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Timothy Cummings

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié dans peinture

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Matisse, Paires et séries au Centre Pompidou

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

C'est à la fois heureux et un peu en colère que je suis sorti de l'exposition Matisse, paires et séries du Centre Pompidou. Heureux, parce que l'on a pas tous les jours l'occasion de voir autant de chefs d'oeuvre d'un des plus grands peintres du XX ème siècle. Un peu en colère parce que l'on sent trop que c'est une exposition fait avant tout pour remplir les caisses du musée et dont l'enjeu artistique est assez douteux. En effet, il ne m'apparait pas que Matisse soit plus un peintre qui ait travaillé par série qu'un autre. Il suffit pour cela de voir par exemple l'exposition Degas qui a lieu en même temps que celle-ci au musée d'Orsay et de se souvenir de la récente exposition Monet au Grand Palais. Il faut souhaiter que le changement politique qui aura lieu bientôt dans le pays (quel que soit le résultat des élections) ouvrira une perspective moins mercantile et plus audacieuse pour les futurs grandes expositions de peinture à Paris.

Une fois ce souhait énoncé, voici quelques merveilles que l'on peut admirer au Centre Pompidou. Matisse avec Bonnard est un peintre qui apporte de la joie.

 

 

 

 

Matisse paires et séries, la Danse

 

 

 

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L'exposition après Paris, ira à Copenhague puis à New-York, il faudra aller aux Etats-Unis pour voir un de mes tableaux préférés "La leçon de piano" ( immédiatement ci-dessous ) qui malheureusement n'a pas fait le voyage depuis le MOMA de New-York...
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Que la jeunesse était jolie en noir et blanc 15

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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   WHATISEE9

   TASSIEDEVILLOL

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cuteguyss: Submitted by: zip-code

 

 

 


Publié dans adolescent

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Pluto d'Urasawa

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

J'aimerais que ceux qui persistent à penser que la bande dessinée en générale, et le manga en particulier, ne peut être qu'une sous littérature mis en image par des tacherons sans talent, ces obscurantistes, bien qu'en voie d'extinction, n'ont pas encore totalement disparu, se plongent dans "Pluto" (le titre se réfère à Pluton, ou Hadès, Dieu des enfers) qui ne peut supporter qu'une critique, celle d'être trop complexe. Cette complexité vient en partie du fait qu'Urasawa dans ses manga parvient à faire vivre et surtout a bien les distinguer graphiquement de nombreux personnage, ce qui n'est pas si fréquent. En revanche ses mangas sont plus facile à suivre que beaucoup pour un public français car le style narratif d'Urasawa ainsi que son découpage et sa mise en scène, sont très proches du style franco-belge.   La genèse de ce manga est extraordinaire, puisque c'est la relecture par Naoki Urasawa d'une oeuvre de Tezuka mondialement célèbre, mais que je n'ai pas lu, Astro, le petit robot,  personnage  qui a bercé l’enfance de beaucoup.  Tezuka avait situé la naissance d'Astro dans son manga en 2003. Les ayants-droits du mangaka avaient prévu un certain nombre d’événements en 2003 pour célébrer la naissance du personnage, mais ils n'avaient jamais envisagé qu'un autre mangaka ose toucher à Tetsuwan Atom (titre original d’Astro le petit robot). Astro est donc une oeuvre mythique du grand tezuka, qui dans son pays a non seulement inventé le manga moderne mais aussi le dessin animé. Au Japon Tezuka est l'équivalent de ce que serait en occident un artiste qui aurait à la fois la notoriété  d' Hergé augmentée de celle de Walt Disney. Au Japon, il est, pour un mangaka, professionnellement suicidaire d' envisager de toucher à l’oeuvre de Tezuka; un mangaka tellement vénéré qu’il est appelé le dieu du manga Certes Naoki Urasawa est aussi internationalement reconnu pour ses deux séries Monster (16 tomes chez Kana), 20th Century Boys (22 tomes chez Panini Comics) et  21st Century Boys (2 tomes chez Panini Comics). Au Japon parait une nouvelle série du mangaka, "Billy Bat", pré publiée dans Morning, un thriller historique, situé dans le Japon occupé d’après-guerre, en 1949. 

