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226 articles avec bande-dessinee

Exposition Peyo à Artcurial

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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L'exposition Peyo, de son vrai nom  Pierre Culliford, chez Artcurial nous emmène au pays de l'enfance. Elle rappelle que les schroumpf dont les plus jeunes ignorent peut être l'origine sont dus au crayon de Peyo et qu'ils furent à leurs débuts des personnages épisodiques de la série Johan et Pirlouit et les héros de mini-récits. Les mini-récits étaient des suppléments que l'on trouvait dans les pages centrales du journal de Spirou. C'était des petits livres que le lecteur devait réaliser lui-même.

 

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L'exposition est très riche d'une centaine de planches et de dessins originaux tous soigneusement encadrés et présentés, malheureusement les grandes fenêtres du bel hôtel particulier où loge Arcturial cause des reflets parfois gênant pour admirer les émouvants, pour moi car Peyo fut un de ceux qui me firent aimer la bande dessinée, les dessins du père des schroumpf. Un des intérêts  de l'exposition est de nous montrer l'évolution des personnage. Un dessinateur, aussi talentueux soit il, ne trouve pas immédiatement le dessin définitif de ses héros. D'abord Pirlouit puis les schroumpf qui à leur naissance avaient le nez plus long.

 

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Johan et Pirlouit reste pour moi une de mes grandes joies de lecture de mon enfance. J'ai découvert lundi les originaux des couvertures et des planches des albums qui firent le bonheur de mes jeunes années.

 

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Peyo est aussi le créateur d'un personnage, Poussy que tous les amoureux des chats chérissent...

 

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Peyo a aussi créé la série Benoit Brisefer dont les décors étaient dessinés par Will

 

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Revenons pour terminer aux schroumpf et à leur bestiaire. J'aime particulièrement le gentil dragon Fafnir.

 

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Dans le monde de Peyo il n'y a pas que Poussy comme chat, il y a aussi Azrael le chat de Gargamel qui rêve de manger un schroumpf...

 

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Pierre Culliford dit Peyo

Artcurial - Paris VIIIe

Du 7 juillet 2011 au 30 août 2011.
Du lun au dim de 11h à 19h.

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Tezuka à Japan expo 2011

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Cette petite expo était émouvante pour tous les admirateur de Tezuka, le dieu du manga dont on pouvait voir quelques originaux. Espérons que ce sympathique essais donnera des idées à des commissaires, aux pouvoirs publics ou à des musées privés pour organiser la rétrospective que le génie de tezuka mérite.

 

Tezuka sur le blog

Ayako de Tezuka

 

Autre billet du blog consacré à Japan expo

cosplay à japan expo 2011

Bel archer à Japan expo


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Alix Enak, amitié érotique

Publié le par lesdiagonalesdutemps



L' excellent site d'Argoul (à retrouver dans ma liste de Blog à visiter), publie, ne barguignons pas, un chef d'oeuvre de l'analyse de la bande dessinée que je me permet de reprendre. Juste un petit désaccord avec ce remarquable texte, pour avoir connu Jacques Martin je ne crois pas qu'il se soit jamais "agacé de ce métèque maladroit" en tous cas pas dans ces termes. J'ajouterais aussi que pour "le Prince du Nil" l'Hadrien de Marguerite Yourcenar est passé par là pour reprendre une expression d'Argoul...  

Alix, Enak, deux garçons, deux amis. Deux amants ? C’est plus complexe qu’il n’y paraît. L’aîné protège et éduque le petit, qui le lui rend en fidélité et en présence. C’est le résultat de toute une histoire personnelle pour chacun d’eux. Éros n’est pas philia car l’affectif compte plus que le sexe à l’adolescence. Les deux orphelins Alix et Enak se construisent l’un par l’autre.

Esclave, Alix ne porte qu’un pagne bleu de travail. Ce n’est que lorsqu’Arbacès le rachète qu’il enfile une tunique rouge de citoyen et se chausse de sandales. Quels que soient les vêtements du haut, ce sont les sandales qui, dans les albums, distinguent le civilisé du sauvage ou la liberté de l’esclavage. Les pieds nus touchent le sol, trop proches de la nature ; les sandales sont l’intermédiaire technique qui permet d’aller sans se blesser, conquête de civilisation. Cheveux courts, visage imberbe, le port d’Alix est proprement militaire pour l’antiquité. Dans les derniers albums, il prend l’habitude de porter l’exomide grecque, costume de soldat qui laisse à nu la moitié droite du torse.

