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401 articles avec cinema gay

Prora, un court-métrage de Stephane Riethauser

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Prora, un court-métrage de Stephane Riethauser

On est navré qu'avec un aussi joli et talentueux acteur que Tom Gramenz (Jan) et un lieu aussi extraordinaire que Prora le réalisateur Stephane Riethauser pour son premier film nous donne quelque chose d'aussi convenu. Le scénario est étique: Deux garçons passent leurs vacances dans l'ile de Prora sur la Baltique. Matthieu (Swen Gippa) va bientôt rentré en france et Jan à Berlin. Les deux garçons d'environ 18 ans sont attirés l'un par l'autre mais ne savent pas quoi faire. A l'occasion de la visite clandestine du complexe en ruine de Prora. Ils vont conclure. La joliesse de Gramenz parvient à faire oublier l'inexistence du scénario et la médiocrité de jeu de Swen Gippa son partenaire et un comble. Riethauser ne fait pas grand chose du décor extraordinaire qu'est Prora; c'est d'autant plus regrettable que l'image est souvent très belle. A noter tout de même une audacieuse séquence tournée à l'aide d'un drone.

Le film a été tourné en 2012

Prora, un court-métrage de Stephane Riethauser

Le Kraft durch Freude Seebad Prora, sur l’île de Rügen (Mecklembourg-Poméranie antérieure, ex-RDA), est un gigantesque centre de vacances abandonné. Il est tout en béton. Il s’étend sur 4,5 km le long de la côte baltique. Construit par le régime national-socialiste entre 1936-1939, conquis par l’Armée Rouge à la fin de la guerre, il sert de caserne militaire au gouvernement est-allemand pendant 40 ans, avant d’être abandonné après la chute du Mur de Berlin au début des années 1990.

Prora (latin), πρῷρα (grec): la proue d’un bateau.

Prora, un court-métrage de Stephane Riethauser
Prora, un court-métrage de Stephane Riethauser

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Who we are, un court métrage de Sean Willis

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Who we are, un court métrage de Sean Willis

 

 

A propos de nous, le film
 

États-Unis. Réalisateur: Sean Willis.2010.

avec: Taylor Caldwell (Alex) et Justin Fix (Connor).

 
 
Who we are  (Qui sommes - nous ), est un court - métrage sur un adolescent gay qui a du mal à trouver l' amour dans le contexte d'une famille très religieuse.
 
Qui sommes-nous, 3
 
Le protagoniste de l'histoire, Alex et est adolescent amoureux de son meilleur ami Connor. 
 
Qui sommes-nous, 2
 
Alex n'ose exprimer ses sentiments à son ami. Il ressent une grande douleur de ne pas être celui qu'il est vraiment.
 
Qui sommes-nous, 4
 
Un jour, Alex décide de dire son secret à Connor, déclarant son amour, il s'aperçoit qu'étonnamment, son meilleur ami aussi l'aimait.
 
A propos de nous 5
 
Les parents d'Alex découvrent l'homosexualité de leur fils et les deux commencent à discuter de ce qu'il faut faire avec leur enfant...
 
A propos de nous 1
 
 
 
A propos de nous 5

 

court-métrage

 

 

 

 

 

Télécharger le court: ICI

 

 

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Friends Forever, un film de Stefan Henszelman

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Friends Forever, un film de Stefan Henszelman

Danemark

 

Réalisation: Stefan Henszelman, scénariste: Alexander Korschen & Stefan Henszelman, photographie: Marcel Berga 

 

Avec: Claus Mortensen, Carsten Morch, Christine Skou, Lill Lindfors, Lars Jacobsen, Rita Angela, Thomas Sigsgaard, Trine Hansen   

Friends Forever, un film de Stefan Henszelman

Kristian (Claus Mortensen) a 16 ans. Il est contraint de changer d'école en milieu d'année scolaire. Il vient d'arriver dans une nouvelle classe. C 'est un garçon timide et réservé. Il a peur de ne pas être accepté. Pendant les intercours, il est souvent attaqué par le dur de la classe Patrick (Thomas Sigsgaard). Petit à petit il parvient à faire des amis, notamment avec Henry, un garçon indépendant et sûr de lui-même qui se trouve dans une classe parallèle à celle de Kristian. Henry est  aussi l'un des amis de Patrick. Pendant ce temps, Kristian est courtisé par Anette, ce qui lui permet de se rapprocher de Patrick. Maintenant, Patrick et Kristian sont presque toujours ensemble. Ils vont ensemble dans une boîte de nuit puis vont marcher au clair de lune... Patrick aide Kristian trouver un deuxième emploi dans un magasin de vidéo. Toujours à la recherche de sa véritable identité, Kristian a une aventure d'une journée avec Ayoue, une chanteuse suédoise de vingt ans son ainée. Mais il est choqué quand il découvre Patrick au lit avec Mads, un joueur de football sexy beaucoup plus âgé que lui. Patrick au cours d'un exposé en cours admet publiquement être gay. Les enseignants réagissent avec des représailles et toute l'école est dans la tourmente .... 