 

 

 

 

Si je n'ai pas lu Astro le robot, en revanche j'ai lu et mis tout en haut dans mon panthéon de la bande dessinée beaucoup d'autres oeuvres de Tezuka comme "Les trois Adolf", Ako, MW...  Lorsque j’ai ouvert le premier tome de Pluto  qui est inspiré par l’histoire le robot le plus fort du monde de Tetsuwan Atom qui est le tome 5 dans l'anthologie d'Astro boy éditée par Kana, qui n'est qu'un pan de la saga de Tezuka, les aventures d'Astro sont très nombreuses, ma première surprise, alors que je m'attendais d'après la réputation et l'esthétique de l'oeuvre de départ, à un manga plutôt destiné aux enfant alors que dès les premières pages le lecteur est confronté à une histoire très noire dessinée d'un trait anguleux et anxiogène à l'opposé des rondeurs de Tezuka. Le lecteur de Monster lui retrouvera dans Pluto immédiatement l'atmosphère de ce manga, avec notamment cette même fascination d'Urasawa pour l'Europe de l'est, qui est également présente dans plusieurs films de Miyazaki.  D'ailleurs le héros, l’inspecteur Gesicht est un robot allemand! Son nom dans cette langue veut dire visage. Un nom qui est presque une définition de ce qu'il est, un robot à apparence humaine.

 

 

Le récit, mélange de récit d’anticipation et de thriller, sans préambule et sans installation des personnages commence très fort : dans les Alpes suisses, on retrouve le corps démantelé sur un site entièrement calciné d'un gentil robot mondialement célèbre dont la tête coupée a été sinistrement mise en scène par l’ajout de deux cornes symboliques. Immédiatement on pense à un meurtre ritualisé, comme le ferait un tueur en série. Parallèlement, on suit une  enquête en Allemagne, menée par l'inspecteur Gesicht, dont on s'aperçoit assez vite qu'il est un robot très sophistiqué à l'apparence humaine, sur le meurtre d’un humain dont les restes ont été aussi mis en scène. Sur la scène du crime on ne trouve aucune trace de présence humaine.

 

 

Gesicht est stupéfait parce que dans son monde, réminiscence des Lois sur la robotique d’Asimov, un robot ne tue pas un humain. Pourtant tout désigne, tant pour l’humain que pour le robot un assassin robot. Et ça ne fait que commencer…

 

 

L'histoire (dont je ne donne que les prémisses pour ne pas la déflorer et ainsi nuire au plaisir de lecture, qui croyez moi sera grand) semble être simple au début mais elle se révère être complexe de plus en plus complexe avec l'apparition, au fil des tomes, de nouveaux personnages. 

Les références d'Urasawa sont nombreuses et assez transparentes sans que pour autant cela gène la lecture. Commençons par les littéraires. La plus immédiate est celle aux  lois sur la robotique d’Asimov. Mais quand un des personnages émet cette sentence: “ l’existence d’un conscience est scientifiquement prouvée pour les robots.”, on se souvient alors "Des androïdes rêvent-ils de moutons électriques", de Philip K. Dick qui a inspiré le film Blade Runner et aussi de Ghost in the Shell.

 

 

On en arrive donc au cinéma. L'oeuvre d'Asimov a été assez piteusement illustrée par le film Robot, mais c'est surtout à deux films de bien meilleure qualité que Pluto fait penser; d'abord à Watchmen (et à la B.D. éponyme) dans lequel aussi des super-héros sont décimés et ensuite à AI d'après Brian Aldiss et adapté par Ian Watson , deux fameux auteurs de SF, où un enfant robot est capable de développer un vaste répertoire d’émotions et de souvenirs.

Dans Pluto,les robots sont ultra-modernes et sophistiqués, tout comme l'architecture des villes, les véhicules et autres technologies de pointe qui ont envahie les foyers. Les robots servent les hommes, leur tiennent compagnie, font la guerre à leur place.

 

 

Si j'ai écrit plus haut que cette histoire tenait du récit d'anticipation et du thriller, elle est beaucoup plus que cela faisant émerger des questions qui seront peut être primordiales pour l'humanité plus tôt qu'elle le pense comme celle cruciale qui coure dans tout le récit: Qu' est ce qui distingue un humain d’un robot, si les deux se comportent en animal social respectant la bienséance, la morale et tous les codes sociaux. Dans Pluto certains robots ont un aspect indiscernable d'un véritable être humain. Les robots sont en couple, ils ont même des enfants (dont on ne saura d’ailleurs pas s’ils sont robots ou humains, la figure de Geppetto n'est pas loin), ils font même des cauchemars.

