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Glyn Philpot 1884-1937

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Glyn Philpot 1884-1937

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Que la jeunesse...

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Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
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Que la jeunesse...
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Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
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Le temps des grandes chasses" de Jean-Pierre Andrevon

Publié le par lesdiagonalesdutemps

mon vénérable exemplaire dans "son jus"

mon vénérable exemplaire dans "son jus"

Certains éditeurs, mais ils sont trop rares, ont compris qu'au lieu d'éditer des nouveautés, qui néanmoins ne sont pas toujours fraiche, ont la bonne idée de fouiller dans leur mémoire à la recherche de titres en déshérence. C'est le cas des éditions Bragelonne qui en 2009 (j'espère que ce volume est toujours  facilement trouvable) ont la riche idée de republier "Le temps des grandes chasses" de Jean-Pierre Andrevon. Ce roman était initialement paru dans la fameuse collection Présence du futur chez Denoel en 1973. Cela avait été pour moi, alors, une merveilleuse découverte. Lorsqu'à la suite de la lecture de "Premier bilan après l'apocalypse" de Frédéric Beigbeder, dans l'avion qui m'emportait vers Tokyo, pour tromper mon ennui et dérouiller mes méninges, j'ai eu l'idée d'établir la liste des 100 livres écrits au XX ème siècle (voir le billet: A propos de Premier bilan après l'apocalypse de Frédéric Beigbeder) qui m'avaient marqué j'ai fait figurer parmi les élus ce "Temps des grandes chasses". Cette liste rédigée en 2011, serait légèrement différente aujourd'hui car depuis j'ai lu de nombreux autres livres écrits au XX ème siècle que je n'avais pas encore découvert à l'époque. Preuve que des années après sa lecture, j'ai du lire ce livre peu après sa parution, il restait dans ma mémoire. Je songe qu'Andrevon n'a pas du être souvent en si bonne compagnie que dans ma liste...  

Après ce laborieux préambule voyons de quoi il retourne dans ces "Grandes chasses": Dans un futur lointain, la Terre est retournée à un état de jachère après une apocalypse que l’on devine nucléaire. Sur un monde désormais vert, les survivants sont organisés en petites communautés se contentant de ce que la nature leur offre et remettant leur vie entre les mains du Destin.
Roll et les siens vivent dans la forêt profonde qui recouvre désormais le Nord-Est de la France. Appartenant au clan des hommes, il est en charge de la chasse pour les habitants du Lieu et s’acquitte de sa tâche avec efficacité, entre deux parties de bête à deux dos avec sa compagne Réda. Aussi loin que s’étend sa mémoire, le clan des hommes a vécu en symbiose avec la nature, chaque jour succédant à un autre, fondu dans un présent éternel. Jusqu’au moment où débarquent les Chasseurs Brillants et leurs armes terrifiantes. Son clan décimé, Roll et sa compagne sont enlevés, puis séparés, prélude à un long voyage vers le monde gris, la planète des envahisseurs, où Roll devient gladiateur pour le plus grand plaisir de ses habitants.

