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403 articles avec cinema gay

Brotherly un court métrage de J.C. Oliva

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Brotherly un court métrage de J.C. Oliva

USA, 2008, 11 mn

Réalisation: J.C. Oliva, scénario: Jo Brouillette, image: Anne Etheridge, montage: Bruno San Rafael

avec: Mathis Fender (Michael), Malcolm McRae (le jeune Paul), Kevin Fabian (Paul), Jonathan Robert Kaplan (le père), Lisa Michel (la mère)

Le film se déroule sur deux époques. Le présent et les années 70. Un enquêteur, dont on ne connaitra pas la fonction, demande à Paul, un homme gay d'une quarantaine d'années, de raconter, ce qu'il n'avait jamais pu dire jusqu'à maintenant, comment lorsqu'il avait dix ans, il a eu des relations sexuelles avec son frère Michael alors âgé de 14 ans et comment il a grandi dans une relation incestueuse. Paul raconte qu'il n'a jamais eu de l'affection de la part de ses parents qui étaient continuellement ivre. La nuit il pleurait dans son lit. Son frère venait souvent le consoler dans son lit et un jour ils ont eu des relations sexuelles quelques scène du passé, comme revécues dans l'esprit de Paul, illustrent les propos de l'adulte qu'il est devenu. Dans un foyer sans affection, le seul amour vient de son frère qu'il idolâtre. On ne peut que ce poser bien des questions sur cette relation, ce que les "trous" du film, en raison de son format, encouragent: où il commence et se termine une amitié? est-elle un autre amour? qu'est ce qui sépare l'affection de dépendance absolue? 

Oliva n'hésite pas à bousculer un des grands tabous de la civilisation occidentale: l'inceste, en le présentant ici avec des séquences, en flashbacks poétiques, traitées en couleurs chaudes, comme rassurante. Bien que ne jugeant aucun de ses personnage, on peut comprendre que la relation incestueuse de Paul avec son frère est le refuge de l'enfant.

Le film est tourné avec un grand soin. Il est admirablement interprété. On peut regretté qu'un tel sujet, même si le réalisateur est un maitre de l'ellipse, n'est pas fait l'objet d'un long métrage.

Brotherly un court métrage de J.C. Oliva
Brotherly un court métrage de J.C. Oliva
Brotherly un court métrage de J.C. Oliva
Brotherly un court métrage de J.C. Oliva

Pour voir le film cliquez sur un des deux écrans ci-dessous

  

(par l' intermédiaire gaysinmovies )

Publié dans cinéma gay

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Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)
Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)
 

Danemark, 1978, 90 minutes 

Réalisation: Nielsen Ernst & Lasse Johansen, producteur: Steen Herdel, scénario: Lasse Petersen Nielsen & Bent, image: Henrik Herbert, son: Sebastian, costume: Jette Termann  
 
avec: agens Anders (Bo), Peter Bjerg (Kim), Ove Sprogoe (père de Kim, le directeur), Elin Reimer (Mère de Kim), Jan Jorgensen (LAER Jens Carstensen), Jørn Faurschou (Laerervikar Andersen), Merete Axelberg (Laere Mortensen), Hugo Herrestrup (Conrads), Beatrice Palne (Jensen Fru), Jacoby Aske (Aske), Ole Meyer (Ole) 

 
 
Résumé
 
Kim est un garçon de douze an qui fait face à son éveil sexuel. Il est le  fils du directeur d'un pensionnat. Sa famille vit dans une maison près mais séparée du reste des bâtiments dans lesquels vivent les autres collégiensKim se fait bientôt des amis parmi les pensionnaires, dont un garçon de quinze ans nommé Bo qui est immédiatement attiré par lui. Les deux commencent à expérimenter leur sexualité entre eux. 

Quand un élève est exclu de l'école pour avoir détenu et diffusé du matériel pornographique, ce qui provoque la grève la plupart des collégiens et resserre leur unité. Cette situation va créer un climat qui va inciter les deux amoureux à sortir de leur clandestinité.

L'avis critique

Il s'agit d'un film qui serait totalement impossible de tourner aujourd'hui, même au danemark. Il a néanmoins provoqué en son temps, incomparable en matière de liberté par rapport à notre époque obscurantiste, une vive et massive controverse au Danemark lors de sa sortie, non seulement pour avoir  traité du thème de l'homosexualité, ce qui était fort rare en 1978, c'est le paradoxe par rapport à ce que j'évoquais en amont, maissurtout parce qu'ils montrait une relation  homosexuelle entre deux garçons qui sont encore presque des enfants.Les film décrivant ce genre de relations sont extrêmement rares (chers lecteurs si vous en connaissez d'autres n'hésitez pas à me communiquer leurs titres). Je rappelle que Kim est un garçon de douze ans et Bo de quinze. Bien que le film ne montre pas d'actes sexuels proprement dit.  Les cinéastes font voir toutefois l'étreinte des deux garçons nus sous la douche, et un  baiser fougueux.
Le film explore d'autres questions que l'homosexualité des deux adolescents. Essentiellement, le passage de l'enfance à l'adolescence, avec tous les doutes que cela entraîne mais il présente un regard, pas toujours amène sur le système éducatif danois, qui semble mêler des règles strictes à une grande liberté.Il pointe aussi les interrogations sur la violence et la drogue dans la prime adolescence. 
 