Pluto aborde aussi des question qui sont bien de notre époque, même si on ose rarement se les poser: L'héroïsme est-il révolu? Une interrogation qui irrigue déjà les comics américains depuis vingt ans!

Certaines thèmes récurrents dans l'oeuvre d'Urasawa sont éternels, comme celui de l'incarnation du mal. Au sujet du mal si Urasawa n'est pas manichéen, il opère malgré tout une distinction très nette entre les "bons" personnages d'un côté et LE "grand méchant" d'un autre coté.

On remarquera les clins d'oeil à des évènements connus dans l'histoire de ce début du 21ème siècle...


 

Urasawa peut être aussi un formidable paysagiste de la bande dessinée. La planche ci-dessous aurait eu toute sa place dans l'exposition l'architecture et la bande dessinée.

Mais si la faiblesse du mangaka dans ses séries précédente était d'avoir trop diluer son intrigue dans les dernier tomes, espérons qu'il n'en sera pas ainsi avec plutôt, sa grande force est de faire naitre très rapidement l'émotion chez son lecteur. Celle-ci ne doit pas être étrangère au talent du dessinateur qui retranscrit à la perfection  les émotions de cette fois ses personnages sur leur visages. 

En regard à la complexité et à la densité de l'intrigue je conseillerais de lire tous les tomes d'affilé.

 

 

Nota :

 

1- Xavier Guilbert,sur le site 9.org, a rédigé  un très intéressant billet compatif entre la version d' Urasawa et l’originale de Tezuka, qu’il a lu en japonais dans le texte. Mais attention,cette étude révèle beaucoup d'éléments qui tuent le suspense. A lire donc une fois que l'on a terminé Pluto.

2- Autre billet remarquable, cette fois qui embrasse tout le travail d'Urasawa, à cette adresse: http://aaablog.typepad.com/weblog/files/25Urasawa.pdf

3- Un site dédié à l'oeuvre d'Urasawa: http://www.labasesecrete.fr/

 

 

Pour retrouver le manga sur le blog: Une vie dans les marges de TatsumiBakuman,  Tatsumi,  NomNomBâ de Shigeru Mizuki,  Tezuka à Japan expo 2011Ayako de Tezuka,  Color Mandarake à Tokyo,  Thermae Romae de Mari Yamazaki,  Tsubasa et L'ile des téméraires,  Makoto Kobayashi : Michaël, Le Chat qui Danse (Glénat; 1998),  Billy Bat de Naoki Urasawa et Takashi NagasakiPluto d'Urasawa

Publié dans Bande-dessinée

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petite promenade dans le nouvel accrochage de la collection permanente du Centre Pompidou

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Je n'ai parcouru, au sortir de l'exposition Matisse dont je vous reparlerai, qu'un étage de la collection permanente du centre Pompidou, celui qui contient les oeuvres de 1900 à 1960 pour voir les quelques nouveautés du récent accrochage. Il y avait ce garçon, amoureux des kandinsky et surtout une salle dédiée à un peintre que je ne connaissait pas, Judith Reigl, dont vous pouvez lire ci-dessous le petit cartouche qui lui est consacré. Devant l'excellence des toiles montrées, je m'étonne qu'elle ne soit pas plus célèbre, sans doute parce qu'elle a changé souvent de manière. J'aurais attribué une de ces toiles à Matta et une autre à Dubuffet...

 

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Les terrasses du Centre Pompidou offre de magnifiques espaces pour les sculptures, comme pour ce Calder avec pour fond un superbe panorama parisien.

 

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Cueco dont l'humour me manque, lorsque j'écoute aujourd'hui "Les papous dans la têtes" a généreusement offert cette toile de la série les chiens au musée...

 

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Ce joli garçon dont le bleu du pull-over s'harmonisait parfaitement avec les bleus des papiers collés de Matisse, m'a gentiment laissé le photographier. 