C'est le type de roman populaire, dans la meilleure acception du terme, que les auteurs, les français en particulier ne semblent ne plus savoir écrire. En cherchant bien on en trouve quelques uns dans feu la collection « Anticipation » du Fleuve noir. L'intrigue est linéaire et les personnages archétypaux sont néanmoins dotés d’une once de complexité. Le rythme de la narration est soutenu. Jean-Pierre Andrevon dont c'est le meilleur livre y développe une vision du futur et de l’Histoire dont on peut discuter. Mais l’auteur n’est pas adepte du consensu. Histoire, récit post-apocalyptique, space opera, Jean-Pierre Andrevon mélange les différents registres pour mettre en scène l’opposition entre civilisation et nature, affichant sa préférence pour la seconde. L’existence de Roll et des siens semble se réduire à un amour de la vie et de la liberté, certes non exempt de clichés. Face à cela, la civilisation d’Orum apparaît comme le lieu de tous les vices. Un monde ayant érigé la cruauté en loisir pour domestiquer les foules oisives et leur faire oublier une vie dépourvue de sens. Rousseauiste Andrevon ? Sans aller jusqu’à l’affirmer, on peut juste constater avec quelle facilité le primitif s’adapte au mode de vie civilisée avant de retourner sans regret vers la vie sauvage, même si certains de ses compagnons se laissent séduire par les pires travers de la civilisation. On cherche d’ailleurs un aspect positif dans la description que l’auteur français fait d’Orum. La planète s’avère un repoussoir intégral. On peut penser qu'Orum, est une métaphore de l’Europe. Une planète colonisée par l’humanité, en proie à la surpopulation, la pollution, l’esclavagisme, la ségrégation sociale et à la dévolution. Orum, via son maître des grandes chasses Ern Ozim, fait de la Terre une réserve dans laquelle puiser de la main d’œuvre servile et de la chair à gladiateur. Mais, dans un pied de nez du Destin, le chasseur devient finalement la proie d’un prédateur amplement plus puissant qui tire un trait définitif sur l’Histoire.

« L’Histoire ne se répète pas, elle bégaie. Ni Spengler ni Marx. »

Dans une citation mise en exergue, Jean-Pierre Andrevon renvoie dos à dos Marx et Spengler, manière pour lui d’afficher son scepticisme envers leurs conceptions de l’Histoire. Serait-il partisan de la fin de l’Histoire ? Au regard de ses autres œuvres, la question mérite d’être posée.

 

 

Le temps des grandes chasses" de Jean-Pierre Andrevon

Publié dans livre

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maman hérisson un soir de canicule

Publié le par lesdiagonalesdutemps

maman hérisson un soir de canicule

Les soirs de canicule, on mange à la fraiche au jardin et si on a de la chance maman hérisson nous rend visite...

maman hérisson un soir de canicule
maman hérisson un soir de canicule
aout 2016

aout 2016

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FELLAGHA par Pierre-Jean VAILLARD

Publié le par lesdiagonalesdutemps

FELLAGHA par Pierre-Jean VAILLARD

FELLAGHA
(par Pierre-Jean VAILLARD)

Quand ma pensée s’en va vers l’Afrique du Nord,
Je me sens tout à coup, bourrelé de remords.
Que l’Algérie soit une province française,
C’est évident, bien sûr, bien qu’à tout ça ne plaise
Que des hommes aient fait d’un bled qui n’était rien,
Ce beau pays algérien
Nul ne peut dire le contraire.
Et savez-vous de qui ce furent lesgrands-pères ?
Oui, VAILLARD est sétois, René Paul est breton,
Mais moi, pur parisien, je suis de Kabylie.
Je suis natif d’El ksour, à deux pas de Bougie.
Et notre Roméo, oui Roméo CARLéS,
Il est natif d’Oran ou de Sidi Bel Abbès.
Tenez : Colette MARS. Encore une algéroise.
Et le Maréchal JUIN (de l’Académie française)
Est aussi de là-bas, comme Pierre BLANCHARD
Et le clown ZAVATTA et l’auteur Pierre ACHARD.
Des acteurs honorent la Comédie Française :
André CLARIOND, BARTHEU sont de souche oranaise.
L’écrivain Paul VIALAR, Yves VINCENT aussi,
Marie-José, Françoise ARNOULD et ROSSITI …
Vous ne vous doutiez pas d’une telle série
D’artistes parisiens fournis par l’Algérie.
Oui … Vous le connaissez si mal, en général,
Mais Alger, c’est Bordeaux, ou Marseille ou Laval,
Oran, mais c’est Strasbourg, à moins que ce soit
Lille,Tours et Chateaudun, disons Philippeville ….

