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401 articles avec cinema gay

David un court-métrage de José Ramon Samper

Publié le par lesdiagonalesdutemps

David un court-métrage de José Ramon Samper
David un court-métrage de José Ramon Samper

 

 

Espagne, 2009

 
Un vieux peintre est obsédé par la beauté mâle en particulier celle du David de Michel-Ange Il embauche par annonce jeune gigolo  pour poser nu pour lui...
A part une fin assez rigolote pas grand chose pour ce film pas très bien éclairé
 
Mais ce court-métrage m'a rappeler bien des souvenirs, il semble en regard du décor pas réellement se passer en 2009, l'année de son tournage.
Ce qui a particulièrement chez moi réveillé le passé, c'est la manière dont le vieux peintre embauche son modèle, cela par le biais d'une petite annonce dans un journal, ce qui est bien improbable de nos jours. Souvenez vous des annonces du "Sandwich" de Libération et les annonces de Gai pied.
J'ai moi même de cette manière tenter de recruter des modèles, mais le plus souvent ils ne désiraient pas être payés seulement avoir des photos d'eux. Si j'ai vu arriver par ce moyen de rares beautés (à toute les acceptations du terme) je me suis aperçu que beaucoup de jeunes personnes se faisaient beaucoup d'illusions sur leur physique... 
 
 
on peut voir le court-métrage ci-dessous
 
 
 
 
David un court-métrage de José Ramon Samper
David un court-métrage de José Ramon Samper

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La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

Publié le par lesdiagonalesdutemps

La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

Ce que je n'osais espérer est miraculeusement arrivé. Cyril Legann et Clément Beauvois ont magnifiquement réussi la captation de la pièce dans la distribution de la création. Elle est proposée par Epicentre Film Edition* qui par ailleurs fait un beau travail de distribution de films, gays pour certains. L'édition du DVD est soignée. En bonus on a droit à une interview croisée, informative tout en étant décontractées de presque tous les intervenants de la pièce. En outre un sous titrage en anglais de la pièce est proposé. Seul regret que le remarquable travail de captation, très cinématographique ne soit pas mis en avant par un petit making of d'autant que dans le cas présent c'est un beau tour de force de réussir à filmer une pièce à onze personnages, sur une scène aussi vaste que celle du Théâtre du XX ème, avec seulement quatre caméras tout en servant bien la mise en scène dynamique de Régis Martrin-Donos. Si le regard des deux réalisateur est subjectif, il ne fatigue jamais le spectateur en mêlant habilement plans larges, qui embrassent toute l'ouverture du plateau, à des gros plans et à des plans moyens. Ils se donnent même le luxe, pas encore assez à mon gout, de mettre un acteur plein cadre, alors que c'est un autre qui a la parole. La magie du DVD fait que l'on entend mieux la musique signée Jean-Pierre Stora qu'au théâtre... et puis on peut faire des arrêts sur images sur la plastique de ces messieurs...

Sur la pièce je n'ajoute rien au billet que vous pouvez lire ci-dessous et que j'écrivais au lendemain d'avoir vu ce "Banquet d'Auteuil" que la Comédie Française s'honorerait de faire rentrer à son répertoire.

* Si vous ne trouvez pas cette petite merveille dans votre magasin habituel, vous pouvez l'acquérir directement chez l'éditeur: www.epicentrefilms.com 

La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

 

 

Dominique Fernandez grand débusqueur devant l'éternel, de pédés dans le placard, y a inexplicablement laisser Molière! Jean-Marie Besset avec ce « Banquet d'Auteuil » l'en a sorti et de belle manière.

Nous sommes en 1670, Molière abandonné par sa jeune femme, qui est peut être sa fille, est lassé des femmes (qu'il a beaucoup pratiquées). Espérant trouver plus de constance chez les hommes (le naïf) il est tombé amoureux du plus jeune comédien de sa troupe, Michel Baron qui n'est âgé que de dix sept ans.

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

 

 

 

