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403 articles avec cinema gay

Gabriel, un court-métrage de Benjamin Chimoy

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Gabriel, un court-métrage de Benjamin Chimoy
Gabriel, un court-métrage de Benjamin Chimoy

Réalisation: Benjamin Chimoy


avec Diego Caballero (Gabriel jeune), Jakob Renger (Gabriel adulte), Florian Anderer (Lars).

 

Aujourd'hui Gabriel a 32 ans. Cet espagnol vit en Allemagne avec son petit ami Lars, loin de sa famille conservatrice. Maintes et maintes fois, il se souvient de son enfance dans ses songes; en particulier de son coming-out accidentel, lorsque sa mère a découvert les dessins d'hommes nus qu'il faisait et qu'il cachait dans sa chambre.

Une émouvante évocation de ce coming-out et de l'indifférence d'une mère au talent de son fils...

 

Gabriel, un court-métrage de Benjamin Chimoy
Gabriel, un court-métrage de Benjamin Chimoy

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Moonlight, un film de Barry Jenkins

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Moonlight, un film de Barry Jenkins
Moonlight, un film de Barry Jenkins

Moonlight est le film le plus baldwinien jamais tourné; que cette histoire se déroule en grande partie à Miami et non à New-York ne change pas grand chose. Le grand écrivain James Baldwin aurait pu écrire le roman de la vie de Shiron, un garçon noir du ghetto qui doit faire face à son homosexualité dans une société violente, sexiste et machiste. Nous entrons de plain pied dans la vie de Shiron et cela en trois époques. Nous faisons sa connaissance alors qu'il a une dizaine d'années (Alex R. Hibbert) dans les années 80 et qu'il est le souffre douleur de ses camarades. Il ne reçoit guère de réconfort de la part de sa mère (Naomie Harris) droguée et prostituée occasionnelle. Comme dans beaucoup des familles de ce ghetto de la banlieue de Miami, il n'y a pas de père. Il en trouvera un de substitution en la personne de Juan, le principal dealer du quartier. Même les dealers peuvent avoir du coeur à Miami... Ce personnage est défendu par un acteur formidable, il le sont tous dans le film, Mahershala Ali que l'on avait déjà remarqué dans un rôle complètement différent, celui d'un haut fonctionnaire et lobbyste dans "House of cards". Dans ce premier volet on voit Chiron amorcer son amitié avec Kevin (Jaden Piner). Rien alors nous dit que cette relation sera la colonne vertébrale du scénario... 

Moonlight, un film de Barry Jenkins
Moonlight, un film de Barry Jenkins

Nous retrouvons le garçon 6, 7 ans plus tard (Trevante Rhodes). Sa situation familiale s'est encore dégradée. Le crack a ébranlé la raison de sa mère. Juan a disparu. Shiron est toujours en butte à l'hostilité de ses camarades. Cette haine va faire basculer le doux et mutique Chiron dans la violence.

Dix ans ont passé. Le frêle adolescent s'est transformé en caid de la drogue à la musculature impressionnante (Ashton Sanders) et assumant la totale panoplie de son bizness. Mais la fin, pleine d'espoir nous montrera que la mue n'était que superficielle.  

Moonlight, un film de Barry Jenkins
Moonlight, un film de Barry Jenkins

Le réalisateur, Barry Jenkins, dont ce n'est que le deuxième film (après Medicine for melancholy), a su rendre émouvant le parcours, somme toute tristement banale, de ce garçon; d'abord grâce à son choix de comédiens exceptionnels ensuite par la modestie de sa réalisation qui demandera tout de même pour les espérés films suivants à s'affiner un poil; Le poil justement le chef op a parfois oublié de le faire ce qui donne des flous génants. Il arrive aussi que les mouvements de caméra soit hésitants et l'on constate un léger abus de champ - contre champ. Mais cela reste des défauts mineurs et amendables qui ne pèsent pas lourd devant la rigueur du scénario et la justesse des dialogues.

Le changement de comédien à chaque étape de la vie de Chiron est fait avec beaucoup d'habileté et reste très crédible.

Il est intéressant de noter que les noirs de cette banlieue de Miami ne sont pas des noirs des Etats-Unis mais des caribéens venus principalement de Cuba pour travailler à Miami lorsque la ville s'agrandissait. Mais avec le temps le travail, notamment dans la construction a beaucoup diminué, réduisant cette population au chômage. Le crack faisant le reste pour détruire cette communauté...

Moolight est un "black movie" pur et dur, ce que certains critiques américains ont reproché au film. Le réalisateur a répondu à ces critiques: << Il n’y avait aucun Blanc dans mon école, ni dans ma vie. Si j’avais créé des personnages blancs pour une question de représentation, ça n’aurait eu aucun sens… Ce n’était pas une intention, mais tout simplement le respect du monde du personnage.>>.

