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Que la jeunesse

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Que la jeunesse
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Ph. Mariano Vivanco

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Ph. Karel Egermeier

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Kadett der Kriegsmarine, um 1939

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Que la jeunesse
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Ph. Jules Dassin - Le Naked City

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Ph. Pierre Edouard Leopold Verger - Baia

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Ph. Vivian Maier

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Ph. George Platt Lynes

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Que la jeunesse
Ph. Michael Hooper

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Ph. Hajo Ortil (1905-1983)

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Que la jeunesse
Ph. Ceclilie Harris - Jordan Taylor

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Ph. Erwin Olaf

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Ph Rafael Guerche

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Ph. Herbert List

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Anton Thiele «Narcissus». 1877

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Anton Thiele «Narcissus». 1877

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Gustave Courtois et compagnie

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le nom de Gustave Courtois (1853-1923) n'évoque plus grand chose même aux spécialistes de la peinture académique, hormis peut-être aux habitants de Vesoul, où à la suite de Gerôme, son maître, il faillit faire école. Ci-dessous, cette étude de jeunesse, par son aspect illustratif peut déjà nous renseigner sur l'orientation de des goûts du jeune Gustave.
 

Gustave Courtois est le fils d’Étienne Courtois, garçon charcutier, et de Jeanne Claude Jobard, blanchisseuse. Sa mère lui est totalement dévouée. Son intérêt pour l'art lui vient très jeune. Lorsqu'il est scolarisé au lycée de Vesoul, l'adolescent est remarqué par son professeur de dessin Victor Jeanneney. C'est alors qu'il entre à l'École municipale de dessin de Vesoul. Ses dessins sont présentés à Jean-Léon Gérôme qui lui conseille, en 1869, d’entrer à l’École des beaux-arts de Paris. On peut considérer que Courtois est le peintre qui, est resté le plus proche de l'enseignement académique de Gérôme; celui-ci consistait essentiellement en un dessin rigoureux et des couleurs harmonieuses.

Son passage par les Beaux-Arts ne lui apporta que deux échecs au Prix de Rome, quoiqu'il parvînt deux fois à l'étape finale, en 1877 avec la Prise de Rome par les Gaulois. Ce tableau (immédiatement ci-dessous) serait aujourd'hui à la mairie de Montluçon (merci d'avance aux visiteurs qui pourrait m'en apporter la confirmation et si possible m'envoyer des photos de ce tableau).

 

C'est Théobald Chartran avec le tableau ci-dessus qui empêcha Courtois d'aller à Rome en cette année 1877

C'est Théobald Chartran avec le tableau ci-dessus qui empêcha Courtois d'aller à Rome en cette année 1877

sur le même sujet un autre candidat malheureux Edouard Debat-Ponsan

sur le même sujet un autre candidat malheureux Edouard Debat-Ponsan

En 1878, Courtois concourt de nouveau pour le prix de Rome. Cette année là le sujet est Auguste au tombeau d'Alexandre. Le tableau de Courtois (immédiatement ci-dessous) est très réussi, un de ses meilleurs à mon avis, mais le jury lui préfère celui de François Schommer.
Au Beaux-Art il fait la connaissance de Pascal Dagnan-Bouveret, avec qui il partage un atelier à Neuilly-sur Seine à Partir des années 1880.
 
C'est en 1870 que Carl von Stetten rencontre Courtois et Dagnan-Bouveret dans l'atelier de Gérôme. C'est entre Courtois et Stretten le début d'une longue amitié le second a servi souvent de modèle à son ami et probable amant, comme dans le portrait ci-dessous. 
 


 

Né à Augsburg, Carl Ernst von Stretten, a fait des études de peinture à Munich avant d'entrer dans l'atelier de Gérôme. De sa propre peinture on ne sait pas grand chose sinon qu'au milieu de beaucoup de tableaux de genre (la leçon de tricot, marchande de fleurs sur les grands boulevards) se trouvent un  Jeune sculpteur et son frère en face de l'ancien Trocadéro...
 


et, datant de 1889 -époque où la mode n'en est pas encore revenue-, un Match de lutte à l'Elysée-Montmartre
 