La pièce qui entrelace habilement tragédie, comédie, érotisme et fantastique se découpe en quatre actes. En ouverture Chapelle (Hervé Lassince délicieux de bout en bout), qui cohabite avec Molière (Jean-Baptiste Marcenac) dans « une campagne » à Auteuil revient fort éméché de Paris et ceci en pleine nuit. Il ne réveille pas pour autant Molière qui est tout absorbé dans la contemplation de Baron endormi. Le jeune homme est de retour après une fugue de trois ans. Chapelle croyant Molière toujours dans les affres de sa séparation d'avec Armande Béjart a invité à diner de vieux amis pour le distraire. Au deuxième acte, et au matin, Molière confesse tout son amour à l'aimé. Le soir venu, voici le troisième acte, l'acmé de la pièce, le banquet. Avec les convives qui s'ramènent; on comprend que nous allons être entre Platon et « Les garçons de la bande ». La cohorte de bougres qui fait éruption chez Molière se compose de Chapelle qui guide la troupe, de Lully (Frédéric Quiring), l'un des courtisants les plus en vue à Versailles, il fait danser le roi soleil tous les matins. Lully vient accompagné de son mignon, Osmane (Quentin Moriot), un jeune danseur turc. Suit le chevalier de Nantouillet (Gregory Cartelier), un bretteur (cité par madame de Sévigné) accompagné d'un petit marquis Monsieur de Jonzac (Romain Girelli). Il y a aussi Dassoucy (Dominique Ratonnat) musicien favori de Louis XIII mais devenu has-been depuis l'avènement de Louis XIV. Il est accompagné de son chanteur particulier, Perrotin (Antoine Baillet-Devallez), qu'il a recueilli lorsqu'il avait sept ans... Tout ce beau monde se présente, s'échauffe et caquette quand soudain, apporté par un rayon de lune, venu de l'au delà, apparaît Cyrano de Bergerac. Il s'emmerdait ferme dans la vie éternel où il croupit depuis quinze ans. Il à profité de cette aubaine sélénite pour rendre visite à ces anciens amis dont quelques uns sont d'anciens amants. Alain Marcel (déjà fort apprécié dans « Perthus ») est très bien dans ce rôle statique mais il est un peu âgé pour le personnage. Cyrano a été assassiné à trente cinq ans, mais peut être vieillit-on au purgatoire? Après un léger étonnement du à l'intrusion du fantôme, la conversation reprend de plus belle. Ils sont assez langue de pute ces pédés du XVII ème, tout à fait comme ceux d'aujourd'hui et probablement comme ceux de demain (mais on m'a confié que chez les hétérosexuels ce n'était pas beaucoup mieux). Bientôt une controverse éclate qui a le plus beau cul, un spadassin ou un danseur? Pour que l'on puisse juger de la chose Ousmane et le chevalier de Nantouillet baissent leurs chausses. Ce qui fait chanter Perrotin << O Célestes plaisir / Doux transport d'allégresse!/ Vient mort quand tu voudras/ Me donner le trépas / J'ai revu ma princesse! >>. On peut trouver le transport de l'eunuque bêlant un peu outré mais du deuxième rang pouvant admirer le cul de Quentin Moriot-Ousmane, je dis que c'est à peine exagéré... Dassoucy veut en voir plus: << Oui... mais le cul tout seul, cela ne veut rien dire, il faut la cuisse aussi, le genou, le mollet et jusqu'au pied enfin descendre tout à fait...>> et voilà nos deux bougres nus comme des vers. Comme Dassoucy le spectateur profite... Bientôt la compagnie se dit que pour bien comparer il faudrait aussi un comédien et c'est le jeune Baron qui s'y colle... Alors là, quel cul! Au sens propre du terme, un cul de compétition et lorsque Félix Beaupérin se retourne, on peut admirer que l'avers vaut largement l'envers... Il faut saluer l'exploit de Félix Beaupérin qui en disant, nu, sur une table, face au public, un texte difficile, réussit par son talent à faire oublier son admirable plastique.

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

Je ne vous en dirais pas plus sur le contenue de cette ambitieuse pièce qui aurait mérité d'être un peu plus ramassée, sachez seulement qu'ensuite dans le quatrième et dernier acte, il y a deux très belles tirades, dites par Molière, l'une sur la fidélité en amitié et l'autre sur la difficulté de garder l'amour d'un jeune homme lorsqu'on est un hommes mure.

A ce propos on peut imaginer que la pièce est sur ce point autobiographique et que d'une manière bien émouvante Besset ait glissé dans sa fantaisie historique une adresse à l'être aimé.

C'est ainsi très fort de faire passer, dans une érudite comédie historique les tourments de sa vie. Car historique la pièce l'est dans ses moindres allusions. Tous ces personnages ont réellement vécu au XVII ème siècle. Il y a bien sur Molière et Lully qu'il est superflu de présenter (quoique) mais aussi des personnages aujourd'hui un peu oubliés comme Chapelle (1626-1686), l'ami de toujours de Molière et ancien amant de Cyrano, son mentor, et de Dassoucy. « Le banquet d'Auteuil » montre que Chapelle était peut-être co-auteur de certaines des pièces du maitre (1). La couverture du texte de la pièce nous révèle que le vrai Michel Baron (1653-1729) était aussi joli dans son jeune âge que l'acteur qui l'interprète aujourd'hui. Il ne faudrait pas oublié Dassoussy, sans doute le plus bougre de tous ces libertins. Il fut emprisonné pour sodomie en 16521655 et 1673. Son très jeune protégé Perrotin séduisît par sa voix le duc de Mantoue qui l’enleva à Dassoucy pour en faire un castrat. Dassoucy retrouva Pierrotin à la fin de 1667... diminué.

