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Berlin 1936

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Berlin 1936
Berlin 1936

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Tracy Sugarman

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L'histoire du roller au Trocadéro

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Désireux de trouver un autre regard que le mien sur les époques où le Trocadéro était sillonné par skates et rollers, croyant un peu à ce mensonge que l'on trouve tout sur le net, j'ai fait une recherche sur la toile mais j'ai ramené peu de choses dans mes filets. Sinon cette rapide histoire du roller au troca dont je n'ai pas trouvé l'auteur, j'espère qu'il ne sera pas mécontent de trouver son texte, que j'ai agrémenté de quelques images trouvées par ailleurs, sur le blog.

Cette maigre pêche a fait naitre une interrogation que sont devenu les innombrables photos prises en ces lieux par la miriade de photographes, véritables stakhanovistes du déclencheur qui mitraillaient sans relache la jeunesse à roulettes?

Alors chers visiteurs si vous avez de ces clichés ne les laissez pas mourrir dans vos placards, faites pour l'Histoire de ce lieu et le plaisir des yeux qu'elles revivent sur les Diagonales, envoyez les moi, j'en prendrais soin... 

Patinage à roulettes au TrocadéroSerge Rodriguez au TrocadéroLe team 340 : Savez-vous d'où vient ce nom ? Pendant l'occupation durant la seconde guerre mondiale, les résistants utilisaient ce nom de code (Trois, Quatre Zéro) pour se donner rendez-vous au fameux monument parisien qui fait face à la tour Eiffel. Un lieu public, la panacée pour rester discret !

La véritable histoire d'amour entre le roller et le Trocadéro date de 1937

Mais l'histoire du roller au Trocadéro remonte véritablement à l'avant-guerre. On y a patiné à partir de 1937, date de L'Exposition Internationale « Arts et Techniques dans la Vie moderne » à partir de laquelle l'ancien monument rococo a fait place aux batiments modernes et à l'Esplanade. Avec cette nouvelle aire, sont arrivés les patineurs !
Dans un premier temps, ce sont surtout les enfants qui ont foulé la partie haute du Trocadéro. Les adultes sont arrivés beaucoup plus tard.

 
1954

1954

L'histoire du roller au Trocadéro

Florimond Dufour, un illustre inconnu qui a marqué l'histoire du Trocadéro

Florimond Dufour était comptable de métier. On peut dire qu'il a été l'une des vedettes du Trocadéro. Habillé de son costume foncé et d'une cravate, il patinait initialement dans les patinoires avant la guerre de 1914-1918. Florimond Dufour était un spécialiste des danses imposées. Un jour il a jeté son dévolu sur l'Esplanade du Trocadéro. Danse au TrocadéroDurant plus de 25 ans, de 1950 à 1975, il a amené son gramophone sur lequel jouaient des marches militaires allemandes et des valses 1900. Il dansait en tenant dans ses bras une cavalière imaginaire. 
Slalom au TrocadéroIl appréhendait de tomber à cause des enfants, il les éloignait dès qu'il arrivait. Dès qu'il se reposait, les enfants s'emparaient à nouveau de l'espace.
Un jour, il a fait une chute. Le médecin lui a alors interdit de patiner en arrière. Il tomba à nouveau et dû arrêter le patinage. Il a continué à venir et à passer ses disques, mimant ses danses à pieds. En fin de journée, il reprenait le métro, la poinconneuse le connaissait et s'inquiétait s'il ne rentrait pas.

Parfois, les gens lançaient des pièces, à la fois fascinés et moqueurs, mais il ne faisait pas la manche... il ramassait seulement les pièces pour ne pas buter dessus !

Les vedettes passées par le Trocadéro

On a croisé quelques vedettes de cinéma au Trocadéro. On pense notamment à Gene Kelly dont les prouesses sur roulettes ne sont plus à démontrer.
Nina Companeez a fait honneur au Trocadéro en 1976 avec "Comme sur des roulettes".

Le Trocadéro, un lieu de vie de la glisseLe film Trocadéro Bleu Citron est sorti en 1980 avec Anny Duperey, Lionel Melet, Bérangère De La Gatinerie. Il raconte l'histoire de deux amoureux, Phil et Caroline, hauts comme trois pommes, qui se retrouvent dans les jardins du Trocadéro pour s'adonner à leur sport favori, le skateboard. 

En 1981, "Pour la peau d'un flic" amène Alain Delon sur le mythique spot parisien. En 1982, l'indiscrétion, film de Pierre Lary, fait de même. Puis, c'est au tour de Joy et Joan de Jacques Saurel en 1984 dans un tout autre registre.