 
Son physique nous est plus familier que son art, car pendant plus de trente ans, Courtois en fera le principal modèle de ses tableaux, et particulièrement de ses peintures religieuses. C'est d'abord la figure de l'artiste romantique, imitant le portrait d'atelier de Géricault. C'est en 1870 que Carl von Stetten rencontre Courtois et Dagnan-Bouveret dans l'atelier de Gérôme. C'est entre Courtois et Stretten le début d'une longue amitié le second a servi souvent de modèle à son ami et probable amant, comme dans le portrait ci-dessous. 
En 1878, cette fois c'est François Schommer avec cette composition qui barra la route de Rome à Courtois

En 1878, cette fois c'est François Schommer avec cette composition qui barra la route de Rome à Courtois

Jean-Eugène Buland fut un autre candidat à ce concours (ci-dessus). Tout comme Georges Moreau de Tour (ci-dessous)

Jean-Eugène Buland fut un autre candidat à ce concours (ci-dessus). Tout comme Georges Moreau de Tour (ci-dessous)

Gustave Courtois et compagnie
la version de son ami Pascal Dagnan-Bouveret

la version de son ami Pascal Dagnan-Bouveret

Pascal Dagnan-Bouveret est le fils d'un tailleur parisien. Il est élevé à Melun chez son grand-père Gabriel Bouveret. En 1869, il est admis à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Alexandre Cabanel, puis dans celui de Jean-Léon Gérôme. Il se lie d'amitié à cette époque avec Jules Bastien-Lepage et Gustave Courtois. Il est classé second au concours du prix de Rome en 1876, puis part en Franche-Comté où il se consacre aux scènes de la vie quotidienne d'inspiration naturaliste. Ce n'est qu'après la mort de son ami Bastien-Lepage, en 1884, qu'il connaît le succès public.
 
Cette même année 1878 vit aussi l'échec de Pascal Dagnan-Bouveret (originellement dans la classe de Cabanel avant de passer dans celle de Gérôme, pour rejoindre Courtois?) qui s'était placé deuxième en 1876, avec un Priam aux pieds d'Achille (immédiatement ci-dessous), dont l'ambassade France à Madrid qui semble le détenir serait bien inspirée de nous fournir une meilleure copie... Mais celui qui ira à Rome c'est Joseph Wencker. Les autres finalistes sont Jules Bastien-Lepage, à qui pour ma part j'aurais attribué le prix sans ciller, Bastien-Lepage est un autre très grand ami de Dagnan-Bouveret, Eugène Carrière et  Théobald Chartan qui décrochera son billet pour Rome l'année suivante.
 
Mais celui qui ira à Rome c'est Joseph Wencker avec ce tableau.

Mais celui qui ira à Rome c'est Joseph Wencker avec ce tableau.

Jules Bastien-Lepage

Jules Bastien-Lepage

Eugène Carrière

Eugène Carrière

Théobald Chartran

Théobald Chartran

Toute leur vie durant, Courtois et Dagnan-Bouveret partagèrent un atelier à Neuilly. Si contrairement à son ami, Dagnan finit par se marier (après la mort de Jules Bastien-Lepage), il choisit pour femme la cousine de Courtois, ce qui lui permit de s'installer en Franche-Comtée, non loin de son ami...
 
 Jules Bastien-Lepage, étude pour Orphée
 
 
Courtois et Dagnan en 1888
 
 
 
Dans l'ouvrage de Gabriel Weisberg sur Dagnan-Bouveret, une note rappelle: << Il y a bien un sous-texte homosexuel qui colore la relation entre Dagnan-Bouveret et Courtois. Les lettres du premier au second suggèrent cette tendance, même si leur teneur émotionnellement chargée ne sont peut-être que l'expression de la nature exaltée et souvent anxieuse de Dagnan-Bouveret. S'ils étaient plus que de simples amis, il apparaît que Dagnan Bouveret a choisi un autre chemin que Courtois dont l'homosexualité était de notoriété publique. En atteste la relation continue entre Courtois et le peintre Karl von Stetten ce que [me] confirma Jean-Jacques Fernier... dans les années 1990. A l'époque Fernier me raconta que les aspects de l'imagerie homosexuelle de certains tableaux de Courtois avaient été volontairement mutilés par leurs précédents  possesseurs afin de dissimuler cet aspect de la vie du peintre.>>.
Courtois

Courtois

C'est ce qui arriva au Dionysos Endormi de 1906. Ce tableau a été offert au musée de Pontarlier par les ayants-droits du peintre, nul autre que Dagnan lui-même sans doute, puisqu'il fut l'exécuteur testamentaire de Courtois. Le tableau dut attendre jusqu'en 2009 sa restauration, un "incendie volontaire" ayant détruit le sexe du personnage principal!
 