La troupe est très homogène et tous les acteurs sont dignes d'éloges. A commencer par celui pour leur diction parfaite qui fait entendre clairement les répliques de la pièce qui plagient raisonnablement le dire du XVII ème siècle. Le banquet d'Auteuil par le surgissement de la tragédie dans la comédie et vice versa est plus de l'école anglo-saxonne que de la française (Molière est cependant en la mantière, le dramaturge français qui convoque le plus volontier ce chaud et froid) . Rien d'étonnant à cela de la part de Jean-Marie Besset qui a signé tant d'adaptations de pièces anglaises et américaines. Il reste que l'auteur dans cette oeuvre que l'on peut considérer comme la plus ambitieuse de son théâtre a été fidèle au classicisme français, unité de temps, "Le banquet d'Auteuil" se déroule en vingt quatre heures et unité de lieu, la résidence de Molière à Auteuil.

La mise en scène de Régis de Matrin-Donos démontre qu'il n'est point besoin de faire courir ses acteurs partout pour réaliser une mise en scène dynamique. Quant aux costumes et décors de Marie Delphin, ils prouvent que les fanfreluches ne sont pas indispensables pour évoquer le XVII ème siècle.

Vous avez compris qu'il faut s'y précipiter, ce n'est pas tous les jours que l'on peut méditer sur la vie, l'amour, la mort, la création littéraire, l'avantage de l'amour des garçons sur celui des femmes, en compagnie de Molière, Cyrano et Lulli tout en se rinçant l'oeil...

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

Nota

1- Ce que confirme un écrit d'époque du à : << C'est à lui que nous devons encore une partie des grandes beautés que nous voyons briller dans les excellentes comédies de Molière, qui le consultait sur tout ce qu'il faisait, et qui avait une déférence entière pour la justesse et la délicatesse de son goût.>> ( François de Callières, Des bons mots et des bons contes, Paris, 1692,  332« Des bons mots et des bons contes » [archive], sur Gallica.)

 

2- Il est bon de rappeler pour ne pas idéaliser le XVII ème siècle qu'il n'était pas sans danger d'être pédéraste, il y a plusieurs allusion à ce propos dans la pièce. En 1661 a lieu deux exécutions exemplaires par le feu, celle de Jacques Paulmier et Jacques Chausson pour tentatives de viol sur de jeunes garçons.

 

3- L'affiche est si moche que je ne l'ai pas reproduite. Comment peut on faire une affiche aussi laide avec de si beaux comédiens...    

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

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The Boy who swim (le garçon qui ne savait pas nager un court-métrage d'Anders Helde

Publié le par lesdiagonalesdutemps

The Boy who swim (le garçon qui ne savait pas nager un court-métrage d'Anders Helde

 

Deux adolescents issus de familles dysfonctionnelles se rencontrent par hasard à Copenhague. Ils font équipe pour trouver la mère de l'un d'eux. Vont-ils la trouver ou vont-ils découvrir peut-être la chose qui manquent vraiment dans leur vie?

Un très joli film réalisé simplement mais avec beaucoup de sensibilité qui de surcroit bénéficie d'une bonne interprétation.

The Boy who swim (le garçon qui ne savait pas nager un court-métrage d'Anders Helde
The Boy who swim (le garçon qui ne savait pas nager un court-métrage d'Anders Helde
The Boy who swim (le garçon qui ne savait pas nager un court-métrage d'Anders Helde

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Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot

France, 2014, 23 mn

Réalisation: Rémi Bigot, scénario: Rémi Bigot et François Peyroux

avec:Nathan Bobet et Rémi Chaudière, image: Paul Guilhaume

 

Deux adolescents de 14 ans, Thomas et Victor s'ennuient par un chaud mois de juillet dans une campagne isolée. La sève monte... Ils veulent s’échapper. Victor décide d’emmener Thomas le long d’un pont abandonné. Ce dernier, craintif, le suit. Il va devoir affronter ses peurs et ses désirs le long de ce pont à l’issue incertaine. 

 

Les deux garçons sont splendides. Ils sont très expressifs. Le décor de la ligne du monorail abandonnée est original et photogénique. Avec tout ça le cinéaste, faute peut être d'un vrai scénario, n'en fait pas grand chose. Il reste quelques belles images...

Ce film est un Film de fin d’études département réalisation de la fémis.

 

Ci-dessous le court-métrage

Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot
Juillet électrique un court-métrage de Rémi Bigot

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Brooklyn village, un film d'Ira Sachs

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Brooklyn village, un film d'Ira Sachs
Brooklyn village, un film d'Ira Sachs

 

Réalisation: Ira Sachs, scénario: Ira Sachs et Mauricio Zacharias, image: Oscar Duran

 

avec: Theo Taplitz, Michael Barbieri, Paulina Garcia, Greg Kinnear, Jennifer Ehle Alfred Molina

 

Résumé:

 

Une famille typiquement bobo new-yorkaise, le père (Greg Kinnear) est un acteur à la carrière modeste, la mère (Jennifer Ehle) une psi, ils ont un fils Jake (Theo Taplitz), hérite à la mort du grand-père d'une maison à Brooklyn. Le rez de chaussée est occupé par une boutique de mode que loue Leonor (Paulina Garcia) qui est une émigré chilienne. Cette dernière a un fils, Tony (Michael Barbieri) de l'âge de Jake. Entre les deux garçons nait immédiatement une amitié instinctive. Le grand père louait la boutique pour un loyer modeste. Les nouveaux propriétaires veulent augmenter le prix du loyer. Le conflit entre les parent va ruiner l'amitié des deux garçons.

