Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

404 articles avec cinema gay

ANGEL IN THE TOILET

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

angel1.jpg

 

Fiche technique :

Avec Narumi Hiroki, Nao, Ashima Takiyuki, Kobayashi Takahito, Hasegawa Tomotsugu, Masa. Réalisation : Imaizumi Koichi. Scénario : Imaizumi Koichi. Directeur de la photographie : Ide Yutaka & Imaizumi Koichi. Montage : Suguira Fuyuhiko, Otsuka Takashi & Imaizumi Koichi.

Japon, 1999, Durée : 33 mn. Disponible sur le Net. Film muet.

 

 

 

 




Résumé :


Un jeune ange, bien de sa personne, habite (hante ?) des toilettes pour hommes quelque part au Japon. Le lieu est décati, mais propre, grâce à ses soins. La fréquentation est modeste et le séjour donc tranquille. Il y a bien quelques distractions comme un SDF qui décide d'y passer la nuit ou deux garçons qui élisent l'endroit pour y faire l'amour...


angel17.jpg


Pour se distraire, l'ange joue avec ses deux colocataires, un boa en peluche et un escargot mécanique... D'autres fois il regarde fixement un extérieur que le spectateur ne verra pas... Passent les jours, passent les heures et coule la pissotière, l'ange demeure. La plupart des visiteurs ne le voit pas, comme s'il était transparent. Mais parfois des urineurs de passage le découvrent, trouvent l'ange à leur goût et le sodomise pour son plus grand plaisir...


angel3.jpg

L'avis critique

On peut considérer ce film comme un film expérimental. Il est muet et assez peu bruyant : quelques sons feutrés et une musique parcimonieuse. Silence qui n'aide guère à sa compréhension profonde. Mon interprétation sera donc sujette à caution. L'ange est-il un vrai ange ou un clampin ayant revêtu des atours angéliques ? En l'occurrence une serviette de toilette blanche et des ailes déplumées à l'armature en fil de fer. Je pencherais pour la première supposition car, par instants, l'ange devient transparent et s'évanouit entre les urinoirs. D'un autre côté, il est curieux qu'un ange connaisse le plaisir anal. Je me perds donc en conjonctures...


angel4.jpg

On peut comprendre grâce à quelques inserts clignotants que notre jeune homme, avant de devenir un ange, a aimé des garçons...

Je ne peux pas dire que l'action soit trépidante, et on s'ennuie tout de même un peu à observer notre ange batifoler entre les latrines. D'autre part, considération toute personnelle, j'ai été surpris de constater le délabrement de ces toilettes publiques. Je n'en ai jamais rencontré de semblable dans mon petit périple japonais. Le Japon est un pays extrêmement propre et les toilettes y sont particulièrement bichonnées.


angel5.jpg

Sur le plan technique, comme quasiment tous les films underground, il est sous-éclairé. L'image est presque toujours granuleuse mais je ne suis pas parvenu à discerner dans ce fait quelle était la part du filmage et celle de la mauvaise qualité de la version téléchargée qui est en ma possession. Parfois, fugitivement, l'écran devient neigeux. Tout cela serait-il vu par le biais d'une caméra de télésurveillance ? Encore une autre hypothèse... Lorsqu'un plan est bien éclairé, ce qui arrive tout de même, on s'aperçoit de la beauté des cadrages.


angel7.jpg

À la fin du film, il semble que notre bel ange soit libéré de ses vespasiennes nippones et gagne le ciel. Cet heureux dénouement dans l'optique du salut de l'éphèbe ailé soulève une question théologique qui me semble d'une certaine actualité : se faire enculer conduit-il à la rédemption ?


angel6.jpg

À ceux qui ne verraient dans ce film qu'une fantasmagorie, une fois n'est pas coutume, je vais me fendre d'une anecdote personnelle qui a été ravivée dans ma mémoire par Angel in the toilet. Par une belle après-midi de l'été 1983, j'étais aux alentours du boulevard Saint-Germain avec mon petit ami d'alors. Nous fûmes pris soudain d'une envie de chair. Où aller ?


angel8.jpg

J'habitais en ce temps-là la banlieue et il fallait bien quarante minutes pour arriver à ma chambre. Lui était encore chez ses parents, dans une autre banlieue, guère plus proche et rien ne disait que son domicile serait vide. Où aller ? Tenaillé par le désir, il me vint soudain une idée ! Nombre d'immeubles parisiens possédaient des toilettes entre les étages d'habitation. Celles-ci directement accessibles par l'escalier. Ces cabinets étaient les vestiges du temps où il n'y avait pas de lieu d'aisance dans chaque appartement. Ils étaient souvent fermés et servaient de débarras mais il y en avait presque toujours un d'ouvert dans lequel la concierge ou le préposé au ménage remisait ses produits d'entretien.