 

 
C'est peut être cet homoérotisme qui explique, au-delà de l'aspect suranné et un peu kitsch, de sa peinture que Courtois n'eut sans doute pas la célébrité qu'il aurait pu attendre, au contraire d'un Dagnan-Bouveret qui se vit offrir une salle entière dédiée à ses oeuvres lors de l'exposition universelle de 1896, et que le même vers la sur la fin de sa vie, dans sa peinture "bretonne" il conserva une certaine réputation. Mais paradoxalement l'homo érotisme de la peinture de Courtois sera peut être le meilleur garant d'une renaissance tardive de son oeuvre, auprès de certains amateurs?
 
Courtois Narcisse
 
 
 Courtois Le banquet
 
Le premier des deux Saint-Sébastien
 
l'Inscription  J.J Henner est apocryphe

l'Inscription J.J Henner est apocryphe

Pour Gustave Courtois, comme pour beaucoup de peintres d'alors, malgré la concurrence de la photographie ce sont les commandes privées et en particulier les portraits qui font bouillir la marmite. Mais en plus de ces commandes Courtois a peint des panneaux décoratifs pour le foyer du théâtre de l’Odéon à Paris, et une grande composition ( Avant et après la chute) pour la salle des mariages de la mairie de Neuilly-sur-Seine. 
 

Les œuvres de jeunesse  de Dagnan-Bouveret quant à elles révèlent au moins une certaine aptitude à représenter l'homme avec sensualité, même si cette représentation est accompagné d'une présence féminine et masqué... Qu'on compare le dessin préparatoire d'Atalante victorieuse au tableau achevé pour s'en convaincre...
 

 

 
Le Christ et ses disciples à Emmaüs (via : Art Renewal Center)

 

pascal dagnan-bouveret painting
Consolatrix afflictorum (La consolatrice des affligés) (via : Art Renewal Center)

 

pascal dagnan-bouveret painting
L'artiste au musée, 1881 (via : Art Renewal Center)

 

pascal dagnan-bouveret painting
Les conscrits (via : Art Renewal Center)

 

pascal dagnan-bouveret marguerite sabbat
Marguerite au Sabbat (via : Art Renewal Center)

 

pascal dagnan-bouveret ophelia
Ophélie, 1900 (via : Art Renewal Center)

 

pascal dagnan-bouveret brittany girl
Portrait d'une jeune bretonne (via : Art Renewal Center)
pascal dagnan-bouveret orpheus
 La douleur d'Orphée (via : we love paintings)
Noce chez le photographe (via : artmight)

 

Bretonnes au pardon (via : wikipedia)
études de têtes d'apôtres  
 

 

 


 


 son propre autoportrait

 la pose très ouverte de cet Hernani qui lui ressemble comme un frère
 

 

Le pardon en Bretagne (via : wikipedia)

 

La bénédiction du jeune couple avant le mariage (via : wikipedia)

 

Hamlet et le fossoyeur (via : painting artlib gallery)

 

Sur les cimes, 1903 (via : underpaintings)
les musiciens du Petit concert
 
 
Ne se croirait on pas dans le décors japonisant de l'hôtel d'Odette de Crécy, avec Morel au violon? Ces tableaux de Dagnan-Bouveret montre une belle diversité de technique et d'inspiration.
 
 
 

Ci-dessous le tableau peut être le plusconnu de Dagnan-Bouveret, le  fameux et extraordinaire portrait de M. de la Rochetaillée qui ressemble à un hercule de Rubens
 
 

À partir de 1885, Dagnan-Bouveret visite souvent la Bretagne qui lui inspire de nombreuses toiles. Le Pardon en Bretagne lui vaut un médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1889.

En avril 1888, il part rejoindre Louis-Auguste Girardot et Jules-Alexis Muenier pour une excursion à Tétouan.