Le rouge est la couleur d’Alix, rayonnante, ardente, solaire. Couleur de feu, de sang, de vie, elle projette son éclat alentour et incite à l’action, avec l’enthousiasme de la jeunesse. Les Chrétiens feront du rouge la couleur du diable, des maisons closes et de l’interdit. Arracher sa tunique rouge, comme le font les ennemis d’Alix à maintes reprises, c’est lui arracher sa puissance solaire de citoyen civilisé. Ainsi fera le gladiateur au trident, dans l’arène des ‘Légions perdues’, dans une parodie de viol. Peut-être faut-il y voir une clé de l’éros d’Alix.

Les bourgeois bien-pensants préfèrent de loin les amitiés particulières d’adolescents pensionnaires (qui préparent de solides réseaux sociaux) aux turpitudes avec les filles (qui risquent d’entamer le patrimoine, de dévaluer la marchandise et d’entacher la réputation). Avant 1968, les femmes étaient même interdites de dessin par contrat dans les bandes dessinées destinées à la jeunesse !

Mais il y a évolution au cours des albums. Alix crie « ne me touche pas ! » à la reine Adréa qui veut l’étreindre en 1967 (‘Le dernier Spartiate).

Mais en 1974, Alix est prêt à succomber avec Saïs (‘Le prince du Nil’), plus encore en 1977 avec Samthô (‘Le spectre de Carthage’).

Il est même prêt à ramener une femme chez lui à Rome en 1978 avec Malua (‘Les proies du volcan’). Enak dissuade Alix de partager son amour, mais 1968 est bien passé par là.

On voit une première fille les seins nus dans un album d’Alix p.42 des ‘Proies du volcan’ ! Alix sera manifestement dépucelé en 1996 par rien moins que Cléopâtre (‘Ô Alexandrie’) durant un bain à deux, tandis qu’Enak est envoyé à côté…

La tunique d’Enak est bleue… quand il en porte une. Son extrême jeunesse supporte mal le vêtement et il aime aller torse nu comme tous les prime adolescents. Son teint lui aurait permis de porter du rouge alors que le bleu va mieux aux blonds. Mais c’eût été au détriment de la symbolique. Le bleu est la plus profonde des couleurs. Le bleu de la nature n’est que vide accumulé : celui de l’air, celui de l’eau. Il symbolise la pureté mais aussi le vide de l’infini. Dans l’héraldique, l’azur est femelle, bleu marial. Enak est la part féminine du couple de garçons, avec ses valeurs définies : émotivité, faiblesse, tendresse, mélancolie, fidélité, bon sens terre à terre. Il a froid, il a faim, il se fatigue, tombe, tremble de fièvre, s’évanouit. Il retient Alix vers l’enfance, alors que le jeune homme mûrit. Cette tension parle aux jeunes lecteurs : ils sont dans le même cas.

Alix rencontre Enak dès le second album. C’est un Égyptien d’une dizaine d’années, aux longs cheveux noirs et à la peau caramel. Il apparaît en pagne bleu comme Alix jeune, assis pleurant sur les marches d’un escalier de la vieille ville (p.20 du ‘Sphinx d’or’). Son développement corporel évolue à mesure qu’il prend de la maturité ; il atteint environ 15 ans dans ‘Ô Alexandrie’. Gamin, il est naïf, joueur, affectueux et n’aime rien tant qu’une main aînée sur son épaule. Enak est orphelin, privé d’amour comme beaucoup de jeunes lecteurs ont l’impression d’être. Il suit Alix comme un chiot suit son maître, suscitant une identification des abonnés au ‘Journal de Tintin’.

Alix l’accepte puis, sur la demande des lecteurs touchés, se l’attache définitivement dans le troisième album lorsqu’Enak revient, fragile et torse nu, pour la seconde fois sans père. Il a un peu grandi, ses muscles se sont dessinés, c’est « un brave petit homme » (p.30 de ‘L’île maudite’) doté d’un beau visage tendre (p.33) et d’un corps ferme, gracieux quand il court (p.56-57).

L’auteur s’agace de ce métèque maladroit imposé par son public et le fait longtemps rabrouer par Alix (‘La tiare d’Oribal’ pp.17, 23, 29, ‘Le tombeau étrusque’ p.27). Le gamin ne fait pas attention, n’obéit pas, trébuche, tombe, s’assomme, obligeant ainsi Alix à l’attendre, à le porter, à le choyer, à venir le délivrer.

