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L'inconnu nu d' Hartford

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Wadsworth Athenaeum, Hartford

 

Je ne connais pas l'auteur de cette sculpture datant vraisemblablement des années 30. Si quelqu'un a une idée?

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Regards adolescents

Publié le par lesdiagonalesdutemps

does he know how cute he is?

 

 

 

 

 

 

 

beautiful-guys: oh my god his eyes

 

 

 

 

 

riffraff0: beautiful-guys:   http://panagiotios.tumblr.com/

 

bloodisbloodsoiamtold: hII

 

 

 

 

 

 

goddamnyourebeautiful: Christopher Sylvest

 

 

 

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Rétrospective Capogrossi au musée Guggenheim de Venise

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Guiseppe Capogrossi (1900-1972) est un des artistes du XX ème siècle les plus singulier qui soit. Malheureusement il est peu connu en France, bien que le Centre Pompidou possède quelques oeuvres de cet artiste. Très célèbre en Italie, surtout de son vivant, le merveilleux musée Guggenheim de Venise qui a toujours des idées originales d'exposition, lui consacre une grande rétrospective pour le quarantième anniversaire de sa disparition.

 

Giuseppe Capogrossi est un membre de la Nouvelle école romaine de peinture avec Corrado Cagli et Emanuele Cavalli. Il acquiert une importance considérable dans le paysage italien de l'informel (signe informel) avec Lucio Fontana (informel gestuel) et Alberto Burri (document informel). Comme invité, il participe pendant plusieurs années aux expositions à la Biennale de Venise et à la Quadriennale de Rome ainsi qu'aux prix de Bergame en 19391940 et 1942.

Il participe à plusieurs reprises à l'exposition Documenta de Cassel ainsi qu'à la Biennale de San Paolo au Brésil.

En 1960, il expose à la 2e Biennale internationale de Tokyo.

 

Capogrossi a la particularité d'avoir changé de manière du tout au tout deux fois dans sa carrière et d'avoir excellé dans chacune d'elles. Il a commencé dans un style mussolinien, ne voyez aucun sous entendu négatif de ma part, bien sûr dans cet adjectif, en France on l'aurait classé dans les peintres du "Retour à l'ordre" au coté d'un Grommaire ou du Picasso des années trente. Les toiles de Capogrossi diffuse un discret homo érotisme tout comme celles à cette période de Chirico (voir à ce sujet mon billet Regard homo-érotique sur la peinture italienne 1925-1945) avec lesquelles elles ont d'autres parentés; puis dès la fin des hostilités Capogrossi peint des toiles où apparaissent cette fois des figures féminine dans un style d'un cubisme tardif revisité assez proche de ce que peignait quelques années plus tôt Marcel Pignon. Alors que précédemment ses toiles étaient très couvertes de tons souvent éteints, sa peinture se fluidifie et en même temps les couleurs deviennent plus vives. Et enfin nouveau virage à 180° Capogrossi se voue à l'abstraction mais avec cette particularité de ne représenter dans ses tableaux qu'une seule forme, une sorte de peigne qu'il déclinera de toutes les manières possibles durant près de 25 ans. Une telle obsession parait sur les cimaises du Cuggenheim être proche de la folie. On pourrait croire qu'une telle répétition du motif lasse le visiteur, c'est tout le contraire. On ne peut être ébahi par l'invention de l'artiste véritablement habité par son signe qui semble venir d'un alphabet de la plus haute antiquité. C'est dans l'accumulation des toiles, ce qui est rare que se déploie tout le génie de Capogrossi.

La rétrospective Capogrossi est un bon prétexte pour une tentation de Venise, ville inépuisable...

 

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Venise, Italie, octobre 2012

 

A l'exception de l'affiche et de la photographie de la tapisserie qui sont "en chapeau" du billet, les tableaux sont présentés dans l'ordre chronologique fidèle au bel et rigoureux accrochage de la rétrospective.

 

Pour retrouver Venise sur le blog: Le marchand de Venise ,  Paolo Baruffaldi et la galerie Bac Art à Venise,  Intrépides moineaux de Venise,  Rencontre de Matta et de Mitoraj dans une galerie de Venise,  Pourquoi Venise? ,  Coming of age au Peggy Guggenheim de Venise,  Pour se souvenir de Rome et les barbares au Palazzo Grassi à Venise,  vitrines à Venise,  Deux amis à VeniseRétrospective Capogrossi au musée Guggenheim de Venise

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garçon devant une fontaine romaine

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Boys at a Roman fountain

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Sergey Sovkov (2)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Pour retrouver Steven Clayton Corry sur le blog: Steven Clayton Corry (2)