Dans les années 1896-1897, il s'intéresse à des sujets religieux, et vers la fin de sa carrière il exécute surtout des portraits. Il reçoit le grand prix de l'Exposition universelle de 1900 pour l'ensemble de son œuvre. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts le 27 octobre 1900.

 
pascal dagnan-bouveret painting
Femme de Bern, Suisse (via : Art Renewal Center)

 

À partir de 1885, Dagnan-Bouveret visite souvent la Bretagne qui lui inspire de nombreuses toiles. Le Pardon en Bretagne lui vaut un médaille d'honneur à l'Exposition universelle de 1889.

En avril 1888, il part rejoindre Louis-Auguste Girardot et Jules-Alexis Muenier pour une excursion à Tétouan.

Dans les années 1896-1897, il s'intéresse à des sujets religieux, et vers la fin de sa carrière il exécute surtout des portraits. Il reçoit le grand prix de l'Exposition universelle de 1900 pour l'ensemble de son œuvre. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts le 27 octobre 1900.

Le peintre catalan Jean Sala, ainsi que le peintre chinois Xu Beihong, sont ses élèves.

Il meurt à Quincey le 3 juillet 1929, dans sa maison rue de la Craie. Il avait épousé Anne-Marie Walter, cousine du peintre Gustave Courtois. Le musée d'Orsay conserve une série d'épreuves argentiques représentant la famille.

Il laisse de nombreuses œuvres au musée Georges-Garret de Vesoul.

 
Gustave Courtois et compagnie
Gustave Courtois et compagnie
Gustave Courtois et compagnie

Dagnan-Bouveret a représenté plusieurs fois dans ses toiles son grand ami Courtois, en majesté comme ci-dessus ou vieillissant, mais espiègle dans "Bouderie", ci-dessous, où réapparait le paravent du "petit concert.

 
 

 

 

Contrairement à son ami, Courtois ne semble jamais avoir pris, du moins officiellement Dagnan-Bouveret pour modèle, à moins qu'il n'ait posé ce portrait de jeunesse...
 
 
 ou pour la tête de l'étrange Orphée sur le rivage

 

 


ou pour l'Oedipe assassinant son père (Dagnan, orphelin avait été élevé par son grand père Bouveret)...
 

ou l'une des têtes tranchées du Martyre de Saint-Maurice de l'église de Vesoul
 

 

ou bien encore, à moins que ce soit von Stetten, que tout le monde veut reconnaître dans la figure éponyme du tableau.
Gustave Courtois et compagnie

En revanche Carl von Stetten (1857-1942) ami et probable amant de Courtois sera un des modèles préférés de Courtois. Les deux hommes se sont rencontré dans l'atelier de Gérôme dont ils étaient les élèves.

On remarque que Courtois a été tout au long de sa carrière fidèle à quelques modèle. On reconnaît très bien dans le délicat "Jeune homme au lézard. 

 


 celui qui deviendra l'Adam de l'idyllique Paradis terrestre mais on ne connait pas son identité...

 
 
 

 

Il n'est pas surprenant que Courtois se soit attaqué à un Saint-Sébastien. Le sien est percé d'une seul flèche. Il est très éloigné dans sa représentation des corps athlétiques de la peinture académique. Il me donne l'impression d'avoir tout juste quitté une partie de pétanque. Son auréole m'évoque un canotier...
 

Mais Courtois ne les aimait pas que flapies ses modèles. Il aimait aussi les costauds, les hommes, les vrais en témoigne les ahurissants tableaux de l'Hôtel de ville de Baulmes, à ce propos je conseille à tous les curieux de la chose artistique de visiter les mairies de nos bonnes ville et en particulier les salles des mariages. Dans le grand escalier on tombe tout d'abord sur l'image très inattendu sur le portrait d'un jeune homme au torse nu puissant, le visage doublement barré par d'épais sourcils et une moustache noire. C'est le portrait de l'athlète Maurice Deriaz. Je profite de ce beau morceau de peinture pour inciter nos édiles de réserver une salle spécifique pour les mariages gays qu'ils pourraient décorer de mâle représentation (prévoir un double jeu de tableaux selon le sexe des "convolants". 
 