Dans ‘Le prince du Nil’, Alix vivra une Passion de Christ pour lui, jeune faux prince « retrouvé » pour piéger César. Gracieux animal sur fourrure (p.31), Enak apparaît malléable, de caractère influençable (p.27), flatté d’être adopté comme descendant royal (p.41). Il se reprendra un peu tard lors des retrouvailles, scène d’amour toute crue (p.45) qui précède l’apocalypse due à la colère des dieux.

N’ayant pu s’en défaire et ayant mis en lumière la part nocturne et faible du garçon, l’auteur fera désormais d’Enak le vrai partenaire d’Alix. Il faut observer le regard tout d’amour d’Enak pour Alix dans ‘Le dernier Spartiate’ (image ci-dessus). Le jeune garçon secourt l’enfant mendiant Zozinos sans s’écrouler en larmes lorsque le petit expire dans ses bras (‘Le fils de Spartacus’) ; il descend sans peur une falaise abrupte en se tenant aux buissons et il cache Alix assommé dans ‘Le spectre de Carthage’.

Son apogée dure deux albums. C’est un très bel Enak adolescent de 14 ans, aimé de son dessinateur, qui apparaît dans ‘La tour de Babel’ puis dans ‘L’empereur de Chine’.

Il traverse cette dernière aventure torse nu du début à la fin, alors qu’Alix est vêtu d’une tunique grecque et que les Chinois sont habillés de pied en cap. Cela le fait rayonner, le rend plus attachant, poussé une sensualité vague à laquelle les jeunes lecteurs peuvent s’identifier. Dans cette Chine traversée d’intrigues et de cruelles tortures, cette semi-nudité symbolique d’Enak traduit la conversion du barbare à la civilisation romaine. Celle qui n’a rien à cacher, pas plus le corps que l’âme. D’où la force symbolique du poison qui s’écoule sur sa poitrine nue, sans l’atteindre au coeur, à la fin de l’album.

L’homme nu – comme le dira Simenon – est structuré par une force intérieure qui lui vient de l’éducation. Le prince Lou Kien ne s’y trompe pas, qui tombe amoureux de cette grande santé que lui n’a pas, de cette jeunesse morale et vigoureuse, de cette liberté sereine presque divine.

‘L’empereur de Chine’ est le double inversé du ‘Prince du Nil’. Enak a grandi dans la lumière d’Alix, il est devenu romain, il a appris à relativiser les faveurs des puissants. Son amour pour Alix est désormais fidèle. Lorsque son ami est soupçonné de complot, dénudé, empoigné, ligoté, jeté dans une cage à demi-immergée (souvenir des prisonniers du Vietcong), Enak plaque le prince qui veut le garder auprès de lui pour courir le sauver. Il se rachète ainsi de sa lâcheté précédente aux yeux des lecteurs. L’auteur s’est pris à l’aimer, lui qui a déclaré qu’on ne dessinait bien que qui l’on aime. Le vocabulaire appliqué à Enak est le même que celui appliqué jadis à Alix : « et c’est l’âme et le cœur déchirés qu’il est reconduit dans le palais » (p.32). Enak doit être enterré vivant tel une bête favorite avec le prince mort de ce qu’il lui a brisé le cœur. Ce qui donne cette scène dessinée étonnante où Enak, a demi-drogué, n’avale pas le poison qui s’écoule sur son menton et sur son torse, sorte de lien post-mortem du prince qui l’aimait trop  et que sa bouche refuse. Alix le sauvera en le portant comme une Pietà.

Si Enak a encore peur dans le noir (‘La tour de Babel’), s’il s’endort parfois sur les genoux d’Alix (‘Le cheval de Troie’), il résout l’énigme égyptienne en faisant fonctionner ses petites cellules grises et donne des conseils à Alix dans ‘Ô Alexandrie’. Corps encore en devenir mais esprit qui s’affirme, le dessin de Jacques Martin exprime à la fois l’idéal grec et la vie qui grandit. La beauté physique est le reflet de la beauté morale : Enak n’était que joli animal dans ‘Le prince du Nil’, surtout ligoté torse nu dans un puits où l’attendent des rats ; il prend la beauté de l’éphèbe dans ‘L’empereur de Chine’. Les corps des garçons sont harmonieux, bien dans leur peau, naturels. Jacques Martin dessinera les filles de même lorsque la bien-pensance le lui permettra, tel Malua, Saïs ou Lidia.