 

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Paris, avril 2012

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Billy Bat de Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki

Publié le par lesdiagonalesdutemps

© 2009 NAOKI URASAWA/Studio Nuts, TAKASHI NAGASAKI/KODANSHA

 

Billy Bat commence par une mise en abîme. On lit plusieurs pages en couleur d'une histoire animalière de détective, le héros en est une chauve-souris qui est une sorte de privé à la Marlowe quand on s'aperçoit que nous sommes en 1949 et qu'en fait ce que l'on vient de lire est un épisode d'une série à succès que dessine le véritable héros de Billy Bat, Kevin Yamagata, un américano-japonais travaillant à New-York d'ailleurs Quelques clins d’œil au Comics américain sont glissés au début de l’histoire. Soudain il apprend que contrairement à ce qu'il croyait son héros n'est pas de son invention, mais une réminiscence d'un héros d'une bande dessinée japonaise qu'il aurait pu voir lorsqu'il servait d'interprète à Tokyo au sein de l'armée américaine juste à la fin de la guerre. Pour en avoir le coeur net, Kevin se rend à Tokyo. Là il contacte un de ses anciens collègues qui tente de le faire chanter. Kevin dans une bagarre le tue. Il découvre bientôt que le sosie de son héros n'est pas un personnage de bande dessinée mais une sorte d'icône vénérée qui serait le signe de reconnaissance d'une secte vieille de plusieurs siècles (en fait il y a deux chauves-souris : une noire et une blanche, une bonne et une mauvaise ).... Suit un imbroglio criminel tout à fait dans la lignée des précédentes série d'Urasawa qui est l'auteur du dessin et du scénario pour lequel il se fait aider de son complice habituel, Takashi Nagasaki, « Monster » et « 20 th century boy ». Il y a cependant de grandes différences entre ces deux séries mythiques et le nouvel opus du mangaka, d'abord il inscrit son récit, cette fois dans un (des) contexte historique précis, les années de l'immédiate après guerre, qui sont pour le Japon des années noires. Le scénario n'oublie pas de mettre en scène la rancœur des vaincus et le mépris de certains occupantsenvers les japonais. Le pays subissait une occupation très dure de la part des américains. Billy Bat s'en fait l'écho. Des personnages historiques comme le général Mc Arthur apparaissent dans le manga. Mais c'est surtout une autre figure réelle qui a une grande importance dans le premier tome. Il s'agit de Shimoyama, directeur des chemins de fer japonais dont la mort mystérieuse et jamais élucidée, son corps fut retrouvé sur une voie chemin de fer après avoir été écrasé par un train, est un événement qui fit grand bruit dans l'archipel à l'époque. Cet épisode historique se trouve également dans Ayako de Tesuka, qui tout comme le fait Urasawa fait disparaître un de ses personnages de la même façon et concomitamment que Shimoyama. Tesuka est en outre, cette fois cité clairement avec la reproduction de la couverture de son manga « La nouvelle ile au trésor » qui révolutionna la technique narrative de la bande dessinée japonaise.

 

 



Il faut noter que pour la première fois Urasawa dessine des personnages au faciès d'asiatique; sans toutefois se corriger d'une certaine maladresse dans le rendu des visages, ce qui est un défaut largement partagé par la plupart des dessinateurs japonais. Les traits de certains personnages sont caricaturaux, ce qui peut amener à de fâcheux résultats par exemple le patron de Kevin, un dénommé Newman n'est pas loin de ressembler à certaines images de propagande antisémite d'avant guerre (ce qui ne veut pas dire qu'il faille accuser Urasawa d'antisémitisme ce qui serait un contresens total) .

 

 

 

Tout ce que vous avez lu précédemment a été écrit avant avoir lu, le deuxième tome, si les dernières pages du premiers me laissaient déjà dubitatif, avec une odeur de conspirationisme que j'avais déjà humée dans « 20 th century boy » et que je trouve pour ma part assez désagréable, que dire du scénario de ce deuxième tome qui est un peu n'importe quoi, tout du moins à ce stade de l'histoire, je ne sais pas combien de volumes Urasawa a prévu pour sa nouvelle série et je doute qu'il le sache lui-même. Sa parution au Japon a débuté en octobre 2008. L'édition de la série n'y est pas terminée. Il y a déjà 8 volumes parus.

