roman de Ruth Rendell signé de son pseudonyme Barbara Vine. Images : Paul Sarossy. Montage : Allan Lee. Musique : Christopher Dedrick. Direction artistique : Peter Andriga.


Canada-Grande-Bretagne, 2003, Durée : 120 mn. Disponible en VO et VOST.


Résumé :


Tim (Lee Williams) est un brillant étudiant d’une petite université d’Angleterre non loin de son domicile familial, une station balnéaire du Suffolk. Il ne répugne pas à se faire faire une petite gâterie par sa copine, sur la plage, au clair de lune. Ce qui ne l’empêche pas, au détour d’un couloir de sa fac, de tomber en arrêt – tel le setter moyen face à un col vert égaré – devant Ivo (Marc Warren), un jeune professeur mâle de paléontologie dont bientôt le visage l’obsède. Bravant sa timidité toute relative, il le drague. Au début l’objet de ses désirs est froid comme ses chers fossiles, mais il n’est pas à long à tiédir. Il s’ensuit une torride passion sexuelle. Mais plus Ivo devient incandescent, plus notre inconséquent étudiant se refroidit. Et quand Ivo invite son jeune amant à l’accompagner en Alaska, où il anime des croisières scientifiques, Tim le suit à contrecœur. Arrivé dans un port de ce « bout du monde », suite à un imprévu (?), Ivo doit abandonner son amoureux dix jours dans ce lieu inhospitalier, avant leur embarquement. Le jeune homme nous avait déjà prévenu « que l’ambivalence ne l’effraie pas », même distrait, et c’est difficile devant ce film passionnant, dont je ne vous dévoile qu’une couche de l’intrigue, et encore partiellement. Or donc, ne supportant pas la solitude, il jette son dévolu sur une jeune femme, Isabel (Mikla J. Mikael). Je cite : « idéale pour passer le temps. » Ce qui ne devait être pour Tim qu’une alternative à ses nombreuses visites au bar de l’hôtel se transforme en une passion fusionnelle. Mais au bout de ces dix jours, Isabel prend la fuite et Ivo revient. La croisière qui promettait d’être idyllique se transforme en enfer. L’amour a fait place à la haine. Tim ne rêve que de rejoindre Isabel à Vancouver, mais comment se débarrasser d’Ivo ? En le tuant ?