… Seulement, ces temps-ci, il faut compter là-bas,
avec un mécontent, un certain Fellagha.
Et, petit Fellagha, c’est à toi que je pense
En voyant ta rancune à l’égard de la France.
J’ai beaucoup réfléchi et ma méditation
Me décide à venir te demander pardon….
Oui, pardon, Fellagha, pardon pour mon grand père
Qui vint tracer des routes et labourer la terre.
Il est tombé chez toi, il a tout chamboulé.
Où poussaient des cailloux, il a foutu du blé.
Et mettant après cela, le comble de l’ignoble, 
Où poussaient des cailloux, il a fait un vignoble.
Pardon, cher petit Fellagha,
Oh, pardon de tous ces dégâts.
Et mon affreux grand-père (il faut qu’on leconfesse)
N’était pas seul de son espèce.
Ces autres scélérats ont bâti des cités,
Ils ont installé l’eau et l’électricité.
Et tu n’en voulais pas, c’est la claire évidence
Puisque avant qu’arrive la France
Tu n’avais en dehors de la Casbah d’Alger
Que la tente ou bien le gourbi pour te loger.
Et tu t’éclairais à l’huile.
Nos maisons, bien sûr, c’était la tuile.
De l’électricité, là encore soyons francs, 
Tu ne demandais pas qu’on te mette au courant …
Tu t’es habitué à ces choses infâmes,
Mais à regret et la mort dans l’âme …
Stoïquement d’ailleurs, supportant ces malheurs,
Avec courage et belle humeur.
Mais tu engraissais, mais de mauvaise graisse.
Car tu prenais le car (une invention traîtresse)
Ce même car que, pris d’un délire divin, 
Tu devais, un beau jour, pousser dans le ravin.
Je comprends ta rancœur, je comprends ta colère,
Tu n’es pas au niveau des arabes du Caire.
Tu gâches et tu vis mieux qu’un fellagha égyptien.
A quoi Nasser … Nasser à rien.
Nous avons massacré tes lions et les panthères.
Nous avons asséché tes marais millénaires.
Les moustiques sont morts … Les poux … De Profundis.
Nous avons tout tué, jusqu’à la syphillis.
Ah pardon Fellagha pour tous ces carnages.
Nous avons fait tout cela, c’est bougrement dommage.
Car, si d’autres idiots l’avaient fait, inspirés,
C’est nous qui, maintenant, viendrions vous libérer.
Et bouffer les marrons cuits pour ces imbéciles,
C’aurait été moins long et beaucoup plus facile …
Bien pardon Fellagha, de t’avoir mieux nourri,
De t’avoir vacciné pour béri-béri
Et d’avoir à tes pieds nus mis (oh maladresse)
Des souliers ….

Dont tu voudrais nous botter les fesses.

 

Publié dans citations

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Diorama Antiquité Rome Triomphe Romain sous le Haut Empire

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Diorama Antiquité Rome Triomphe Romain sous le Haut Empire

En lien direct avec mon précédent billet, voilà un bien sympathique travail du à des fondus d'Antiquité romaine bien talentueux. Il est toujours rassurant de constater qu'on est pas les seuls à avoir une marotte... 

Rome Triomphe Romain sous le Haut Empire

 


Claude Balmefrezol Jc Ubaud et Bernard Blanc

Figurines Andrea 1/35  

Ce diorama est l'oeuvre de 3 personnes qui se sont partageés les taches .Il représente un triomphe romain tel que celui ci avait lieu à Rome  . Bien sur nous avons dut sacrifier la réalité historique sur l' autel de la maquette . Nous avons montré les principales phases du triomphe
La Via Sacra sur le Forum Romain les Rostres et la colonne , quelques monuments suggérant le Forum  ,les troupes attendant pour défiler, le Général vainqueur  , les prisonniers et le  butin et les diverses spectateurs et  officiels  Sénateur archer Sarmate etc 
Le tout sur une plaque de moins de 1m de long et de large  . Il ya plus de 30 personnages et le sol est fait avec un plaque de faux cuivre de Cheminée de Cuisine  Sinon tout le décor est fait avec des matériaux de récupération 