Brooklyn village, un film d'Ira Sachs

L'avis critique

 

Brooklyn village est comme ces tapis dont ont ne discerne pas immédiatement le motif principal de leur dessin tant il est enfoui par l'entrelacs des arabesques. On pourrait croire que le sujet du film est la gentrification de Brooklyn, phénomène que connaissent bien des quartiers jadis populaires des grandes villes, ou une histoire d'amitié entre deux pré-adolescents ou encore les difficiles rapports qu'entretiennent les parents avec leurs progénitures lorsque ceux-ci sortent de l'enfance... Il n'en est rien. Le film est le portrait d'un garçon au seuil de la puberté qui ne sait pas encore qu'il est gay...

C'est une histoire très intime, une petite histoire mais qui va avoir des conséquences cataclysmique pour certains de ses protagonistes.

Brooklyn village est un film réaliste et c'est très rare au cinéma. Pour moi un film réaliste est un film dans lequel on sait combien gagne le père (ou/ et la mère) de famille. Certes c'est un peu caricatural mais tant de film tourne le dos à l'économie (et pas seulement dans leur scénario) que cela fait du bien lorsqu'il y en a un qui prend à bras le corps et sans démagogie, ce qui est encore plus rare, ces problèmes.

Encore plus rare au cinéma cette prise en compte des triviaux problèmes d'argent ne se font pas au détriment de l'épaisseur des personnages jusque dans les petits rôles, à ce propos cela fait plaisir de revoir Alfred Molina qui avait été si merveilleux dans le précédent film d'Ira Sachs, « Stranger in love ». Par exemple le personnage du père est très intéressant, on va apprendre que ce n'est pas son travail d'acteur qui fait bouillir la marmite mais sa psi d'épouse et subtilement le film fait comprendre qu'il culpabilise de ce fait.

Le scénario évite le piège du film grossièrement politique, il ne s'agit pas d'une famille d'aristocrates fortunés qui veut chasser une famille pauvre, mais plutôt une bataille entre membres de la classe moyenne. Elles ne sont pas économiquement beaucoup éloignées l'une de l'autre. De même Ira Sachs évite la focalisation raciale, Eléonor est chilienne donc blanche. Ces faibles différences renforcent la dynamique du film et le suspense émotionnel.

Le film tire son énergie de celui qui habite les deux jeunes garçons. Les scènes où ils sont présent ne sont que mouvement, exubérance avec d'incessant va et vient alors que celles ou se trouvent les adultes sont statique comme contaminé par la claustrophobie.

Ira Sachs est un cinéaste qui a beaucoup de tact, tant avec ses personnages qu'avec ses spectateurs. Il n'impose rien. Il propose. Il suggère laissant au regardeur le soin de se faire son opinion. Ainsi il nous dit beaucoup de choses, sans rien asséner, dès la première séquence lorsque Jake apprend inopinément et brusquement, par un malencontreux coup de téléphone, la mort de son grand père. Ce qui induit que ses parents n'ont laissé aucun message à leur fils et que leur femme de charge ne s'est pas senti assez libre pour informer le garçon. On peut en déduire (ou pas) que la communication n'est pas excellente entre Jake et ses parents et qu'il y a une barrière assez nette entre la domestique et ses employeurs. De même Ira Sachs n'est pas en surplomb vis à vis de ses créatures. Il ne les juge pas. Il n'e sais pas plus que ce que l'on entend et voit à l'écran, du moins pour Leonor, la mère de Tony. Dit-elle la vérité en ce qui concerne ses relations avec le grand père de Jake? Etait-elle si proche de lui? Où à l'inverse n'était-elle pas sa maitresse? C'est à nous de nous faire notre intime conviction et pourquoi, le défunt qui avait réglé sa succession n'a pas fait de même pour le magasin? Autant de question auxquels le films ne donne pas de réponses mais que le spectateur se posera.

Grande légèreté également en ce qui concerne l'ellipse temporelle de la fin du film. Lors des dernières séquences on devine que quelques mois ont passé. Jake a les cheveux coiffés différemment, un plan subjectif, le regard de Jake, sur des adolescents jouant au football fait comprendre qu'il sait désormais où vont ses désirs. La dernière scène au musée (je n'ai ni reconnu le Met, ni le musée de Brooklyn) en quelques plans nous informe que Jake a intégré l'Ecole d'art dont il rêvait, alors que Tony est toujours dans son collège catholique...

Brooklyn village par un certain coté est un film effrayant il montre quel gouffre infranchissable peut s'ouvrir entre deux êtres alors qu'il aurait suffit de presque rien pour les réunir..

