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92 articles avec animalia

Une belle raie

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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océnarium du Croisic, juillet 2009

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l'obscure tristesse des phoques

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Aux jours inclinés de l'automne, qui nous font sentir notre solitude aux bras mêmes de notre maîtresse, courons contempler les beaux yeux des phoques, et nous étonner de l'obscure tristesse que témoignent dans leur vasque ces animaux au coeur si doux, les frères des chiens et les nôtres.

P. J. Toulet

 

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Intrépides moineaux de Venise

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Venise, juillet 2010.

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Les perroquets de Barcelone

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Barcelone, mai 2008.

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Le moineau d'Edfou

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L'hôte du jardin

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décembre, 2007

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Deux êtres que j'admire

Publié le par lesdiagonalesdutemps


Valery Larbaud et l’hippopotame du jardin zoologique de Lisbonne (1926)

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Une des premières publications parlant de l'ornithorynque

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Notes sur l'histoire naturelle et les habitudes de l'ornithorynque paradoxus, 1832 par George Bennett


Une des premières publications parlant de l'ornithorynque a été le livre  George Edwards paru en 1835, Notes sur l'histoire naturelle et les habitudes des paradoxus ornithorynque» , livre d'ou provient l'image ci-dessus. 

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Jeanloup Sieff, Chat solitaire dans un environnement inhospitalier

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Joindre l'utile à l'agréable

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Je me désole qu'on ne lise plus d'aussi désopilantes nouvelles dans nos gazettes que celle dont vous allez vous repaitre ci-dessous.

 

Un suicide extraordinaire

 

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SUICIDE EXTRAORDINAIRE
Résolu d'en finir avec la vie, un homme se livre aux lions d'une ménagerie

Le Petit Journal, 27/9/1908

« Un suicide tout à fait singulier a eu lieu ces jours derniers à Laval, dans une ménagerie installée à la foire de D'Angevine. Un employé du cinématographe Giuili Glasner, le nommé Jean Grollier, âgé de dix-neuf ans, était épris depuis un certain temps d'une jeune fille de forains et jamais, malgré ses vives instances, il n'avait pu obtenir une parole d'encouragement. Désespéré, il prit une résolution suprême et, pour quitter l'existence, il eut recours à un mode de suicide digne des excentriques Américains. Peu de temps auparavant, il avait été employé dans la ménagerie du dompteur Ahmed-ben-Amar-ben-el-Gaïd, avec lequel d'ailleurs, il était resté en bons termes; il profita de ces circonstances pour entrer dans la baraque où, comme il était connu, on le laissa aller et venir sans lui adresser la moindre observation. Au moment où il savait qu'on ne le regardait pas, Grollier entra dans la cage aux lions et verrouilla la porte derrière lui pour ne pas être dérangé. Un des fauves sauta sur lui aussitôt et lui ouvrit la gorge d'un coup de dent, après lui avoir labouré la poitrine et les épaules avec ses griffes. Aux cris que poussa Grollier, le dompteur Ahmed et le personnel d'une baraque de lutteurs vinrent pour dégager le désespéré, mais il était trop tard. Dans une des poches du mort, on a trouvé une lettre de supplications et une lettre d'adieux que Grollier avait adressées à celle qu'il aimait.
« Le Petit Journal a rappelé, à ce propos, que l'idée de se faire mourir en se donnant en pâture aux lions a déjà été mise en pratique par quelques déséquilibrés. On se souvient notamment qu'un milliardaire américain, beau-frère d'Harry Thaw, le héros du drame de Madison-Square, s'était fait dévorer par quatre lions de l'Atlas, sous les yeux terrifiés de quelques amis qu'il avait conviés à un banquet d'adieux. »

 

Ce qui m'attriste dans cet article c'est que le jeune homme est qualifié de déséquilibré, en tant que rationaliste et ami des bêtes, il me semble que c'est au contraire faire preuve d'un grand équilibre que de faire profiter de sa viande, à condition qu'elle soit saine, des bêtes que l'on aime lors de son suicide. En ce qui me concerne j'aime beaucoup le vautour à cuisses nues de Pondichéry, cette bourgade étant un peu éloignée de mes promenades habituelles je me contente de visiter le couple de ces charmantes bestioles qui a élu domicile au jardin des plantes de Paris. J'en ai pris quelques photos cet hiver. Dans leur lieu d'origine les zoroastriens ont la bonne idée de porter leurs morts en haut de tour où les cadavres sont exposés et très rapidement boulottés par nos volatiles impudique dont la puissance du bec permet même de briser un fémur humain pour en extraire la moelle. Le vautour de Pondichéry est un nettoyeur hors paire...

 

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Paris,décembre, 2010

 

L'ennui avec ces sympathiques bestioles c'est qu'elles ne sont absolument pas agressives et même passablement couardes, il y a de forte chance que si l'on entre dans leur cage non seulement elles n'attaquent pas mais elles se réfugient dans leur logis. Aucun espoir qu'elles fassent passer de vie à trépas leur visiteur comme les lions le firent pour l'éploré d'antan. Pour nourrir ces petites bêtes, dont la nudité des cuisses est toujours restée pour moi une énigme, il faut donc s'estourbir soi même après être entré dans leur cage, et là seulement ont peut espérer être leur garde manger.

 

 


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