Mais très vite Enak aura quinze ans, corps robuste et âme fidèle. Il sera présenté parfois tout nu ou couché tout à côté de son aîné. D’où l’introduction de plus en plus manifeste des filles, amoureuses souvent d’Alix mais parfois tentées par Enak, plus « mignon » selon le standard asiatique. Quinze ans, c’est l’âge légal des amours autorisés par la loi. Jacques Martin ne fait que suggérer, c’était dans les mœurs antiques, mais l’âme compte plus que la chair en catholicisme – à la suite des Grecs antiques. L’amitié des deux garçons peut fort bien rester « platonique », rien ne s’y oppose, ni l’antiquité, ni la loi, ni l’auteur. L’érotisme est souvent dans l’oeil des lecteurs adultes, pas dans celui des adolescents. Cette ambiguïté fait le charme des albums.

Pour une synthèse des aventures d’Alix, voir ‘Alix Orphelin du 21 janvier‘ sur le blog d'Argoul.

Argoul a également chroniqué des aventures d'Alix qui ne sont pas dessiné par Jacques Martin (voir ci-dessous) 

 Alix, Le démon du Pharos

Alix, C’était à Khorsabad


Pour retrouver Alix et Jacques Martin sur le blog

Dessins de Jacques martin tirés des albums chez Casterman :

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case en exergue 6, DEVI, alias Antonio De Vita

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Kiwi n°63

 

Cette case provient de la série Le Petit Duc, bande dessinée parue dans la seconde moitié des années 1950, est due à l'œuvre d'un dessinateur italien génial, au talent extraordinaire: DEVI, pseudonyme d'Antonio De Vita. Pendant des années il a fourni les épisodes de Mirko mais il a également dessiné une autre saga: celle de L'Aigle de Clermont. 
Et puis, un jour de 1961, il disparaît sans laisser aucune trace. L'on ne savait hélas rien de lui. Toute une légende se bâtit alors sur sa personne et la qualité et l'intemporalité de ses bd le firent devenir mythique. Pour tout savoir sur cette série et son auteur allez sur le formidable site dont l'adresse suit: http://guerre.pagesperso-orange.fr/mirko.htm

 Pour d'autres cases en exergue, c'est en cliquant sur les lignes ci-dessous

 

Case en exergue, 1 François Craenhals

case en exergue, 2 Jacques Martin

case en exergue, 3 Benjamin Rabier

case en exergue, 4 Burne Hogarth 

case en exergue 5, Theo 

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case en exergue 5, Theo

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Case extraite du Pape terrible dessiné par Theo sur un scénario de Jodorowsky.

d'autres cases mises en exergue

Case en exergue, 1 François Craenhals

case en exergue, 2 Jacques Martin

case en exergue, 3 Benjamin Rabier

case en exergue, 4 Burne Hogarth 

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Voyage aux iles de la Désolation d'Emmanuel Lepage

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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J'ai embarqué toute une après midi, grâce à Emmanuel Lepage sur le Marion Dufresne pour les Iles de la désolation dont les plus connues sont celles de Kerguelen. Un voyage au fil des pages durant lequel le lecteur-regardeur en prend plein les yeux. Il y a du Brenet, du Marin-Marie, du Nicolas de Stael, du Pierre Joubert et même de l'Alechinsky dans les dessins de Lepage, le tout sous le patronage conjugué d'Hergé et de Stevenson. Mais dans « Voyage aux iles de la désolation », il y a surtout de l'Emmanuel Lepage et c'est très bien comme cela. Un peu par hasard Lepage embarque sur le Marion Dufresne, le bateau ravitailleur de ces iles perdus entre l'ile de la Réunion et le bas du monde où il fait très très froid. Ces terres australes sont le terrain de jeu de nombreux scientifiques français.

 

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Lepage décide de faire une bande dessinée et pas seulement un carnet de voyage de cette expérience. Et là est peut être le plus grand tour de force du « Voyage aux iles de la Désolation » qui n'est pas qu'une suite de superbes images mais une véritable narration fluide de cette extraordinaire aventure. La dextérité graphique extraordinaire de Lepage est au service de beaucoup d'humanité qui de temps en temps est pimenté d'humour. Parfois la réflexion se fait profonde et puis une anecdote vient alléger le propos. Pendant 160 pages Lepage nous raconte à la première personne son périple, mais sans jamais se pousser du col, bien au contraire, il n'a de cesse que de pousser au premier plan ses compagnons de voyage, d'une grande diversité, il y a des scientifiques de diverses obédiences, des marins bien sûr, des ouvriers, des cinéastes, un peintre, des dockers, des hauts fonctionnaires et même un sénateur, avec beaucoup de tendresse. Cette équipée n'est pas toujours rose. Si je ne suis pas certain que Lepage ait réussi à dessiner l'odeur des otaries, critère de qualité d'un dessinateur pour le météorologue de l'expédition en revanche il a réussi, sans se représenter à peindre en neuf cases son mal de mer.