angel9.jpg

J'avisais un immeuble qui pouvait répondre à ce type de commodité, les immeubles haussmanniens ou datant du XXème siècle sont à bannir, et j'y entrainais mon ami. Heureux temps où les digicodes et autres barrières électriques n'étaient pas encore en service. Nous voilà bientôt dans l'escalier, j'essaye la première porte. Elle s'ouvre. Nous entrons. On s'enferme et un peu fébriles constatant que le lieu était propre et en plus bien éclairé par une fenêtre, je n'aime pas faire la chose à l'aveugle, nous nous mettons sans attendre à l'action.


angel12.jpg

Et puis en plein travail sensuel, pris de distraction ou sentant quelque chose d'inhabituel, je lève la tête. Tout d'abord je constate la grand hauteur de plafond de l'endroit puis je m'aperçois qu'aux deux tiers de la hauteur, une forte planche est fixée formant une large étagère qui forme une sorte d'alcôve dans laquelle était accroupi un homme jeune, un peu négligé de sa personne et qui visiblement à la vue des ustensiles qui l'entouraient y avait élu domicile, il nous regardait forniquer.


angel15.jpg

S'apercevant que j'avais découvert sa présence, il me fit un bon sourire en mettant son index sur sa bouche en signe de silence. Me découvrant un flegme que j'ignorais, j'ai continué mon ouvrage comme si de rien n'était. Une fois jouissance faite, nous nous sommes rhabillés. Et nous sommes sortis. Mon ami ne s'est aperçu de rien. Avant de quitter ce petit lieu témoin de notre impatient désir, avant de fermer la porte, j'ai osé un regard furtif et sur sa plateforme, j'ai cru voir que notre vigie se masturbait...


angel13.jpg


Comme quoi même les films les plus incongrus peuvent faire remonter des souvenirs...

Deux ans plus tard, Imaizumi Koichi, qui par ailleurs fut acteur dans plusieurs films, tourneNaughty boy, puis en 2007 son deuxième long métrage Hatsu-koi.

Ce film est à recommander chaudement aux fétichistes des anges et aux nostalgiques des vespasiennes.


angel16.jpg

Pour télécharger le film cliquez sur la ligne ci-dessous

Publié dans cinéma gay

Partager cet article

Repost 0

THE HOUSEBOY de Spencer Schilly

Publié le par lesdiagonalesdutemps

houseB1.jpghouseb2.jpg 

 

Fiche technique :
Avec Nick May, Blake Young-Fountain, Damien Fuentes, Tom Merlino, Brian Patacca, Michael Hill, Michael Apuzzo, Peter Bloch, Daren Dillon, David Beck, Trip Langley, Lamar Staton et Matthew Sandager.
Réalisation : Spencer Schilly. Scénario : Spencer Schilly. Musique : Kurt Gellersted. Image : Derek Curl. Montage : Spencer Schilly.
USA - 2007, Durée : 81 mn. Disponible en VO et VOSTfr.

 


Résumé :
 
Depuis quelques mois, Ricky (Nick May) est un houseboy. La vingtaine enthousiaste, il est le numéro 3 d'un couple de trentenaires sexys. Il partage leur maison… et leur lit, une manière comme une autre de payer le loyer, en plus du gardiennage des lieux. En apparence, le trio est heureux. Mais un jour, Ricky s’aperçoit qu'il est passé de mode. Pour Noël, le couple part visiter la famille de l'un d'eux, laissant Ricky seul avec les animaux de la maison.


houseb0.jpg


Se sentant abandonné, rejeté, notre houseboy essaie de retrouver le goût des relations humaines à travers la drague sur le Net et le sexe anonyme. Il invite de nombreux mecs et se retrouve bientôt dans des situations qu’il ne contrôle plus : partouzes imprégnées de drogues diverses, désespoirs sexuels de petits gars paumés… Au milieu de ce capharnaüm, Ricky contemple sa vie et finit par trouver un ami (Blake Young-Fountain) qui lui redonne envie de vivre et d’aimer...


houseb3.jpg
 

 

 

L’avis critique:

 

L'affiche laisse imaginer un de ces films américains à la jaquette ouvertement sexy qui sortent directement en DVD en France. Et dont l'intérêt dramatique, ou comique, est souvent des plus limités… Dans le cas de The Houseboy, on aurait tort de se fier aux apparences. À la fois acide et tendre, pudique et libérée, cette petite comédie tournée avec un budget de misère surprend par son inattendue profondeur…