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Les herbes folles, un film d'Alain Resnais

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

En sortant des "Herbes folles", je me suis dit que j'avais passé 90 minutes allègres, ce qui n'est déjà pas rien, mais que ce n'était pas grand chose, mais un presque rien toutefois merveilleusement filmé. En effet l’argument tiré d’un roman, “L’incident” (éditions de Minuit) de Christian Gailly, auteur dont je n’ai rien lu, mais le film m’a donné grand envie de combler cette lacune, est à la fois un peu simpliste et assez artificiel: un voleur arrache le sac de Marguerite Muir (Sabine Azéma), dentiste par raison, aviatrice par passion. Le portefeuille que contenait le sac est retrouvé par Georges Palet, homme au foyer au passé glauque. L’homme s’éprend à la folie de l’inconnue volée, leurs vies va être chamboulées. Je me suis dit encore que c'était du Pascal Thomas ou du Podalydes ( Michel Vuillermoz n’est pas là par hasard, il forme avec Amalric une sorte de couple succulent de policiers à la Dupond et Dupont), en beaucoup plus fluide, en beaucoup plus savant, donc paradoxalement atteignant une légèreté à laquelle les cinéastes cités peinent malgré leurs efforts à y parvenir. Et puis rentrant chez moi, le métro aidant considérablement à la rumination filmique, j’ai songé à bien d’autres cinéastes, comme Jean Grémillon pour un film, dont à l’instant je ne retrouve plus le titre, sur l’aviation et aussi à Depleschin; dans “Les herbes folles” il y a la même pesanteur familiale, esquissée avec brio dans la scène du repas de famille, chez ce Resnais que dans les derniers films de Depleschin. On voit bien que Resnais tourne avec tout le bagage du cinéma et en particulier du cinéma français, mais cela ne l’encombre, ne le leste jamais. Ensuite pour retrouver mon pavillon de banlieue, je me suis extasié, à posteriori, parcourant une rue peu différente à celle où demeure le héros du film, sur le savoir faire du cinéaste pour filmer les architectures et quel amour cela induit du décor, de la chose construite (qu’elle soit réelle ou réalisée en studio). On ne sait jamais si telle scène est tournée en décor réel ou en studio. Les extérieurs paraissent tous être faux alors qu’ils sont très probablement vrais; je crois que je vais faire un petit repérage du coté de L’Hay les roses et de Sceaux (mais le film n’a peut être pas été tourné dans ces communes. Je n’ai pas été assez attentif au générique de fin!)... Autre référence , en particulier en ce qui concerne les lumières, distillées avec une science caravagesque, celle de Wong Kar wai me parait pertinente. J'ai aussi pensé à Hitchcock, pour l'escalier, pour l'opacité jamais dissipée du passé de Palet et aussi pour ce mélange de comédie et de menace un peu comme dans “Mais qui a tué Harry”. Peut être aussi à cause de la musique de Mark Snow (comme dans “Coeur”) qui sait se faire inquiétante. On ne pense pas à tout cela durant le film tant on est emporté sur les ailes de la caméra de Resnais et de son génial chef op, Eric Gautier. Tant on est toujours surpris par le jeu des acteurs qui sont ici à leur meilleur, bien sûr Dussollier, tout en essoufflements et crispations mais dont le jeu n’est jamais mécanique, et Sabine Azéma. Il ne faudrait surtout pas oublier les seconds rôles et même les apparitions comme celle de Roger Pierre qui ressemble aujourd'hui à un vieil eunuque ou de Paul Crauchet qui a quasiment disparu de nos écrans depuis déjà trop longtemps et qui réussit en 30 secondes à faire exister la silhouette qui lui a été dévolue. Autre apparition dans le rôle minuscule, une réplique, du jeune fils de la famille celle de Vladimir Consigny, qui m’avait considérablement impressionné, avec son immanquable strip-tease intégral, vu que de dos malheureusement dans “Hellphone” (on est certes là un peu loin de Resnais...). Je m’en voudrais d’oublier le sourire lumineux de Françoise Gillard la vendeuse de chaussure à laquelle mademoiselle Muir à plaisir à avoir affaire. Y aurait il un lesbianisme refoulé chez Marguerite Muir? Mais la prestation la plus extraordinaire du film est celle d’Edouard Baer que pourtant on ne voit pas, puisqu'il est la voix off, des “Herbes folles” dans lequel Resnais réinvente le procédé. Non pas une voix off qui comme habituellement quand cette figure cinématographique est utilisée, explique et comble les béances du scénario ou décrit ce que l'on ne veut, ou peut filmer; mais au contraire cette voix hésite et apporte un décalage qui pousse le film vers un burlesque tragique. Je