 

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Quand il pose son sac à terre sur ces ilots inhospitaliers pour l'humain, Lepage se transforme en un grand peintre animalier. La double page sur laquelle il a représenté une colonie de manchots est somptueuse. Elle donne envie de voir les originaux quelle belle exposition cela ferait.

 

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Lepage utilise de multiples techniques pour transcrire ses émotions. C'est avec un égal bonheur qu'il se sert tantôt de l'aquarelle, tantôt de crayons de couleur ou encore de craie grasses ou de fusains.

 

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« Voyage aux iles de la désolation » est un livre d'art qui se transforme constamment en un documentaire sur les terres australes et leurs habitants tant animal qu'humain. C'est aussi entre autres un livre sur la recherche et ses vicissitudes, sur la difficulté du métier d'artiste et surtout une délicate exploration de la nature humaine. Au détour d'une page on découvre également des morceaux méconnus de l'Histoire des explorations. Il y a tout cela dans cet album qu'il ne faut pas hésiter à qualifier de chef d'oeuvre. Espérons que le prochain festival d'Angoulême ne l'oubliera pas.

 

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Indépendamment de son immense qualité, j'ai lu ce livre avec une émotion particulière, car, lorsque j'avais un peu plus de vingt ans, j'ai failli partir pour les iles Kerguelen dans le cadre du C.N.R.S., et plus particulièrement pour le Groupe de Recherche Ionosphérique. A l'époque où le séjour était encore plus rude qu'aujourd'hui, pour être envoyé la-bas, il fallait passer de nombreux examens de santé et surtout de très nombreux tests et entretiens psychologiques où l'on étudiait si le prétendant pouvait supporter les lourdes contraintes d'un séjour coupé du reste monde durant de long mois, dans une communauté réduite, dans une iles au climat inhospitalier. Lepage évoque d'ailleurs sans ambages les tensions qu'il découvre au sein des différents groupes qu'il rencontre. Après tous ces contrôles, j'ai été jugé « bon pour le service ». Au moment de signer mon engagement, je me suis dégonflé, adieu donc le C.N.R.S, car le séjour aux Kerguelen était le passeport pour y être engagé.


 

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Voyage aux îles de la Désolation, Emmanuel Lepage, éditions Futuropolis, 2011

 

 

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Un nouvel Alix en septembre, La conjuration de Baal

Publié le par lesdiagonalesdutemps


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La conjuration de Baal sur un scénario de Michel Lafon est dessiné par Christophe Simon qui est de loin le meilleur "repreneur" d'Alix, c'est une très bonne nouvelle. Ci-dessus en avant première quelques cases de l'album.


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Une vie dans les marges de Tatsumi

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Inventeur du terme gekiga qui désignera les premiers mangas dont le public visé n'était pas que les enfants et les adolescents, comme auparavant, Yoshiro Tatsumi nous raconte en deux fois 400 pages, seul pour le moment le premier tome est paru, son apprentissage à la fois à la vie et à son métier de mangaka à une époque, le livre commence le 10 aout 1945 lorsque Tatsumi a dix ans, période à laquelle le manga moderne en est à ses balbutiements, et se termine en avril 1956, date de sortie du premier numéro de la revue Kage. On voit comment Tatsumi qui déclara: << Nos aînés, écrit-il, nous avaient enseigné que la bd était comique. Il s agissait de faire rire les lecteurs. Nous ne voulions plus de cela >>sera amené à s’opposer à l’approche divertissante et merveilleuse du manga de son père spirituel Tezuka, en développant un style plus réaliste et plus noir, et bien ancré dans la réalité sociale de son temps. Ce «manga qui n’est pas un manga», sera appelé plus exactement gekiga, fera la gloire de Tatsumi. Il marquera aussi une étape décisive dans la BD nippone d’après-guerre, dont il nous conte les débuts échevelés avec minutie et nostalgie. Peut être que ce désir d'être plus près du quotidien que Tesuka vient de ce que Tatsumi vient d'un milieu modeste alors que Tezuka est issu de la bourgeoisie?