Barry Jenkins a tiré le scénario de son film d'une pièce de théâtre, ce qui est difficile à imaginer, de Tarrell Alvin Mc Carrey intitulée "Sous la lune les garçons noir ont l'air bleu.  

L'injonction salutaire de Moonlight est décides qui tu es. La dernière séquence fait penser que Chiron est sur le bon chemin de son accomplissement.

 

Bande annonce: 

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VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE), un film d'Andrzej Wajda (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE)

 

VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE)
VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE)
VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE)

 


Fiche technique :

 
Avec John Fordyce, Ferdy Mayne, Matthieu Carrière, Lionel Stander, Pauline Challoner, Denis Gilmore, Jenny Agutter et les enfants de l’école primaire Savo Pejanovic de Titograd.

 

Réalisateur : Andrzej Wajda. Scenario : Jerzy Andrezewski & Donald Kravanth. Images : Meczyslaw Jahod. Son : Pierre Pamier & Kevin Connor. Directeur artistique : Miomir Denic. Musique : Waro Swingle.


Pologne- Grande Bretagne, 1967, Durée 78 mn. 

 
Résumé :

 
En 1212, un jeune berger, Jacques de Cloys (John Fordyce, d’une beauté et d’une blondeur à damner un saint. Né en 1950, il n’aurait tourné que ce film) au charisme indéniable, prêche une nouvelle croisade sur la foi d’une vision qu’il prétend avoir eue. Il décide que, là où les croisades précédentes ont échoué, une autre menée avec l’innocence et la pureté des enfants réussirait. Des milliers d’enfants et d’adolescents quittent leurs villages en entendant l’appel de Jacques et partent pour libérer le tombeau du Christ du joug des infidèles. Un moine franciscain, ancien chevalier croisé (Lionel Stander), est chargé de la direction spirituelle des enfants qu’il entend en confession le long de la route. Le monologue du moine alterne avec les confessions des enfants qui lui apprennent que la vraie nature de leur enthousiasme est homosexuelle. Très vite, il lui sera aussi révélé que l’inspiration de Jacques vient d’un homme dont il a été amoureux, le comte Ludovic (Ferdy Mayne, 1916-1998, un pilier de la Hammer qui a tourné une multitude de films tant pour le cinéma que pour la télévision), un seigneur homosexuel qui a abusé de la naïveté de Jacques. En fait, si les enfants suivent Jacques, c’est plus pour des raisons amoureuses que religieuses. Ils prennent au pied de la lettre la fameuse phrase : « Aimez-vous les uns les autres ». Bientôt le comte Ludovic est très épris d’Alexis (Matthieu Carrière), l’un des adolescents de la croisade, qu’il a recueilli et dont il a fait son fils et son amant... Le moine tente désespérément d’arrêter la marche des enfants. En vain, c’est la mort et l’esclavage qui les attendent.

 


L’avis critique

 
Le film est l’adaptation assez fidèle du roman de Jerzy Andrezewski, Les Portes du paradis,paru en France en 1961 aux éditions Gallimard. Jerzy Andrezewski qui a participé à l’adaptation de son livre, est un écrivain catholique homosexuel qui s’est rallié au régime communiste, puis est passé à la dissidence après l’intervention des troupes du Pacte de Varsovie à Prague, en août 1968. Il devient un ardent défenseur des droits de l’homme. Le roman est inspiré de faits historiques, c’est d’ailleurs plus un poème d’une centaine de pages qu’un roman.
À l’image du roman, le film est d’un seul mouvement, la marche des jeunes croisés vers Jérusalem. De longs et incessants travellings décrivent et accompagnent la marche des enfants. L’utilisation systématique de ces travellings en plan large, où le blanc domine dans un Technicolor souvent surexposé, procure une sorte d’hypnose dont le spectateur est périodiquement sorti par des gros plans sur de sublimes visages. Le montage fait alterner la foule, un peu chiche tout de même pour figurer cette levée en masse de la jeunesse d’occident, en plan très large et quelques groupes en plan moyen qui ainsi, s’en distinguent. Quatre adolescents s’en détachent. Chacun racontera son histoire par le truchement de la confession au moine qui accompagne la croisade, pas toujours joué dans la finesse par Lionel Stander, vieux routier des plateaux américains. Ces confessions rendent le film très bavard et paradoxalement assez théâtral alors qu’il est tourné presque exclusivement en extérieur. Quatre récits traités en plan-séquence, coupés et illustrés à l’aide de retours en arrière qui ne parviennent néanmoins pas à rompre complètement la monotonie du film ; il faut d’ailleurs attendre la trentième minute pour que ceux-ci arrivent. Si le décor est superbe, une vaste plaine rocailleuse bordée de montagnes violines, le réalisateur n’en change pratiquement pas, d’où l’impression que nos croisés font du surplace un peu à la manière des deux zigotos (Jean Rochefort et Bernard Fresson) du film très recommandable de Fabio Carpi, Les Chiens de Jérusalem, qui avaient décidé qu’il était tout aussi profitable pour leur âme de faire le tour de leur château pendant un an plutôt que d’entreprendre le voyage fort périlleux vers la terre sainte. Pourtant, habilement, Wajda varie les optiques avec une prédilection pour les longues focales qui isolent les protagonistes lors de leurs dialogues, réduisant les figurants à des silhouettes floues. Des recoupements d’images permettent aux récits successifs de s’emboîter sans pour autant se recouvrir. Et finalement, sur le plan de l’espace comme sur celui du temps, de s’assembler, de se souder comme les élément d’un puzzle.
Wajda a cherché des équivalences au texte poétique, d’une part en entrelaçant le présent de la croisade avec les souvenirs des jeunes garçons, ces séquences sont plus poétiques que narratives ; d’autre part en balayant la pérégrination des adolescents par ces longs et lents travellings, images très picturales proches de celles que faisaient à la même époque Miklos Jancso dans Rouges et blancs (DVD édité par Clavis) par exemple. Beauté des adolescents, beauté aussi de leurs vêtements conçus sans le moindre souci historique, des hardes qui ne sont pas vraiment des loques, mais plutôt des costumes assez simplifiés comme des costumes de théâtre avec le souci qu’ils soient signifiants, dans des tons clairs et lumineux pour les jeunes, sombres pour les adultes.