Brooklyn village, un film d'Ira Sachs
Brooklyn village, un film d'Ira Sachs

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Amor crudo un court-métrage de Chappa et Juan Martin Deus

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Amor crudo un court-métrage de Chappa et Juan Martin Deus
amour brut, le film
 
Argentine 2008
 
Réalisation:  Chappa et Juan Martín Deus
 
with: Valentino Arocena (Jérémie), Felipe Villanueva (IBAN), Katja Alemann (la mère)
 
Amour brut 1
 
C'est l'histoire de deux amis de lycée appeles Jérémie et Iban, Qui Aiment tout faire ensemble et same dormir ensemble Dans same le lit ...
 
brut, 4 amour
 
Jérémie est amoureux de son fils ami, Ses sentiments en vont au-delà d'amitié juin simples. Mais il sait Que Iban Ne EST PAS gay et is that the relation Qu'il aimerait Avoir with lui Qui ne Pourra jamais se Réaliser.
 
amour brut, 2
 
Ce Sont Les jours DERNIER Au lycée. Leur scolarité is Termines, that marquera la fin des moments intimes Entre les Deux Garçons.
scenarion non Sur On ne peut, plus banal Amor crudo is a film petit bien réalisé, bien joué et en Outre bien mis en musique.
 
Amour brut, 3
 

 

le court-métrage

 

 

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Blue jean, un film d'Hugues Burin des Roziers

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Blue jean, un film d'Hugues Burin des Roziers
Blue Jeans, film
 
 
 
Blue Jeans, 6

1977, France, 1h 20

 

 

Réalisé par Hugues Burin des Roziers

 

 

avec: Gilles Budin (Julien Morin) Michel Gibet (Jean-Pierre) Daniel Véry (Talimard) Thierry Dolon (Picolet) Jérôme Cadiou (Dupont) Eric Noël (Serbouici) Eric Bourcier (Félix) Pierre Bonzans (le Père de Julien) Gabriel Cattand (Mr Lawn) Gérard Croce (Mr Lavigier) Marthe Mercadier (La Mère de Jean-Luc) Andrée Damant (La Dame dans le Train)

Résumé

 

Un garçon agé de treize ans, appartenant à une famille bourgeoise aisée, est envoyé par ses parents, durant le mois de juillet, en Angleterre pour parfaire son anglais lors d’un séjour linguistique. C’est la première fois qu’il quitte le cocon familiale. En Angleterre, il tombe fou amoureux d’un de ses camarade, légèrement plus agé que lui, plus déluré, issu visiblement d’un milieu plus modeste que le sien. Cet amour il ne sait le nommer...L’objet de son amour lui préfère les filles...Le séjour prend fin, séparant les deux garçons. Il rentre chez lui accablé. Un jeune homme, en vacance chez ses parents pensera ses plaies...

Blue Jeans 1
 
 
 
Blue Jeans, 2

 

Ce très beau film est l’un des rares à décrire l’éveil de l’amour homosexuel chez un jeune garçon, cela avec tact, justesse et sensibilité. Le seul faux pas est l’intermède où un surveillant profite sexuellement du désaroi amoureux du garçon. Cette fausse audace mal venue a été coupée dans l’édition vidéo du film. Le thème et la musique dus à David Mc Neil ne sont pas pour rien dans l’émotion que l’on ressent à chaque visionnage de ce petit chef d’oeuvre méconnu. Ce film possède aussi << la douceur bienveillante des année soixante-dix>> dont parle Jean Claude Biette à propos de A bigger splash.

Il ne faut pas confondre ce film avec le court métrage qui porte le même titre de Jacques Rozier également très beau mais qui n’a rien de gay.

Hugues Burin des Roziers, incompris a mis fin à ses jours peu de temps après la sortie de ce film qui est son unique long métrage.

Blue Jeans, 4
 
 
Blue Jeans 5
 

 

 

La bande annonce

 

 

 

Le film

 


 

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Miroirs d'été, un film d'Etienne Desrosiers (réédition complétée)

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Miroirs d'été, un film d'Etienne Desrosiers (réédition complétée)
miroirs d'été, le film
 

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Fiche technique :

Avec Xavier Dolan, Stéphane Demers, Julie Beauchemin, Patrick Martin, André Nadeau et Maxime Allaire. Réalisation : Etienne Desrosiers. Scénario : Etienne Desrosiers, d'après le roman Cahier d'été de My Lan To. Images : Stéphane Ivanov. Musique : Pierre Desrochers. Montage : Christophe Flambard.

Canada, 2006, Durée : 14 mn.

 

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Résumé :

Julien (Xavier Dolan) est un adolescent mélancolique d'une quinzaine d'années. Il passe ses vacances d'été au bord d'un lac, dans le chalet familial, avec sa mère et l'ami de celle-ci. Ce dernier est accompagné de son fils un peu plus jeune que Julien. Près de là, dans une grande et belle maison, vit Hervé un quadragénaire raffiné que Julien connaissait des étés précédents. Julien rend une visite à l'homme qu'il semble apprécier.