 

Friends Forever, un film de Stefan Henszelman
Friends Forever, un film de Stefan Henszelman

Le film lors de sa sortie a créé tout un émoi, aussi bien pour les scènes de sexe avec des garçons nus, scènes très fraiches et réussie que pour la participation de Lill Lindfors dans le rôle de Ayoue, une chanteuse célèbre en scandinavie, icone du Song Contest et qui avait représenté son pays au concours de l'Euro Vision. Depuis le film est devenu un classique des films gays mettant en scène des adolescents. De "Friend forever" se dégage  une atmosphère de joie de vivre, sans être nunuche dans un style décontracté. Le spectateur entre très vite en empathie avec les protagonistes. Le film a remporté le Prix du Public au Festival Gay San Francisco en 1988. Le réalisateur Stefan Henszelman n'a réussi à faire qu'un autre film avant de mourir du SIDA en 1991...

Friends Forever, le film
 
Friends Forever 4
 
Friends Forever 1
 
Friends Forever 5
 
Friends Forever 2
 
Friends Forever 3
 
 
Friends Forever, 6
 

 

 

Friends Forever 7 Friends Forever, 8 Venner pour altid

 

 
Bande annonce

 

 

 

Voir le film et le télécharger  ICI

 

Friends Forever, un film de Stefan Henszelman
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La loi du plus fort, un film de Fassbinder

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La loi du plus fort, un film de Fassbinder
La loi du plus fort, un film de Fassbinder

Réalisation et scénario: Fassbinder

 

avec: Fassbinder, Adrien Hoven, Harry Baer, Ingrid Caven, Karl Heinz Boehem, Peter Chatel

La loi du plus fort, un film de Fassbinder

L'un des des plus désespérés, films de Fassbinder et le seul dans lequel le réalisateur, homosexuel lui-même, attaque de front le sujet de l'homosexualité. Franz Bieberkopf, dit Fox (Fassbinder), est un prolétaire homosexuel employé par une entreprise qui travaille pour le carnaval de Munich en Bavière où il joue "Fox", une tête qui parle (d'où le titre en anglais). Après l'arrestation du propriétaire de l'entreprise où travaille Fox, pour fraude ficale, Fox perd son emploi précaire. En désespoir de cause, Frank joue 10 marks à la loterie et de façon inattendue, il en gagne 500.000. Devenu riche, il entre dans le monde de la bourgeoisie où elle se lie d'amitié avec Eugen Thies (Peter Chatel), qui tire parti de sa naïveté pour sauver son l'entreprise familiale chancelante, pour acheter un appartement et de profiter d'un séjour somptueux au Maroc. Abandonnée par Eugen, quand il a soutiré tout l'argent à Fox, qui le jette hors de l'appartement. Franz essaie de revenir dans son milieu prolétaire, mais qui maintenant le rejette...

Dans ce films de Fassbinder impitoyablement cruel, le réalisateur dénonce par le biais de cette histoire l'exploitation capitaliste et sa dynamique, en choisissant de mettre en évidence l'hypocrisie des bourgeois gay des années soixante-dix à Munich (on parlerait aujourd'hui de bobos). Apparemment choisi et pas seulement à cause de facteurs personnels (Fassbinder connaissait très bien ce monde et je détestais ces mécanismes) mais surtout par la nécessité de montrer comment les relations coercitives du pouvoir économique ne sont pas seulement entre les mains de ceux qui sont au pouvoir, mais aussi ceux des soi-disant «minorités ». Les questions de genre se retrouvent dans d'autres films de Fassbinder, comme "Les larmes amères de Petra Von Kant" et surtout dans son théâtre, il suffit de penser à "Gouttes sur des pierres brulantes". La critique de Fassbinder, cette fois est cependant encore plus radicale: son accusation prenant la cible le monde gay et sa passivité face à la violence sont l'objet, et même sa complicité avec une classe économique - culturelle - sociale dominante et qui détermine, sa propre gestion de la ghettoïsation de la condition homosexuelle. Ce discour très politique et très marqué par son époque, on est au moment des Brigades rouges en Allemagne, a mis mal à l'aise, ce qui a souvent conduit Fassbinder à être mal compris et même détesté par la communauté homosexuelle. 