 
L’avis critique

 
Quand on se met devant sa télévision, même devant un programme de PinkTv, on s’attend rarement à être mis en présence de ce qui devrait être un modèle pour les auteurs de films gays. Voilà, enfin, une production qui ne considère pas l’homosexualité comme une fin en soi et l’unique sujet possible du film, mais comme une chose tout à fait banale et qui, pourtant, la place au cœur de l’intrigue de ce thriller haletant ; en fait le moteur des événements qui précipiteront les amoureux vers l’inéluctable, sans que leur sexualité ne soit jamais culpabilisée. Ruth Rendell a créé le personnage du garçon fatal.
Comme dans toutes les histoires de ces dames anglo-saxonnes qui améliorent leur thé ou leur whisky, au choix, d’une dose de strychnine, les rebondissements sont un peu abracadabrantesques (sic), mais c’est la loi du genre pour que l’on reste, comme ici, scotché à l’écran durant deux heures. Dans No night is too long, nous sommes plus près de Patricia Highsmith que d’Agatha Christie.
L’intrigue, comme dans tous les livres de Ruth Rendell – experte en thriller psychologique depuis quarante ans – pose ces questions : « pourquoi devient-on meurtrier ? » ou «  comment devient-on victime ? » Parce qu’un jour, sans le savoir, on prend une route... ou un couloir au bout duquel se trouve la mort violente. Le cinéma devrait être bien reconnaissant à la romancière. Son roman, L’Homme à la tortue, est devenu devant la caméra de Pedro Almodovar En chair et en os(dvd TF1 vidéo) et L’Analphabète, devant celle de Claude Chabrol, La Cérémonie. Il a aussi adapté La Demoiselle d’honneur, cette fois sans en changer le titre. Claude Miller a fait de même avec Betty Fisher.Toute l’histoire est racontée en voix off par Tim. La plus grande partie du film est constituée d’un flash-back qui nous ramène quelques mois en arrière. Nous assistons à la rencontre de Tim et d’ Ivo, et aux événements qu’elle va générer. Cette narration est entrecoupée par des retours au présent, qui n’en sont pas moins angoissants que les péripéties du passé, mais aussi par des incursions à une époque plus lointaine, dans laquelle Tim vivait dans son collège une amitié particulière avec un aîné. On peut regretter que cette partie n’aie pas été plus explorée, ce qui aurait rajouté un peu d’épaisseur à cet aîné un peu trop falot. En revanche, le film aurait gagné à ce que la durée de certains plans soit raccourcie. Tom Shankland a tendance à les faire traîner un peu trop longtemps. Puisque cette production était d’emblée destinée à la télévision, on peut penser qu’un format de 2 fois 1h30, constituant une mini série, n’aurait pas été de trop au vu de la complexité de l’intrigue et de la richesse des personnages et aurait été mieux adaptée que les 120 minutes du film…
L’un des atouts du film est l’originalité des lieux de tournage. L’Alaska n’est pas l’État des USA le plus filmé et bien peu de réalisateurs ont planté leurs caméras sur les plages du Suffolk, malgré leur indéniable charme. La réalisation ne se dépare jamais d’une belle maîtrise du cadre qui bénéficie d’un éclairage froid et soigné. Elle utilise avec habileté le décor qui n’est pas seulement une toile de fond pittoresque pour l’intrigue mais un véritable acteur du drame. Elle aurait toutefois pu nous éviter des effets spéciaux numériques un peu trop présents, telle cette profusion d’éclairs pour rendre les ciels dramatiques et signifiants ou ce maquillage de l’île fatale en Île des morts de Bocklind. Le directeur de la photographie qui signe de si belles images est Paul Sarossy. Il est entre autre le collaborateur habituel d’Atom Egoyan. On lui doit la photographie des remarquables Voyage de Felicia et La Vérité nue.
Comme presque toujours dans un film anglais, la distribution est parfaite. En particulier Lee Williams qui compose un Tim complexe et changeant qui fait parfois penser au jeune Ripley et à qui on met longtemps à accorder notre sympathie. Il porte le film de bout en bout. Il tient le premier rôle dans un autre film gay, l’extravagant Les Loups de Kromer (dvd BQHL). Il participe à de nombreuses productions télévisées anglaises. On peut le voir en particulier dans le rôle de Jon Forsyte, dans la somptueuse nouvelle version de la saga des Forsyte. Il apparaît également dans Billy Elliot et Mauvaise passe. Marc Warren (Ivo) a une présence étonnante ; son inquiétant magnétisme rappelle celui de Malcom Mc Dowell à ses débuts.
Si les scènes de sexe, aussi bien hétérosexuelles que gays, ne sont pas particulièrement bien filmées, le réalisateur se rattrape en nous offrant de beaux plans tendres et sexy après l’amour.No night is too long est co-produit par la télévision britannique d’État, la BBC. Le film a été diffusé à une heure de grande écoute, la deuxième partie en soirée. Combien de chaînes françaises, hors celles du câble, diffuseraient et produiraient un film comme celui-ci qui met, et montre, l’attirance sexuelle de deux hommes au centre de son intrigue ?

No night is too long peut se traduire par « Les Nuit ne sont jamais trop longues », phrase que dit Ivo à Tim au plus fort de leur amour. Jamais le film ne vous paraîtra trop long. Espérons qu’il fasse école, tant sur le fond, que dans la forme. 

 
 
Aucune Night Is Too Long 1
 
 
Aucune Night Is Too Long 5
 
 
Pas de Nuit est trop long, 2
 
Bande annonce
 
 
pour voir et télécharger le film ICI

Ou cliquez sur l'écran ci-dessous

 

 

 

 

 

 

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Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen

Norvège, 2003 

 

Réalisation et scénario: Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen

 

avec: Tord Vandvik Haugen, Even Rasmussen, Toril Martinussen

Un adolescent va retrouver secrètement son amant. Ce sont pour lui des instants précieux mais "la société morale" veille.