 

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Mais Julien et Hervé n'ont plus les mêmes regards l'un pour l'autre d'autant qu'Hervé, cette année, habite avec un jeune homme. Petit à petit, Julien s'aperçoit qu'il préfère l'ami d'Hervé aux filles de son âge qui viennent se baigner dans le lac près du chalet...

 

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L'avis critique

Mon résumé est bien grossier pour un court-métrage dans lequel rien n'est asséné mais où tout est suggéré. Aux spectateurs de mettre un nom sur les relations qu'entretiennent les nombreux personnages qui traversent ces Miroirs d'été dans une atmosphère élégante qui m'a rappelé les ambiances des pièces de Tchekov… comme je l'ai fait moi-même avec quelque impudence.

Il est à noter que le joual que parlent les personnages fait un curieux contraste avec cette atmosphère. Mais on entend peu les protagonistes. Au dialogue, le réalisateur préfère la magie d'un plan, fait d’images lumineuses aux cadrages soignés, qui laisse entrevoir une situation ou suggère un rapport entre les personnages.

 

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En cela, ce court-métrage est une leçon de cinéma. Etienne Desrosiers, grâce à des scènes d'une concision parfaite, montées avec beaucoup de fluidité, en dit beaucoup d'autant que ce que l'on peut en déduire n'est presque jamais univoque.

Ainsi Miroirs d'été est un film que l'on ne fait qu'affaiblir à trop expliquer, ce qui démontre toute sa richesse et la parfaite connaissance de la grammaire du cinéma de son réalisateur.

 

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Les acteurs, tous d'une grande présence, réussissent à donner de l'épaisseur à leur rôle dans la moindre de leurs apparitions. Julien est joué de belle manière par Xavier Nolan, le réalisateur entre autre de J'ai tué ma mère et Les Amours imaginaires qui a fait depuis la carière que l'on sait.

 

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Le seul défaut que l'on puisse trouver à ces Miroirs d'été est sa brièveté, tant on est frustré qu'une telle merveille ne dure que quatorze minutes !

 

miroirs d'été, 3
 
 
miroirs d'été, 4
 
 
 
miroirs d'été, 2
 

 

 

Le court-métrage

 

 

 

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The genesis children un film d'Anthony Aickman

Publié le par lesdiagonalesdutemps



 
Réal: Anthony Aickman
1972, USA, 
85mn
 
Avec: Greg Hill, Vincent Child, Jack Good, Peter Glawson, Butch Burr, David Johnson, Max Adams, Bubba Collins, Mike Good...

Résumé: Huit adolescents âgés de 12 à 16 ans, rejetant l'école et certaines valeurs de la vie, sont recrutés par annonce et emmenés par un étrange prêtre à la fois militaire et politicien sur une plage où, seuls durant une semaine, ils vont devoir subvenir à leurs besoins, trouver une malle remplie de vivres et apprendre une certaine philosophie de vie. Ils sont pour le prêtre les acteurs d'une représentation dont le public est Dieu. Au bout de sept jours, chacun décidera de son destin...
 
L'avis critique:

The Genesis children fait partie de ces obscurités qu'on a longtemps cru perdues et dont la rareté crée le mythe auprès des amateurs d'un certain cinéma trashy-art d'une part et du cinéma d'exploitation adolescent homo-érotisant d'autre part.
Vomi par la critique, détruit par un public scandalisé qui quitta les rares salles où il fut jadis projeté aux USA avant d'être classé X puis confisqué par les autorités obligeant le producteur et certains des acteurs à fuir, The Genesis children bien avant la vague italienne de Teensploitation est une sorte d'hybride entre La maladolescenza expurgé de son caractère sexuel et Sa majesté des mouches sur fond de religion exacerbée.
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Tourné aux abords de Rome et de Salerne très probablement durant l'été 1971, voila une métaphore christique qui conte les aventures de huit adolescents de 12 à 16 ans qui rejettent l'école et certaines valeurs de la vie. Emmenés par un étrange prêtre à la fois militaire et politicien sur une plage, ils vont devoir durant sept jours subvenir à leurs besoins et apprendre à vivre ensemble, nus, débarrassés ainsi de tout élément superflu afin d'acquérir une certaine philosophie de vie.