En 1983, un remake de Don Camillo, met en scène Terence Hill pour les besoins d'une publicité. L'acteur évolue sur l'Esplanade habillé en curé qui patine à roulettes avec des enfants.

un champion de skate

un champion de skate

Les années 70

Acrobatie au Trocadéro

Les années 1970 sont marquées par le boom du skateboard. Au début des 70s, une première vague arrive. Parmi les noms qui ont marqué cette période su skateboard : José Dematos, Joël Boisgontier (1975) les frères Patrice et Gérard Almuzara adeptes du slalom. Au départ, les slalomeurs utilisaient des canettes, puis les fabricants ont créé de vrais plots.
Les skateurs s'amusent à descendre les pentes, debout ou assis, à toute allure en faisant de gros dérapages. Nombre d'entre eux ont pratiqué en compétition.

1976

1976

1976

1976

1977

1977

interview de Joel Boisgontier: http://www.endlesslines.free.fr/ghost/ghostpages/ghostboisgontier1.htm#

interview de Joel Boisgontier: http://www.endlesslines.free.fr/ghost/ghostpages/ghostboisgontier1.htm#

L'histoire du roller au Trocadéro
L'histoire du roller au Trocadéro
L'histoire du roller au Trocadéro
Trocadéro Bleu Citron

Trocadéro Bleu Citron

Trocadéro Bleu Citron

Trocadéro Bleu Citron

Les années 80 : l'âge d'or

Jusqu'en 1979, le règne des patins en fer cantonne la pratique aux enfants. Les adultes sont arrivés dans les années 80 avec l'apparition des roues en polyuréthane. Ils utilisent l'architecture du Trocadéro pour faire des acrobaties : une petite pente près d'une volée de 9 marches sert de tremplin, les marches sont utilisées pour le tac-tac ou les sauts.
Dans les années 80, la pratique se déplace géographiquement : les gens quittent un peu les hauteurs pour aller pratiquer en contrebas. On commence alors à slalomer sur les plans inclinés de part et d'autre des fontaines.

S'y cotoient les slalomeurs en quad et en planche. Quand les uns se mêlent aux lignes de plots des autres, l'atmosphère se tend. 
Si un plot est renversé, c'est le drame ! La cohabitation a parfois été tendue.

On y rencontre Zola Kikonko, Mouss, Petit Ben, Kalou...

Le team 340

Le fameux team 340 a vu le jour entre 1985 et 1987. Il était encore actif en 2008. Parmi ses membres illustres, on peut nommer : Phil Dussol, Taig Khris, le président Eric Forestier, Tarik Slaim et d'autres !

L'après-midi, les acrobates débarquaient, ils sortaient leur matériel et le Trocadéro se transformait en spectacle. On y faisait du saut, du tac-tac dans les vollées de marches.

Phil Dussol, alias "Tony Boy" , reste la figure la plus emblématique de cette époque. Il a tourné plusieurs clips publicitaires, dont un pour Mercedes. Il a fait des démonstrations hallucinantes avec des sauts immenses au dessus de véhicules : un avion, un 4x4, une moto. Il a même tournée dans un court métrage "une famille formidable" où on le voit sauter par dessus une femme avec une poussette. Il jouait le rôle de Basile.
Il est également à l'origine du court métrage Easy Money qui aurait inspiré des scènes du "Riders" de Gérard Pirès.
A la même époque, on y cotoyait aussi Hom...

Les années 90

Dans les années 90, arrivent les patins en ligne. En 1993, Tarik Slaim est l'un des premiers à les utiliser. En deux ans, une part importante des patineurs passe en ligne.

Les slalomeurs de Rollermania investissent les pentes. On y retrouve Serge Rodriguez qui dispense ses conseils aux patineurs. Ces derniers restent des après-midi entières sur le spot. On y cotoie Wawa (Walid Nouh), Roy Collet, Agnès, Géraldine...

En 1995, le Championnat de France de Roller Acrobatique investit le Trocadéro. L'événement avait même eu les honneurs de Stade 2 à l'époque !

 

photo Frédéric Achdou

photo Frédéric Achdou

Le Trocadéro, un point de ralliement des patineurs

Le Trocadéro va devenir un point de passage régulier pour les randonnées parisiennes des Randonneurs Fous, de Rollers et Coquillages ou de Pari Roller.