 

 

Les Rostres

La Colonne


 



 

Les troupes sous les Ordres

 



Le Général Vainqueur et les chefs barbares prisonniers






 

Le butin  A noter le cheval du chef barbare avec ses armes

 

Le Sénateur donnant le départ du triomphe 


Garde Sarmate surveillant

 

La foule

 
 

© 2016 Association des Maquettistes du Montpelliérain

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Du sang sur Rome de Steven Saylor

Publié le par lesdiagonalesdutemps

aout 2016

aout 2016

 

Voilà une réédition que j'attendais avec impatience. Ici ou là j'avais lu grand bien de cette série qui narre les enquêtes de Gordianus dans la Rome antique. Je voulais commencer par le premier tome mais malheureusement il était épuisé depuis longtemps et atteignait des prix déraisonnables en occasion, il fallait compter 50 € pour ce livre de poche même pas en bon état. Heureusement les éditions 10-18 ont mis fin à ce scandale par cette réédition. Espérons qu'elles vont continuer à éditer et rééditer l'oeuvre de cet américain féru d'antiquité car ce premier volume m'a donné l'envie de lire tous les autres, il y en aurait une quinzaine.

Certes il faut passer par l'anachronisme de voir une sorte de détective privé enquêter à Rome à la manière déductive d'un sherlock Holmes mais une fois que l'on est passé sous les fourches caudines de cette extravagance on se régale tout du moins avec ce « Du sang sur Rome ».

Nous sommes à la fin de la dictature de Sylla (80 avant J.C.), période qui n'était pas de tout repos pour les citoyens romains quel que soit la classe à laquelle il appartenait ou l'opinion qu'il avait l'audace de rendre publique. On avait vite fait de se retrouver raccourci, la tête au bout d'une pique, cette dernière exposée sur le forum (pratique qui a connu et connaitra probablement encore, une grande fortune au cours de l'Histoire).

Or donc, un jour de canicule Tiron le joli esclave de Cicéron va, sur les ordre de son maitre quérir l'aide (rémunérée) de Gordianus pour qu'il apporte à Cicéron des élément pour étayer la plaidoirie qu'il doit faire pour sauver d'une mort infâme Sextus Roscius. Un propriétaire terrien accusé du crime le plus impardonable à Rome: le meurtre de son propre père. Le roman est basé sur une des premières plaidoirie de Cicéron (Cicéron, Discours, tome 1, Les belles lettres, 1965). L'affaire n'est pas gagnée car le dénommé Sextus Rocsius détestait son père qui dilapidait sa fortune dans les bordels. C'est d'ailleurs devant l'un d'eux qu'il a été assassiné. En outre l'accusé est particulièrement peu sympathique et n'aide en rien ses défenseurs... Cicéron pour aider Gordianus lui prête, le temps de l'enquête son précieux Tiron. A eux deux il forme un couple qui n'est pas sans rappeler celui de Guillaume de Baskerville et de son jeune secrétaire Adso dans le nom de la rose d'Umberto Ecco.

Le premier atout de la série est que Gordianus est rudement sympathique (beaucoup plus que Sherlock Holmes ou Poirot) et puis il aime les chats... Il habite une grande maison décatie dans laquelle avec Bethesda, son unique esclave, une égyptienne avec laquelle il vit une union assez maritale. Notre perspicace enquêteur romain ne déroge pas aux canons du genre. Il boit plus que de raison, ne sais pas résister au sexe faible (tout en trouvant Tiron très joli, il faut révéler que Steven Saylor Sous le pseudonyme d'Aaron Travis, a également publié des romans érotiques gays.) et se fait souvent rosser car il a une fâcheuse tendance à fouiller là où il ne faudrait pas... C'est d'ailleurs peut-être cette obéissance aux conventions du genre qui me gène un peu. Je trouve parfois notre Gordianus un peu trop américain...