 


Jugez vous même de l'agilité d'esprit qu'il faut avoir pour suivre Billy Bat, en premier lieu, il ne faut pas s'offusquer d'y voir le personnage de bande dessinée créé par le héros, une chauve-souris, de la bande dessinée, cela s'appelle une mise en abime, dialoguer avec celui-ci et être la possible image de dieu (ce qui m'irait assez bien ayant toujours bien aimé ces bestioles et en ayant même sauvé une, mes chances de toucher le ticket pour l'entrée au paradis augmenteraient considérablement si dieu chauve-souris, il y a)... Ne pas s'étonner de passer sans crier gare du Japon de 1949 à Jérusalem au temps de Ponce Pilate, épisode tout en trompe l'oeil dans lequel le mangaka nous rappelle que Jésus de Nazareth ne fut pas le premier à revendiquer d'être le messie et à mal finir... On y découvre aussi combien fut néfastel'influence de Billy Bat en invisible conseiller auprès d'un certain Judas!Doit on y voir un à la manière de Da Vinci code? Je n'ai pas eu le temps de m'appesantir sur la question puisque à la page suivante, j'étais propulsé dans le New-York de 1959, au milieu d'une manifestation pour les droits civique où la fameuse chauve-souris était devenu une sorte de G.P.S. Pour un chauffeur de taxi!

L'éditeur français a eu la bonne idée de garder les couvertures japonaises qui sont très belles (ce qui n'est pas toujours le cas, voir celles de Jin par exemple).

 

 

 





Le style visuel d'Urasawa est soigné, comme à son habitude en particulier en ce qui concerne les décors. A ce propos, j'interpelle les arpenteurs de Tokyo, il me semble que, page 41 du tome 1 (voir immédiatement ci-dessus), le célèbre carrefour de Ginza, avec la fameuse horloge du magasin Wako qui a résisté à la fois au tremblement de terre de 1923 et aux bombardements américains, entre la Cho-Dori et la Harumi-Dori, c'est l'enfilade de cette dernière artère que l'on voit (en direction du parc Hibiya) avec au fond le pont de chemin de fer qui la traverse en la surplombant, est dessiné à l'envers! Qu'en pensez-vous? J'aurais aimé voir un peu plus de vues du Tokyo de 1949, il y en a, mais pas assez à mon goût. D'autre part on reconnaitra immédiatement certains types de visage chers au dessinateur, ce qui n'est pas toujours un plus.

 


Jean-Marie Bouissou déplorait dans son indispensable livre sur le manga, Manga, Histoire et univers de la bande dessinée japonaise, paru aux éditions Picquier, que les jeunes mangakas avaient de la peine à renouveler les différent genres et manquaient d'imagination, il avait du en écrivant cela, oublier Urasawa. Le défaut d'Urasawa est plutôt d'avoir trop d'idées et surtout de peiner à les mener à leur terme. Ses deux grandes séries, Monster et 20 th century boy en sont de bonnes illustrations. Elles commencent somptueusement pour peu à peu se déliter, surtout 20 th century boy. L'histoire de Billy bat est tellement extravagante qu'il me sera difficile, malgré mes réticences de ne pas lire les volumes suivants..

 




 

© 2009 NAOKI URASAWA/Studio Nuts, TAKASHI NAGASAKI/KODANSHA

 

Pour retrouver le manga sur le blogUne vie dans les marges de TatsumiBakuman,  Tatsumi,  NomNomBâ de Shigeru Mizuki,  Tezuka à Japan expo 2011Ayako de Tezuka,  Color Mandarake à Tokyo,  Thermae Romae de Mari Yamazaki,  Tsubasa et L'ile des téméraires,  Makoto Kobayashi : Michaël, Le Chat qui Danse (Glénat; 1998)Billy Bat de Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki

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Vern Dufford

Publié le par lesdiagonalesdutemps






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Notre paradis, un film de Gael Morel

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

 

France, 100 mn, 2011

 

Réalisation: Gael Morel, scénario: Gael Morel, Photographie: Nicolas Dixmier, Musique: Camille Rocailleux, Montage : Catherine Schwartz

 

Avec: Stéphane Rideau, Béatrice Dalle, Dimitri Durdaine, Didier Flamand, Jean-Christophe Bouvet, Raymonde Bronstein, Malik Issolah, Mathis Morisset  