 


Au sommet du dit escalier, un autre tableau de Courtois, encore plus croquignolet, Hercule aux pieds d'Omphale. Pour Hercule, façon Tarzan s'est encore Deriaz qui s'y est collé.


 


Le tableau Hercule aux pieds d'Omphale a été présenté pour la première fois lors du salon de 1910.
 

Les critiques de l'époque furent divisés sur la présence de l'homme fort dans le tableau:
Luc Montan, Le Sport et l’Art, L’Inspiration Sportive au Salon, La Culture Physique, No. 132, 1 July 1910, p. 397. "… il serait injuste, pour terminer, de ne pas citer le nom du peintre Gustave Courtois qui, s’il n’a pas précisément traité un sujet athlétique dans la fort belle toile qu’il expose à la Nationale : «Hercule aux pieds d’Omphale», s’est servi du moins pour l’exécution de son sujet d’un modèle tout ce qu’il y a de plus athlétique.Celui qui posa en effet pour l’Hercule de M. Courtois, n’est autre que Maurice Deriaz, le célèbre champion de force et de lutte. Avec un tel modèle dont on a si souvent comparé à juste raison la formidable musculature à celle d’un Hercule Farnèse légèrement réduit, M. Courtois n’avait rien de mieux à faire que de copier. C’est ce qu’il a fait et son Hercule est un admirable portrait, frappant de ressemblance, de Maurice Deriaz au repos.”
 
Le Figaro, 14 April 1910, P. 3: … enfin l’Hercule aux pieds d’Omphale, de M. Courtois, qui rappelle un peu plus Marseille jeune que Saint Saëns, mais qui ne manquera pas d’attirer l’attention au point que les longs commentaires seraient superflus.

 

Maurice Deriaz est ici photographié en 1913 (fonds Soury),  la ressemblance avec le modèle des tableaux est absolument frappante.
Sur une troisième toile, datant de l'année suivante, Maurice est "Persée délivrant Andromède". Hélas pour la peinture et la ville de Baulmes l'idylle entre le peintre et son modèle semble s'être arrêté à cette puissante interprétation d'un mythe antique.  


 

Mais rien est moins sur comme le laisse espérer cette photo, probablement prise par Pascal Dagnan-Bouveret, autre probable amant de Courtois, qui représente Courtois en train de le peindre Maurice. Cette photographie ne paraît pas correspondre à aucun tableau identifié, ce qui laisse supposer qu'il existe sans doute d'autres exemples de la collaboration entre Deriaz et Courtois. Si par hasard une telle merveille décorait la salle à manger, la chambre à coucher, voir une pièce encore plus intime d'un de mes visiteur, qu'il m'en fasse immédiatement part. Il apporterait ainsi sa pierre à l'Histoire de l'art Français. 

 
 

Les trois tableaux, finalement revenus à Maurice, ont été donnés à sa ville d'origine, lorsqu'il revint finalement s'y installer après sa belle carrière sportive. Il a été champion du monde de lutte et de lever du poids.
Saluons le bel effort de la municipalité de Baulmes pour sa fidélité à ses grands hommes et sa promotion de la peinture française (c'est un ancien maire adjoint à la culture d'une grande ville de la région parisienne qui s'exprime là.).

 

 
 



Maurice Deriaz réunit, comme la plupart des champions de force de son époque les activités de la lutte (à mains plates, ce qui deviendra la lutte gréco-romaine, dite "française" et de ce qu'on appelle pas encore l'haltérophilie. Ce sont les deux volets de la "force" tels que Camille Bombois les représente successivement:
 

 


Pour mémoire, la lutte en salle, issue des tournois provençaux connut son heure de gloire à la fin des années 1850 (derniers combats à la Salle Montesquieu en 1858). Dix ans plus tard, l'Arène de la rue Lepelletier ferma à son tour. Au début du 20è siècle, la lutte devient une activité des arrières-salles de café. La première fédération française de lutte sportive ne sera crée qu'en 1913.

 

Gustave Courtois et compagnie

Comme on le voit dans la photographie de son atelier, si Courtois aimait les messieurs, cela ne l'empêchait pas de peindre les dames. Les portraits de celles-ci constituant sa principale source de revenu!

.Le masque japonais 1884

.