 

houseb4.jpg

The Houseboy est une sorte de « conte de Noël » gay, un peu comme John l’est aussi, un conte sur l’entre-deux… D’abord entre deux hommes, puis le héros (qui ne me semble pas tout à fait assez girond pour le rôle, ce qui au début est un frein pour compatir au malheur de « cette pauvre fille ») se retrouve entre amour romantique et sexe sans lendemain à deux voire plus, entre appétit de vivre et envie de mourir, entre brutalité humaine et douceur animale…


 

houseb5.jpg


Cette comédie sentimentale replongera beaucoup de spectateurs, peut être, avec nostalgie, au temps de leurs premières amours, quand ils erraient à la recherche de l'homme de leur vie et qu’ils ne savaient pas comment s’y prendre pour le rencontrer. The Houseboy raconte un temps où l’on se sent trop maladroit, un temps où l’on a peur d’être rejeté, de ne pas intéresser...

houseb6.jpg


Ce film est le troisième long métrage de Spencer Lee Schilly après Send in the Clown etSummer Thunder, sorti en France sous le titre Le Zizi de Billy. Il est souvent dangereusement sur le fil entre grotesque et pathétique, pudeur et exhibitionnisme. On peut seulement regretter que Spencer Schilly ait voulu jouer sur autant de tableaux à la fois : une apologie et une parodie de l’univers de l’homosexualité masculine et de sa fixation sur les drogues, le sexe et la jeunesse. On voit bien que ce qui tient surtout à cœur le réalisateur c’est de dénoncer les gratifications et les plaisirs, aussi éphémères qu’instantanés, d’un certain monde gay.


houseb7.jpg

Si les scènes de sexe intenses et crues ne manquent pas et sont filmées d’une manière très directe, The Houseboy est surtout troublant par sa justesse psychologique. Certaines scènes sonnent si vraies que l’on ressent un certain malaise, comme si nous étions des voyeurs de la médiocrité domestique et de la misère sexuelle qui nous est montrée.


houseb8.jpg

La réalisation est basique, solidement ancrée dans le naturalisme le plus prosaïque mais le cinéaste a soigné la direction d'acteurs. Les prestations naturelles et tout en nuances des acteurs nous laissent attendris devant le sort des protagonistes et ajoutent à l’authenticité de ce portrait sans complaisance, mais néanmoins compatissant, des dures réalités de la vie. D’autant que tout cela se passe dans l’ambiance d’une ville nord américaine particulièrement grise…
Pour télécharger le film cliquez sur les lignes ci-dessous


 
The+Houseboy-02.jpg

Publié dans cinéma gay

Partager cet article

Repost 0

RELEASE

Publié le par lesdiagonalesdutemps

rel0.jpeg rel1.jpg rel00.jpg

 

Fiche technique :

Avec Daniel Brocklebank, Garry Summers, Bernie Hodge, Dympha Skehill et Vierge Wayne. Réalisation : Darren Flaxstone et Christian Martin. Scénario : Darren Flaxstone et Christian Martin. Image : Simon Pearce. Montage : Darren Flaxstone. Musique : Thom Petty.

Grande Bretagne 2009Durée : 97 mn. Disponible en VOSTfr.

 

 


Résumé :

Le Père Jack Gillie (Daniel Brocklebank) entre en prison après avoir été condamné pour un crime. Il voit l'Église l'abandonner, et bientôt remet sa foi en question et se laisse aller au dégoût de lui-même. Ses codétenus croient qu'il a été mis en prison parce qu'il a été jugé coupable d'actes pédophiles. Il commence à semer le doute dans l'esprit de son jeune compagnon de cellule, Rook (Vierge Wayne), presque encore adolescent. Jack devient la proie des autres détenus. D'autant qu'il vient à la rescousse de Rook, qui est quasiment battu à mort par les autres prisonniers lors de la douche collective.


rel2.jpg

 

Mais une protection se présente sous la forme improbable d'un gardien, Martin (Garry Summers), de qui Jack tombe amoureux. Ils entament une relation clandestine aussi dangereuse qu'illicite derrière les portes des cellules. Comme preuve de confiance, Jack révèle la vérité qui se cache derrière le crime pour lequel il a été emprisonné. Enhardi par l'honnêteté de Jack, les deux hommes commencent à planifier leur vie ensemble après la libération de Jack.


rel3.jpg

Les prisonniers sont dominés par l'un d'entre eux, véritable parrain dans la prison, Max (Bernie Hodges), qui se met à ruiner cette histoire d’amour. Il manipule la chef des gardiens, Heather (Dymphna Skehill), en révélant la relation de Jack et Martin. Ce dernier est immédiatement suspendu. Sans protection, Jack est de nouveau vulnérable. Il est maintenant tourmenté et traqué par Max.


rel4.jpg

Jack essaye de tenir, réconforté par les lettres d'amour et de soutien que lui envoie Martin. Avec la fin de sa peine en vue, Jack se prépare pour une nouvelle vie et un nouveau départ avec Martin.