Je pense que ce film illustre un sujet, qui est sans doute très sensible pour beaucoup avec beaucoup de soin et de sensibilité, se faisant il n'y a pas une scène qui pourrait offenser le spectateur. mais si un tel thème a pu être abordé c'est que la libération sexuelle et en particulier la reconnaissance de la sexualité chez l'enfant, y compris pré pubère s'inscrivait dans tout le mouvement d'émancipation des années soixante dix. Et il utile de rappeler que tout cela n'est plus de saison. Il n'en reste pas moins que c'est le pan disons politique du film qui a le plus vieilli. On devrait se dire que c'est aussi ce libertarisme assez puéril qui est aussi responsable avec surtout le renouveau religieux et en particulier le poids démographique des mahométants obscurantistes, dans notre pays au moins, du retour du moralisme moisi.
Les jeunes acteurs sont remarquables. Il est difficile de n'être pas un peu surpris devant l'implication du le jeune Peter Bjerg. Il parvient à parfaitement traduire se mélange d'admiration, d'innocence, et de  confusion, que peut ressentir un garçon de douze ans pour un autre de trois ans son ainé. Pour le spectateur français, et pas seulement il est à la fois très intéressant et surtout surprenant de voir, à travers cette fiction, l'analyse du système éducatif danois dans un pensionnat à la fin des années soixante-dix. Quel contraste avec ce qui pouvait être un pensionnat dans notre pays dans ces années là.
La camaraderie entre les élèves dans cette école privée est bien rendue. Tous les événements entourant le matériel pornographique qui est la cause du renvoi de l'élève, et la réaction de ses camarades avant son expulsion imminente sont très crédibles et ajoutent une touche de libéralisme inhabituelle dans un film sur l'enfance même dans les années soixante dix. 
Mais il est tout de même difficile de croire que finalement tous les camarades de classe réagissent avec autant de largesse d'esprit face à la relation de  Bo et Kim, ou alors le Danemark est un "autre" pays.
Cinématographiquement parlant la réalisation est très propre et l'image bien lumineuse. Le film est bien éclairé, y compris dans les scènes d'intérieur.
Ce film a été édité en VHS en France avec des sous-titres en français à la fin des années 90 par une très éphémère maison d'édition. 


 
 
Vous n'êtes pas seul, 2
 
Vous n'êtes pas seul, 4
 
 
Vous n'êtes pas seul, 3
 
 
Vous n'êtes pas seul 5
 
Vous n'êtes pas seul 1
 
 
Vous n'êtes pas seul, 6
 
 
 
Voir et télécharger le film: ICI
Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)
Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)
Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)

Une entrevue avec Lasse Nielsen présenté par skykid le 4 Octobre 2009:

" 'You Are Not Alone» est un véritable avènement du film d'adolescent, devenu un classique et un must ". Un film poignant et merveilleux.

Beaucoup a été dit et écrit sur le film danois célèbre "Du er ikke alene" (You Are Not Alone). Pour les fans du film d'adolescent, "You Are Not Alone" est ce qu'est "Star Wars" est pour les fans de science-fiction. Lasse Nielsen, qui a dirigé le film en 1978, a accepté de donner une interview exclusive pour theskykid.com et ses lecteurs.

theskykid.com : "You Are Not Alone" est devenu un classique du genre d'âge. Avez -vous envisagez la popularité du film lorsque vous l'avez tournét? 

Lasse Nielsen : Non, je ne rêvais pas que "You Are Not Alone" deviendrait un classique ou un film culte. Peut-être parce que je fais des films avec mon coeur et non ma tête. Pour moi, faire des films estt une expression nécessaire et non une profession calculée.

theskykid.com : était il difficile de trouver deux jeunes acteurs qui étaient prêts à faire ce genre de film?

Lasse Nielsen : Nous trouvé Bo très rapidement, mais pour Kim ça été plus difficile. Nous avons fait des tests filmés à plus de 100 garçons, mais soit le look ne correspondait pas, soit leur jeu était pauvre. Juste quelques semaines avant le début du tournage, mon co-scénariste - le psychologue Bent Petersen - a recommandé le fils d'un de ses collègue psychologue qui était âgé de 12 ans. Lorsque ce garçon Peter est entré dans le studio, je savais tout de suite que c'était le garçon que nous cherchions. En fait, quand nous l'avons vu d'abord ses cheveux étaient si long que nous avons dû lui commander de se faire couper les cheveux pour que nous puissions voir son visage!

Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)

theskykid.com : Quelle a été la réaction du public face au film quand il est sorti? 

Lasse Nielsen : La réaction a été quelque peu mitigés, mais dans l'ensemble elle était positive. Les censeurs danois ont classé le film comme interdit aux enfants de moins de 12 ans disant que les jeunes enfants ne comprendraient pas le thème de homosexualit&. Mais quelques années plus tard, cette restriction a été officiellement retiré.

theskykid.com : Comment votre film a été reçu dans d' autres pays? 

Lasse Nielsen : Bien, à ma connaissance , le film n'a jamais été interdit. Il a été montré dans les grands festivals de cinéma en Italie, en Allemagne et en Hollande, mais jamais largement diffusées à l' extérieur de la Scandinavie. Aux Etats - Unis , il diffusé seulement en vidéo ( l' un best-sellers) et il continue de bien se vendre sur DVD.

theskykid.com : Les thèmes sexuels dans "You Are Not Alone" est très innocent et audacieux. Pensez - vous que nous avons progressé au fil des ans à une approche plus honnête de ce sujet dans le cinéma? 