 

Résumé

Vassili (Stéphane Rideau), 33 ans est un prostitué aux pulsions criminelles qui voit son commerce décliner en raison de son âge avancé pour son activité. Une nuit il trouve un jeune homme inanimé, (Dimitri Durdaine) dans le Bois de Boulogne. Il vient de se faire tabasser. Vassili le recueille chez lui. Amnésique à son réveil, le jeune homme est rebaptisé Angelo par son protecteur. Les deux hommes, devenus complices et amants, se prostituent ensemble et volent leurs clients. Mais peu à peu, l’étau se resserre suite aux menaces de représailles; le couple doit fuir Paris précipitamment. La cavale commence…

 

Stéphane Rideau et Dimitri Durdaine dans Notre paradis

 

L'avis critique

 

Gael Morel dans tous ses films montre des qualités rares dans le cinéma et en particulier dans le cinéma français, celle de la sincérité un don pour esthétiser les corps masculins et surtout celle de filmer avec réalisme et conviction les classes populaires. On peut penser que ce dernier don lui vient de ses origines. Ce qui fait que d'emblée on croit à l'existence des deux paumés qu'il met au centre de son récit. Mais la médaille a son revers, aussitôt qu'il s'éloigne de son milieu, le cinéaste empile les clichés.

 

Stéphane Rideau et Dimitri Durdaine dans Notre paradis

 

Pour tous les cinéphiles, le nom de Gael Morel est associé à celui de Téchiné qui l'a fait découvrir en tant qu'acteur dans un de ses films les plus connus, "Les roseaux sauvage" et aussitôt que l'on ajoute au nom de Téchiné, le mot de prostitution, c'est le titre d'un autre film du réalisateur qui remonte du fond de notre mémoire, celui de "J'embrasse pas". L'atmosphère glauque de "notre paradis" qui n'est pas sans rappeler celle de "L'homme blessé" nous ramène aux années 80 où le seul horizon cinématographique possible de l'homosexualité semblait être la prostitution. Même les membres les plus revendicatifs de la mouvance gay devraient convenir que cela ne reflète guère la réalité d'aujourd'hui, surtout à Paris. Sur ce point le cinéaste dans une interview réfute cette critique, que je maintiens néanmoins: << Au cinéma et dans les séries (Plus belle la vie,Avocats & Associés), elle est vécue par des hommes qui travaillent, rentrent chez eux le soir, etc. Alors que, même si c’est le cas, leur réalité sexuelle, là où la télé ne peut jamais aller, est très différente : boîtes innombrables, lieux de drague. j'ai intention de proposer à un public homo de se reconnaître dans un personnage mauvais>>. On pense également au film de Claire Denis "J'ai pas sommeil", aussi peu psychologique que celui-ci.

 

Dimitri Durdaine et Béatrice Dalle dans Notre paradis

 

La première scène, un numéro de cabotinage grandiose et pitoyable de Jean-Christophe Bouvet met d'emblée mal à l'aise. L'inconfort ne quittera plus le spectateur.

 

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Ne voulant, ou plutôt ne pouvant pas, donner d'épaisseur psychologique à ses personnages, Le passé et les motivations de Vassili ne sont jamais explicités, on peine à croire à l'amour fusionnel de Vassili et d'Angelo et encore plus que le premier puisse pousser le second vers le crime.

Le film est à la fois un film de serial killer (vous remarquerez qu'heureusement, on dénombre beaucoup plus de films sur les serial Killer que de serial killer), la peinture d'un amour fou entre deux garçons et la chronique sur la prostitution masculine qui est malheureusement filmé d'une façon naturaliste en regard de l'image peu crédible, car univoque, qu'il donne de la communauté homosexuelle.

Les meilleurs scènes du films sont celles sur l'intimité du couple. Je regrette que le cinéaste ne se soit pas contenté d'un quotidien épuré d'un romanesque bon marché. Il faudrait que les cinéastes comprennent, surtout lorsqu'ils savent bien filmer comme gael Morel, qu'il n'est pas nécessaire pour intéresser le spectateur de truffer leurs films de crimes ou de pyrotechnie, un Mike Leigh par exemple l'a compris... Sur le vieillissement d'un homosexuel, Jacques Nolot sans romanesque extravagant avec  AVANT QUE J’OUBLIE a réalisé un film beaucoup plus convaincant que celui de Morel.