Le picage, le film

 

 

 

Le picage 1

 

 

 

 

Le picage, 2

 

 

 

 

Le picage, 4

 

 

 

Le picage 5

 

 

 

Le picage 7

 

 

Bande-annonce

 

 

 

 

Voir et télécharger le film ICI

 

La loi du plus fort, un film de Fassbinder
La loi du plus fort, un film de Fassbinder
La loi du plus fort, un film de Fassbinder
La loi du plus fort, un film de Fassbinder
La loi du plus fort, un film de Fassbinder

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Wild side, un film de Sébastien Lifshitz

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Wild Side, le film
 
France, 1h 50, 2004
 
Réalisation: Sébastien Lifshitz, image: Agnes Godard, production: Gilles Sandoz, scénario: Stéphane Bouquet, Sébastien Lifshitz, son: Jocelyn Pook, décor: Elizabeth Mehu      
 
avec: Yasmine Belmadi, Stéphanie Michelini, Edouard Mikitine, Josiane Stoléru (Liliane), Carinos Corentin (Small Stone), Perrine Stevenard (Caroline), Benoît Verhaert (père de Pierre), Fabrice Rodriguez (Client au club), Amine Adjina (le frère de Djamel), Christophe Sermet (Nicolas), Loïc Pichon (Farmer), Veronika Pereverzera (Mère de Mikhail), Antony Hegarty (Singer café), Gilles Forgeas (Client), Pierre Nahori (Client), Ozgur Tosunoglu (Client), Réjane Kerdaffrec (Femmes de la saison), Pierre-Arnaud Jolard (postes clients), Vladislas Laskevich (Piotr), Sasha Yatchin (Ovguéni)   

 

Le film a remporté le Teddy Bear au Festival de Berlin 2004 pour les films LGBT meilleur thème pour "la beauté et l'honnêteté intransigeante de son histoire et le portrait tendre de ses personnages.". Voilà qui est bien dit et très juste. L'histoire est centrée sur trois personnes aux caractères d'un équilibre instable: Il y a Sylvie (Stéphanie Michelini), un transsexuel, Mikhail (Edouard Mikitine), un immigrant russe, déserteur de la guerre en Tchétchénie et traumatisé par ce qu'il a vécu durant cette guerre et Jamel (Yasmine Belmadi), une jeune prostitué d'Afrique du Nord. Les trois se rencontrent et dans l'amour partagé, s'inventent difficilement un mode de vie possible. Dans la deuxième partie du film, les trois personnages sortent du stress de la vie parisienne pour visiter la mère de Sylvie qui a une maladie incurable. Dans une ferme dans le nord de la France, au milieu de l'hiver, le trio accompagne la vieille femme dans ses derniers jours. Durant le voyage et une fois arrivé dans le nord de la France, tous les trois se rappellent leur passé, comment ils se sont rencontrés, et d'examinent leur  vie actuelle, qui est très différente de celle qu'ils espéraient. 

Le titre du film fait allusion à Walk on the Wild Side, une chanson de Lou Reed.

Lifshitz pour raconter cette singulière histoire a employé non des acteurs professionnels mais des personnes jouant des rôles proche de ce qu'ils étaient ou avaient été dans la vie; à l'exception de Yasmine Belmadi (et encore) qui devait mourir accidentellement peu après le tournage de Wild sid. Belmadi était l'acteur fétiche du réalisateur. Il tenait le rôle principale dans le premier film de Lifshitz "Les corps ouverts"  et également dans" Les terres froides" (2001) que je tiens pour le chef d'oeuvre du réalisateur.  

Le film est réalisé sous forme de fragments, en dehors d'un ordre chronologique. Wild Side présente des personnages qui parviennent à dépasser leur existence chaotique grâce à la présence des deux autres et à l'amour.

Le film surtout bénéficie de l'image somptueuse d' Agnes Godard, une des plus grandes chefs op. du moment. Sa manière de filmer les paysages bucoliques du nord, dans une lumière dorée, est inoubliable comme l'érotisation du corp de Sylvie dont rien ne nous est caché. Dés le début du film on voit ses seins et son sexe d'homme. A ma connaissance Wild Side est le seul film a véritablement érotiser le transsexualisme. Lifshitz est revenu sur le sujet du transsexualisme dans son documentaire Bambi. Lors de la sortie du film Sébastien Lifshitz déclarait: << Ce qui m'intéresse particulièrement dans la transsexualité c'est la question de l'identité. J'ai le sentiment que ce que l'on est n'est pas quelque chose qui va de soi, au contraire. On devient ce que l'on est. J'assimile l'identité trans-genre à l'idée de liberté.>>. 

 

Pour retrouver Sébastien Lifshitz sur le blog:  Les invisibles, un film de Sébastien Lifshitz (réédition augmentée) ,  PLEIN SUD de Sébastien Lifshitz,  LES TERRES FROIDES, un film de Sébastien LifshitzWild side, un film de Sébastien Lifshitz, Sébastien Lifshitz - Les InvisiblesPresque rien, un film de Sébastien Lifshitz (réédition augmentée)
 

 

Wild Side 5

 

 

Wild Side, 3

 

 

Wild Side, 2

 

 

Wild Side, 4

 

 

Wild Side 1

 

 

Wild Side, 6
 

 

Bande-annonce VO

 

 

 

 

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Latter days, un film de Jay C. Cox