Precious moment est l'histoire d'un adolescent qui a des rapports sexuels avec un homme qui a plus de deux fois son âge, relation qui aura des conséquences dévastatrices. Ce film est est basé sur un procès qui en 1997 eut un grand retentissement en Norvège; celui d'un homme dans la trentaine qui a été reconnu coupable d'avoir des relations sexuelles illégales avec un garçon de quinze ans. En Norvège ce type de relations est autorisé à partir de 16 ans et dans l'affaire en question le garçon, lors des faits, était à 56 jours de sa majorité sexuelle. Dans le film on voit que non seulement le garçon est consentant mais qu'il fait les premiers pas. Le film débouche sur la seule question qu'il faille se poser quand un enfant devient un adulte?

Le filmage est assez explicite sans être racoleur. Les deux acteurs principaux sont surprenant de vérité.

Precious moment a été lauréat du Teddy Award au Festival de Berlin 2003.

On a déjà pu voir Tord Vandvik Haugen en 2002 dans Summer blue.

Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen

Ci dessous le court métrage

Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen
Precious moments, un court-métrage de Jan Dalchow, Lars Daniel Krutzkoff Jacobsen

Les trois images immédiatement ci-dessus sont extraites du making-of du film qui se trouvais sur le DVD de ce court-métrage ( qui se trouvait en compagnie d'un autre, Dans la chambre de Nicolas Dier) que j'ai édité sous le label eklipse, en cherchant bien vous pouvez encore le trouver sur la toile...

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Prora, un court-métrage de Stephane Riethauser

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Prora, un court-métrage de Stephane Riethauser

On est navré qu'avec un aussi joli et talentueux acteur que Tom Gramenz (Jan) et un lieu aussi extraordinaire que Prora le réalisateur Stephane Riethauser pour son premier film nous donne quelque chose d'aussi convenu. Le scénario est étique: Deux garçons passent leurs vacances dans l'ile de Prora sur la Baltique. Matthieu (Swen Gippa) va bientôt rentré en france et Jan à Berlin. Les deux garçons d'environ 18 ans sont attirés l'un par l'autre mais ne savent pas quoi faire. A l'occasion de la visite clandestine du complexe en ruine de Prora. Ils vont conclure. La joliesse de Gramenz parvient à faire oublier l'inexistence du scénario et la médiocrité de jeu de Swen Gippa son partenaire et un comble. Riethauser ne fait pas grand chose du décor extraordinaire qu'est Prora; c'est d'autant plus regrettable que l'image est souvent très belle. A noter tout de même une audacieuse séquence tournée à l'aide d'un drone.

Le film a été tourné en 2012

Prora, un court-métrage de Stephane Riethauser

Le Kraft durch Freude Seebad Prora, sur l’île de Rügen (Mecklembourg-Poméranie antérieure, ex-RDA), est un gigantesque centre de vacances abandonné. Il est tout en béton. Il s’étend sur 4,5 km le long de la côte baltique. Construit par le régime national-socialiste entre 1936-1939, conquis par l’Armée Rouge à la fin de la guerre, il sert de caserne militaire au gouvernement est-allemand pendant 40 ans, avant d’être abandonné après la chute du Mur de Berlin au début des années 1990.

Prora (latin), πρῷρα (grec): la proue d’un bateau.

Prora, un court-métrage de Stephane Riethauser
Prora, un court-métrage de Stephane Riethauser

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Who we are, un court métrage de Sean Willis

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Who we are, un court métrage de Sean Willis

 

 

A propos de nous, le film
 

États-Unis. Réalisateur: Sean Willis.2010.

avec: Taylor Caldwell (Alex) et Justin Fix (Connor).

 
 
Who we are  (Qui sommes - nous ), est un court - métrage sur un adolescent gay qui a du mal à trouver l' amour dans le contexte d'une famille très religieuse.
 
Qui sommes-nous, 3
 
Le protagoniste de l'histoire, Alex et est adolescent amoureux de son meilleur ami Connor. 
 
Qui sommes-nous, 2
 
Alex n'ose exprimer ses sentiments à son ami. Il ressent une grande douleur de ne pas être celui qu'il est vraiment.
 
Qui sommes-nous, 4
 
Un jour, Alex décide de dire son secret à Connor, déclarant son amour, il s'aperçoit qu'étonnamment, son meilleur ami aussi l'aimait.
 
A propos de nous 5
 
Les parents d'Alex découvrent l'homosexualité de leur fils et les deux commencent à discuter de ce qu'il faut faire avec leur enfant...
 