 

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Le premier tour de force de l'auteur est de rendre passionnante et émouvante son histoire typiquement japonaise grâce à une évocation de l'actualité politique, sportive et culturelle de l'époque que traverse l'enfant, un peu à la manière du « Je me souviens » de Perec. Ses évocations de cette actualité d'hier arrive dans le récit sous la forme de cases un peu plus grandes que les autres où le dessinateur reproduit méticuleusement des documents d'archive, pages de journaux, couvertures de magazines, affiches; par ces biais on plonge dans le Japon pauvre et industrieux de l'après guerre. Par la profusion d'informations, on apprend beaucoup de choses sur le Japon de cette époque surtout si l'on est très attentif, car Tatsumi ne souligne jamais, la lecture reste très fluide. Ces cases, graphiquement, sont en complet décalage avec celle qui nous font voir le quotidien du garçon qui sont elles d'un trait à la fois assez caricatural et parfaitement efficace. Le seul reproche que je pourrais fait à « Une vie dans les marges » est que Yoshiro Tatsumi ait éprouvé le besoin de se cacher derrière un double, Hiroshi Katsumi, alors qu'une vie dans les marges est assumé comme étant autobiographique. Cette coquetterie dont je ne m'explique pas la raison trouble un peu la lecture. Peut être a-t-il voulu prendre une distance qui lui était sans doute indispensable pour se raconter en toute liberté, nous avons affaire à une autofiction. Ce procédé de remplacer le je par le il, est aussi celui qu'a utilisé par Shigeru Mizuki dans NonNonBâ autre merveilleux récit de la jeunesse d'un mangaka, également édité aux éditions Cornélius. Si l'on ajoute à ces lecture celle plus ludique de la série Bakuman qui nous parle des affres de la création de deux jeunes mangakas d'aujourd'hui le lecteur français féru de ce médium aura un panorama presque complet de son histoire et des arcanes de l'édition de mangas au Japon.

 

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On suit sur dix ans Hiroshi fan de manga, qui participe alors qu'il est encore collégien, dès treize ans à des concours de B.D avec son frère ainé. Hiroshi est très vite publié et gagne un peu d'argent très jeune avec ses dessins. De passion le manga devient pour le jeune homme un gagne pain. Mais il reste la clé de la liberté pour Hiroshi, lorsqu'il est enfant pour échapper à la grisaille de son quotidien familiale avec un père qui n'est pas bon à grand chose, une mère aimante mais effacée et un frère maladif et jaloux de ses premiers succés et quand il devient un jeune pour l'argent que la vente de ses dessins lui procure. Mais si le jeune Hiroshi a tôt du succès, rien n'est facile et l'on partage les affres de sa création, ses doutes et ses pannes d'inspiration. Lorsque celles-ci arrive pour conjurer l'angoisse de la page blanche il va au cinéma. On a donc aussi, au fil des page un petit journal du cinéma de l'immédiate après guerre au Japon. J'ai été surpris en voyant combien le cinéma français y était alors présent. Autre étonnement devant cette autobiographie d'un garçon de l'age de dix ans à vingt deux ans l'absence totale de sexualité qui ne semble pas être, comme parfois, due à une autocensure mais bien que cela ne semble pas préoccuper Hiroshi, tout absorbé qu'il est par la confection de ses mangas.

 

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Il est intéressant de comparer cet ouvrage avec No no ba de Mizuki, qui est aussi le roman d'apprentissage d'un autre mangaka. Mais chez Mizuki le quotidien est illuminé par le fantastique des croyances populaires celles ci nourrirons ensuite son oeuvre, rien de tel chez Tatsumi, treize ans plus jeune que son confrère et qui échappera ainsi à la guerre, où rien éclaire la tristesse de sa condition grise qui est aussi la couleur du temps dans un Japon traumatisé par la défaite. Autres livres qu'il est utile de lire en parallèle avec « Une vie dans les marges » est la série hagiographique parue aux éditions Casterman, consacrée à la vie de Tezuka. on voit dans le livre de Tatzumi, Hiroshi encore enfant rencontrer Tezuka qui n'a que quelques années de plus que lui mais qui est déjà considéré comme un maitre. Tatsumideviendra par la suite l'un des pairs de Tesuka et, parfois même son rival en terme de style.