Publié le par lesdiagonalesdutemps

jours-ci, le film
 
Etats-Unis,
 
Réalisation et scénario: Jay C. Cox, photographie: Carl Bartel
 
Avec: Wes Ramsey, Steve Sandvoss, Joseph Gordon-Levitt,    

 

Christian, vingt ans (Wes Ramsey), est le jeune gay typique pour qui la distraction préférée sinon la seule est d'aller en boite danser et
draguer. Son plus gros souci est d'entretenir son corps de rêve dans les club de gym et de parfaire son bronzage indispensable pour sa conquête sexuelles quotidienne. Le jour, il est serveur dans un restaurant à la mode tenu par Lila (Jacqueline Bisset). Ses bonnes fortunes au lits sont le sujet de conversation principal avec ses collègues. Un jour l'appartement voisin du sien est louée par quatre missionnaires mormons, parmi eux se trouve l'innocent et sexuellement confus Aaron Davis (Steve Sandvoss). Les premières tentatives de Christian pour séduire Aaron, collègues dans le restaurant, restent vaines. Quand Christian avoue à Aaron son de coucher avec lui, Aaron refuse et l'accuse d'être superficiel et vide. Mais leur rencontre transformera totalement la personnalité et la vie des deux jeunes hommes. 
On a un peu de mal de ce coté ci de l'Atlantique à comprendre le succès de ce film qui m^êle homosexualité et foi, uproblématiquene qui nous est assez étrangère. En outre, il n'est pas difficile dés le début du film de deviner comment il va se terminer. La réalisation est propre et les acteurs convaincants. Le film a le mérite de nous faire croire dans le pouvoir de changer les choses. Notez la représentation parfaite de l'atmosphère répressive et homophobe du monde Mormon, dont l'état l'Utah est l'un des rares états que l'on peut considérer comme théocratique ce que l'on ne dit pas souvent en somme comme le Vatican, l'Iran et quelques autres.

 

Derniers Jours, 3

 

Derniers Jours, 2
 

 

 

Derniers Jours 1

 

jours Derniers 5

 

 

 

Derniers Jours, 4
 

 

Derniers Jours, 6

 

Bande-annonce VO

 

 

Voir la vidéo  ICI
 

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Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)

 

 Photoset
 
 
Italie, 1962,
Réalisation: Mauro Bolognini (1922-2001), scénario: Goffredo Parise & Mauro Bolognini d'après Alberto Moravia, image: Aldo Tonti, montage: Nino Baragli, musique: Carlo Rustichelli
Avec: Paolo Colombo, Ingrid Thulin, John Saxon, Mario Bartoletti, Aldo Bussaglia, Roberto Mancia, Franco Schiorlin, Gennaro Mesfun, Renato Terra 
Ingrid Thulin
Résumé
Le film s'ouvre par une course échevelée de gondoles sur le grand canal de Venise. Une belle femme (Ingrid Thulin) et son jeune fils, Agostino (Paolo Colombo) âgé d'une douzaine d'années, regardent la compétition par la fenêtre dela chambre d'un luxueux hôtel. Ils sont en vacances. Très vite, il devient évident que le fils et la mère sont très proches. Plus tard dans le film cette proximité nous aide à comprendre pourquoi Agostino, qui reçoit toute l'attention de sa mère, se sent trahi quand elle décide de sortir avec l'un des gigolos locaux qui tournent autour d'elle. Elle est veuve riche et belle, ce qui explique pourquoi les hommes de la ville sont très épris d'elle. Malgré le fait qu'elle passe presque tout son temps avec son fils ce dernier se sent délaissé. Il part à l'aventure dans une Venise tout autre que celle des grands hôtels. Errant sur les plages désertes du Lido, Agostino rencontre un groupe de vagabonds, des garçons à peine pubères, gouvernés par un homme étrange pour lequel les adolescents ont un attachement mystérieux.
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)
L'avis critique
Agostino est certainement un des meilleurs films sur la fin de l'enfance que je connaisse. Curieusement il semble que les films les plus intéressants sur ce sujet aient été tournés dans les années 60's et 70. Agostino, réalisé par Mauro Bolognini, ne fait pas exception. Le film est basé sur le roman éponyme écrit par Alberto Moravia en 1945. Mais par rapport au roman Bolognini y a instillé un homo-érotisme qui ne me semble pas aussi présent dans le livre. 
Le film contient une variété de nuances et d'allusions subtiles, par rapport à une symbolique évidente. Il entraine le spectateur à la suite d'Agostino qui passe d'une vision floue et enfantine du monde, à une vision lucide des réalités les plus dures de l'âge adulte. 
Bolognini nous fait témoin au fil des expériences que vit Agostino de son désenchantement du monde, de son détachement progressif de l'atmosphère fabuleuse de l'enfance et de sa confrontation avec lla prosaïque réalité.
Cet adieu à l'enfance, ce deuil de l'innocence, donne au film une atmosphère vaguement morbide qui n'est pas sans rappeler celle d'un autre grand film se déroulant à Venise le "Mort à Venise de Visconti. Comme dans ce dernier On a aussi le sentiment que l'on a pas affaire à n'importe quel garçon. Mais, que c'est l'histoire d'un garçon qui a clairement une prédisposition à préférer les messieurs aux dames...
Il est dommage que l'on ne voit pas complètement à l'écran, tout le potentiel que possède le roman.Bolognini a été trop fidèle au roman dont on sent qu'il est cinématographiquement prisonnier (sauf dans la scène d'ouverture). Il a tendance à plus faire avancer son histoire par le texte que par l'image car il accompains souvent les scènes les plus importantes émotionnellement par la voix off d'un narrateur exterieur qui lit quelques passage du livre de la Moravie. On a l'impression que  Bolognini ne faisait pas confiance complètement à son travail en tant que réalisateur.
La performances de Paolo Colombo est exceptionnelle. Ses expressions parfaitement saisies et cadrées par le cinéaste font transparaître tout ce que ressent Agostino. Les autres acteurs ne déméritent en rien.
Le film vaut aussi par les images somptueuses de Venise. La scène d'ouverture de la course des gondoles est inoubliable. Le noir et blanc, tantôt fortement contrasté, tantôt tout en nuances de gris fait de l'écran une suite de clichés mémorables sans pour cela que l'action en soit figée.
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)