A propos de nous 1
 
 
 
A propos de nous 5

 

court-métrage

 

 

 

 

 

Télécharger le court: ICI

 

 

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Friends Forever, un film de Stefan Henszelman

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Friends Forever, un film de Stefan Henszelman

Danemark

 

Réalisation: Stefan Henszelman, scénariste: Alexander Korschen & Stefan Henszelman, photographie: Marcel Berga 

 

Avec: Claus Mortensen, Carsten Morch, Christine Skou, Lill Lindfors, Lars Jacobsen, Rita Angela, Thomas Sigsgaard, Trine Hansen   

Friends Forever, un film de Stefan Henszelman

Kristian (Claus Mortensen) a 16 ans. Il est contraint de changer d'école en milieu d'année scolaire. Il vient d'arriver dans une nouvelle classe. C 'est un garçon timide et réservé. Il a peur de ne pas être accepté. Pendant les intercours, il est souvent attaqué par le dur de la classe Patrick (Thomas Sigsgaard). Petit à petit il parvient à faire des amis, notamment avec Henry, un garçon indépendant et sûr de lui-même qui se trouve dans une classe parallèle à celle de Kristian. Henry est  aussi l'un des amis de Patrick. Pendant ce temps, Kristian est courtisé par Anette, ce qui lui permet de se rapprocher de Patrick. Maintenant, Patrick et Kristian sont presque toujours ensemble. Ils vont ensemble dans une boîte de nuit puis vont marcher au clair de lune... Patrick aide Kristian trouver un deuxième emploi dans un magasin de vidéo. Toujours à la recherche de sa véritable identité, Kristian a une aventure d'une journée avec Ayoue, une chanteuse suédoise de vingt ans son ainée. Mais il est choqué quand il découvre Patrick au lit avec Mads, un joueur de football sexy beaucoup plus âgé que lui. Patrick au cours d'un exposé en cours admet publiquement être gay. Les enseignants réagissent avec des représailles et toute l'école est dans la tourmente .... 

 

Friends Forever, un film de Stefan Henszelman
Friends Forever, un film de Stefan Henszelman

Le film lors de sa sortie a créé tout un émoi, aussi bien pour les scènes de sexe avec des garçons nus, scènes très fraiches et réussie que pour la participation de Lill Lindfors dans le rôle de Ayoue, une chanteuse célèbre en scandinavie, icone du Song Contest et qui avait représenté son pays au concours de l'Euro Vision. Depuis le film est devenu un classique des films gays mettant en scène des adolescents. De "Friend forever" se dégage  une atmosphère de joie de vivre, sans être nunuche dans un style décontracté. Le spectateur entre très vite en empathie avec les protagonistes. Le film a remporté le Prix du Public au Festival Gay San Francisco en 1988. Le réalisateur Stefan Henszelman n'a réussi à faire qu'un autre film avant de mourir du SIDA en 1991...

Friends Forever, le film
 
Friends Forever 4
 
Friends Forever 1
 
Friends Forever 5
 
Friends Forever 2
 
Friends Forever 3
 
 
Friends Forever, 6
 

 

 

Friends Forever 7 Friends Forever, 8 Venner pour altid

 

 
Bande annonce

 

 

 

Voir le film et le télécharger  ICI

 

Friends Forever, un film de Stefan Henszelman
Friends Forever, un film de Stefan Henszelman
Friends Forever, un film de Stefan Henszelman
Friends Forever, un film de Stefan Henszelman

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La loi du plus fort, un film de Fassbinder

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La loi du plus fort, un film de Fassbinder
La loi du plus fort, un film de Fassbinder

Réalisation et scénario: Fassbinder

 

avec: Fassbinder, Adrien Hoven, Harry Baer, Ingrid Caven, Karl Heinz Boehem, Peter Chatel