 

(c)  Renata Pajchel

La mine des deux garçons tenant les rôles principaux convoque immanquablement l’iconographie adolescente tant ils sont proches des modèles de prédilection de deux des plus grands dessinateurs friands du sujet. Avec son cou flexueux et son corps à la fois gracile et noueux, Matthieu est un pur Mac Avoy. Tandis que John Fordyce avec son visage à l’ovale parfait et sa frange blonde semble tout droit sorti d’un Signe de piste illustré par Pierre Joubert qui a d'ailleurs illustré un roman pour la jeunesse, "La neuvième croisade" sur ce thème.
 
 
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La lente progression des garçons se fait dans un paysage de rocailles à la blancheur crayeuse. À l’opposé du dépouillement de ce décor Wajda, soudain, nous propose un monument de « kitcherie » homo avec le château du comte et sa piscine aux paons dans laquelle s’ébattent les adolescents !
Le film, loin de tout naturalisme, s’apparente au conte… un conte noir qui rappelle celui dans lequel les enfants de la cité de Hamelin sont entraînés dans la mort par le pipeau du chasseur de rat.

 
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La vraie question qui se pose à la vision de ce film est : quelle a été l’idée directrice qui a présidé à la réalisation de La Croisade maudite ? À cette question, qui devrait être celle que l’on se pose après avoir vu chaque film, on est bien en mal d’y répondre tant le film peut être interprété de façons contradictoires : l’innocence d’enfants et adolescents crédules et naïfs, trop aisément manipulés ; mais aussi leur cruauté naturelle, leur homosexualité comme perversion et péché ou comme une tendance profonde les portant à se dépasser ? L’absurdité de leur aventure mais aussi la force d’une passion et d’un amour qui bousculent le rationnel et les conduisent à la transcendance, au mysticisme ? On peut aussi lire le film comme une charge contre toutes croyances en quelque chose de supérieur à l’animal humain. N’oublions pas que Wajda œuvre dans la Pologne marxiste. Partant d’un fait historique qui confine à la légende, il peut nous montrer que l’homme est une créature infiniment complexe qui ne saurait sublimer totalement ses pulsions les plus instinctives et que la foi mystique qui peut dicter ses actions, en apparence les plus désincarnées et les plus pures, ne lui vient pas de la part de divin qu’il recèlerait mais au contraire de ce qu’il y a de plus fragile et de plus charnel dans sa nature. L’innocence que certains veulent voir dans l’enfance, appelée à vaincre les forces du mal, n’existe pas. Ce n’est pas l’appel de Dieu qui se fait entendre des enfants, c’est bien plus prosaïquement celui de leur dieu. Et ce dieu est un des leurs. Un garçon blond sorti d’un livre d’images dont le charme physique exerce sur eux un attrait irrépressible. Les motivations de leur guerre sainte ne sont pas plus divines que celles, colonisatrices, de leurs aînés. Tout un peuple de chérubins se met en marche à l’appel d’un dieu de chair qui ne sait pas mieux que lui résister aux tentations et qui s’est laissé soumettre par l’amour d’un homme.
Si il n’y a pas – semble-t-il – de morale claire à ce film, on peut tout de même discerner que le souci principal de Wajda a été de gratter les apparences pour découvrir l’essentiel.
La métaphore politique est elle aussi fort ambiguë : critique de toute foi aveugle, du stalinisme (?), de la soumission à la parole d’un maître, d’un chef ? Comme est ambiguë cette phrase dite au début puis à la fin du film : « Ce ne sont pas les mensonges mais la vérité qui tue l’espoir. »
L’attirance qu’exerce Jacques sur les êtres de tout sexe met au premier plan l’histoire d’amour entre Ludovic et Alexi. Wajda n’a pas tergiversé sur l’homo érotisme du film qui s’ouvre par une scène où l’on voit un homme dévêtu par d’autres hommes habillés de robes ! Le cinéaste réitérera l’exercice en faisant commencer Danton de la même façon.