Le seul obstacle à cette tabula rasa reste Max...


rel5.jpg

L'avis critique :

Écrit et réalisé par les créateurs de Shank, Darren Flaxstone et Christian Martin, Release(qui peut se traduire par « la sortie ») est pour ma part une énorme déception tant Shankétait porteur d'un véritable renouveau du cinéma gay, enfin solidement ancré dans la réalité sociale. Rien de tel avec leur deuxième film qui enfile les invraisemblances comme les perles. On ne peut croire un seul instant aux rapports factices qu'entretiennent les personnages de cette histoire. Les faiblesses du scénario sont multiples. Par exemple, rien ne nous est dit sur comment Max détient un tel pouvoir sur les gardiens et ses codétenus, ni comment il peut avoir accès à un approvisionnement abondant de substances illégales.


rel6.jpg

Le manque visible de moyens n'arrange pas les choses, pas plus que la complaisance voyeuriste de la caméra dans les scènes de douche qui sont convenues et gratuites.

Le pire est lorsque les réalisateur mélangent le réalisme glauque de la vie carcérale avec les scènes de rêve d'un surnaturel de pacotille de Jack. La symbiose entre les deux ne se fait jamais.


rel7.jpg

Mais comme nous sommes en Angleterre, les acteurs qui sont bien méritants, par leur talent, nous feraient presque croire à ce que l'on voit sur l'écran… à condition de ne rester pas plus de cinq minutes devant.

On peut toujours se rincer l'œil avec la nudité intégrale de Wayne Virgo qui joue toujours aussi bien et est toujours aussi mignon depuis Shank, mais c'est tout de même bien insuffisant pour faire notre bonheur.


rel8.jpg

Daniel Brocklebank, qui dans la vie est ouvertement gay et est ici remarquable, a vu sa carrière d'acteur commencer en 1995 lorsque, à l'âge de 15 ans, il a été choisi pour jouer Ralph dans le remake de Lord of the Flies (Sa Majesté des mouches). Il a, sur cette lancée, continué sa carrière d'acteur en jouant surtout pour la télévision anglaise, tout en faisant quelques apparition au cinéma notamment dans The Hours face à Meryl Streep . Il a également participé à plusieurs productions théâtrales, en particulier avec la Royal Shakespeare Company, dans As You Likedans lequel il joua Silvius, ainsi que Chiron dansTitus Andronicus.


rel9.jpg

Le DVD est édité en France par Optimale, et je ne résiste pas au plaisir de vous communiquez la réflexion « profonde » inscrite au dos de la jaquette dudit dvd : « Les deux réalisateurs ont voulu démontrer le pouvoir de l'amour en contradiction avec l'idéologie, la théologie et la moralité qui conduisent souvent à la déception. »

Tu l'as dit bouffi !


rel11.jpg

Malgré la qualité des acteurs, évitez ce film et revoyez plutôt un épisode de la série Oz ou le film La Conséquence.

 

 

Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us



 

 

Pour télécharger le film cliquez sur la ligne ci-dessous

 

 

rel10.jpg


Publié dans cinéma gay

Partager cet article

Repost 0

YVES SAINT LAURENT - PIERRE BERGÉ, L'AMOUR FOU

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Amour0.jpg

 

Fiche technique :

Réalisation : Pierre Thorreton. Scénario : Pierre Thorreton et Eve Guillou. Montage : Dominique Auvray. Musique : Come Aguiar.

France, 2010, 100mn

 


Résumé :

1958 : Yves Saint Laurent et Pierre Bergé se rencontrent, le premier est alors âgé de 22 ans et le second de 28. Chacun a trouvé l'homme de sa vie. C'est tout du moins ainsi que Pierre Bergé raconte leur rencontre. Début d'une histoire d'amour qui durera 50 ans avec ses hauts et ses bas, jusqu'à la mort du couturier en 2008. On voit Saint Laurent au travail et surtout L'Amour fou nous invite dans l'intimité des deux hommes.


amour1.jpg

© Pierre Bergé

 

L'avis critique :

On assiste depuis la mort d'Yves Saint Laurent à une sorte de canonisation du couturier sous la houlette et la férule (les deux à la fois) de Pierre Bergé qui s'est intronisé grand pontife de ce nouveau culte. On nous a bien dévoilé quelques turpitudes du futur bienheureux, sachant qu'un saint n'est jamais aussi grand que s'il a fauté ; c'est donc sur le modèle de Saint-François d'Assise que s'édifie le monument à la gloire d'Yves Saint Laurent. Le film de Thorreton en est la nouvelle pierre, soyons certain que cela ne sera pas la dernière.