Des événements majeurs y sont organisés. En 2002, se déroule le premier bladercross du Trocadéro : Roll'Heure. comme une compétition de Freeskate sponsorisée par Salomon, le BladerCross en 2004, une compétition de rampe avec les LG Action Sports et plus récemment, la Paris Slalom World Cup qui a encore lieu chaque année.

Pourquoi le spot a-t-il été déserté ?

De nombreux facteurs semblent être à l'origine d'une baisse de la fréquentation du Trocadéro par les patineurs. Dans la période proche, on peut imputer cette baisse à la fin de la "mode" roller. Ensuite, les espaces se sont ouverts à la pratique. Il y a 50 ans, les rollers se cantonnaient à des lieux clos ou restreints faute de lieux plus adaptés. L'essor des randonnées à favorisé la désertion du lieux traditionnels de pratique. Enfin, le Trocadéro est aussi le siège d'un nombre croissants d'événements. On se casse souvent le nez sur des semi-remorques venus décharger du matériel pour un spectacle, des livraisons, des événementiels. 

L'histoire du roller au Trocadéro
L'histoire du roller au Trocadéro
photo Christophe Lecoq

photo Christophe Lecoq

 antoine Schaetz, octobre 2009

antoine Schaetz, octobre 2009

D'autres photos des garçons du troca:  c'était le troca...,  Troca 84,  Troca 87un garçon en slip au bord du bassin du Trocadéro l'été 1992,  Jeux d'eau au Trocadero,  sur l'herbe du Troca,  Les garçons du Troca,  Troca 85, rollersjeux d'eau au troca,  Le garçon au bâton, troca 85,  une après midi au Troca,  Troca 78-79 par Bruno 1,  Troca 78-79 par Bruno (2),  Troca 86,  Troca 86 (2)   Troca 86 (3),  Troca 86, sur les statues,  Troca 85, sauts,  Troca 85, dans le bassinTroca 85, sur les statues,  Troca 85 (2),  Troca 85 (3) ,  Troca 85 (4),  Troca 85, les sauts de SébranTroca 85,  Troca 85 (6),  Troca 85 (7),  Troca 85 (8),  Troca 85 (9),  Troca 85 (10)Troca 86 (4),  Troca 85, un marcel bien habité...,  Troca 85 (11)Troca 86 (5),  Troca 86, MAP TROCA,  Troca 85 (12),  Troca 86 (6),  Troca 86, le photographe photographié,  Troca 86, des garçons sur des statues,  Dans les bassins du Trocadéro (1986),  Troca 86, sauts dans le bassin,  Troca 86, un joli joueur de cartes,  Troca 86, près du bassin,  Troca 86, des garçons sur des statues (2),  Troca 86, garçon à la croix,  Troca 86, escalades,  Troca 86, (7) ,  Troca 86, des garçons sur des statues (3),  Troca 86, autour et dans les bassins,  Troca 86, bronzage sur la pelouse,  Troca 86 (8),  Troca, équilibre sur un vélo,  Troca 87,  Troca, une photo de Mike Tedder,  Troca 85 Sébran,  Troca 88 les couleurs d'un printemps,  Troca 78-79 par Bruno (3)Troca 85, dans les bassins,  les couleurs du Troca 88,  Troca 85 (12)Le Troca 86-90 vu par D.L. (1),Le Troca 86-90 vu par D.L. (2),Les couleurs du Troca 1987 Troca 78-79 par Bruno (2) ,  Troca 78-79 par Bruno (1) . Troca 86, la petite bande du bassin,  Troca 86, (8),  Troca 86, jeux d'eau,  Troca 86, juchés sur les statues,  Troca 86, (9),  Troca 86, (10),  Troca 86, jeux sur les canons à eau,  Troca 86, (11),  Troca 86, jeux d'eau,  Troca 86, la petite bande du bassin (2)Troca 86, la petite bande du bassin (3),  Troca 86, la petite bande du bassin (4)Troca 86, la petite bande du bassin (5),  Troca 86, la petite bande du bassin (6),  Troca 86, Xavier M., L'histoire du roller au Trocadéro, Troca 87,

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Torzok un film d'Arpad Sopsits

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Torzok un film d'Arpad Sopsits

Hongrie, 2001, 1h 40mn

 

Réalisation: Arpad Sopsits, scénario:, musique: After Crying 

 

avec:Tamas Mészàros, Szabolcs Csizmadia, Attila Zsllak 

Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits

Résumé:

Dans les années 60, Aron est abandonné dans un orphelinat par son père récemment divorcé. Le garçon endure dans ce lieu, qui a tout d'une prison, une vie pleine de cruauté et de désespoir, ponctuée par les coups du personnel de l'orphelinat et les vexations des autres garçons. Son seul ami est son camarade de classe Attila, qui l'aide à découvrir l'amour et lui donne la force de se battre.

Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits

L'avis critique

 

Ce film très dur et quelques fois un peu complaisant va néanmoins au delà de son anecdote. On comprend qu'à travers l'orphelinat dépeint dans le film c'est toute la société hongroise des années 60, après l'écrasement de la révolte de 56, que le film met en accusation. La fin est tragique et laisse une impression de pessimisme absolu. Le réalisateur s'est basé sur sa propre expérience, ayant vécu son enfance dans un orphelinat.

L'ambiance générale est sombre et le film peut être considéré comme difficile à regarder par certains. Les quelques moments d'espoir que l'on peut observer sont directement liés à l'amitié entre Aron et Attila ainsi que le rapport qu'Aron entretient avec un de ses professeurs, le mélancolique Gálffi, qui semble être le seul enseignant de l'école qui se soucie de ses élèves et s'oppose même au directeur despotique de l'institution.

Certaines scènes sont vraiment cruelles. Par exemple dans l'une d'elles un des enseignants fait battre un garçon par ses camarades parce qu'il priait Dieu, ce qui était interdit dans un établissement tel que celui-ci dans un régime communiste. La réalisation n'est pas sans défaut, l'image est souvent sombre, beaucoup de scènes sont systématiquement sous exposées. Mais les acteurs, enfants comme adultes sont tous remarquables.

ci-dessous le film

Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits
Torzok un film d'Arpad Sopsits

Publié dans cinéma gay

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Dmitry Markov Pskov

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov

La plupart des photos  de Dmitry Markov sont prises dans le pensionnat où il est employé à Pskov, une petite ville dans le nord de la Russie, il se concentre souvent sur la vie des jeunes garçons et filles avec qui il travaille au Fonds russe pour les enfants, images frappantes d'un pensionnat pour les adolescents en difficulté 

 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov
 Dmitry Markov Pskov

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Prudence Heward

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Prudence Heward

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sous la véranda

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auteur inconnu

auteur inconnu

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Christopher Sousa

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Christopher Sousa
Christopher Sousa
Christopher Sousa
Christopher Sousa
Christopher Sousa
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Christopher Sousa
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ANG PAGDADALAGA NI MAXIMO OLIVEROS (L'ÉVEIL DE MAXIMO OLIVEROS) réédition complétée

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ANG PAGDADALAGA NI MAXIMO OLIVEROS (L'ÉVEIL DE MAXIMO OLIVEROS) réédition complétée

 

Fiche technique :
Avec Nathan Lopez, Soliman Cruz, JR Valentin, Ping Medina, Bodgie Pascua et Neil Ryan Sese.
Réalisation : Auraeus Solito. Scénario : Auraeus Solito & Michiko Yamamoto. Directeur de la photographie : Nap Jamir. Musique : Pepe Smith. Montage : Kanakan Balintagos, Clang Sison & JD Domingo.
 
Philippine, 2005, Durée : 100 mn. Actuellement en salles en VO et VOST.
 

 

Résumé :
Dans un quartier pauvre de Manille, Philippines, Maximo 12 ans (Nathan Lopez), très féminin, est le garçon à tout faire de sa famille de petits voleurs. Il fait le ménage, la cuisine, la lessive, recoud leurs vêtements, et parfois même leur sert d'alibi. En retour, son père et ses deux frères aînés qui l'aiment le protègent. Ce bel équilibre va se briser lorsque Maximo rencontre Victor, un jeune policier intègre et séduisant. Ils deviennent amis. Victor (Soliman Cruz) encourage Maximo à changer de vie, ce qui provoque la colère de sa famille...

L’avis critique


L’éveil dont nous parle le titre c’est l’éveil sexuel d’un pré-adolescent dont l’objet de son premier amour est un homme.
Ce qui est le plus troublant pour nous, spectateurs français, c’est l’acceptation de la singularité de Maximo, charmante petite folle, par sa famille de petits malfrats hyper virils qui semblent trouver naturel que le garçon endosse le rôle féminin dans leur foyer en remplacement, en quelque sorte, de la mère trop tôt disparue.
Le film est en partie autobiographique, nourri par les souvenirs du réalisateur de sa découverte, lorsqu’il avait 13 ans, de son homosexualité.
Le tournage de L'Éveil de Maximo Oliveros a duré seulement treize jours, en numérique, avec pour tout budget les 10 000 dollars octroyés par la Fondation Cinemalaya. Auraeus Solito démontre qu’avec le système débrouille, on peut tourner un film lorsque l’on est animé de la passion du cinéma... et que l’on a du talent. Par exemple la maison du policier est ainsi sa propre maison et les figurants sont ses voisins et ses amis...