Les évènements historiques qui sont au coeur de cette aventure sont « les prescriptions de Sylla ». On comprend vite que Sylla n'a pas la faveur de Gordianus et donc de Saylor mais la résolution de l'énigme après moult rebondissements nous fait changer le regard que l'on a porté tout au long du livre sur le dictateur. A propos de Sylla, vers la page 280, le romancier en quelques pages très vivantes nous brosse la geste de ce grand homme d'état romain; ce cours express n'est pas parfaitement intégré au reste du récit mais quel formidable prof d'Histoire que Steven Saylor...

Petit rappel historique: Sylla est à la tête des aristocrates romains opposé au progressisme de Marius, l'autre homme fort de cette époque. Et il fallait être fort à ce moment de l'Histoire romaine face à Mithridate, le roi du Pont dont les troupes menaçaient Rome. Après 15 ans de guerre civile (de 107 av. J.C. À 82 av. J.C.). Sylla victorieux est nommé dictateur et décrète, en 82 av. J.C., la proscription de ses ennemis politiques. La dictature de Sylla est une dictature d'un genre nouveau car Sylla n'était soumis ni au jugement populaire, ni à des limites temporelles. On voit dans le roman que deux ans après la prise du pouvoir par Sylla, Gordianus craint que cette dictature ne prenne fin qu'à la mort du dictateur*. En outre Sylla accepta ces pouvoirs exceptionnels à la condition qu'il n'aurait aucun compte à rendre à la fin de son mandat... La mesure la plus controversé est l'établissement de tabulae proscriptionis, soit des listes de citoyens considérés comme ennemi de la République. Ils étaient condamnés à mort et leurs biens étaient confisqués par l'état. On évalue qu'en sept mois, les prescriptions prennent fin théoriquement le 1 juin av. J.C., 5000 personnes ont été soumis à ces violences politiques. Ces proscrits étaient des notables qui avaient soutenu les adversaires de Sylla. Les malheureux proscrits pouvait être éliminés par n'importe qui et leurs assassins recevaient une récompense en échange de ce service rendu à la République. Les listes ne comptaient pas que des ennemis politiques mais comme le met en scène très bien « Du sang sur Rome » aussi des gens desquels ont voulait acquérir le bien. C'est ainsi que s'enrichissait des proches de Sylla comme dans le roman Chrysogonus et historiquement Crassus.

Le mélange entre la fiction et les événements historiques est très réussi. Comme Gordianus  navigue aussi bien dans les ruelles boueuses remplies de prostituées, de mendiantes et d'assassins que dans les maisons nobles où la violence et la corruption sont bien plus raffinés, en le suivant mener son enquête, le roman propose une sorte de coupe transversale de la société romaine de la fin de la République. Gordianus croise de nombreuses figures célèbres de son temps Cicéron, Sylla, Crassus... Notre auteur connais son Cicéron sur le bout des doigts qui pourtant n'apparait pas comme très sympathique dans « Du sang sur Rome » voici ce que le célèbre orateur romain dit de Chrysogonus  : << La troupe seule de ses musiciens est si nombreuse que sans cesse tous les alentours retentissent du fracas bruyant des instruments, des voix et des fêtes qu'il donne pendant la nuit. Quelles dépenses, quelles profusions ! quels festins ! honnêtes, sans doute, dans une telle maison, disons mieux, dans ce repaire de toutes les débauches et de toutes les infamies. Et lui-même, vous voyez comment, les cheveux artistement compassés et parfumés d'essences, il voltige dans toutes les parties du forum, menant à sa suite une foule de protégés, revêtus de la toge. Vous voyez encore quelle est l'insolence de ses regards et l'orgueil de ses mépris.>>. On retrouve cela dans le roman.