Agostino est un film doublement érotique; si l'inceste n'est pas consommé comme dans "Le souffle au coeur de Louis Malle, la relation oedipienne entre la mère et le garçon est bien mise en évidence, mais c'est l'initiation homosexuelle qui est encore plus mise en lumière, même si elle aussi, n'est pas accomplie; elle est même rejetée. 

Cette histoire d'un garçon adoré d'une mère encore désirable lors d'un séjours dans un hôtel de luxe de Venise fait penser parfois au "Souffle au coeur" de Louis Malle. L'épisode dans laquelle Agostino s'attache à une bande de gamins qui traînent le Lido sous la tutelle semi-érotique d' un homme plus âgé, a des connotations d'inceste et de pédophilie qui sont aujourd'hui assez troublantes, mais qui n'étaient pas perçues ainsi en 1962...

Malgré les déclaration de Moravia qui rejetait la similitude, il est difficile de ne pas penser en voyant Agostino à l'oeuvre d'Umberto Saba, "Ernesto". Dans les deux livres les protagonistes sont des enfants ( j'écris livres plus que films car les adaptations cinématographiques des deux oeuvres renforcent leur différence, par le seul artifice du casting. En effet, alors que dans le roman de Moravia le garçon à 12 ans dans le film de Bolognini, il en a dix; tandis que l'acteur qui joue Enesto dans l'adaptation en film est visiblement plus agé que le personnage du roman).  Le grande différence entre les deux histoires est que dans Ernesto l' homosexualité est acceptée... 

Bande-annonce

Le film

Mauro Bolognini est né à Pistoia, le 28 juin 1922, il étudie l'architecture puis suit les cours du Centro Sperimentale de Cinematografica de Rome. Il est ensuite l'assistant de Luigi Zampa et, en France, de Jean Delannoy et Yves Allégret, et débute comme scénariste.
Ses premiers films sont des comédies sentimentales. Sa rencontre avec Pier Paolo Pasolini, qui devient son scénariste, sera essentielle. Ils collaborent pour, Marisa, la coquetteLes garçonsÇa s'est passé à Rome, qui décrit la zone romaine.
Délaissé par Pasolini qui met en scène ses propres sujets, Bolognini tourne ensuite Agostino, qui demeure néanmoins tout emprunt de l'influence de Pasolini.
Mauro Bolognini a été l'un des cinéastes de premier plan du cinéma italien, mais aussi un metteur en scène d' opéra et de théâtre très prisé et ceci durant 35 ans. Plusieurs de ses films ont connu un succès Critique et commercial lors de leur sortie. Plusieurs d'entre eux ont pour acteurs principaux des vedettes et des stars internationales telles Marcello Mastroianni, Gina Lollobrigida, Jean-Paul Belmondo, Catherine Deneuve, Ingrid Thulin... Ils ont remporté plusieurs grands prix dans les festivals de Cannes, San Sebastian , Locarno. Dans les années 60 et 70, sa réputation s'étendit bien au-delà de l'Italie en Europe et en Amérique latine mais, curieusement, peu dans le monde anglophone. Assez curieusement, aujourd'hui, à peine dix ans après sa mort, Bolognini et ses films sont largement oubliés. Si bien qu'il est très difficile de voir Agostino de nos jours.
Mauro Bolognini est mort le 14 mai 2001 à Rome.
 