C'est ce que racotait le cinéaste, en fait le film n'est qu'une suite de scénettes auxquelles on ne comprend pas grand chose et qui sont en fait quand ce n'est pas une promenade agréable et assez bien filmé à Rome et dans ses alentour, le prétexte de se rincer l'oeil à la nudité d'adolescents gâtés par dame nature.
Cette très obscur histoire, The Genesis children peut passer pour les naif pour un film expérimental grâce à quelques incursions dans le fantastique. On est dans la grande mouvance des films qui dans les années 70 oscillaient entre surréalisme et mysticisme en babouches, là les babouches sont tombées dans le bénitier!
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Le but d'Anthony Aickman était à mon sens de satisfaire les instincts voyeurs du spectateur. Avec beaucoup de bonnes volontés on peut y voir un film expérimental truffé de symboles. Le film se compose de quatre segments reliés entre eux par une série de flashes-back qui aident le spectateur à comprendre comment les huit adolescents ont été entrainé dans cette étrange aventure. Tous ont répondu à une annonce parue dans un journal dans laquelle l'étrange prêtre recrutait huit jeunes garçons pour être les interprètes d'une représentation donnée sur une plage dont le public serait Dieu lui même. 
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Les segments semblent montés de façon aléatoire. Le premier thème abordé est le naturisme. Vivre nu est un don de Dieu. Pourquoi n'entendons pas cela plus souvent lors des sermons? Il nous fut quitter nos vêtements pour mieux profiter de la vie sans avoir honte de notre corps. Curieusement dans le film il n'y a que de beaux garçons qui se déshabillent, mais pas toujours. Pourquoi? Le prètre a la gueule de sybarite ne quitte jamais sa soutane... On ne le regrette pas...  L'habit crée la différence donc l'incompréhension, la haine et le rejet qui mènent à l'incommunication. Dépouillés de leurs habits, les différences entre les huit garçons, aussi différents soient ils, s'estompent. The Genesis children pourrait être vu comme une véritable ode au naturisme, un sujet alors très à la mode en ce début d'années 70 où soufflait un vent de liberté sexuelle extrême.
Un des autres thèmes que traite le cinéaste est la peur. Pourquoi avons nous peur? s'interroge Aickman. Pourquoi Dieu a t-il crée la peur, un sentiment propre à l'homme face à genesis_19.jpggenesis_18.jpg
l'inconnu. Cette peur conduit à la violence et à la destruction de la civilisation violemment imagée par l'attaque du bus, sa mise à feu et les rites tribaux qui s'ensuivent. On assiste là à une sorte de retour aux âges primaires, au chaos originel, à la vraie nature de l'être humain, destructrice qui ramène au final de Sa majesté des mouches ou à celui de If. C'est ici la dernière étape avant ce qu'appelle le réalisateur l'Ultime Décision, celle que devront prendre les adolescents le septième jour. Se rhabiller et quitter l'ile ou rester nu et rester sur cette plage aux cotés de Dieu. On trouve à toutes ces questions des réponses certes bateau enrobées d'une philosophie assez primaire mais qui invitent pourtant à une certaine réflexion que les ultimes images ébranleront, faisant basculer l'histoire dans une dimension aussi onirique genesis_20.jpggenesis_21.jpg
qu'inquiétante tandis que huit autres garçons débarquent auprès du prêtre hilare, figure drapée de noir qui se dessine sur le bleu du ciel. "Au départ il y avait Dieu puis l'Homme créa Dieu à son image désormais l'Homme est mort." murmurera la voix du narrateur alors que l'image se fige. Cette ile de toute beauté pourrait elle être le jardin d'Eden, ces enfants des anges désormais corrompus par le Mal incarné par le Pouvoir, l'inquiétante figure du prêtre. Si finalement notre vie n'était qu'une perpétuelle représentation hypocrite, un spectacle qu'on joue pour un Dieu qu'on a crée de toutes pièces afin de mieux nous leurrer et nous perdre, si l'Homme a donné à la Genèse l'image qu'il voulait lui donner afin de mieux se cacher des vérités. 
On peut y voir aussi une tentative de ré-écrire la Genèse, un retour au Paradis originel dont ces adolescents nus en seraient les anges dans une société contemporaine où les valeurs se sont perdues, où chacun se retranche derrière les apparences et ses croyances égoïstes.
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The Genesis children
 est une sorte de film pseudo philosophique d'où s'échappent à l'infini questions et réflexions appuyées par des dialogues faussement ésotériques qui renforcent encore plus l'aspect biblique de l'ensemble.
En partie faute à un fil conducteur assez difficile à suivre (sauf si vous avez le dossier de presse). Le fil sous son discours abscon tout en étant primaire n'est qu'un prétexte pour étaler à l'écran la nudité des acteurs. Ce n'est pas le voyeur que je suis qui va s'en plaindre! 

 Durant la majeure genesis_30.jpgpartie du film, les garçons courent, folâtrent, virevoltent et s'amusent nus sur la plage à grands renforts de ralentis accompagnés par une partition musicale qui mélange chants religieux et musique bucolique.