La loi du plus fort, un film de Fassbinder

L'un des des plus désespérés, films de Fassbinder et le seul dans lequel le réalisateur, homosexuel lui-même, attaque de front le sujet de l'homosexualité. Franz Bieberkopf, dit Fox (Fassbinder), est un prolétaire homosexuel employé par une entreprise qui travaille pour le carnaval de Munich en Bavière où il joue "Fox", une tête qui parle (d'où le titre en anglais). Après l'arrestation du propriétaire de l'entreprise où travaille Fox, pour fraude ficale, Fox perd son emploi précaire. En désespoir de cause, Frank joue 10 marks à la loterie et de façon inattendue, il en gagne 500.000. Devenu riche, il entre dans le monde de la bourgeoisie où elle se lie d'amitié avec Eugen Thies (Peter Chatel), qui tire parti de sa naïveté pour sauver son l'entreprise familiale chancelante, pour acheter un appartement et de profiter d'un séjour somptueux au Maroc. Abandonnée par Eugen, quand il a soutiré tout l'argent à Fox, qui le jette hors de l'appartement. Franz essaie de revenir dans son milieu prolétaire, mais qui maintenant le rejette...

Dans ce films de Fassbinder impitoyablement cruel, le réalisateur dénonce par le biais de cette histoire l'exploitation capitaliste et sa dynamique, en choisissant de mettre en évidence l'hypocrisie des bourgeois gay des années soixante-dix à Munich (on parlerait aujourd'hui de bobos). Apparemment choisi et pas seulement à cause de facteurs personnels (Fassbinder connaissait très bien ce monde et je détestais ces mécanismes) mais surtout par la nécessité de montrer comment les relations coercitives du pouvoir économique ne sont pas seulement entre les mains de ceux qui sont au pouvoir, mais aussi ceux des soi-disant «minorités ». Les questions de genre se retrouvent dans d'autres films de Fassbinder, comme "Les larmes amères de Petra Von Kant" et surtout dans son théâtre, il suffit de penser à "Gouttes sur des pierres brulantes". La critique de Fassbinder, cette fois est cependant encore plus radicale: son accusation prenant la cible le monde gay et sa passivité face à la violence sont l'objet, et même sa complicité avec une classe économique - culturelle - sociale dominante et qui détermine, sa propre gestion de la ghettoïsation de la condition homosexuelle. Ce discour très politique et très marqué par son époque, on est au moment des Brigades rouges en Allemagne, a mis mal à l'aise, ce qui a souvent conduit Fassbinder à être mal compris et même détesté par la communauté homosexuelle. 

Le picage, le film

 

 

 

Le picage 1

 

 

 

 

Le picage, 2

 

 

 

 

Le picage, 4

 

 

 

Le picage 5

 

 

 

Le picage 7

 

 

Bande-annonce

 

 

 

 

Voir et télécharger le film ICI

 

La loi du plus fort, un film de Fassbinder
La loi du plus fort, un film de Fassbinder
La loi du plus fort, un film de Fassbinder
La loi du plus fort, un film de Fassbinder
La loi du plus fort, un film de Fassbinder

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Wild side, un film de Sébastien Lifshitz

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Wild Side, le film
 
France, 1h 50, 2004
 
Réalisation: Sébastien Lifshitz, image: Agnes Godard, production: Gilles Sandoz, scénario: Stéphane Bouquet, Sébastien Lifshitz, son: Jocelyn Pook, décor: Elizabeth Mehu      
 
avec: Yasmine Belmadi, Stéphanie Michelini, Edouard Mikitine, Josiane Stoléru (Liliane), Carinos Corentin (Small Stone), Perrine Stevenard (Caroline), Benoît Verhaert (père de Pierre), Fabrice Rodriguez (Client au club), Amine Adjina (le frère de Djamel), Christophe Sermet (Nicolas), Loïc Pichon (Farmer), Veronika Pereverzera (Mère de Mikhail), Antony Hegarty (Singer café), Gilles Forgeas (Client), Pierre Nahori (Client), Ozgur Tosunoglu (Client), Réjane Kerdaffrec (Femmes de la saison), Pierre-Arnaud Jolard (postes clients), Vladislas Laskevich (Piotr), Sasha Yatchin (Ovguéni)   

 