Lasse Nielsen : Je voulais faire un film sur des garçons dans un pensionnat, et montrer honnêtement leurs sentiments. J'ai été moi-même dans un pensionnat moi, il était donc pour moi pas difficile d'écrire le scénario. A l'époque du tournage, j'étais pas réellement conscient que "You Are Not Alone" était le premier film danois à montrer une histoire d'amour entre deux garçons. Dans ces 31 années écoulées depuis la réalisation du film, j'ai reçu beaucoup de lettres - surtout de jeunes garçons et de filles - me disant combien le film signifiait pour eux - combien ils se sentaient mieux avec eux - mêmes après avoir vu le film. Depuis ce temps, il y a eu un certain nombre de films danois traitant de l' homosexualité, mais généralement la relation homosexuelle est en quelque sorte troublé et malheureuse. Souvent , l' un des partenaires meurt. Dans tous les cas, il y a quelques «happy endings!"

Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)

theskykid.com : La scène du long baiser dans "You Are Not Alone" avait-elle été toujours prévu pour la fin du film? ou était - ce un changement de dernière minute? 

Lasse Nielsen : Non , nous avons tourné plusieurs scènes de fin et montré à la production. Il y en avait une dans laquelle Kim sort de la chambre après avoir été grondé par son père, une autre où Bo et Kim se rencontraient dans leur endroit secret dans les bois. Malheureusement, cette scène tournée était trop sombre et on n'a pas eu assez d' argent dans notre budget pour la refaire. Ainsi, la fin a été créé dans la salle de montage. Mais bien sûr , il a toujours été prévu de faire une fin heureuse!
 

theskykid.com : Pensez - vous que les attitudes envers les jeunes homosexuels  ont changé depuis que le film a été réalisé 

Lasse Nielsen : Oui, je pense que oui. À bien des égards, il y a plus de tolérance. Sur YouTube, par exemple, vous pouvez voir de nombreux jeunes garçons faire leur "coming out" en tant que gay. Et - au moins au Danemark - les parents sont de plus en plus enclin à accepter l'homosexualité de leurs enfants. Je ne suis pas sûr qu'il y ait eu beaucoup de progrès aux États - Unis, où de nombreux jeunes adolescents homosexuels sont encore possés au suicide à cause du harcèlement social général et spécifique.

theskykid.com : Vous n'êtes pas seul a une belle chanson thème. Qui a choisi la belle chanson du thème?  Sebastian a-il écrit la chanson en fonction du contenu du film.

Lasse Nielsen : Je travaillais avec le compositeur / chanteur danois Sebastian sur mon film précédent, "Peut-être que nous pouvons." Lorsque je lui ai envoyé le scénario de "You Are Not Alone" , il a été très impressionné, et il a commencé à écrire des chansons pour le film avant même le commencement du tournage. Je me souviens de la nuit ,où m'a appelé au téléphone et a joué la chanson du thème pour moi. Je me suis assis et j'ai pleuré, parce que la chanson était si parfait pour l'ambiance du film que j'avais à l' esprit. Sebastian est depuis devenu l' un des principaux compositeurs populaires du Danemark. Il a également écrit des chansons pour plusieurs comédies musicales qui sont représentées fréquemment dans toute la Scandinavie. Il est également célèbre pour avoir écrit de nouvelles musiques sur des paroles du dramaturge allemand Bertolt Brecht.

theskykid.com : Pensez - vous que le film pourrait être tourné aujourd'hui? 

Lasse Nielsen : Non, je ne crois pas que le film pourrait être fait aujourd'hui. Nous avons une situation malheureusement d' auto-censure ces dernières années .

theskykid.com : avez vous des films avec des garçons de l'âge de votre film que vous aimez particulièrement?

 Lasse Nielsen : Les films de François Truffaut sont exceptionnelle, et ont été très inspirant pour moi. Dans mon dernier film, "The Story of Net" J'utilise par exemple la musique de Vivaldi - un peu comme Truffaut a fait dans d' autres films.  j'aime "Les 400 coups", "L'homme sans visage" "L'Enfant sauvage. " ," Streetwise "," Jeune Aphrodites", " Nobody Knows "...

theskykid.com : Y a-t - il quelque chose que vous voulez ajouter? 

Lasse Nielsen : Mon nouveau film, "The Story of Net," a pris trois ans pour se terminer, et a probablement été le film le plus difficile pour moi à faire. C'est parce que je suis le seul responsable de l'écriture, de la réalisation, du montage... Ce fut une expérience merveilleuse, cependant, en collaboration avec un groupe d'amateurs enthousiastes en Thaïlande. Un certain nombre de gens thaïlandais qui ont vu le film me ont dit que le jeu est comparable à ce que tous les acteurs thaïlandais professionnels pourraient faire! L'histoire  se concentre sur les expériences d'un garçon Thai de douze ans. Mais je crois que les enfants, partout dans le monde, seront en mesure d'identifier avec ce garçon. Je crois fermement que les sentiments des enfants sont universels.

Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)

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Commentaires lors de la précédente édition de ce billet:

Guillaume09/01/2016 18:19

Il semble que le réalisateur Lasse Nielsen ait une chaîne youtube où il a publié des extraits de ses autres productions, ainsi que diverses vidéos de tournages (dont le casting de Du er Ikke Alene). https://www.youtube.com/user/SuperLassenielsen/videos

Je vous remercie en tout cas de m'avoir fait découvrir ce film très touchant.

 

lesdiagonalesdutemps09/01/2016 18:51

Merci pour ce précieux lien.