Agostino, un film de Bolognini (réédition augmentée)

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Torzok un film d'Arpad Sopsits

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Torzok un film d'Arpad Sopsits

Hongrie, 2001, 1h 40mn

 

Réalisation: Arpad Sopsits, scénario:, musique: After Crying 

 

avec:Tamas Mészàros, Szabolcs Csizmadia, Attila Zsllak 

Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits

Résumé:

Dans les années 60, Aron est abandonné dans un orphelinat par son père récemment divorcé. Le garçon endure dans ce lieu, qui a tout d'une prison, une vie pleine de cruauté et de désespoir, ponctuée par les coups du personnel de l'orphelinat et les vexations des autres garçons. Son seul ami est son camarade de classe Attila, qui l'aide à découvrir l'amour et lui donne la force de se battre.

Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits

L'avis critique

 

Ce film très dur et quelques fois un peu complaisant va néanmoins au delà de son anecdote. On comprend qu'à travers l'orphelinat dépeint dans le film c'est toute la société hongroise des années 60, après l'écrasement de la révolte de 56, que le film met en accusation. La fin est tragique et laisse une impression de pessimisme absolu. Le réalisateur s'est basé sur sa propre expérience, ayant vécu son enfance dans un orphelinat.

L'ambiance générale est sombre et le film peut être considéré comme difficile à regarder par certains. Les quelques moments d'espoir que l'on peut observer sont directement liés à l'amitié entre Aron et Attila ainsi que le rapport qu'Aron entretient avec un de ses professeurs, le mélancolique Gálffi, qui semble être le seul enseignant de l'école qui se soucie de ses élèves et s'oppose même au directeur despotique de l'institution.

Certaines scènes sont vraiment cruelles. Par exemple dans l'une d'elles un des enseignants fait battre un garçon par ses camarades parce qu'il priait Dieu, ce qui était interdit dans un établissement tel que celui-ci dans un régime communiste. La réalisation n'est pas sans défaut, l'image est souvent sombre, beaucoup de scènes sont systématiquement sous exposées. Mais les acteurs, enfants comme adultes sont tous remarquables.

ci-dessous le film

Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits

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ANG PAGDADALAGA NI MAXIMO OLIVEROS (L'ÉVEIL DE MAXIMO OLIVEROS) réédition complétée

Publié le par lesdiagonalesdutemps

ANG PAGDADALAGA NI MAXIMO OLIVEROS (L'ÉVEIL DE MAXIMO OLIVEROS) réédition complétée

 

Fiche technique :
Avec Nathan Lopez, Soliman Cruz, JR Valentin, Ping Medina, Bodgie Pascua et Neil Ryan Sese.
Réalisation : Auraeus Solito. Scénario : Auraeus Solito & Michiko Yamamoto. Directeur de la photographie : Nap Jamir. Musique : Pepe Smith. Montage : Kanakan Balintagos, Clang Sison & JD Domingo.
 
Philippine, 2005, Durée : 100 mn. Actuellement en salles en VO et VOST.
 

 

Résumé :
Dans un quartier pauvre de Manille, Philippines, Maximo 12 ans (Nathan Lopez), très féminin, est le garçon à tout faire de sa famille de petits voleurs. Il fait le ménage, la cuisine, la lessive, recoud leurs vêtements, et parfois même leur sert d'alibi. En retour, son père et ses deux frères aînés qui l'aiment le protègent. Ce bel équilibre va se briser lorsque Maximo rencontre Victor, un jeune policier intègre et séduisant. Ils deviennent amis. Victor (Soliman Cruz) encourage Maximo à changer de vie, ce qui provoque la colère de sa famille...

L’avis critique


L’éveil dont nous parle le titre c’est l’éveil sexuel d’un pré-adolescent dont l’objet de son premier amour est un homme.
Ce qui est le plus troublant pour nous, spectateurs français, c’est l’acceptation de la singularité de Maximo, charmante petite folle, par sa famille de petits malfrats hyper virils qui semblent trouver naturel que le garçon endosse le rôle féminin dans leur foyer en remplacement, en quelque sorte, de la mère trop tôt disparue.
Le film est en partie autobiographique, nourri par les souvenirs du réalisateur de sa découverte, lorsqu’il avait 13 ans, de son homosexualité.
Le tournage de L'Éveil de Maximo Oliveros a duré seulement treize jours, en numérique, avec pour tout budget les 10 000 dollars octroyés par la Fondation Cinemalaya. Auraeus Solito démontre qu’avec le système débrouille, on peut tourner un film lorsque l’on est animé de la passion du cinéma... et que l’on a du talent. Par exemple la maison du policier est ainsi sa propre maison et les figurants sont ses voisins et ses amis...