Portrait d'Anne-Marie Dagnan" (1880).

A portrait of a lady, full-length, seated, wearing an evening gown By Gustave Claude Etienne Courtois ,1900
(1900)
Diana and an attendant By Gustave Claude Etienne Courtois ,1897
 (1897)
Portrait d'élégante au chapeau fleuri By Gustave Claude Etienne Courtois ,1879
Portrait d'une élégante au chapeau fleuri (1879)
The Flower Girl By Gustave Claude Etienne Courtois ,1886
la marchande de fleurs(1886)

girl with violin

Blue Foundation By Gustave Claude Etienne Courtois ,1881

1881

Gustave Courtois enseigne la peinture à l’Académie de la Grande Chaumière et à l’Académie Colarossi de Paris où étudient, entre autres, Georges d’EspagnatMaurice Prendergast.

Il aura pour élèves deux étudiants inscrits à l’École Nationale des Beaux-arts : Robert Fernier et Robert Bouroult.

Réfugié au Tessin avec son ami Carl Ernst von Stetten pendant toute la durée de la Grande Guerre, il entretiendra une correspondance très suivie avec Robert Fernier alors que ce dernier se trouve au front.

Il est l'auteur de portraits, de scènes de genre, de scènes religieuses ou mythologiques souvent peuplées de voluptueux nus masculins.

Ses œuvres sont conservées aux musées de Besançon, Marseille, Bordeaux et du Luxembourg.

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Jim Ferringer

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Jim Ferringer
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François Xavier Bicard (1880-1933).

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François Xavier Bicard (1880-1933).

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Que la jeunesse...

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Willy Vanderperre

Willy Vanderperre

Que la jeunesse...
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Michael Ancher

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Michael Ancher

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Moonlight, un film de Barry Jenkins

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Moonlight, un film de Barry Jenkins
Moonlight, un film de Barry Jenkins

Moonlight est le film le plus baldwinien jamais tourné; que cette histoire se déroule en grande partie à Miami et non à New-York ne change pas grand chose. Le grand écrivain James Baldwin aurait pu écrire le roman de la vie de Shiron, un garçon noir du ghetto qui doit faire face à son homosexualité dans une société violente, sexiste et machiste. Nous entrons de plain pied dans la vie de Shiron et cela en trois époques. Nous faisons sa connaissance alors qu'il a une dizaine d'années (Alex R. Hibbert) dans les années 80 et qu'il est le souffre douleur de ses camarades. Il ne reçoit guère de réconfort de la part de sa mère (Naomie Harris) droguée et prostituée occasionnelle. Comme dans beaucoup des familles de ce ghetto de la banlieue de Miami, il n'y a pas de père. Il en trouvera un de substitution en la personne de Juan, le principal dealer du quartier. Même les dealers peuvent avoir du coeur à Miami... Ce personnage est défendu par un acteur formidable, il le sont tous dans le film, Mahershala Ali que l'on avait déjà remarqué dans un rôle complètement différent, celui d'un haut fonctionnaire et lobbyste dans "House of cards". Dans ce premier volet on voit Chiron amorcer son amitié avec Kevin (Jaden Piner). Rien alors nous dit que cette relation sera la colonne vertébrale du scénario... 

Moonlight, un film de Barry Jenkins
Moonlight, un film de Barry Jenkins

Nous retrouvons le garçon 6, 7 ans plus tard (Trevante Rhodes). Sa situation familiale s'est encore dégradée. Le crack a ébranlé la raison de sa mère. Juan a disparu. Shiron est toujours en butte à l'hostilité de ses camarades. Cette haine va faire basculer le doux et mutique Chiron dans la violence.

Dix ans ont passé. Le frêle adolescent s'est transformé en caid de la drogue à la musculature impressionnante (Ashton Sanders) et assumant la totale panoplie de son bizness. Mais la fin, pleine d'espoir nous montrera que la mue n'était que superficielle.  