 
 

Bruno03/01/2016 13:14

Merci pour ce sympathique souvenir ! Je me souviens aussi que le matériel publicitaire local, à l'époque, citant....Truffaut à tour de bras ! Amusant quand on sait la pruderie (peut être pas le bon terme...) du réalisateur de l'Enfant Sauvage (relire Lucien Malson et le "rapport" d'Itard , dans le texte ;-) )
Merci pour cette belle série cinématographique

Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)
Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)
Tu n'est pas seul (you are not alone, Alene du ikke er) de Nielsen Ernst & Lasse Johansen (réédition complétée)
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David un court-métrage de José Ramon Samper

Publié le par lesdiagonalesdutemps

David un court-métrage de José Ramon Samper
David un court-métrage de José Ramon Samper

 

 

Espagne, 2009

 
Un vieux peintre est obsédé par la beauté mâle en particulier celle du David de Michel-Ange Il embauche par annonce jeune gigolo  pour poser nu pour lui...
A part une fin assez rigolote pas grand chose pour ce film pas très bien éclairé
 
Mais ce court-métrage m'a rappeler bien des souvenirs, il semble en regard du décor pas réellement se passer en 2009, l'année de son tournage.
Ce qui a particulièrement chez moi réveillé le passé, c'est la manière dont le vieux peintre embauche son modèle, cela par le biais d'une petite annonce dans un journal, ce qui est bien improbable de nos jours. Souvenez vous des annonces du "Sandwich" de Libération et les annonces de Gai pied.
J'ai moi même de cette manière tenter de recruter des modèles, mais le plus souvent ils ne désiraient pas être payés seulement avoir des photos d'eux. Si j'ai vu arriver par ce moyen de rares beautés (à toute les acceptations du terme) je me suis aperçu que beaucoup de jeunes personnes se faisaient beaucoup d'illusions sur leur physique... 
 
 
on peut voir le court-métrage ci-dessous
 
 
 
 
David un court-métrage de José Ramon Samper
David un court-métrage de José Ramon Samper

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La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

Ce que je n'osais espérer est miraculeusement arrivé. Cyril Legann et Clément Beauvois ont magnifiquement réussi la captation de la pièce dans la distribution de la création. Elle est proposée par Epicentre Film Edition* qui par ailleurs fait un beau travail de distribution de films, gays pour certains. L'édition du DVD est soignée. En bonus on a droit à une interview croisée, informative tout en étant décontractées de presque tous les intervenants de la pièce. En outre un sous titrage en anglais de la pièce est proposé. Seul regret que le remarquable travail de captation, très cinématographique ne soit pas mis en avant par un petit making of d'autant que dans le cas présent c'est un beau tour de force de réussir à filmer une pièce à onze personnages, sur une scène aussi vaste que celle du Théâtre du XX ème, avec seulement quatre caméras tout en servant bien la mise en scène dynamique de Régis Martrin-Donos. Si le regard des deux réalisateur est subjectif, il ne fatigue jamais le spectateur en mêlant habilement plans larges, qui embrassent toute l'ouverture du plateau, à des gros plans et à des plans moyens. Ils se donnent même le luxe, pas encore assez à mon gout, de mettre un acteur plein cadre, alors que c'est un autre qui a la parole. La magie du DVD fait que l'on entend mieux la musique signée Jean-Pierre Stora qu'au théâtre... et puis on peut faire des arrêts sur images sur la plastique de ces messieurs...

Sur la pièce je n'ajoute rien au billet que vous pouvez lire ci-dessous et que j'écrivais au lendemain d'avoir vu ce "Banquet d'Auteuil" que la Comédie Française s'honorerait de faire rentrer à son répertoire.

* Si vous ne trouvez pas cette petite merveille dans votre magasin habituel, vous pouvez l'acquérir directement chez l'éditeur: www.epicentrefilms.com 

La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

 

 

Dominique Fernandez grand débusqueur devant l'éternel, de pédés dans le placard, y a inexplicablement laisser Molière! Jean-Marie Besset avec ce « Banquet d'Auteuil » l'en a sorti et de belle manière.

Nous sommes en 1670, Molière abandonné par sa jeune femme, qui est peut être sa fille, est lassé des femmes (qu'il a beaucoup pratiquées). Espérant trouver plus de constance chez les hommes (le naïf) il est tombé amoureux du plus jeune comédien de sa troupe, Michel Baron qui n'est âgé que de dix sept ans.

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

 

 

 