Le premier moellon fut posé au lendemain de la mort du héros par Pierre Bergé qui endossa pour l'occasion le costume de Bossuet, lors de l'émouvante et brillante oraison funèbre qu'il prononça aux obsèques de son ami.

Depuis cet acte fondateur, il n'y a pas un mois sans un nouvel apport à l'édifice. En vrac, il y eut la vente de la faramineuse collection du couple, puisque couple il y a dans la légende dorée que Bergé promeut. Ce fut l'acmé du culte dans la grande nef du Grand Palais. C'est aussi celui du documentaire. Je rappellerai que Pierre Bergé est partie prenante d'une société de ventes aux enchères qui veut tailler des croupières à Sothesby’s et autres. La grande vente-spectacle fut suivie de plusieurs autres pour assoir dans le public l'idée que l'on avait à faire à un couple d'esthètes. Pierre Bergé aurait sans doute bien voulu accoler au nom de son ami l'épithète de mécène, au même titre qu'un François Pinault (je reviendrai sur le parallèle entre Pinault et Bergé). Mais force est de constater qu'ils n'ont jamais soutenu l'art contemporain et n'ont misé que sur des valeurs sûres et reconnues de l'art : Picasso, Matisse... Ces ventes ont mis en lumière cette collection d'art passionnément réunie. Elles ont dévoilé une quête permanente du beau qui s'est matérialisée des jardins Majorelle à Marrakech au château Gabriel en Normandie en passant par la rue de Babylone.


amour2.jpg

© Pierre Boulat Courtesy Association Pierre & Alexandra

 

La teneur de la collection, dont on a une bonne idée en sortant de la projection du film, devrait amener à de nombreuses réflexions, c'est la richesse du film d'en faire naître de nombreuses. La principale tient justement à l'absence d'art contemporain, à l'exception du fameux portrait d'Yves Saint Laurent par Warhol, dans la caverne d'Ali Baba du couple. La différence avec un collectionneur comme Pinault est qu'Yves Saint Laurent et Pierre Bergé aimaient s'entourer de chefs-d’œuvre pour vivre avec, pour être bien dans leurs cavernes. Il ne faut pas oublier que l'on a à faire à une collection privée; le grand public ignorait tout, avant la mort du couturier, des merveilles qu'avaient accumulé les deux hommes avec autant de goût que de perspicacité et sans ces "conseillers" qui sont les véritables organisateurs de la plupart des collections des richissimes. Le premier souci de Pierre Bergé et d'Yves Saint Laurent était le plaisir que pouvait leur apporter l'acquisition d'une nouvelle pièce, une jouissance au quotidien. Mais comment en imaginer une comparable, avec par exemple les œuvres de la collection Pinault dont je serais curieux de voir la décoration de ses demeures. S'imagine-t-on vivre avec le jeune Hitler en prière, de Maurizio Cattelan, dans un coin de son salon alors que plus loin, dans la chambre à coucher par exemple vous auriez les horreurs nazies et lilliputiennes des frères Chapman et dans la salle à manger, pour alimenter les conversations durant les diners, une copulation en trois dimensions de Jeff Koons !

 

 


Yves Saint Laurent et Pierre Bergé vu par Le Tan

 

 

Ne pensez pas que cette digression est étrangère au film car en son centre se trouve la question de la nature de l'art, de sa place dans la cité et dans la vie de chacun. À l'inverse d'Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé, l'idée de collection comme décor de vie va à l'encontre du souci muséale de la plupart des grands collectionneurs d'aujourd'hui.


amour3.jpg

© Pierre Boulat Courtesy Association Pierre & Alexandra

 

Puis on a vu dans les kiosques apparaitre un numéro de Têtu, seul magazine gay de quelque audience en France, dont Pierre Bergé est le propriétaire, voué entièrement au culte et à la mémoire d'Yves Saint Laurent. Il y a peu de temps, on a pu voir, cette fois dans les vitrines des librairies Lettres à Yves, un livre signé Pierre Bergé en personne et paru dans la prestigieuse collection blanche des éditions Gallimard. Je me suis laissé dire que Pierre Bergé aurait des velléités académiques. On peut considérer ce mince ouvrage comme une suite à son beau livre de portraits Les jours s'en vont et je demeure que Pierre Bergé a écrit et que l'on peut trouver en Folio. À les lire, on peut regretter que leur auteur ne se soit pas plus consacré aux lettres. Le petit opuscule a rejoint dans les vitrines les beaux livres illustrant la fameuse vente dont Histoire de notre collection - Pierre Bergé/Yves Saint Laurent, qu'il a concocté avec Laure Adler et qui a été édité par Actes Sud. Les mânes de Saint Laurent réussirent même à investir les bacs des disquaires avec l'album Une vie Saint Laurent d'Alain Chamfort.