Moonlight, un film de Barry Jenkins
Moonlight, un film de Barry Jenkins

Le réalisateur, Barry Jenkins, dont ce n'est que le deuxième film (après Medicine for melancholy), a su rendre émouvant le parcours, somme toute tristement banale, de ce garçon; d'abord grâce à son choix de comédiens exceptionnels ensuite par la modestie de sa réalisation qui demandera tout de même pour les espérés films suivants à s'affiner un poil; Le poil justement le chef op a parfois oublié de le faire ce qui donne des flous génants. Il arrive aussi que les mouvements de caméra soit hésitants et l'on constate un léger abus de champ - contre champ. Mais cela reste des défauts mineurs et amendables qui ne pèsent pas lourd devant la rigueur du scénario et la justesse des dialogues.

Le changement de comédien à chaque étape de la vie de Chiron est fait avec beaucoup d'habileté et reste très crédible.

Il est intéressant de noter que les noirs de cette banlieue de Miami ne sont pas des noirs des Etats-Unis mais des caribéens venus principalement de Cuba pour travailler à Miami lorsque la ville s'agrandissait. Mais avec le temps le travail, notamment dans la construction a beaucoup diminué, réduisant cette population au chômage. Le crack faisant le reste pour détruire cette communauté...

Moolight est un "black movie" pur et dur, ce que certains critiques américains ont reproché au film. Le réalisateur a répondu à ces critiques: << Il n’y avait aucun Blanc dans mon école, ni dans ma vie. Si j’avais créé des personnages blancs pour une question de représentation, ça n’aurait eu aucun sens… Ce n’était pas une intention, mais tout simplement le respect du monde du personnage.>>.

Barry Jenkins a tiré le scénario de son film d'une pièce de théâtre, ce qui est difficile à imaginer, de Tarrell Alvin Mc Carrey intitulée "Sous la lune les garçons noir ont l'air bleu.  

L'injonction salutaire de Moonlight est décides qui tu es. La dernière séquence fait penser que Chiron est sur le bon chemin de son accomplissement.

 

Bande annonce: 

Publié dans cinéma gay

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Gustaf Adolf Tenggren - Siegfried - 1932

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Gustaf Adolf Tenggren - Siegfried - 1932

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Que la jeunesse

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Ph. Kai Z. Feng

Ph. Kai Z. Feng

Ph. Elliot Erwitt - Bahia, Brazil, 1963

Ph. Elliot Erwitt - Bahia, Brazil, 1963

Ph. Bill Yates - Sweetheart Rink in Tampa, Florida, in 1972Ph. Bill Yates - Sweetheart Rink in Tampa, Florida, in 1972Ph. Bill Yates - Sweetheart Rink in Tampa, Florida, in 1972Ph. Bill Yates - Sweetheart Rink in Tampa, Florida, in 1972

Ph. Bill Yates - Sweetheart Rink in Tampa, Florida, in 1972 

Ph. Yann Faucher

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Ph. Didio

Ph. Didio

Ph. Eugene E. DayPh. Eugene E. DayPh. Eugene E. Day

Ph. Eugene E. Day

Ph. Alessandro Dal Buoni

Ph. Alessandro Dal Buoni

Ph. Gaetano d'Agata

Ph. Gaetano d'Agata

Que la jeunesse
‘Der Gottes Wahn’ - Richard Dawkins

‘Der Gottes Wahn’ - Richard Dawkins

Ph. Herbert ListPh. Herbert List

Ph. Herbert List

Ph. Paul Morris

Ph. Paul Morris

Ph. Evgeny Mokhorev

Ph. Evgeny Mokhorev

Ph. Will McBride

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Ph. Dimitri Yeros

Ph. Dimitri Yeros

Ph. Bruce Weber - at work

Ph. Bruce Weber - at work

Ph. Sean P. Watters

Ph. Sean P. Watters

Ph. Mariano Vivanco

Ph. Mariano Vivanco

Ph. Joaquím Sitjà i Subirana

Ph. Joaquím Sitjà i Subirana

Boy posing for Hugo Gerhard Simberg, painter (Finland 1873 - 1917)

Boy posing for Hugo Gerhard Simberg, painter (Finland 1873 - 1917)

Que la jeunesse
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Ph. Jan Saudek

Ph. Jan Saudek

Ph. Daniel Sannwald

Ph. Daniel Sannwald

Ph. Stuart Sandford

Ph. Stuart Sandford

Que la jeunesse
Ph. Danny Fitzgerald - Diver, New York, 1966

Ph. Danny Fitzgerald - Diver, New York, 1966

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