 

   

 

Auraeus Solito fait preuve d’un vrai sens du cinéma, même si certains plans sont mal éclairés, mais il y en a de magnifiques ; si le montage est parfois trop brutal et si le rythme aurait été meilleur en resserrant, surtout au début, les scènes. Il inscrit son film dans la grande tradition du cinéma philippin de Lino Brocka, sachant comme lui nous proposer un cocktail équilibré de cinéma social, proche du documentaire, et de mélodrame. Solito pose un vrai regard sur ses personnages et dirige ses comédiens avec talent. Sans mièvrerie, sans tomber dans le glauque, avec une pointe de kitch bien venu et inévitable aux Philippines, il délivre un message d’espoir et de courage.
Le film est riche d’informations sur la vie quotidienne d’un pays que l’on connaît assez peu en occident. On peut être surpris par la façon dont les personnages considèrent l’homosexualité. Dans le dossier de presse, le réalisateur s’explique sur la place de l’homosexualité dans la société et dans le cinéma de son pays : « La société philippine accepte mieux les gays à présent. Je préfère le mot "accepter" que "tolérer" qui implique trop négativement la différence. Dans tout le pays, vous pouvez voir beaucoup de jeunes gays, habillés en femme sans que cela pose de problèmes, même avec leur famille. Peut-être est-ce dû au fait que les anciennes générations philippines croyaient que les meilleurs médiums pour communiquer avec les Dieux étaient les gays : ils possèdent une double sensibilité spirituelle, celle de l'homme et de la femme... Dans les années 70, les personnages étaient des homosexuels oppressés qui ne pouvaient pas s'accepter eux-mêmes. Dans les années 80, les gays au cinéma faisaient pression sur les beaux garçons défavorisés pour qu'ils deviennent des "macho dancers" ou des strip-teaseurs. Enfin, dans les années 90, les homosexuels n'étaient plus que des faire-valoir comiques et hystériques. Dans mon film, je voulais mettre en scène un personnage libéré, aimé pour ce qu'il est. Le fait qu'il soit gay est juste un détail de l'histoire. »
Dans ce genre de film à très petits moyens, qui en plus repose sur les épaules d’un adolescent, le casting pour le rôle principal est essentiel. Le réalisateur avait déjà auditionné plus de cent garçons pour le rôle de Maximo sans être satisfait, lorsqu’il a aperçu deux frères jumeaux, danseurs de hip hop qui se présentaient pour un autre film. L’un deux, Nathan Lopez, avait à la fois le dynamisme et le côté féminin qu’il recherchait. Il est né en 1991 et confesse en interview être un excellent danseur. Les thaïlandais ont pu le voir dans la série télévisée Anghel na walang langit, Mga en 2005 et plus récemment dans Sana maulit muli.
Après un succès inattendu au box-office dans son pays, où il a devancé les grosses productions américaines et hongkongaises, le film a raflé un nombre de prix impressionnant dans les festivals gays, en particulier celui de Berlin où il a reçu le Grand Prix du meilleur premier film, le Prix du public jeune et le Teddy Bear d'Or récompensant le meilleur film du festival. Auraeus Solito a tourné en 2006 son second film, Tuli, au sujet d'un circonciseur et de sa fille, amoureuse de sa meilleure amie. Il a été sélectionné au Festival de Sundance et de Berlin.

L’Éveil de Maximo est la pureté du premier amour d’un garçon de douze ans pour un homme ; confronté à l'horreur et à la corruption des quartiers pauvres, un drame social poignant habillé en un beau mélodrame.

 
L'épanouissement de Maximo Oliveros 1

 

 

 

L'épanouissement de Maximo Oliveros, 3

 

 

 

L'épanouissement de Maximo Oliveros 5
 

 

Bande annonce

 

 

 

 

Voir et télécharger le film ICI

 

ANG PAGDADALAGA NI MAXIMO OLIVEROS (L'ÉVEIL DE MAXIMO OLIVEROS) réédition complétée
ANG PAGDADALAGA NI MAXIMO OLIVEROS (L'ÉVEIL DE MAXIMO OLIVEROS) réédition complétée
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Acla, La Discesa di Aclà a Floristella d'Aurelio Grimaldi (réédition augmentée

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Acla, La Discesa di Aclà a Floristella d'Aurelio Grimaldi (réédition augmentée

 

 
 
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Italie, 86 mn, 1992. 

Réalisé par Aurelio Grimaldi. Scénario : Aurelio Grimaldi. image: Maurizio Calvesi, montage: Raimondo Crociani, musique: Dario Lucantoni 

Avec: Francesco Cusimano, Tony Sperandeo, Luigi Maria Burruano, Lucia Sardo, Giovanni Alamia, Benedetto Raneli, Giuseppe Cusimano, Rita Barbanera, Salvatore Scianna, Ignazio Donato, Luciano Venturino