 
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Historiquement, les croisades des enfants se constituent de deux cortèges qui partent, dans l’euphorie des croisades, indépendamment l’un de l’autre, de l’Allemagne et de la France. Elles se situent entre la quatrième et la cinquième croisade, dans l’année 1212. Elles ne sont pas en réalité constituées que d’enfants mais d’« enfants de dieu », principalement des paysans pauvres. Elles ne sont pas couronnées de succès : l’une échoue dans les villes d’Italie et l’autre à Marseille. Ce site fait le point sur la question.
La Légende de la Croisade des enfants, est relatée dans le petit livre de Marcel Schwob, La Croisade des enfants (1896). Mais le plus beau roman sur les croisades, La Joie des pauvres (éditions Gallimard) est signé Zoé Oldenbourg.
Pour en revenir au cinéma, Serge Moati en 1988 a consacré un téléfilm beaucoup plus sage que La Croisade maudite à la croisade des enfants.
Si la lecture des génériques, qui ont tendance à devenir de plus en plus pléthoriques, est fastidieuse, elle révèle parfois de savoureuses surprises. Ainsi dans celui de La Croisade maudite, nous découvrons le nom de Pierre Kalfon en tant que coproducteur. Cette présence explique peut-être la scène particulièrement gratinée de fouettage sado-masochiste d’Alexis par le comte. Scène qui n’est pas sans en rappeler une d’un film réalisé par ce même Pierre Kalfon, La Cravache, dans laquelle on voit un père cravacher avec un plaisir non dissimulé le fessier très tentant de son grand fils.

 
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La Croisade maudite fit scandale en Pologne où il fut critiqué tant par le pouvoir marxiste que par l’Église et où il n’eut qu’une brève carrière. Il ne sortit qu’en catimini dans le reste du monde alors que c’est un film européen « type » : production britannique, réalisateur polonais, tournage des extérieurs en Yougoslavie (aux alentours de Titograd), acteurs anglais et allemands, figuration yougoslave. En 1972, le réalisateur battait déjà sa coulpe : « J’ai suivi le script trop aveuglément. Je pensais que l’amoralité de la liaison entre le jeune homme et le comte pouvait être l’écho retentissant du drame véritable. J’avais tort. En même temps, ce que j’avais cherché dans le sujet, la cruauté de l’image des enfants tentant d’accomplir la tâche des adultes en rétablissant l’ordre dans le monde, n’est pas apparu dans le film. Les enjeux moraux y sont à peine évoqués... J’ai eu de la chance de faire un film sur la contestation avant la lettre, sur des événements qui, peu après l’achèvement de La Croisade maudite allaient occuper le devant de la scène. » par un plan d’un jeune garçon nu faisant sa toilette dans un baquet, une scène qui ne semble pourtant pas indispensable à la progression dramatique du film.
Aujourd’hui Wajda, devenu beaucoup plus consensuel, récuse le film et ne le fait pas figurer dans les rétrospectives qui lui sont consacrées. Il est devenu très difficilement visible.