 

   

 

Auraeus Solito fait preuve d’un vrai sens du cinéma, même si certains plans sont mal éclairés, mais il y en a de magnifiques ; si le montage est parfois trop brutal et si le rythme aurait été meilleur en resserrant, surtout au début, les scènes. Il inscrit son film dans la grande tradition du cinéma philippin de Lino Brocka, sachant comme lui nous proposer un cocktail équilibré de cinéma social, proche du documentaire, et de mélodrame. Solito pose un vrai regard sur ses personnages et dirige ses comédiens avec talent. Sans mièvrerie, sans tomber dans le glauque, avec une pointe de kitch bien venu et inévitable aux Philippines, il délivre un message d’espoir et de courage.
Le film est riche d’informations sur la vie quotidienne d’un pays que l’on connaît assez peu en occident. On peut être surpris par la façon dont les personnages considèrent l’homosexualité. Dans le dossier de presse, le réalisateur s’explique sur la place de l’homosexualité dans la société et dans le cinéma de son pays : « La société philippine accepte mieux les gays à présent. Je préfère le mot "accepter" que "tolérer" qui implique trop négativement la différence. Dans tout le pays, vous pouvez voir beaucoup de jeunes gays, habillés en femme sans que cela pose de problèmes, même avec leur famille. Peut-être est-ce dû au fait que les anciennes générations philippines croyaient que les meilleurs médiums pour communiquer avec les Dieux étaient les gays : ils possèdent une double sensibilité spirituelle, celle de l'homme et de la femme... Dans les années 70, les personnages étaient des homosexuels oppressés qui ne pouvaient pas s'accepter eux-mêmes. Dans les années 80, les gays au cinéma faisaient pression sur les beaux garçons défavorisés pour qu'ils deviennent des "macho dancers" ou des strip-teaseurs. Enfin, dans les années 90, les homosexuels n'étaient plus que des faire-valoir comiques et hystériques. Dans mon film, je voulais mettre en scène un personnage libéré, aimé pour ce qu'il est. Le fait qu'il soit gay est juste un détail de l'histoire. »
Dans ce genre de film à très petits moyens, qui en plus repose sur les épaules d’un adolescent, le casting pour le rôle principal est essentiel. Le réalisateur avait déjà auditionné plus de cent garçons pour le rôle de Maximo sans être satisfait, lorsqu’il a aperçu deux frères jumeaux, danseurs de hip hop qui se présentaient pour un autre film. L’un deux, Nathan Lopez, avait à la fois le dynamisme et le côté féminin qu’il recherchait. Il est né en 1991 et confesse en interview être un excellent danseur. Les thaïlandais ont pu le voir dans la série télévisée Anghel na walang langit, Mga en 2005 et plus récemment dans Sana maulit muli.
Après un succès inattendu au box-office dans son pays, où il a devancé les grosses productions américaines et hongkongaises, le film a raflé un nombre de prix impressionnant dans les festivals gays, en particulier celui de Berlin où il a reçu le Grand Prix du meilleur premier film, le Prix du public jeune et le Teddy Bear d'Or récompensant le meilleur film du festival. Auraeus Solito a tourné en 2006 son second film, Tuli, au sujet d'un circonciseur et de sa fille, amoureuse de sa meilleure amie. Il a été sélectionné au Festival de Sundance et de Berlin.

L’Éveil de Maximo est la pureté du premier amour d’un garçon de douze ans pour un homme ; confronté à l'horreur et à la corruption des quartiers pauvres, un drame social poignant habillé en un beau mélodrame.

 
L'épanouissement de Maximo Oliveros 1

 

 

 

L'épanouissement de Maximo Oliveros, 3

 

 

 

L'épanouissement de Maximo Oliveros 5
 

 

Bande annonce

 

 

 

 

Voir et télécharger le film ICI

 

ANG PAGDADALAGA NI MAXIMO OLIVEROS (L'ÉVEIL DE MAXIMO OLIVEROS) réédition complétée
ANG PAGDADALAGA NI MAXIMO OLIVEROS (L'ÉVEIL DE MAXIMO OLIVEROS) réédition complétée
ANG PAGDADALAGA NI MAXIMO OLIVEROS (L'ÉVEIL DE MAXIMO OLIVEROS) réédition complétée
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Que la jeunesse...

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