La pièce qui entrelace habilement tragédie, comédie, érotisme et fantastique se découpe en quatre actes. En ouverture Chapelle (Hervé Lassince délicieux de bout en bout), qui cohabite avec Molière (Jean-Baptiste Marcenac) dans « une campagne » à Auteuil revient fort éméché de Paris et ceci en pleine nuit. Il ne réveille pas pour autant Molière qui est tout absorbé dans la contemplation de Baron endormi. Le jeune homme est de retour après une fugue de trois ans. Chapelle croyant Molière toujours dans les affres de sa séparation d'avec Armande Béjart a invité à diner de vieux amis pour le distraire. Au deuxième acte, et au matin, Molière confesse tout son amour à l'aimé. Le soir venu, voici le troisième acte, l'acmé de la pièce, le banquet. Avec les convives qui s'ramènent; on comprend que nous allons être entre Platon et « Les garçons de la bande ». La cohorte de bougres qui fait éruption chez Molière se compose de Chapelle qui guide la troupe, de Lully (Frédéric Quiring), l'un des courtisants les plus en vue à Versailles, il fait danser le roi soleil tous les matins. Lully vient accompagné de son mignon, Osmane (Quentin Moriot), un jeune danseur turc. Suit le chevalier de Nantouillet (Gregory Cartelier), un bretteur (cité par madame de Sévigné) accompagné d'un petit marquis Monsieur de Jonzac (Romain Girelli). Il y a aussi Dassoucy (Dominique Ratonnat) musicien favori de Louis XIII mais devenu has-been depuis l'avènement de Louis XIV. Il est accompagné de son chanteur particulier, Perrotin (Antoine Baillet-Devallez), qu'il a recueilli lorsqu'il avait sept ans... Tout ce beau monde se présente, s'échauffe et caquette quand soudain, apporté par un rayon de lune, venu de l'au delà, apparaît Cyrano de Bergerac. Il s'emmerdait ferme dans la vie éternel où il croupit depuis quinze ans. Il à profité de cette aubaine sélénite pour rendre visite à ces anciens amis dont quelques uns sont d'anciens amants. Alain Marcel (déjà fort apprécié dans « Perthus ») est très bien dans ce rôle statique mais il est un peu âgé pour le personnage. Cyrano a été assassiné à trente cinq ans, mais peut être vieillit-on au purgatoire? Après un léger étonnement du à l'intrusion du fantôme, la conversation reprend de plus belle. Ils sont assez langue de pute ces pédés du XVII ème, tout à fait comme ceux d'aujourd'hui et probablement comme ceux de demain (mais on m'a confié que chez les hétérosexuels ce n'était pas beaucoup mieux). Bientôt une controverse éclate qui a le plus beau cul, un spadassin ou un danseur? Pour que l'on puisse juger de la chose Ousmane et le chevalier de Nantouillet baissent leurs chausses. Ce qui fait chanter Perrotin << O Célestes plaisir / Doux transport d'allégresse!/ Vient mort quand tu voudras/ Me donner le trépas / J'ai revu ma princesse! >>. On peut trouver le transport de l'eunuque bêlant un peu outré mais du deuxième rang pouvant admirer le cul de Quentin Moriot-Ousmane, je dis que c'est à peine exagéré... Dassoucy veut en voir plus: << Oui... mais le cul tout seul, cela ne veut rien dire, il faut la cuisse aussi, le genou, le mollet et jusqu'au pied enfin descendre tout à fait...>> et voilà nos deux bougres nus comme des vers. Comme Dassoucy le spectateur profite... Bientôt la compagnie se dit que pour bien comparer il faudrait aussi un comédien et c'est le jeune Baron qui s'y colle... Alors là, quel cul! Au sens propre du terme, un cul de compétition et lorsque Félix Beaupérin se retourne, on peut admirer que l'avers vaut largement l'envers... Il faut saluer l'exploit de Félix Beaupérin qui en disant, nu, sur une table, face au public, un texte difficile, réussit par son talent à faire oublier son admirable plastique.

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

Je ne vous en dirais pas plus sur le contenue de cette ambitieuse pièce qui aurait mérité d'être un peu plus ramassée, sachez seulement qu'ensuite dans le quatrième et dernier acte, il y a deux très belles tirades, dites par Molière, l'une sur la fidélité en amitié et l'autre sur la difficulté de garder l'amour d'un jeune homme lorsqu'on est un hommes mure.

A ce propos on peut imaginer que la pièce est sur ce point autobiographique et que d'une manière bien émouvante Besset ait glissé dans sa fantaisie historique une adresse à l'être aimé.

C'est ainsi très fort de faire passer, dans une érudite comédie historique les tourments de sa vie. Car historique la pièce l'est dans ses moindres allusions. Tous ces personnages ont réellement vécu au XVII ème siècle. Il y a bien sur Molière et Lully qu'il est superflu de présenter (quoique) mais aussi des personnages aujourd'hui un peu oubliés comme Chapelle (1626-1686), l'ami de toujours de Molière et ancien amant de Cyrano, son mentor, et de Dassoucy. « Le banquet d'Auteuil » montre que Chapelle était peut-être co-auteur de certaines des pièces du maitre (1). La couverture du texte de la pièce nous révèle que le vrai Michel Baron (1653-1729) était aussi joli dans son jeune âge que l'acteur qui l'interprète aujourd'hui. Il ne faudrait pas oublié Dassoussy, sans doute le plus bougre de tous ces libertins. Il fut emprisonné pour sodomie en 16521655 et 1673. Son très jeune protégé Perrotin séduisît par sa voix le duc de Mantoue qui l’enleva à Dassoucy pour en faire un castrat. Dassoucy retrouva Pierrotin à la fin de 1667... diminué.

La troupe est très homogène et tous les acteurs sont dignes d'éloges. A commencer par celui pour leur diction parfaite qui fait entendre clairement les répliques de la pièce qui plagient raisonnablement le dire du XVII ème siècle. Le banquet d'Auteuil par le surgissement de la tragédie dans la comédie et vice versa est plus de l'école anglo-saxonne que de la française (Molière est cependant en la mantière, le dramaturge français qui convoque le plus volontier ce chaud et froid) . Rien d'étonnant à cela de la part de Jean-Marie Besset qui a signé tant d'adaptations de pièces anglaises et américaines. Il reste que l'auteur dans cette oeuvre que l'on peut considérer comme la plus ambitieuse de son théâtre a été fidèle au classicisme français, unité de temps, "Le banquet d'Auteuil" se déroule en vingt quatre heures et unité de lieu, la résidence de Molière à Auteuil.