 
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Pour plus d’informations, le témoignage du réalisateur :
« It was my idea to make the children's crusade the subject of my next film, based upon Jerzy Andrzejewski's story. When I shared this project with Andrzejewski, he responded with his usual enthusiasm. It took us months, however, to produce the first scenes from which the plot of the future film would emerge:
The rejection of the project by Polish Cinematography Committeee meant that the delicate, poetic substance of Gates of Paradise would be exposed to the brutal realities of international film coproduction. The dialogues were translated into English and I have never learnt whether the translations conveyed anything beyond the bare message. Young actors were summoned, with Mathieu Carri(e)re as the only veteran (of Schlöndorff's wonderful film Die Verwirrungen des Zöglings Törless). Two male roles were given to actors I knew from films by Polanski who was trying to help me with the difficult casting. Finally we decided on Yugoslavia as our location. The film was so dominated by the rocky mountain landscape that the crusade seemed to be standing immobile on the screen, rather than marching on for weeks on end.
I felt trapped and confined.
Gates of Paradise, which had inspired me with such high hopes for so many years, might have been the dream film of my life. Today, as I look at the photographs of the boys' faces, so beautiful and clear, or leaf through the sketches done on odd bits of paper and featuring Blanka's windblown hair enveloping Alexis' head or two boys, dressed up as angels, carrying a third one, whose wings are broken; or when I recall the breathtaking beauty of the Yugoslav landscape, now in ruin and decay, I really cannot say why I failed to show all this on the screen. The only answer I have is that I had trusted my most intimate dreams to a group of chance people - producers, actors, technicians - who reduced them down to match their own tastes and sensibilities, leaving me absolutely helpless. »
Andrzej Wajda
Version originale avec sous-titres anglais.
 
VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE), un film d'Andrzej Wajda (réédition complétée)
ci-dessus double page consacrée au film dans "Films and filming"

ci-dessus double page consacrée au film dans "Films and filming"

Commentaires lors de la première parution du billet

sirius21/08/2016 16:51

Ce film, dont j'ignorais l'existence dans la filmographie de Wajda, est ancien, car présenté au festival de Berlin 1968 et donc probablement tourné en 1967 (avant le Printemps de Prague)..

 

lesdiagonalesdutemps21/08/2016 16:56

Il est surtout désavoué par le cinéaste qui interdit de le faire figurer dans ses rétrospectives. Il y a une quinzaine d'années, il ne voulait pas non plus qu'il soit édité en DVD.

 
 

Bruno21/08/2016 14:35

Merci pour ce beau rappel. Et dire que j'ai vu ce film, dans une petite salle du Quartier latin, il faudrait vraiment que je dépouille...mes carnets. Je me souviens du comte...

 

lesdiagonalesdutemps21/08/2016 20:42

C'est amusant que vous me parliez de la Cravache que j'ai vu en salle lors de sa sortie. Lorsque j'avais ma maison d'édition j'ai rencontré Kalfon pour lui proposer d'éditer son film en DVD. Film extrêmement confidentiel. Kalfon m'a reçu très aimable; derrière lui il y avait le master du film. Je lui ai fait un chèque de 10000 F (c'était avant l'euro), chiffre plus qu'honnête en regard de la faible notoriété du film, il n'avait qu'à prendre la cassette me la tendre et empocher le chèque mais il m'a dit que cela ne changerait rien à ses dettes et que ça ne l'intéressait pas je suis sorti furieux et personne n'a plus vu son film. Ce qui me parait absolument stupide.

 
 

sirius21/08/2016 17:55

Curieusement les films de Wajda sont mal distribués en DVD. Je n'arrive pas à trouver "Le chef d'orchestre".
Pour en revenir à un coproducteur du film "la croisade maudite" , Pierre Kalfon, je ne sais pas si son film "la cravache" a finalement pu être distribué. Je l'avais vu en avant-première en présence du réalisateur lors de séances spéciales au cinéma le Studio 28..Je me souviens, lors de cette présentation, qu'il disait que la Commission de censure voulait l'obliger à couper une scène de baiser entre deux garçons.

 
 

lesdiagonalesdutemps21/08/2016 17:18

Je n'en doutais je corrige.

 
 

Bruno21/08/2016 17:14

Une minuscule petite coquille au niveau de la "fiche technique" ? (2007 ?), juste pour montrer que je lis les billets, de surcroit... ;-)

 
 

lesdiagonalesdutemps21/08/2016 16:54

Vous avez eu de la chance car ce film est sorti en catimini en France. Il a été rapidement désavoué par Wajda si bien qu'il ne figure pas dans les rétrospectives du cinéaste. Hors la toile il est assez difficile à voir.

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Zucht un court métrage de Margien Rogaar

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Zucht un court métrage de Margien Rogaar
Zucht un court métrage de Margien Rogaar

Un court métrage romantique dans lequel une jeune fille demande à un joli garçon timide de l'accompagner à la plage; mais elle amène un garçon plus âgé qui ne laisse pas indifférent notre jeune timide...

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Baisers cachés, un film de Didier Bivel

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Baisers cachés, un film de Didier Bivel
Baisers cachés, un film de Didier Bivel
Baisers cachés, un film de Didier Bivel

 

France, 2015, 90 mn

 

Réalisation: Didier Bivel, scénario: Jérôme Larcher

 

avec Patrick Timsit, Bruno Putzulu, Barbara Schulz, Béranger Anceaux, Jules Houplain, Lukas Quinn, Catherine Jacob

 

 

Résumé

 

Nouveau venu au lycée, Nathan (Béranger Anceaux), 16 ans, vit seul avec son père policier, Stéphane (Patrick Timsit). Leurs rapports sont complices. Nathan est invité à une soirée où il flashe sur un garçon de sa classe. Ils se retrouvent à l’abri des regards et s’embrassent.