Les détails sont nombreux sur la vie quotidienne des Romains à cette époque, quelle que soit leur couche sociale : habitudes culinaires, loisirs, habitat thermes, littérature de l'époque... Le lecteur est embarqué dans cette époque grâce à la plume de l'auteur, riche en descriptions précises et sensitives. Rome devient un personnage à part entière et les quartiers qui la composent font l'objet de multiples descriptions et analyses. Tout en étant un jouisseur Gordianus sait voir et dire la poésie de sa ville. Il est parfois un peu philosophe comme dans ce passage: << La nature du temps change quand le monde dort. Les instants se figent ou se dissolvent, comme des grumeaux dans le fromage blanc. Le temps devient incertain, inégal, élusif. Pour l'insomniaque, la nuit dure éternellement, ou passe à toute allure.>>.

Le fait antique qui paraît le plus intéresser l'auteur, allant semble-t-il jusqu'à l'obséder, est les rapports des hommes libres avec les esclaves. Steven Saylor n'est pas américain pour rien...

 

* En fait la carrière politique de Sylla pris fin avec son élection au consulat de l'an 80 av. J.C.. Il abandonna la vie publique l'année suivante pour se retirer dans ses propriétés rurales de Puteoli où il écrivit ses mémoires qui ne nous sont malheureusement pas parvenues. La mort l'emporta en 78 av. J.C.

Publié dans livre

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Que la jeunesse...

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Que la jeunesse...
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la maison de "Mon oncle" de Jacques Tati

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Cette maison, que j'ai connu, était à Saint-Maur. Elle a été stupidement démolie!

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Atsui Toiki un film d'Hisayasu Satô (réédition augmentée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Atsui Toiki un film d'Hisayasu Satô

 

Atsui Toiki, le film
 
 
Japon ,1998 durée 1h 02 mn
Réalisation: Hisayasu Satô
avec:  Yoshihisa Nemoto, Yuichi Araki et Yôji Tanaka. 
 
Atsui Toiki  est un film que l'on pourrait ranger dans  le genre horreur, à la lecture de son pitch: d'un jeune gay homme qui devient progressivement un tueur en série et surtout en découvrant le nom de son réalisateur, Hisayasu Satô, célèbre pour un film, lui vraiment d'horreur Ranpo jigoku (2005). Alors qu'Atsui Toiki est en fait un film érotique dont les morceaux de bravoure sont les scènes d'amour filmées d'une manière très explicite à la fois crue et esthétisante. La beauté des images des scènes de coit ne va pas sans violence. Les rapports sexuels sont filmés comme des scènes de crime tandis que le cinéaste utilise l'éllipse pour les séquence de meurtre.
Le héros d'Atsui Toiki est un garçon qui vit avec sa sœur, qui a un petit ami qui est un masochiste et aime recevoir des coups et des mauvais traitements. Pour compliquer encore les choses, un peintre gay obsédé par le garçon lui demande de poser pour lui. Peu à peu, le héros va entrer dans un état de psychose, qui va le conduire à vouloir tuer des gens autour de lui. Le carnage a commence et personne ne peut échapper au garçon... Il est dommage que la durée du film soit trop courte, c'est un moyen métrage, pour développer suffisamment les rapports complexes entre les personnages. Le jeu des acteurs selon les critères japonais, qui ne sont pas tout à fait ceux du cinéma occidental est excellent et l'image de toute beauté même si l'on peut regretter une légère sous-exposition générale.
 
Atsui Toiki, 6
 
 
Atsui Toiki 5
 
 
 
Atsui Toiki, 2
 
 
Atsui Toiki, 3
 
 
Atsui Toiki, 4
 
 
Atsui Toiki 1
 
Bande-annonce
 
 
Voir le film en ligne ICI
ou en cliquant sur la flêche en bas et à gauche de l'écran ci-dessous


 
 
Atsui Toiki un film d'Hisayasu Satô
Atsui Toiki un film d'Hisayasu Satô
Atsui Toiki un film d'Hisayasu Satô
Atsui Toiki un film d'Hisayasu Satô
 

Publié dans cinéma gay

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