 

 

 

Alice-Springs--Yves-Saint-Laurent--Paris-1978-jpg

 Yves Saint Laurent, Paris 1978 photographié par Alice Spring

 


Il y a eu encore cet été la rétrospective Yves Saint Laurent au musée du Petit Palais. J'arrête là cette nomenclature, qui est loin d'être exhaustive, des évènements dont la vedette fut Yves Saint Laurent, iconisé depuis sa mort.

Je rappellerai un incident qui illustre bien la finalité de toute la gesticulation de Pierre Bergé depuis deux ans, celui du décrochage sur ordre de l'homme d'affaires du portrait d'Yves Saint Laurent qu'il avait prêté pour l'exposition Le grand monde d'Andy Warhol qui s'est déroulée au Grand Palais au printemps 2009, sous prétexte que le tableau était présenté au milieu d'autres portraits de couturiers, dont les effigies de Sonia Rykiel, Giorgio Armani, Hélène Rochas, Valentino... et non parmi ceux que Pierre Bergé considère comme les égaux d'Yves Saint Laurent, les grands artistes de la deuxième moitié du XXème siècle croqués par Warhol tels Lichtenstein, David Hockney, Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Julian Schnabel, Beuys... En définitive, tout le colossal effort de promotion d'Yves Saint Laurent n'a qu'un seul but, que l'on peut juger admirable ou pitoyable, faire que notre époque délivre à son ami un passeport d'Artiste avec un A majuscule pour traverser les tempêtes de la postérité.


amour4.jpg

© Alice Springs / TDR


Revenons à nouveau à notre propos sur la place et la nature de l'art. La haute couture est-elle un art ? Pour ma part, je pencherais pour la qualifier d'artisanat mais malheureusement ce beau mot, comme beaucoup d'autres de nos jours a été dévoyé. On le voit, la question n'est pas simple, pas plus que futile. Entendons-nous bien, il n'est pas question pour moi de nier le talent d'Yves Saint Laurent, qui fut immense comme le prouve les modèles que nous apercevons dans le film, mais de réfléchir sur la nature de son travail et la place que lui accordera l'Histoire, puisque c'est d'emblée à ce niveau que se situe le souci de Pierre Bergé qui est le véritable auteur du documentaire. Cette interrogation m'amène à constater la relativement piètre image que donne le film d'Yves Saint Laurent qui n'y parait pas toujours ni cultivé ni très intelligent alors que l'inspiration de ses créations dénote à la fois d'une grande sensibilité mais aussi d'une large culture que corrobore son amour de Proust (son refuge n'était-il pas une bibliothèque ?) et surtout l'excellence de la faramineuse collection.

Revenons à notre sujet, mais peut-être l'avez-vous oublié, qui est le film. Ce dernier est composé d'images d'archives mêlant défilés et interviews d'Yves Saint Laurent, de photos personnelles, clichés intimes de l’homme privé, dans ses demeures, auprès de ses quelques rares amis, et principalement d'entretiens avec Pierre Bergé, filmés par Thorreton l'année dernière, en six sessions étalées sur quatre mois.

Il y a aussi, mais pas assez, des confessions des proches amies des deux hommes, comme Loulou de La Falaise et Betty Catroux.

 

 

Betty Catroux...

Betty-Catroux.jpg


amour5.jpg

© Patrice Habans

 

Yves Saint Laurent - Pierre Bergé, l'amour fou a pour point de départ l'idée d’un documentaire sur les maisons d’Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé, ce qui fait que la fameuse collection des deux hommes demeure au centre du film. Mais bien vite, le cinéaste s'est aperçu que leurs habitants étaient un sujet d'une toute autre ampleur. Ainsi est né le portrait de ces deux hommes fascinants. Passent un peu trop vite quelques "peoples". Ainsi apparaissent furtivement Andy Warhol, Mike Jagger, Jack Lang, François Mitterrand, avec lequel Pierre Bergé cultive (?) un mimétisme hallucinant. La grande intelligence et la mégalomanie sculptent-elles les visages et les silhouettes ? Mais l'entourage est presque entièrement hors champs. À propos de « people », Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, l'amour fou est co-produit par Les films du lendemain, une société de production à laquelle sont associés notamment François Pinault et Bernard-Henry Levy...