Mais quelqu’un les a observé en cachette et publie la photo de leur baiser sur facebook : la rumeur se répand sur le net et provoque le scandale au lycée et dans les familles. Stéphane découvre l’homosexualité de son fils. Il est choqué et se détourne de Nathan. 

Au lycée, les élèves harcèlent Nathan et s’interrogent sur l’identité de l’autre garçon. Nathan, amoureux, refuse de révéler l’identité de son amoureux et fait front contre les moqueries et la violence. Pourra-t-il compter sur son père ? Et sur celui qu’il aime?

 

L'avis critique

 

Quinze ans après « Juste une question d'amour », contemporain d' « Avoir dix-sept ans » de Téchiné avec « Baisers cachés », le titre est probablement un clin d'oeil au « Baiser volé » de Truffaut, Didier Bivel, à travers le cas de Nathan livre un film dossier sur l'homosexualité au lycée. Ce qui a changer depuis quinze ans ce n'est pas tant le rejet ou l'acceptation de l'homosexualité par les lycéens que les lycéens eux mêmes, en cela le casting des jeunes est impeccable, les non blancs sont majoritaires dans la classe de Nathan sans pour cela que cela semble influé sur leur sentiments vis à vis de leur camarade. Mais ce qui s'est considérablement modifié c'est l'environnement des adolescents dans lequel les réseaux sociaux ont pris une place prépondérante. Ce n'est pas vraiment l'homosexualité de Nathan qui intéresse ses camarade mais l'identité du garçon qu'il a embrassé qui les préoccupe. Ce qu'il reproche à Nathan c'est plus de ne pas assouvir leur curiosité en refusant de donner le nom de son partenaire que son homosexualité. Il y a beaucoup plus chez eux une soif maladive de curiosité qu'un quelconque jugement moral ou sociétal. On voit qu'ils ne se situent pas sur les mêmes plans que les adultes qui en sont restés à des comportements classiques de rejet ou d'acceptation de l'homosexualité. C'est avec habileté que cette histoire nous montre divers attitudes envers l'homosexualité: Un ado l'assume, l’autre pas. Un parent l’accepte, l’autre pas.

Ce qui ressort pour moi en premier dans ce film c'est la mise en évidence de la mort du privé. Les jardins secrets sont piétinés par tous, avec l'assentiment inconscient de tous.

Les scènes de lycées devraient être une découverte pour les gens de ma génération qui sont éloignés du macrocosme de l'éducation. Elles sont une parfaite illustration de la faillite de l'Education Nationale au moment où les évaluations des performances en matière d'éducation placent la France dans les derniers rangs des pays développés. Il est temps dans ce milieu comme ailleurs de restaurer de la verticalité, de remettre le maitre sur l'estrade. « Baisers cachés » montre les errements où nous ont conduit dans ce domaine l'horizontalité qui devait favoriser l'ouverture vers l'autre et qui n'a nourri que l'obscurantisme...

Le film est une suite de scènes fortes qui devraient remuer les souvenirs, pas forcément bons, de beaucoup de spectateur.s Ce sont souvent des confrontations à deux dans lesquels les dialogues sonnent toujours juste.

Sans doute pour que son film ne fasse pas trop « dossier de l'écran » le scénariste a doté Nathan d'un contexte familial un peu exceptionnel: Il vit seul avec son père, ce qui n'est pas si courant. A contrario, il n'a pas situé géographiquement son film. Où sommes nous? Le spectateur ne le saura pas. On est quelque part en France, ce qui laisse penser que les réactions des uns et des autres sont partout identiques sur le territoire, ce qui est loin d'être prouvé. De plus le cinéaste se prive ainsi d'images fortes que tout lieu identifié permet si le chef-op. a un tant soit peu de talent... Ce qu'a très bien compris Téchiné dans « Quand on a dix sept ans », autre film auquel il est difficile de ne pas penser quand on voit « Baisers cachés ».

Si les romanciers savent l'importance d'un bon incipit, Proust et Gaston Leroux le savaient mieux que personne, pour ferrer d'emblée le lecteur, les cinéaste n'ont pas semble-t-il le désir de vouloir commencer par une scène forte pour accrocher immédiatement le spectateur; ce n'était pas primordial en effet lorsque les films étaient exclusivement, puis principalement diffusés en salle. Il en va tout autrement puisque c'est surtout sur une télévision qu'on les découvre aujourd'hui; télévision sur laquelle on peut quitter le film si celui-ci dès sa première scène ne parvient pas à susciter notre curiosité. Didier Bivel ne semble pas connaître ce nouvel impératif puisqu'il entame « Baiser cachées » avec la scène la plus faible de son film et une des seules mal jouées!