Le film a remporté le Teddy Bear au Festival de Berlin 2004 pour les films LGBT meilleur thème pour "la beauté et l'honnêteté intransigeante de son histoire et le portrait tendre de ses personnages.". Voilà qui est bien dit et très juste. L'histoire est centrée sur trois personnes aux caractères d'un équilibre instable: Il y a Sylvie (Stéphanie Michelini), un transsexuel, Mikhail (Edouard Mikitine), un immigrant russe, déserteur de la guerre en Tchétchénie et traumatisé par ce qu'il a vécu durant cette guerre et Jamel (Yasmine Belmadi), une jeune prostitué d'Afrique du Nord. Les trois se rencontrent et dans l'amour partagé, s'inventent difficilement un mode de vie possible. Dans la deuxième partie du film, les trois personnages sortent du stress de la vie parisienne pour visiter la mère de Sylvie qui a une maladie incurable. Dans une ferme dans le nord de la France, au milieu de l'hiver, le trio accompagne la vieille femme dans ses derniers jours. Durant le voyage et une fois arrivé dans le nord de la France, tous les trois se rappellent leur passé, comment ils se sont rencontrés, et d'examinent leur  vie actuelle, qui est très différente de celle qu'ils espéraient. 

Le titre du film fait allusion à Walk on the Wild Side, une chanson de Lou Reed.

Lifshitz pour raconter cette singulière histoire a employé non des acteurs professionnels mais des personnes jouant des rôles proche de ce qu'ils étaient ou avaient été dans la vie; à l'exception de Yasmine Belmadi (et encore) qui devait mourir accidentellement peu après le tournage de Wild sid. Belmadi était l'acteur fétiche du réalisateur. Il tenait le rôle principale dans le premier film de Lifshitz "Les corps ouverts"  et également dans" Les terres froides" (2001) que je tiens pour le chef d'oeuvre du réalisateur.  

Le film est réalisé sous forme de fragments, en dehors d'un ordre chronologique. Wild Side présente des personnages qui parviennent à dépasser leur existence chaotique grâce à la présence des deux autres et à l'amour.

Le film surtout bénéficie de l'image somptueuse d' Agnes Godard, une des plus grandes chefs op. du moment. Sa manière de filmer les paysages bucoliques du nord, dans une lumière dorée, est inoubliable comme l'érotisation du corp de Sylvie dont rien ne nous est caché. Dés le début du film on voit ses seins et son sexe d'homme. A ma connaissance Wild Side est le seul film a véritablement érotiser le transsexualisme. Lifshitz est revenu sur le sujet du transsexualisme dans son documentaire Bambi. Lors de la sortie du film Sébastien Lifshitz déclarait: << Ce qui m'intéresse particulièrement dans la transsexualité c'est la question de l'identité. J'ai le sentiment que ce que l'on est n'est pas quelque chose qui va de soi, au contraire. On devient ce que l'on est. J'assimile l'identité trans-genre à l'idée de liberté.>>. 

 

Pour retrouver Sébastien Lifshitz sur le blog:  Les invisibles, un film de Sébastien Lifshitz (réédition augmentée) ,  PLEIN SUD de Sébastien Lifshitz,  LES TERRES FROIDES, un film de Sébastien LifshitzWild side, un film de Sébastien Lifshitz, Sébastien Lifshitz - Les InvisiblesPresque rien, un film de Sébastien Lifshitz (réédition augmentée)
 

 

Wild Side 5

 

 

Wild Side, 3

 

 

Wild Side, 2

 

 

Wild Side, 4

 

 

Wild Side 1

 

 

Wild Side, 6
 

 

Bande-annonce VO

 

 

 

 

Voir le film et télécharger ICI

 

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Latter days, un film de Jay C. Cox

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jours-ci, le film
 
Etats-Unis,
 
Réalisation et scénario: Jay C. Cox, photographie: Carl Bartel
 
Avec: Wes Ramsey, Steve Sandvoss, Joseph Gordon-Levitt,    

 