 

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A travers l'histoire de la bande dessinée au Japon c'est toute l'histoire du pays qui est convoqué par l'auteur. Le lecteur tirera un grand profit de la lecture de l'essais de Jean Marie Bouissou, « Manga, Histoire et univers de la bande dessinée japonaise », édité par Picquier, qui met les différents récits que j'ai cités en perspective.

 

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Un travail introspectif qui a nécessité douze années d’un labeur initié en 1994 par Furukawa Masuzo, directeur de la chaîne de librairie Mandarake.

 

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Il faut louer, et moult fois, l'éditeur, Cornelius d'offrir aux lecteur un objet aussi somptueux que ce livre, élégamment et solidement relié, sous une belle jaquette illustrée dont les judicieux retours évitent, comme c'est généralement malheureusement le cas qu'elle se déchire. Si le contenant est somptueux le contenu est remarquablement mis en valeur, bien imprimé sur un papier épais et surtout annoté sans que cela soit écrasant et surtout ayant à la fin du livre les rapides biographies des mangakas que l'on croise dans les pages d' »Une vie dans les marges ».Deuxmarques page en tissu permettent de retrouver rapidement l’endroit où reprendre sa lecture et d'accéder aux notes rapidement comme dans une Pléiade!

 

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On peu déjà s'avancer en pariant qu' Une vie dans les marges sera un des grands favoris pour le prix du meilleur album au festival d’Angoulême 2012.

A noter que le réalisateur singapourien Eric Khoo(Be with menotamment) est en pleine réalisation de son adaptation animée !!!

 

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Tatsumi héros du manga est devenu dans ce chef d'oeuvre un héros de manga.

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Les chats dans Alix

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Glané chez argoul dont la visite régulière du blog est de plus en plus indispensable

alix-sphinx-dor-enak-pleure-alix.1275987709.jpgDans la bande dessinée du jeune Romain Alix et de son compagnon Enak, dessinée par Jacques Martin pour les lecteurs du ‘Journal de Tintin’, apparaît tout un bestiaire où les chats sont peu présents.

L’époque étant encore proche de la nature et les bêtes, si elles ne parlaient pas, était cependant familières. Domestiquées, elles servaient de monture comme les chevaux, au trait comme les bœufs ou d’auxiliaires aux chasseurs comme les chiens, y compris pour chasser les hommes. Sauvages, elles étaient parfois les messagers des dieux comme l’aigle de Zeus ou la chouette d’Athéna, ou encore cette louve qu’Alix sauve du trou et qui va mener sa horde pour le protéger.

alix-fils-de-spartacus-maia-reine-chats-de-luxe.1275987753.jpgLes autres animaux, moins marqués, symbolisent les forces obscures, tel le marsupial qui étrangle Enak (sauvé par Alix) dans des ‘Proies du volcan’, puis le serpent qu’un peu plus tard Enak transperce d’une flèche bien ajustée alors qu’il ouvre sa gueule pour avaler un Alix à qui la jeune Malua vient de prendre la main… Enak contre résolument la Tentation d’Eve ; il est en cela exclusif et fidèle – comme un chat. Nous sommes en 1977 et la censure sur l’élément féminin dans les BD destinées aux jeunes a sauté après mai 68. Jacques Martin introduit donc des filles, puisque près d’un lecteur sur deux des aventures d’Alix est une fille. Malua finit par apparaître seins nus, après plusieurs planches de contorsions où une branche, un bras, un objet cache ses attributs, à moins qu’on ne la voie de dos. Enak, jeune adolescent sensuel, n’est en rien ému de cette nudité mais Alix se laisse allez à quelque poésie, proposant de regarder à deux les étoiles. D’où la jalousie du gamin, doux mais sauvage comme un chat, qui veut son protecteur pour lui tout seul. Il a avec bonheur goûté les habitudes de la vie de Robinson dès les premières pages. Bâtir une cabane, allumer un feu, chasser à l’arc, projeter un radeau, voilà des tâches exaltantes pour l’énergie charnelle qui sommeille en tout jeune garçon de 7 à 17 ans et dont Enak est rempli.

Les chats, animaux mi-domestiques mi-sauvages, sont rares dans Alix, mais ils existent. Dès le ‘Sphinx d’or’, c’est un matou noir du Caire qui vient se frotter à la peau nue d’Enak pour consoler l’orphelin qui pleure, assis sur les marches chaudes d’un palais. Tout un symbole ! Le chat est commun en Egypte et vénéré sous les traits de la déesse Bastet, fille de Râ le soleil. Enak s’identifie au félin totem dans toute son attitude : séducteur, sensuel, il s’étire et ronronne comme un chat, tout en restant secret mais d’une fidélité à toute épreuve à son protecteur choisi. Enak apporte sa profondeur nocturne, son intuition et son adresse à l’arc à un Alix positif et solaire qui lui donne protection, attention et affection.