Timsit domine le casting. Il se glisse parfaitement dans l’uniforme de Stéphane, un flic qui élève seul son fils depuis la mort de sa femme. Stéphane est fier de la complicité qu'il entretient avec Nathan, jusqu’au jour où il est confronté à la photo où il le voit embrasser un autre garçon. Les deux amoureux Béranger Anceaux et Jules Houplain sont très bien, un brun, un blond, deux bons acteur Les acteurs sont presque tous à l'unisson de la prestation de Timsit et c'est avec un grand plaisir que l'on retrouve Catherine Jacob, une actrice que l'on voit bien trop rarement à mon goût. Il est dommage que son rôle d'une professeur de math lesbienne ne soit pas plus exploité comme n'est pas plus développé celui de Lukas Quinn, très convaincant en professeur d'anglais. C'est d'ailleurs le défaut majeur du film qui parle juste mais a un peu de mal à faire vivre autant de personnages dans autant de situations dans son format de 90 mn. Heureusement pour le film, il suffit à ces comédiens de talent que de quelques répliques pour imposer leur personnage.

Si l'on peut saluer le relatif courage de traiter de l'homosexualité chez les adolescents pour un film principalement destiné à la télévision, il est tout de même bon de comparer cette audace avec celle d'une série comme « Skin » qui voilà presque dix ans, sur la télévision britannique, la documentait avec une autre force le même thème (entre autres). De même qu'il n'est pas inutile de regarder vers d'autre média comme la bande-dessinée avec « Skins party » de Timothé Le Boucher, album dans lequel une photo révélant l'homosexualité de deux ados est au centre de l'intrigue, mais c'est mis en scène d'une manière beaucoup moins plan plan que ce film.

Baisers cachés a obtenu le Prix de la critique lors du 18e Festival des créations télévisuelles de Luchon.

Baisers cachés est un film ambitieux et émouvant qui n'a pas tout à fait les moyens de son ambition mais offre l'occasion de réfléchir sur bien des sujets et pas seulement la découverte de son homosexualité chez un adolescent.   

 

Bisous cachés, le film
 
 
 
 
Bisous cachés 5
 
 
 
cachés, 1 Bisous
 
 
 
Bisous cachés, 4
 
 
 
Bisous cachés, 2
 
 
 
cachés, 3 Bisous
 
 
 
Bisous cachés, 6
 
 
Bande annonce
 
 
Pour voir le film cliquer sur l'écran ci-dessous
 
 
 
 
Baisers cachés, un film de Didier Bivel
Baisers cachés, un film de Didier Bivel

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Utopies, un court-métrage de Manfred Rott

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Utopies, un court-métrage de Manfred Rott
Utopies, un court-métrage de Manfred Rott
Utopies, un court-métrage de Manfred Rott
Utopies, un court-métrage de Manfred Rott
Utopies, un court-métrage de Manfred Rott
Utopies, un court-métrage de Manfred Rott

France | 2011 | 21’

RéalisationManfred Rott, InterprétationPierre Elliott, Romain Poli, ScénarioManfred Rott, Jamal Belmahi, ImageSenda Bonnet, Nicolas Desmont, MusiqueDeborah Dourneau, Lowell Johnson, ProductionFilmo, Olivier Chantriaux
 

 

 

Thomas rencontre Julien. Ils parcourent les cités de la banlieue parisienne. L'utopie d'un amour émerge, aussi éphémère que l'avenir d'une époque révolue.

Très beau court-métrage qui sous le prétexte d'une aventure sexuelle entre deux jolis garçons, issus de milieux sociaux différents, que rien pourtant ne semblent rapprocher, sinon l'envie réciproque du corps de l'autre, nous fait visiter les utopies architecturales de la banlieue parisienne. Le film est tourné en noir et blanc et offre de très belles images d'architectures. Ce n'est pas forcément un défaut cinématographiquement parlant, mais la promenade architecturale que les deux garçons font en vélo est infaisable aussi rapidement car elle ferait une solide étape du tour de France...

 

Pour voir le film:

Le trailer: https://vimeo.com/19167867

Le film: https://vimeo.com/22334066

 

 

Utopies (Utopia) (2012)

Publié dans cinéma gay

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Flamingo pride, un court-métrage d'animation de Tomer Eshed

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Un flamant hétérosexuel (non les flamants roses ne sont pas tous gay) essaye de trouver l'amour, mais quand tous les flamants roses autour de vous sont homosexuels, ce n'est pas facile...