La mise en scène de Régis de Matrin-Donos démontre qu'il n'est point besoin de faire courir ses acteurs partout pour réaliser une mise en scène dynamique. Quant aux costumes et décors de Marie Delphin, ils prouvent que les fanfreluches ne sont pas indispensables pour évoquer le XVII ème siècle.

Vous avez compris qu'il faut s'y précipiter, ce n'est pas tous les jours que l'on peut méditer sur la vie, l'amour, la mort, la création littéraire, l'avantage de l'amour des garçons sur celui des femmes, en compagnie de Molière, Cyrano et Lulli tout en se rinçant l'oeil...

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

Nota

1- Ce que confirme un écrit d'époque du à : << C'est à lui que nous devons encore une partie des grandes beautés que nous voyons briller dans les excellentes comédies de Molière, qui le consultait sur tout ce qu'il faisait, et qui avait une déférence entière pour la justesse et la délicatesse de son goût.>> ( François de Callières, Des bons mots et des bons contes, Paris, 1692,  332« Des bons mots et des bons contes » [archive], sur Gallica.)

 

2- Il est bon de rappeler pour ne pas idéaliser le XVII ème siècle qu'il n'était pas sans danger d'être pédéraste, il y a plusieurs allusion à ce propos dans la pièce. En 1661 a lieu deux exécutions exemplaires par le feu, celle de Jacques Paulmier et Jacques Chausson pour tentatives de viol sur de jeunes garçons.

 

3- L'affiche est si moche que je ne l'ai pas reproduite. Comment peut on faire une affiche aussi laide avec de si beaux comédiens...    

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

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The Boy who swim (le garçon qui ne savait pas nager un court-métrage d'Anders Helde

Publié le par lesdiagonalesdutemps

The Boy who swim (le garçon qui ne savait pas nager un court-métrage d'Anders Helde

 

Deux adolescents issus de familles dysfonctionnelles se rencontrent par hasard à Copenhague. Ils font équipe pour trouver la mère de l'un d'eux. Vont-ils la trouver ou vont-ils découvrir peut-être la chose qui manquent vraiment dans leur vie?

Un très joli film réalisé simplement mais avec beaucoup de sensibilité qui de surcroit bénéficie d'une bonne interprétation.

The Boy who swim (le garçon qui ne savait pas nager un court-métrage d'Anders Helde
The Boy who swim (le garçon qui ne savait pas nager un court-métrage d'Anders Helde
The Boy who swim (le garçon qui ne savait pas nager un court-métrage d'Anders Helde

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Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot

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Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot

France, 2014, 23 mn

Réalisation: Rémi Bigot, scénario: Rémi Bigot et François Peyroux

avec:Nathan Bobet et Rémi Chaudière, image: Paul Guilhaume

 

Deux adolescents de 14 ans, Thomas et Victor s'ennuient par un chaud mois de juillet dans une campagne isolée. La sève monte... Ils veulent s’échapper. Victor décide d’emmener Thomas le long d’un pont abandonné. Ce dernier, craintif, le suit. Il va devoir affronter ses peurs et ses désirs le long de ce pont à l’issue incertaine. 

 

Les deux garçons sont splendides. Ils sont très expressifs. Le décor de la ligne du monorail abandonnée est original et photogénique. Avec tout ça le cinéaste, faute peut être d'un vrai scénario, n'en fait pas grand chose. Il reste quelques belles images...

Ce film est un Film de fin d’études département réalisation de la fémis.

 

Ci-dessous le court-métrage

Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot

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Brooklyn village, un film d'Ira Sachs

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Brooklyn village, un film d'Ira Sachs
Brooklyn village, un film d'Ira Sachs

 

Réalisation: Ira Sachs, scénario: Ira Sachs et Mauricio Zacharias, image: Oscar Duran

 

avec: Theo Taplitz, Michael Barbieri, Paulina Garcia, Greg Kinnear, Jennifer Ehle Alfred Molina

 

Résumé:

 

Une famille typiquement bobo new-yorkaise, le père (Greg Kinnear) est un acteur à la carrière modeste, la mère (Jennifer Ehle) une psi, ils ont un fils Jake (Theo Taplitz), hérite à la mort du grand-père d'une maison à Brooklyn. Le rez de chaussée est occupé par une boutique de mode que loue Leonor (Paulina Garcia) qui est une émigré chilienne. Cette dernière a un fils, Tony (Michael Barbieri) de l'âge de Jake. Entre les deux garçons nait immédiatement une amitié instinctive. Le grand père louait la boutique pour un loyer modeste. Les nouveaux propriétaires veulent augmenter le prix du loyer. Le conflit entre les parent va ruiner l'amitié des deux garçons.

Brooklyn village, un film d'Ira Sachs

L'avis critique

 

Brooklyn village est comme ces tapis dont ont ne discerne pas immédiatement le motif principal de leur dessin tant il est enfoui par l'entrelacs des arabesques. On pourrait croire que le sujet du film est la gentrification de Brooklyn, phénomène que connaissent bien des quartiers jadis populaires des grandes villes, ou une histoire d'amitié entre deux pré-adolescents ou encore les difficiles rapports qu'entretiennent les parents avec leurs progénitures lorsque ceux-ci sortent de l'enfance... Il n'en est rien. Le film est le portrait d'un garçon au seuil de la puberté qui ne sait pas encore qu'il est gay...

C'est une histoire très intime, une petite histoire mais qui va avoir des conséquences cataclysmique pour certains de ses protagonistes.