Ce qui a fasciné Pierre Thorreton, qui n'avait réalisé jusqu'à présent qu'un moyen métrage,Entre Chien et Loup, c'est la durée, peut-être encore plus que l'essence, de la relation entre les deux hommes : « Je ne connais pas de lien semblable autour de moi. Dans ma famille ou mon entourage, je n’ai jamais connu quelqu’un qui ait vécu cinquante ans avec la même personne. L’histoire que je voulais raconter, c’était surtout : de quoi le lien qui unit ces deux hommes pendant si longtemps était-il constitué. » Le temps est donc le grand sujet caché du documentaire. Pour des hommes aussi connus les images d'archive ne manquent pas, surtout en ce qui concerne Yves Saint Laurent, dont la figure phagocyte trop le film ; alors que la personne la plus intéressante et la plus opaque du couple est Pierre Bergé, mais dans Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, l'amour fou c'est d'abord Bergé qui raconte Saint Laurent et là réside le principal défaut du film, qui induit tous les autres, l'absence de regard extérieur tant on sent le cinéaste au service de son modèle.


amour6.jpg

© Pierre Bergé

 

L'abondance de la matière fait que le film s'est donc essentiellement construit au montage et ce qui a été abandonné en dit beaucoup plus que ce qui nous est montré. Tout l'art du documentariste est de donner une homogénéité à son matériel qui est presque toujours hétérogène. Il faut par exemple qu'il évite les contrastes trop forts de lumière pour négocier en douceur le passage d'une séquence en noir et blanc à une autre en couleur. Il y a un grand travail de lissage à réaliser. Dans le cas présent, Thorreton y réussit assez bien en jouant par exemple sur la tonalité qu'il donne aux interview de Pierre Bergé traitées dans des couleurs sourdes et chaudes, dans les bruns et les ocres qui font que nous ne sommes pas trop heurtés lorsque survient un document d'époque en noir et blanc inséré au sein d'une interview. Il a aussi retravaillé entièrement des séquences d'archives comme le discours d'adieu de Saint Laurent, retraitées en noir et blanc, remontée en y insérant des flashes qui entrecoupent le discours. Si le montage est souvent habile et offre de belles transitions comme celle d'un plan sur le dos d'une robe fleurie à un autre sur un buisson non moins fleuri du jardin de la villa de Marrakech, il aurait néanmoins gagné à être plus resserré pour nous éviter quelques plans complaisants comme celui de Pierre Bergé mangeant un œuf à la coque, à moins que ce soit pour nous montrer combien ce milliardaire a su rester simple... Le réalisateur a su éviter un écueil qui guette tous les films d'interviews, le statisme, par la judicieuse idée de prendre comme fil rouge de son scénario la fameuse vente. On voit d'abord les œuvres in situ puis tout leur cheminement jusqu'à l'adjudication. Rien que pour ces images, l'amateur d'art ne peut manquer ce film.

 



 la villa Oasis 








                Bill-WILLIS-14fabdead-willis-custom2.jpg

Bill-WILLIS-14fabdead-willis-custom5.jpg

La décoration de l'intérieur de la villa Oasis est due à Bill Willis

 


 

YSL dans sa villa marocaine


Il est dommage que, comme c'est si souvent le cas, le cinéaste n'est pas su choisir une fin et nous en présente dans les dernières minutes de son opus, plusieurs possibles, s'arrêtant malheureusement sur celle qui me parait la moins pertinente et dont je n'ai pas vraiment compris le sens ; mais je fais confiance à un de mes lecteurs pour être plus perspicace que moi et me l'expliquer...

Le flot d'images est scandé d'une musique au piano, à la fois rythmée et nostalgique.

Malheureusement pour l'entreprise de Thorreton, en abordant son film, j'avais en mémoire un chef-d’œuvre de la même espèce, non moins hagiographique, Chris and Don, a love story de Tina Mascara et Guido Santi, sur un amour qui lui n’a duré "que" 34 ans entre l'écrivain Christopher Isherwood et le peintre Don Bachardy.


amour7.jpg

© Pierre Bergé

 

La comparaison ne peut être que défavorable pour Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, l'amour fou, indépendamment des qualités du film, en raison de la nature même des hommes qui en sont les héros. Car contrairement à Isherwood et Bachardy, Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, j'y reviens, ne sont pas à mon avis des artistes. Ils ne sont pas, d'une part, habités par un univers intérieur et, d'autre part, n'ont pas pour le cinéaste qui les filme d'Œuvre, ou du moins d'œuvre pérenne à montrer à l'écran. D'autant que d'une manière inexplicable, on n'y voit presque pas de dessins exécutés par Saint Laurent pour les créations de ses vêtements; alors que l'on nous dit, à plusieurs reprises, qu'ils sont admirables. En ce qui concerne Pierre Bergé, lui-même ne revendique pas le titre d'artiste, ou alors il faudrait que la ploutocratie soit un art et à ce compte-là, Jésus grand multiplicateur de petits pains et de poissons serait un grand artiste... Le cas d'Yves Saint Laurent est plus compliqué. Toutes les actions qu'a mises en branle Pierre Bergé depuis la disparition de son ami sont pourtant pour l'installer dans ce statut d'artiste et même d'artiste majeur du XXème siècle. Ce remue-ménage qu'il a orchestré me parait vain. Ce qui caractérise l'art c'est qu'il traverse les époques. Une œuvre est alors admirée pour elle-même, sans que l'on tienne compte du contexte dans laquelle elle a été créée. Contexte que le regardeur de nos jours ignore malheureusement de plus en plus. Qu'est-ce qui est plus éphémère que la mode, domaine dans lequel Yves Saint Laurent a œuvré toute sa vie ? Qui peut penser que l'on regardera demain ses créations autrement que comme des marqueurs d'une époque révolue ? Il n'en va pas autrement du New Look de Dior, maison dans laquelle Yves Saint Laurent a commencé sa carrière, ou des modèles de Poiret ou de Worth... N'y a-t-il pas un hiatus irrémédiable entre l'éphémère et l'art, donc entre la mode et l'art ? Mais il est possible que je parle d'un temps qui n'est plus et que pérenne et art ont divorcé aujourd'hui…