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Dans ‘La griffe noire’, des hommes déguisés en félins griffent leurs ennemis d’un poison. Dans ‘Le prince du Nil’, c’est un guépard apprivoisé (le félin est décidément totem du garçon) qui rattrape Enak paniqué et le fait tomber pour que ses amis le récupèrent. Il faut dire qu’il vient de trahir Alix son bienfaiteur et ami de la plus vilaine façon, en le laissant injustement accuser de meurtre puis torturer sur une croix.

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Dans ‘Le fils de Spartacus’, les chats sont des accessoires de luxe de la putain cupide Maia, servie comme une reine dans sa tente. Dans ‘Le dernier Spartiate’, un cauchemar à gueule d’Athéna saisit Alix, qui a pour cause le feulement d’un chat sauvage dans un arbre au-dessus de lui alors qu’il cherche Enak, réduit en esclavage dans les mines spartiates. Athéna la civilisée mandate le totem du petit compagnon pour faire un signe au Romain.

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Enfin dans ‘L’enfant grec’, c’est un chat noir venant de la gauche qui avertit le lecteur qu’Enak va chuter comme d’habitude. Et c’est ce qu’il fait, sous le bâton traître d’un bon citoyen qui entend crier « arrêtez-les ». Les chats sont donc divers, amicaux ou menaçants, de toutes façons indépendants. Doux et sauvages, ils personnifient Enak.

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A ce titre, Alix ne peut leur être indifférent. Un chat l’aide dans ‘Le tombeau étrusque’, alors que son tempérament positif et ingénieur le pousserait plutôt vers les chiens et les chevaux. On verrait plutôt les chats proches d’Enak, mais le premier album où le gosse apparaît reste le seul de cette catégorie. C’est même avec un chien qu’il joue dans ‘L’île maudite’ lorsqu’une fois de plus orphelin, il est envoyé rejoindre Alix avec pour tout bagage un pagne. Cela parce qu’Enak est chat lui-même et qu’il y aurait redondance symbolique. Ce n’est que lorsque le jeune garçon a disparu et que son aîné le cherche que l’animal fait son apparition pour le guider.

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Les Etrusques avaient-ils quelque affinité avec le chat ? Gris-brun rayé, véritable Felis sylvestris catus ou chat européen, l’animal lèche Alix évanoui dans le tombeau où il a chu pour le réveiller, puis le guide vers les profondeurs secrètes du trésor où est détenue Lidia. Plus tard, alors qu’Alix ne sait comment sortir de sous terre, il demande au chat réapparu. Celui-ci se laisse caresser et saisir, il comprend fort bien et mène le garçon vers la lumière. Enak n’est pas avec lui, trop jeune pour cette aventure dangereuse, peut-être est-ce donc le bon génie du gamin qui se manifeste sous la forme du chat ?

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Ou le chat symbolise-t-il plus généralement dans les aventures d’Alix les forces obscures, souterraines, non révélées, qui peuvent ou bien entraîner aux enfers s’ils sont du côté du mal, ou bien aider à en sortir lorsqu’ils sont du côté du bien ? ‘Le tombeau étrusque’ met justement en scène un xénophobe qui veut restaurer les valeurs de l’ancienne race et chasser les usurpateurs romains… à son profit exclusif, bien entendu. Le chat animal ou le chaton égyptien Enak sont des passeurs entre l’en-bas et l’ici-bas, entre l’Egypte mystérieuse millénaire et la Rome civilisatrice tournée vers l’avenir. Génies solitaires, il faut leur être attentif et affectueux pour qu’ils vous guident. Alix l’a bien compris qui adopte le chat de hasard comme il a adopté l’un des petits de Bastet, l’orphelin Enak.

Tous les albums d’Alix sont publiés chez Casterman.

Pour retrouver Alix et Jacques Martin sur le blog

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case en exergue, 4 Burne Hogarth

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Burne Hogarth « Tarzan of the apes », dessin (années 30-40). Nouvelle édition couleurs édité par The Hamlyn Publishing Group, 1973 (Bibliothèque Vert et Plume)

Burne Hogarth « Tarzan of the apes », dessin (années 30-40). Nouvelle édition couleurs édité par The Hamlyn Publishing Group, 1973 

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