Brooklyn village est un film réaliste et c'est très rare au cinéma. Pour moi un film réaliste est un film dans lequel on sait combien gagne le père (ou/ et la mère) de famille. Certes c'est un peu caricatural mais tant de film tourne le dos à l'économie (et pas seulement dans leur scénario) que cela fait du bien lorsqu'il y en a un qui prend à bras le corps et sans démagogie, ce qui est encore plus rare, ces problèmes.

Encore plus rare au cinéma cette prise en compte des triviaux problèmes d'argent ne se font pas au détriment de l'épaisseur des personnages jusque dans les petits rôles, à ce propos cela fait plaisir de revoir Alfred Molina qui avait été si merveilleux dans le précédent film d'Ira Sachs, « Stranger in love ». Par exemple le personnage du père est très intéressant, on va apprendre que ce n'est pas son travail d'acteur qui fait bouillir la marmite mais sa psi d'épouse et subtilement le film fait comprendre qu'il culpabilise de ce fait.

Le scénario évite le piège du film grossièrement politique, il ne s'agit pas d'une famille d'aristocrates fortunés qui veut chasser une famille pauvre, mais plutôt une bataille entre membres de la classe moyenne. Elles ne sont pas économiquement beaucoup éloignées l'une de l'autre. De même Ira Sachs évite la focalisation raciale, Eléonor est chilienne donc blanche. Ces faibles différences renforcent la dynamique du film et le suspense émotionnel.

Le film tire son énergie de celui qui habite les deux jeunes garçons. Les scènes où ils sont présent ne sont que mouvement, exubérance avec d'incessant va et vient alors que celles ou se trouvent les adultes sont statique comme contaminé par la claustrophobie.

Ira Sachs est un cinéaste qui a beaucoup de tact, tant avec ses personnages qu'avec ses spectateurs. Il n'impose rien. Il propose. Il suggère laissant au regardeur le soin de se faire son opinion. Ainsi il nous dit beaucoup de choses, sans rien asséner, dès la première séquence lorsque Jake apprend inopinément et brusquement, par un malencontreux coup de téléphone, la mort de son grand père. Ce qui induit que ses parents n'ont laissé aucun message à leur fils et que leur femme de charge ne s'est pas senti assez libre pour informer le garçon. On peut en déduire (ou pas) que la communication n'est pas excellente entre Jake et ses parents et qu'il y a une barrière assez nette entre la domestique et ses employeurs. De même Ira Sachs n'est pas en surplomb vis à vis de ses créatures. Il ne les juge pas. Il n'e sais pas plus que ce que l'on entend et voit à l'écran, du moins pour Leonor, la mère de Tony. Dit-elle la vérité en ce qui concerne ses relations avec le grand père de Jake? Etait-elle si proche de lui? Où à l'inverse n'était-elle pas sa maitresse? C'est à nous de nous faire notre intime conviction et pourquoi, le défunt qui avait réglé sa succession n'a pas fait de même pour le magasin? Autant de question auxquels le films ne donne pas de réponses mais que le spectateur se posera.

Grande légèreté également en ce qui concerne l'ellipse temporelle de la fin du film. Lors des dernières séquences on devine que quelques mois ont passé. Jake a les cheveux coiffés différemment, un plan subjectif, le regard de Jake, sur des adolescents jouant au football fait comprendre qu'il sait désormais où vont ses désirs. La dernière scène au musée (je n'ai ni reconnu le Met, ni le musée de Brooklyn) en quelques plans nous informe que Jake a intégré l'Ecole d'art dont il rêvait, alors que Tony est toujours dans son collège catholique...

Brooklyn village par un certain coté est un film effrayant il montre quel gouffre infranchissable peut s'ouvrir entre deux êtres alors qu'il aurait suffit de presque rien pour les réunir..

Brooklyn village, un film d'Ira Sachs
Brooklyn village, un film d'Ira Sachs

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Amor crudo un court-métrage de Chappa et Juan Martin Deus

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Amor crudo un court-métrage de Chappa et Juan Martin Deus
amour brut, le film
 
Argentine 2008
 
Réalisation:  Chappa et Juan Martín Deus
 
with: Valentino Arocena (Jérémie), Felipe Villanueva (IBAN), Katja Alemann (la mère)
 
Amour brut 1
 
C'est l'histoire de deux amis de lycée appeles Jérémie et Iban, Qui Aiment tout faire ensemble et same dormir ensemble Dans same le lit ...
 
brut, 4 amour
 
Jérémie est amoureux de son fils ami, Ses sentiments en vont au-delà d'amitié juin simples. Mais il sait Que Iban Ne EST PAS gay et is that the relation Qu'il aimerait Avoir with lui Qui ne Pourra jamais se Réaliser.
 
amour brut, 2
 
Ce Sont Les jours DERNIER Au lycée. Leur scolarité is Termines, that marquera la fin des moments intimes Entre les Deux Garçons.
scenarion non Sur On ne peut, plus banal Amor crudo is a film petit bien réalisé, bien joué et en Outre bien mis en musique.
 