Christian, vingt ans (Wes Ramsey), est le jeune gay typique pour qui la distraction préférée sinon la seule est d'aller en boite danser et
draguer. Son plus gros souci est d'entretenir son corps de rêve dans les club de gym et de parfaire son bronzage indispensable pour sa conquête sexuelles quotidienne. Le jour, il est serveur dans un restaurant à la mode tenu par Lila (Jacqueline Bisset). Ses bonnes fortunes au lits sont le sujet de conversation principal avec ses collègues. Un jour l'appartement voisin du sien est louée par quatre missionnaires mormons, parmi eux se trouve l'innocent et sexuellement confus Aaron Davis (Steve Sandvoss). Les premières tentatives de Christian pour séduire Aaron, collègues dans le restaurant, restent vaines. Quand Christian avoue à Aaron son de coucher avec lui, Aaron refuse et l'accuse d'être superficiel et vide. Mais leur rencontre transformera totalement la personnalité et la vie des deux jeunes hommes. 
On a un peu de mal de ce coté ci de l'Atlantique à comprendre le succès de ce film qui m^êle homosexualité et foi, uproblématiquene qui nous est assez étrangère. En outre, il n'est pas difficile dés le début du film de deviner comment il va se terminer. La réalisation est propre et les acteurs convaincants. Le film a le mérite de nous faire croire dans le pouvoir de changer les choses. Notez la représentation parfaite de l'atmosphère répressive et homophobe du monde Mormon, dont l'état l'Utah est l'un des rares états que l'on peut considérer comme théocratique ce que l'on ne dit pas souvent en somme comme le Vatican, l'Iran et quelques autres.

 

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Derniers Jours, 2
 

 

 

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Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)

 

 Photoset
 
 
Italie, 1962,
Réalisation: Mauro Bolognini (1922-2001), scénario: Goffredo Parise & Mauro Bolognini d'après Alberto Moravia, image: Aldo Tonti, montage: Nino Baragli, musique: Carlo Rustichelli
Avec: Paolo Colombo, Ingrid Thulin, John Saxon, Mario Bartoletti, Aldo Bussaglia, Roberto Mancia, Franco Schiorlin, Gennaro Mesfun, Renato Terra 
Ingrid Thulin
Résumé
Le film s'ouvre par une course échevelée de gondoles sur le grand canal de Venise. Une belle femme (Ingrid Thulin) et son jeune fils, Agostino (Paolo Colombo) âgé d'une douzaine d'années, regardent la compétition par la fenêtre dela chambre d'un luxueux hôtel. Ils sont en vacances. Très vite, il devient évident que le fils et la mère sont très proches. Plus tard dans le film cette proximité nous aide à comprendre pourquoi Agostino, qui reçoit toute l'attention de sa mère, se sent trahi quand elle décide de sortir avec l'un des gigolos locaux qui tournent autour d'elle. Elle est veuve riche et belle, ce qui explique pourquoi les hommes de la ville sont très épris d'elle. Malgré le fait qu'elle passe presque tout son temps avec son fils ce dernier se sent délaissé. Il part à l'aventure dans une Venise tout autre que celle des grands hôtels. Errant sur les plages désertes du Lido, Agostino rencontre un groupe de vagabonds, des garçons à peine pubères, gouvernés par un homme étrange pour lequel les adolescents ont un attachement mystérieux.
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)
L'avis critique
Agostino est certainement un des meilleurs films sur la fin de l'enfance que je connaisse. Curieusement il semble que les films les plus intéressants sur ce sujet aient été tournés dans les années 60's et 70. Agostino, réalisé par Mauro Bolognini, ne fait pas exception. Le film est basé sur le roman éponyme écrit par Alberto Moravia en 1945. Mais par rapport au roman Bolognini y a instillé un homo-érotisme qui ne me semble pas aussi présent dans le livre. 
Le film contient une variété de nuances et d'allusions subtiles, par rapport à une symbolique évidente. Il entraine le spectateur à la suite d'Agostino qui passe d'une vision floue et enfantine du monde, à une vision lucide des réalités les plus dures de l'âge adulte. 
Bolognini nous fait témoin au fil des expériences que vit Agostino de son désenchantement du monde, de son détachement progressif de l'atmosphère fabuleuse de l'enfance et de sa confrontation avec lla prosaïque réalité.
Cet adieu à l'enfance, ce deuil de l'innocence, donne au film une atmosphère vaguement morbide qui n'est pas sans rappeler celle d'un autre grand film se déroulant à Venise le "Mort à Venise de Visconti. Comme dans ce dernier On a aussi le sentiment que l'on a pas affaire à n'importe quel garçon. Mais, que c'est l'histoire d'un garçon qui a clairement une prédisposition à préférer les messieurs aux dames...
Il est dommage que l'on ne voit pas complètement à l'écran, tout le potentiel que possède le roman.Bolognini a été trop fidèle au roman dont on sent qu'il est cinématographiquement prisonnier (sauf dans la scène d'ouverture). Il a tendance à plus faire avancer son histoire par le texte que par l'image car il accompains souvent les scènes les plus importantes émotionnellement par la voix off d'un narrateur exterieur qui lit quelques passage du livre de la Moravie. On a l'impression que  Bolognini ne faisait pas confiance complètement à son travail en tant que réalisateur.
La performances de Paolo Colombo est exceptionnelle. Ses expressions parfaitement saisies et cadrées par le cinéaste font transparaître tout ce que ressent Agostino. Les autres acteurs ne déméritent en rien.
Le film vaut aussi par les images somptueuses de Venise. La scène d'ouverture de la course des gondoles est inoubliable. Le noir et blanc, tantôt fortement contrasté, tantôt tout en nuances de gris fait de l'écran une suite de clichés mémorables sans pour cela que l'action en soit figée.
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)