 

 

LOULOU-2.jpg

Betty Catroux-YSL-Loulou de la FALAISE

 


Peut-être qu'avec ce film, s'apercevant que l'entreprise de faire d'Yves Saint Laurent un artiste majeur était désespérée, Pierre Bergé a voulu infléchir son action pour cette fois, faire du couple qu'il formait avec Yves Saint Laurent, le modèle du couple gay moderne. Il me semble que cette tentative est également vouée à l'échec et cela pour plusieurs raisons. La principale en est l'impossibilité pour un public, gay en particulier, de s'identifier à ce couple composé d'aussi extraordinaires personnages que le commun serait fou de vouloir imiter. D'autre part, il me parait difficile d'entrer en empathie avec des personnes qui, en dépit de leurs qualités (ou à cause d'elles ?) sont aussi peu sympathiques, tout en réussissant le tour de force d'être très souvent émouvantes. Enfin pour ma part, et je ne crois pas être le seul, j'ai toujours trouvé curieux pour un homosexuel de se vouer corps et âme à rendre les femmes désirables alors qu'il ne les désire pas...

Pierre Thorreton, répondant à une question sur la genèse de son film, cite une phrase de Pierre Bergé : « J’aimerais fonder un musée sur le fronton duquel serait écrit : d’où vient l’argent, où va l’argent ? » Si l'on sait à peu près où va l'argent de Pierre Bergé, ce n'est pas encore ce film qui répondra à la question qui m'a toujours tarabusté au sujet de Pierre Bergé : d'ou vient cet argent ? C'est amusant de faire encore un parallèle avec une autre grande fortune de France irriguant (arrosant ?) la classe politique française (il ne faudrait tout de même pas oublier que Pierre Bergé a été le grand bailleur de fonds de Ségolène Royal ; aujourd'hui ses largesses iraient, si j'en crois les rumeurs des couloirs de la rue de Solférino, du côté de Manuel Valls), je voudrais parler de la famille Bettencourt qui au contraire de Pierre Bergé, dans leur cas, on sait d'où l'argent vient mais peu où il va.

La modestie et la pudeur de Pierre Bergé, car il y a de la pudeur et de la modestie chez cet orgueilleux qui n'est pas sans vanité (mais qui en est exempt ?), nuisent à la clarté du propos. Comment peut-on mesurer la charge émotionnelle contenue dans la séquence où l’on voit Bernard Buffet croquer le portrait du jeune Yves Saint Laurent (c'est la seule œuvre de Bernard Buffet que l'on verra dans le film), si l'on ignore que Bernard Buffet a été le compagnon de Pierre Bergé qui fut son amant et que le modèle du peintre vient de le remplacer dans le lit de son ancien mentor. Rien de cela n’est dit dans le film et le spectateur a le sentiment que Pierre Bergé est né de sa rencontre avec le jeune couturier ! Il suffit de lire le livre de portraits qu'il a écrit et la biographie de Bernard BuffetBernard Buffet, le samouraï, par Jean-Claude Lamy (j'ai chroniqué ce livre ici) pour savoir qu'il n'en est rien.

De même, si l'homme d'affaires évoque les raisons de la vente de la collection, il ne dit pas que c'était aussi dans le but de récolter des fonds pour sa fondation pour la lutte contre le sida, pour laquelle depuis des années il donne très généreusement. Bergé est un ploutocrate qui parfois oublie de compter.

Yves Saint Laurent - Pierre Bergé, l'amour fou démontre qu'une opération de marketing, paradoxalement désintéressée, peut déboucher sur une œuvre talentueuse aussi grosse d'émotion que de questions.

 

Publié dans cinéma gay

Partager cet article

Repost 0

<< < 10 20 30 40 41