Amour brut, 3
 

 

le court-métrage

 

 

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Blue jean, un film d'Hugues Burin des Roziers

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Blue jean, un film d'Hugues Burin des Roziers
Blue Jeans, film
 
 
 
Blue Jeans, 6

1977, France, 1h 20

 

 

Réalisé par Hugues Burin des Roziers

 

 

avec: Gilles Budin (Julien Morin) Michel Gibet (Jean-Pierre) Daniel Véry (Talimard) Thierry Dolon (Picolet) Jérôme Cadiou (Dupont) Eric Noël (Serbouici) Eric Bourcier (Félix) Pierre Bonzans (le Père de Julien) Gabriel Cattand (Mr Lawn) Gérard Croce (Mr Lavigier) Marthe Mercadier (La Mère de Jean-Luc) Andrée Damant (La Dame dans le Train)

Résumé

 

Un garçon agé de treize ans, appartenant à une famille bourgeoise aisée, est envoyé par ses parents, durant le mois de juillet, en Angleterre pour parfaire son anglais lors d’un séjour linguistique. C’est la première fois qu’il quitte le cocon familiale. En Angleterre, il tombe fou amoureux d’un de ses camarade, légèrement plus agé que lui, plus déluré, issu visiblement d’un milieu plus modeste que le sien. Cet amour il ne sait le nommer...L’objet de son amour lui préfère les filles...Le séjour prend fin, séparant les deux garçons. Il rentre chez lui accablé. Un jeune homme, en vacance chez ses parents pensera ses plaies...

Blue Jeans 1
 
 
 
Blue Jeans, 2

 

Ce très beau film est l’un des rares à décrire l’éveil de l’amour homosexuel chez un jeune garçon, cela avec tact, justesse et sensibilité. Le seul faux pas est l’intermède où un surveillant profite sexuellement du désaroi amoureux du garçon. Cette fausse audace mal venue a été coupée dans l’édition vidéo du film. Le thème et la musique dus à David Mc Neil ne sont pas pour rien dans l’émotion que l’on ressent à chaque visionnage de ce petit chef d’oeuvre méconnu. Ce film possède aussi << la douceur bienveillante des année soixante-dix>> dont parle Jean Claude Biette à propos de A bigger splash.

Il ne faut pas confondre ce film avec le court métrage qui porte le même titre de Jacques Rozier également très beau mais qui n’a rien de gay.

Hugues Burin des Roziers, incompris a mis fin à ses jours peu de temps après la sortie de ce film qui est son unique long métrage.

Blue Jeans, 4
 
 
Blue Jeans 5
 

 

 

La bande annonce

 

 

 

Le film

 


 

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Miroirs d'été, un film d'Etienne Desrosiers (réédition complétée)

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Miroirs d'été, un film d'Etienne Desrosiers (réédition complétée)
miroirs d'été, le film
 

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Fiche technique :

Avec Xavier Dolan, Stéphane Demers, Julie Beauchemin, Patrick Martin, André Nadeau et Maxime Allaire. Réalisation : Etienne Desrosiers. Scénario : Etienne Desrosiers, d'après le roman Cahier d'été de My Lan To. Images : Stéphane Ivanov. Musique : Pierre Desrochers. Montage : Christophe Flambard.

Canada, 2006, Durée : 14 mn.

 

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Résumé :

Julien (Xavier Dolan) est un adolescent mélancolique d'une quinzaine d'années. Il passe ses vacances d'été au bord d'un lac, dans le chalet familial, avec sa mère et l'ami de celle-ci. Ce dernier est accompagné de son fils un peu plus jeune que Julien. Près de là, dans une grande et belle maison, vit Hervé un quadragénaire raffiné que Julien connaissait des étés précédents. Julien rend une visite à l'homme qu'il semble apprécier.

 

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Mais Julien et Hervé n'ont plus les mêmes regards l'un pour l'autre d'autant qu'Hervé, cette année, habite avec un jeune homme. Petit à petit, Julien s'aperçoit qu'il préfère l'ami d'Hervé aux filles de son âge qui viennent se baigner dans le lac près du chalet...

 

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L'avis critique

Mon résumé est bien grossier pour un court-métrage dans lequel rien n'est asséné mais où tout est suggéré. Aux spectateurs de mettre un nom sur les relations qu'entretiennent les nombreux personnages qui traversent ces Miroirs d'été dans une atmosphère élégante qui m'a rappelé les ambiances des pièces de Tchekov… comme je l'ai fait moi-même avec quelque impudence.

Il est à noter que le joual que parlent les personnages fait un curieux contraste avec cette atmosphère. Mais on entend peu les protagonistes. Au dialogue, le réalisateur préfère la magie d'un plan, fait d’images lumineuses aux cadrages soignés, qui laisse entrevoir une situation ou suggère un rapport entre les personnages.

 

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En cela, ce court-métrage est une leçon de cinéma. Etienne Desrosiers, grâce à des scènes d'une concision parfaite, montées avec beaucoup de fluidité, en dit beaucoup d'autant que ce que l'on peut en déduire n'est presque jamais univoque.

Ainsi Miroirs d'été est un film que l'on ne fait qu'affaiblir à trop expliquer, ce qui démontre toute sa richesse et la parfaite connaissance de la grammaire du cinéma de son réalisateur.

 

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Les acteurs, tous d'une grande présence, réussissent à donner de l'épaisseur à leur rôle dans la moindre de leurs apparitions. Julien est joué de belle manière par Xavier Nolan, le réalisateur entre autre de J'ai tué ma mère et Les Amours imaginaires qui a fait depuis la carière que l'on sait.

 

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Le seul défaut que l'on puisse trouver à ces Miroirs d'été est sa brièveté, tant on est frustré qu'une telle merveille ne dure que quatorze minutes !

 

miroirs d'été, 3
 
 
miroirs d'été, 4
 
 
 
miroirs d'été, 2
 

 

 

Le court-métrage

 

 

 

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