A l'instar de Larry ClarkeAnthony Aickman était à la base photographe professionnel. On devine tout son talent de photographe dans ce film. Mais pourquoi les photographes veulent ils faire des images qui bouge!
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Cette surabondance de nudité gratuite fut une des principales causes du scandale dont le film fut jadis victime d'autant plus que la Lyric International, une agence de jeunes modèles de nus pour presse masculine spécialisée également productrice du film, se retrouva au coeur d'une importante affaire de moeurs l'année suivante qui provoquera sa fermeture définitive en 1973. 
genesis_33.jpgSi en fait de nombreux thèmes semblent surgir du film il n'y a peut être rien à voir si ce n'est une forme de cinéma subversif particulièrement controversé, un essai arty expérimental quasi auteurisant, voyeur et avant tout pro-naturiste sous couvert de messages  pseudo ésotériques. Et par bien des égards d'ailleurs The

Genesis children n'est tout simplement qu'une ode au

naturisme, Aikman en fut un des pionniers aux USA, dont on retrouve l'idéologie fondamentale. Si les vraies valeurs de la vie se cachent au coeur de la nature et des éléments, vivre nu est la

parfaite communion entre l'homme et cette dernière et par extension Dieu.

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La plupart des jeunes comédiens appartenaient à la Lyric pour laquelle ils étaient modèles. Le plus âgé d'entre eux, le blond Peter Glawson, un des membres les plus en vue de l'agence, fit beaucoup parler de lui non seulement pour ses apparitions dans une poignée de courts réalisés par la Lyric et les nombreux clichés qui existent de lui mais également pour le scandale qui entoura alors son nom. Quant à Greg Hill, il fut dit-on très proche de Aikmanavec lequel il est longtemps resté ami. Greg est par la suite devenu décorateur d'intérieur. Homosexuel, il est mort du sida au début des années 90.
Longtemps visible uniquement via la précieuse vidéo américaine, The Genesis children a genesis_31.jpggenesis_32.jpgmiraculeusement resurgi au début des années 2000 sous forme d'une édition DVD qui donna une seconde chance au film devenu au fil du temps culte auprès de tout un public underground avide d'oeuvres homo-érotisantes à l'aura particulièrement sulfureuse. Totalement impensable aujourd'hui, le film de Aikman est une réelle curiosité d'un autre âge, celui où le cinéma d'exploitation ne connaissait aucune limite. Il est le parfait reflet des moeurs en ce début d'années 70, toute une époque bien révolue où soufflait le vent de la liberté que le cinéma savait si bien illustrer. Si les esprits les plus retors continuent à n'y voir qu'un film transgressif et subversif nauséabond, The genesis children est une oeuvre d'une totale innocuité, un joli film naturiste aussi solaire qu'ensoleillé qui aujourd'hui ne choquera plus guère que les plus pudiques et ceux qui voient le mal partout.
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Peter Glawson

Peter Glawson

Pour voir le film, il suffit de cliquer sur la flêche ne soyez pas surpris cela commence par une publicité et il y en a une autre au milieu du film, ce qui est assez croquignolet si vous tombez sur certaines décalage savoureux par rapport au film...


 

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The genesis children un film d'Anthony Aickman
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Atsui Toiki un film d'Hisayasu Satô (réédition augmentée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Atsui Toiki un film d'Hisayasu Satô

 

Atsui Toiki, le film
 
 
Japon ,1998 durée 1h 02 mn
Réalisation: Hisayasu Satô
avec:  Yoshihisa Nemoto, Yuichi Araki et Yôji Tanaka. 
 
Atsui Toiki  est un film que l'on pourrait ranger dans  le genre horreur, à la lecture de son pitch: d'un jeune gay homme qui devient progressivement un tueur en série et surtout en découvrant le nom de son réalisateur, Hisayasu Satô, célèbre pour un film, lui vraiment d'horreur Ranpo jigoku (2005). Alors qu'Atsui Toiki est en fait un film érotique dont les morceaux de bravoure sont les scènes d'amour filmées d'une manière très explicite à la fois crue et esthétisante. La beauté des images des scènes de coit ne va pas sans violence. Les rapports sexuels sont filmés comme des scènes de crime tandis que le cinéaste utilise l'éllipse pour les séquence de meurtre.
Le héros d'Atsui Toiki est un garçon qui vit avec sa sœur, qui a un petit ami qui est un masochiste et aime recevoir des coups et des mauvais traitements. Pour compliquer encore les choses, un peintre gay obsédé par le garçon lui demande de poser pour lui. Peu à peu, le héros va entrer dans un état de psychose, qui va le conduire à vouloir tuer des gens autour de lui. Le carnage a commence et personne ne peut échapper au garçon... Il est dommage que la durée du film soit trop courte, c'est un moyen métrage, pour développer suffisamment les rapports complexes entre les personnages. Le jeu des acteurs selon les critères japonais, qui ne sont pas tout à fait ceux du cinéma occidental est excellent et l'image de toute beauté même si l'on peut regretter une légère sous-exposition générale.
 
Atsui Toiki, 6
 
 
Atsui Toiki 5
 
 
 
Atsui Toiki, 2
 
 
Atsui Toiki, 3
 
 
Atsui Toiki, 4
 
 
Atsui Toiki 1
 
Bande-annonce
 
 
Voir le film en ligne ICI
ou en cliquant sur la flêche en bas et à gauche de l'écran ci-dessous


 
 
Atsui Toiki un film d'Hisayasu Satô
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Atsui Toiki un film d'Hisayasu Satô
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