Agostino est un film doublement érotique; si l'inceste n'est pas consommé comme dans "Le souffle au coeur de Louis Malle, la relation oedipienne entre la mère et le garçon est bien mise en évidence, mais c'est l'initiation homosexuelle qui est encore plus mise en lumière, même si elle aussi, n'est pas accomplie; elle est même rejetée. 

Cette histoire d'un garçon adoré d'une mère encore désirable lors d'un séjours dans un hôtel de luxe de Venise fait penser parfois au "Souffle au coeur" de Louis Malle. L'épisode dans laquelle Agostino s'attache à une bande de gamins qui traînent le Lido sous la tutelle semi-érotique d' un homme plus âgé, a des connotations d'inceste et de pédophilie qui sont aujourd'hui assez troublantes, mais qui n'étaient pas perçues ainsi en 1962...

Malgré les déclaration de Moravia qui rejetait la similitude, il est difficile de ne pas penser en voyant Agostino à l'oeuvre d'Umberto Saba, "Ernesto". Dans les deux livres les protagonistes sont des enfants ( j'écris livres plus que films car les adaptations cinématographiques des deux oeuvres renforcent leur différence, par le seul artifice du casting. En effet, alors que dans le roman de Moravia le garçon à 12 ans dans le film de Bolognini, il en a dix; tandis que l'acteur qui joue Enesto dans l'adaptation en film est visiblement plus agé que le personnage du roman).  Le grande différence entre les deux histoires est que dans Ernesto l' homosexualité est acceptée... 

Bande-annonce

Le film

Mauro Bolognini est né à Pistoia, le 28 juin 1922, il étudie l'architecture puis suit les cours du Centro Sperimentale de Cinematografica de Rome. Il est ensuite l'assistant de Luigi Zampa et, en France, de Jean Delannoy et Yves Allégret, et débute comme scénariste.
Ses premiers films sont des comédies sentimentales. Sa rencontre avec Pier Paolo Pasolini, qui devient son scénariste, sera essentielle. Ils collaborent pour, Marisa, la coquetteLes garçonsÇa s'est passé à Rome, qui décrit la zone romaine.
Délaissé par Pasolini qui met en scène ses propres sujets, Bolognini tourne ensuite Agostino, qui demeure néanmoins tout emprunt de l'influence de Pasolini.
Mauro Bolognini a été l'un des cinéastes de premier plan du cinéma italien, mais aussi un metteur en scène d' opéra et de théâtre très prisé et ceci durant 35 ans. Plusieurs de ses films ont connu un succès Critique et commercial lors de leur sortie. Plusieurs d'entre eux ont pour acteurs principaux des vedettes et des stars internationales telles Marcello Mastroianni, Gina Lollobrigida, Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve, Ingrid Thulin... Ils ont remporté plusieurs grands prix dans les festivals de Cannes, San Sebastian , Locarno. Dans les années 60 et 70, sa réputation s'étendit bien au-delà de l'Italie en Europe et en Amérique latine mais, curieusement, peu dans le monde anglophone. Assez curieusement, aujourd'hui, à peine dix ans après sa mort, Bolognini et ses films sont largement oubliés. Si bien qu'il est très difficile de voir Agostino de nos jours.
Mauro Bolognini est mort le 14 mai 2001 à Rome.
 
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)

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