 

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Stéphane Rideau et Dimitri Durdaine dans Notre paradis

 

Stéphane Rideau et Dimitri Durdaine dans Notre paradis

 

Notre paradis

 

Dimitri Durdaine et Béatrice Dalle dans Notre paradis

 

Stéphane Rideau dans Notre paradis

 

Le véritable problème de Gael Morel est qu'il a voulu tourner un scénario qu'il a écrit ce qu'il ne sait pas faire. Outre les multiples invraisemblances de cette histoire de nombreuse séquences semblent n'avoir pas grand chose à voir avec l'histoire principale comme cette visite à chez une ex-petite amie de Vassili, mère célibataire d'un enfant à problèmes qu'ils vont embarquer dans leur cavale, qui vient comme un cheveu sur la soupe.

En revanche une autre séquence est bien amené, celle de la visite chez le docteur, joué par Roland Copé , lorsque ce dernier ouvre son réfrigérateur, je me suis demandé si l'on allait pas bifurquer vers une histoire à la Poppy Z. Brite... 

 On retrouve dans "Notre paradis" un thème qui obsède le réalisateur, la perte de la jeunesse. Il est le centre caché du film. D'une manière plus ou moins ténu on peut le retrouver dans presque tous ses films comme dans "Après lui" par exemple. 

 

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Si comme le disait fort justement Paul Valery à propos de Degas pour un peintre dessiner c'est caresser, pour Gael Morel filmer le corps d'un garçon, c'est aussi le caresser.

Techniquement le film est soigné, montage nerveux, cadre soigné, souvent inventif avec quelques beaux contrejours, bien sûr sur le corps de Dimitri Durdaine, mais aussi lorsque le cinéaste filme la nature ou Paris (la leçon de Christophe Honoré?) , éclairage de même, avec des alternances réussies de séquences sombres suivie de lumineuse, bonne utilisation des décors.

 

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Il y a un autre don que possède Gael Morel et que j'ai ommis de mentionner dans le chapeau de ma critique, c'est l'excellence de sa direction d'acteur, si les qualités de comédien de Stéphane Rideau ne sont plus à démontrer, je conseille à ceux qui pensent que l'acteur n'est convaincant que dans les rôles de jeunes prolos, de voir le téléfilm dans lequel il incarne Georges Brassens; il est sensationnel! En revanche ce que le cinéaste parvient à faire faire au débutant Dimitri Durdaine est époustouflant. Le jeune acteur est la révélation du film, espérons que le cinéma français, si frileux envers les acteurs atypiques saura l'utiliser. Le choix de Dimitri Durdaine ne doit pas être étranger à la présence sur le film de Jacques Grant, grand directeur de casting, pour Téchiné notamment, que j'ai reconnu en client suceur et pingre.

 

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Si ce film est en grande partie raté, uniquement à cause de son scénario et ce ne sont pas les dialogues qui l'améliorent, il n'en reste pas moins qu'il est heureux qu'existe encore, pour combien de temps (?) de tels films dans le paysage formaté (principalement par les télévisions, aucune télévision a accompagné son film) du cinéma français. Le film a été interdit au moins de seize ans.

Il est dommage qu'à une histoire de pacotille, à laquelle on ne croit pas, Gael Morel n'est pas préférer filmer le quotidien d'un prostitué vieillissant. Il y a la matière de faire un film autrement plus vrai et touchant que ce paradis frelaté, surtout lorsque l'on a sous la main un acteur de la trempe de Stéphane Rideau.

 

Nota: Je voudrais remercier, Alain, un de mes rares commentateurs qui m'a remis en mémoire ce film que j'avais raté en salle en raison de son passage éclair sur les écrans.

 




















 

Pour télécharger le film

http://rapidshare.com/files/ 704123221/EngSubQaFoNENotreparadis.avi 

 

Lien Streaming

http://uploadhero.com/v/8HQnH9AD

 

Pour retrouver les films de Gael Morel sur le blog:  Notre paradis, un film de Gael MorelNEW WAVE de Gaël Morel



 

 

 

Publié dans cinéma gay

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Ben Weller

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Bogdan Zwir

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