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Résumé
La vie extrêmement dure des mineurs italiens dans les années vingt et en particulier celle d’ un garçon blond de 11 ans dans une mine de soufre de Sicile est le sujet de ce drame affreux et implacable. Le bel Acla (Francesco Cusimano) arrive à l’âge d’accompagner son père et ses deux frères aînés à la mine souterraine de soufre où ils travaillent six jours par semaine pour un salaire de misère. En raison de la chaleur intense ils travaillent presque nus, à la lumière brun-jaunâtre de lanternes qui les transforment en luisants pénitents de l'Enfer de Dante. Le père d'Acla le vend à un de ses collègues mineur. Aux termes de l'accord, Acla est "détenu" par Caramazza (Tony Sperandeo), pendant huit ans, jusqu'à ce qu'il ait atteint l'âge 19 ans. Son travail consiste à charger le soufre extrait par son patron dans des paniers et de les emporter. Parfois, il doit veiller la nuit pour s'assurer que le soufre extrait n'a pas été volé. Alors Acla rêve de mer et d’évasion pour lutter contre l’inhumanité de sa condition... La seule relation tendre de tout le film est entre le frère aîné d’Acla et un autre mineur; on les voit amoureux, les yeux dans les yeux, dansant sous les regards ravis de leurs compagnons... Le travail achevé, les hommes dorment tous ensembles. Dans la mine même, loin de leur femme leur frustration sexuelle les amène à faire l’amour entre eux et souvent ils attirent les garçons avec quelques olives... Comme la transpiration, la sodomie est endémique... Un des mineurs dit d’ailleurs : « On baise les garçons la semaine et nos femmes le dimanche. » Acla ne se laisse toucher par personne malgré les sollicitations incessantes de beaucoup.
Pour échapper à l'étouffement, à la suffocation dans les galeries de la mine, aux violences physiques et sexuelles auxquelles tout le monde se livre par accord tacite, Acla décide de fuir vers la mer qu'il n'a jamais vu...
 



 
L'avis critique
 
  L'habileté du scénario réside dans le fait que plutôt que d'essayer de nous décrire le quotidien de ce microcosme infernal d'une manière frontale, le film se penche sur ces vies à travers les yeux innocents d' Acla dont les seules informations sur le monde extérieur à sa communauté sont glanées à partir des lettres qu'envoie une tante qui a émigré Australie. Ces lettres sont lues à haute voix par Acla à sa famille car il est le seul à ne pas être analphabète. Ces lectures instillent dans l'esprit d' Acla par exemple une vision fantasmée de la mer comme celui d' un lieu de rédemption et d'évasion alors qu'il n'a pas encore vu des images de la mer. Et quand il s'enfuit de la mine et arrive au bord d'un lac, il demande à un pêcheur s'il a atteint l'océan... L'apreté du film fait penser à celle de "1900" qui nous montrait la brutalité dans les campagnes italiennes au début du XX ème siècle.
 
 


 Ce film nous fait entrevoir un monde dont on a peine à mesurer l'obscurantisme; dans une des scènes les plus poignantes du film, on voit plusieurs enfants du village rassemblés. Ils sont effrayés et sanglotent, car il vont être envoyé au loin, dans un pensionnat. La notion de l'enseignement obligatoire semble presque aussi terrifiant pour les mères que pour leurs enfants. Les aspects brutaux de cette vie villageoise sont bien mis en exergue, ainsi les punitions corporelles sévères infligées aux enfants qui seraient aujourd'hui considérées comme de la grave maltraitance. 

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Bien que le sexe soit omniprésent, il est filmé avec discrétion, le réalisateur se contentant de chairs plutôt que d’actions. Extraordinaire cette scène dans laquelle le prêtre du village admoneste sévèrement les mineurs, les traitant de bêtes à propos de l'homosexualité endémique dans la mine, ce qui les fait rigoler...
 


Le réalisateur montre tous les mineurs peu vêtus dans une sensuelle lumière caravagesque. Mais malheureusement certaines scènes sont si peu éclairées que l'on devine plus l'action qu'on la voit vraiment. En outre le point a souvent du vague à l'âme et l'image n'est pas toujours nette.
 
La musique de Dario Lucantoni est emphatique et ne fait que souligner lourdement la noirceur des scènes dans la mine.
Les acteurs bien dirigés sont très convaincants en premier lieu Francesco Cusimano dans le rôle d'Acla.

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Aurelio Grimaldi, scénariste et réalisateur du film, a tourné et écrit une vingtaine d'autres longs métrages, le dernier en 2009, et en particulier un autre film gay, Mery per sempre.
Acla a été édité en dvd en Italie et aux USA.
 

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Ci dessous le film
Acla, La Discesa di Aclà a Floristella d'Aurelio Grimaldi (réédition augmentée
Acla, La Discesa di Aclà a Floristella d'Aurelio Grimaldi (réédition augmentée
Acla, La Discesa di Aclà a Floristella d'Aurelio Grimaldi (réédition augmentée
Acla, La Discesa di Aclà a Floristella d'Aurelio Grimaldi (réédition augmentée
Acla, La Discesa di Aclà a Floristella d'Aurelio Grimaldi (réédition augmentée
Acla, La Discesa di Aclà a Floristella d'Aurelio Grimaldi (réédition augmentée
Acla, La Discesa di Aclà a Floristella d'Aurelio Grimaldi (réédition augmentée
Acla, La Discesa di Aclà a Floristella d'Aurelio Grimaldi (réédition augmentée
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