 

 

 

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The summer house, un film de Curtis Burz

Publié le par lesdiagonalesdutemps

The summer house, un film de Curtis  Burz
The summer house, un film de Curtis  Burz

Réalisation, scénario, montage: Curtis Burz

Allemagne, 2014, 1h 40

Avec: Sten Jacobs (Markus, le père), Anna Altmann ( la mère), Jaspar Fuld (Johannes), Nina Splettstößer (Elisabeth Larsen, fille), Stephan Burgi, Natascha Zimmermann, Felix Witzlau 

The summer house, un film de Curtis  Burz

The summer house, le titre original est "Das Sommerhaus" est un film gay allemand à propos d' une famille, les Larsens qui vit à la périphérie de Berlin. Le couple est marié depuis douze ans et a une fille, Elisabeth âgé de onze ans. Markus est architecte et la famille ne manque de rien. Mais Markus a une double vie. Il est gay  et aime les enfants. Markus saisit toutes les occasions où sa femme ne les voit pas pour être avec des hommes. Sa fille et sa femme commencent à soupçonner que Markus les a trompé tout au long de leur vie, mais lorsque la fille ramène à la maison un ami de son âge nommé Johannes qui est également le fils de Christopher, associé en affaires avec Markus. Markus va essayer de séduire Johannes...

 
2014 Maison d'été

 

Summerhouse 1
 
 
 
Summer House, 6
 
 
 
Summer House, 4

 

 
Summerhouse, 3

Summer house est le quatrième film du réalisateur Curtis Burz. Burz a fait beaucoup de chose sur son film, peut être un peu trop, l'introduction d'un suspense, n'était sans doute pas indispensable et il arrive trop tard dans le film si bien que l'on commence à douter de la finalité du film qui jusque là était un subtil portrait d'une famille en crise mais à ce tournant de la narration on sent le désir du cinéaste de choquer gratuitement comme le fait dans des ambiances voisines, un Larry Clark. D'autant que le spectateur a beaucoup de mal a entrer en empathie avec un des personnages étant donné qu'ils sont tous plus ou moins menteur et manipulateur.

L'image est belle et lumineuse quant à l'interprétation, elle est parfaite.

L'ironie ici est que Markus est à la fois un chasseur et le chassé car Johannes a imaginé un plan machiavélique qui va bouleverser la fille de Markus. Mais je ne peux en dire plus sans complètement spolier le scénario. Il me parait que les enfant sont un peu jeune pour que le stratagème soit crédible; ils devraient avoir trois ans de plus. 

"Summer house" est un portrait subtil du désir humain, de la désolation intérieure, de l'auto-déception et de la décadence morale. Un film se déplaçant lentement, mais inexorablement vers un cataclysme final. On voudrait détourner le regard, mais on n'y parvient pas.
On a avec Summer house à un film aussi froid que saisissant. Intensément inconfortable, mais incontestablement convaincant, THE SUMMER HOUSE nous fait entrer dans un psychothriller sinistre se faisant passer pour un drame familiale terriblement sombre.  C'est un film qui n'a besoin d'images gores pour être effrayant.

 
Summerhouse, 2
 
 
 
 
 
Summerhouse 5
 
Bande-annonce en VO

 

 

Voir et télécharger le film ICI
La maison d'été


Pour voir le film cliquez sur la flèche de l'écran ci dessous

 


 

TÉLÉCHARGER

 

The summer house, un film de Curtis  Burz
The summer house, un film de Curtis  Burz
The summer house, un film de Curtis  Burz
The summer house, un film de Curtis  Burz
The summer house, un film de Curtis  Burz
The summer house, un film de Curtis  Burz

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In the closet

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Dans le placard, le film
 
Court-métrage avec le célèbre acteur Brent Corrigan, surtout connu par les amateurs de porno. In the closet raconte l'histoire de deux jeunes gens qui se sont dragué pour avoir une nuit très sensuelle mais il y a, à ce spécial Haloween, une surprise à la fin.

 

 
 

 

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something Fishy, un court-métrage de Ben Young

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something Fishy, un court-métrage de Ben Young
something Fishy, un court-métrage de Ben Young

Australie, 2010, 11 mn

Réalisation: Ben Young

avec: Brad Albert (Nick), Jhi Clarke (Trev), Craig Mathieson (Williams), Jub Clerc, Leroy Parsons, Nikki Albert 

Nick et Trev sont les meilleurs amis du monde et toujours il font tout ensemble, même avoir des ennuis... Le fait que la couleur de leur peau soit différente - Nick est blanc alors que Trev est un aborigène, ne signifie rien pour les deux, jusqu'à ce qu'un jour leur bravade se termine très mal...

something Fishy, un court-métrage de Ben Young
something Fishy, un court-métrage de Ben Young

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