suis persuadé que Resnais a eu l'idée de proposer cette voix à Edouard Baer après avoir vu l’acteur dans sa magistrale interprétation dans le "Pédigrée" de Modiano. Très inhabituelle au cinéma, et en particulier dans les comédies, est l’opacité des personnages, ainsi on ne saura rien du passé de Georges Palet, on en est réduit aux supputations nourries par quelques réflexions de son entourage, en particulier celles de sa femme, jouée par Anne Consigny, comme toujours parfaite. Les relations entre Georges Palet et son épouse reste mystérieuses et donnent encore un peu plus d’ épaisseur aux deux personnages. Pour quelle raison a-t-il été privé de ses droits civiques? Pourquoi se demande-t-il si le policier, joué par un Amalric épatant, l’a reconnu? Paranoïa? Est-il un notable déchu? On peux subodorer qu’il y a du sexuel dans sa chute... On ne sera pas surpris que la recette d’Alain Resnais pour que ses personnages ait une telle densité est d’ inventer pour chacun d’entre eux une biographie minutieuse. Chaque séquence est l’occasion de s’émerveiller de la virtuosité du cinéaste. Il faudrait voir le film une deuxième fois en étant seulement fixé sur ses prouesses techniques tant elles sont extraordinaires et cependant jamais clinquantes; comme la séquence du dîner en famille dans lequel la caméra suit d’abord Anne Consigny qui sort de la cuisine, apporte l’apéritif, s’assoit à coté de Sara Forestier (d’une ravissante fraîcheur) d’André Dussollier et Nicolas Duvauchelle sur le canapé ensuite la caméra les quitte, vagabonde dans la pièce passe devant la table mise pour cinq personnes, tiens il en manque un se dit on, continue et surprise tombe sur Dussollier avec un tablier en train de faire rôtir des tranches de viande sur un barbecue, puis Sara Forestier le rejoint pour se faire resservir cette fois la caméra suit la jeune femme jusqu’à la table où tout le monde est en train de déjeuner y compris Dussollier, sans tablier. Dans le dernier plan la lumière n’est plus la même qu’au début du plan séquence qui, en temps réel, a duré peut être deux minutes alors qu’en temps de cinéma plusieurs heures ont passé. J’aurais bien aimé être sur le plateau pour voir le charivari que se plan a du occasionné de la part des accessoiristes, éclairagistes et comédiens un exploit que l’on aura peut être la chance de voir dans le making of du dvd qui alors porterait bien son titre, ce qui est, malheureusement, assez rarement le cas. Autres images remarquables et surprenantes, celles dont le premier plan est net le plan moyen flou et l’arrière plan net!! Comment fait-il cela? peut être en faisant jouer ces acteurs sur un fond vert et pour ensuite ajouter le fond en incrustation... Les dialogues ne sont pas, par rapport à l’image, en reste de surprise avec leurs phrases laissées en suspend ou sont interrompues brutalement ou carrément étrange comme la dernière réplique du film qui m’a laissé interloqué et qui est de mémoire à peu près cela : << maman quand je serais chat je pourrais manger des croquettes?>> (si quelqu’un à une explication pour cette scène qu’il nous en fasse part.). Cette incongrue question est prononcée par une petite fille que l’on a jamais vue auparavant. Est-ce mademoiselle Muir enfant? Mais alors les croquettes pour chat existeraient depuis aussi longtemps... Le propre des grands artistes est de bien savoir s’entourer et par là aussi Alain Resnais prouve qu’il en est un. Il a le talent de travailler avec une équipe bien rodée dont les membres sont plus des complices et des amis que des collaborateurs et de leur adjoindre des nouveaux venus qui dynamisent sa vieille garde. Si j’ai été négligent dans l’observation du générique j’ai tout de même remarqué qu’un des adaptateurs du roman de Gailly est Laurent Herbiet qui en 2006 avec “Mon colonel a réalisé un des meilleurs films qui existe sur la guerre d’Algérie. Ce qui est merveilleux chez Resnais c’est le talent qu’il possède pour dissimuler la gravité, “Les herbes folles” est un grand film sur la solitude, sous la légèreté.

 

Pour retrouver Alain Resnais sur le blog: Vous n'avez encore rien vu, un film d'Alain ResnaisLes herbes folles, un film d'Alain Resnais

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amours maritimes

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Wojciech WEISS (1875-1950), Spring 1898

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Wojciech WEISS 1875-1950 - Spring 1898

 

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piscine naturiste

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