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Le château de Matsué

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué

Le château de Matsué a été construit en 1611 par le daimyo Yoshiharu Horio. Il est situé sur une petite colline et est cerné de douves. Ses 6 étages culminent à 30 mètres et offre de belles vues sur les environs. Ce bel édifice militaire n'a jamais connu de bataille... Il est surnommé le château du pluvier en raison de la forme gracieuse de ses pignons. L'intérieur où l'on peut admirer l'impressionnante charpente présente une belle collection d'armures. 

Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué

La sculpture ci-dessus représente Matsudaira Naomasa, le petit fils du shogun Tokugawa Ieyasu. Naomasa participa à la grande bataille d'Osaka durant l'hiver 1614, alors qu'il n'avait que quatorze ans. Suscitant, de par sa bravoure au combat, l'admiration du général adverse Sanada Yukimura, ce dernier lui aurait donné son éventail de commandement.

Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Le château de Matsué
Matsué, Japon, mars 2017

Matsué, Japon, mars 2017

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Mes regrets sont des remords de Frédéric Mitterrand

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Mes regrets sont des remords de Frédéric Mitterrand

Frédéric Mitterrand a un beau talent d'écriture mais malheureusement il semble que les quelques journalistes qui s'intéressent encore à la chose littéraire répugnent à le considérer comme un écrivain alors qu'il est un des meilleurs stylistes des lettres françaises d'aujourd'hui. Joint à son élégance de plume il jouit d'une prodigieuse mémoire et convoque dans « Mes regrets sont mes remords » les êtres qu'il a croisés dans sa vie. Un examen de conscience crépusculaire dans lequel, avant qu'il soit trop tard, il a voulu dire, par delà souvent la mort, combien il regrettait d'avoir mal aimé ceux qui avait marqué sa vie d'une façon ou d'une autre. Chaque passant pour reprendre le terme qu'avait pris Christian Guidicelli dans un exercice similaire est évoqué parfois en quelques lignes, parfois en plusieurs pages. Cette forme fragmentaire semble parfois un peu courte pour que le lecteur entre en empathie avec ces destins qui vont du morose au tragique. La construction du livre est une suite de textes dont les sujets n'ont de lien que la repentance de l'auteur. Ces morceaux sont souvent brillants et rappellent les chroniques que Frédéric Mitterrand a donné pendant quelques mois au mensuel gay « Têtu ». Mais une suite de chroniques ne fait pas un livre qui s'imprime dans la mémoire de son lecteur. L'ouvrage commence par un texte très fort et très singulier dans lequel Frédéric Mitterrand décrit minutieusement un court film d'actualité sur l'exécution d'un jeune nazi de 18 ans condamné pour espionnage par l'armée américaine lors de la contre-offensive allemande des Ardennes en 1945. L'auteur n'a pas connu cet infortuné garçon mais il a été subjugué par sa beauté et bouleversé par son destin en voyant les terribles images de cette mise à mort Frédéric Mitterrand, nourri dans son adolescence des livres du « Signe de piste », a rêvé qu'il aurait pu sauver le jeune soldat. L'incipit de « Mes regrets sont mes remords » paraît un hommage à la beauté saccagée.

Après ce début très fort et très dramatique la tension baisse beaucoup dans les paragraphes suivants, car les regrets de l'auteur ne sont pas tous du même ordre, ce qui a une incidence sur l'écriture qui ne parvient pas toujours à ce hisser dans les sommets que nous avait fait envisager le noir début, tout en étant néanmoins toujours de bonne qualité.

On est parfois gêné par l'impudeur banale de certains regrets, comme celui de n'être pas resté quelques minutes de plus au chevet de sa vieille tante aimée et alors moribonde. Je crois que ce passage, et bien d'autres, réveilleront chez beaucoup de lecteurs des culpabilités semblables et ce ne sera pas agréable...

Dans d'autres morceaux on peut voir chez Fred'Mit une propension à l'autoflagellation, car c'est tout de même un bon zig notre ancien ministre des cultureux quand il va accueillir chez lui une vieille pauvresse mythomane qui va lui pourrir la vie durant des mois. Pour cet épisode on ne comprend pas le regret d'en avoir pas assez fait, alors qu'il nous apparaît à nous pauvre pêcheur-lecteur qu'il a fait preuve dans ce cas d'une générosité qui lui vaudront le paradis qui n'existe pas.

A lire Frédéric Mitterrand j'ai le sentiment qu'en dépit de son talent qui n'est pas mince, il doit sa réussite entièrement à son nom car comment un si brave type, si peu sûr de lui, dénué d'ambitions, on rencontre rarement des hommes aussi peu arrivistes que lui, serait arrivé aux postes qu'il a occupé par exemple à être ministre de la culture, un ministre que ces piteux et transparents successeurs nous ont fait regretter, sans son patronyme prestigieux (pour certains dont je ne suis pas).

Mais le sésame du nom peut parfois fonctionner à rebours comme pour ses livres qui n'ont pas la reconnaissance littéraire qu'ils mériteraient, comme quoi, en plus ou en moins, la vie est toujours injuste.

Frédéric Mitterrand commence tous ses chapitres par je regrette, en prenant le modèle sur le « Je me souviens » de Pérec. Charles Aznavour dans un de ses couplets, chante « Non je n'ai rien oublié » et l'on est effaré de la capacité de Frédéric Mitterrand de se souvenir de tous ses passants. En le lisant, j'en ai été à la foi envieux et rassuré dans ma lâcheté d'en avoir oublié un grand nombre des miens car je suis persuadé que ce livre fera ressurgir chez chaque lecteur ses manquements à la solidarité humaine mais probablement bien peu seront comme Frédéric Mitterrant, qui bien que non croyant, semble avoir mis le cap sur l'infini.

"Mes regrets sont mes remords" n'est pas un beau livre. C'est un livre grave et douloureux qui a de beaux passages déchirants qui le mette au-dessus de la plupart des livres qui ont été publiés récemment.

Les regrets de Frédéric Mittérand au sujet d'Yves de Verdilhac

Quelques pages écrites avec une belle pureté de style ont fait ressurgir dans ma mémoire des personnages que J'ai connus et que l'auteur décrit avec pertinence et générosité. J'ai retrouvé ainsi tel qu'en eux mêmes Yves de Verdilhac et Jacques de Ricaumont, une des meilleures personnes que la vie ait mise sur ma route. Le passage qui suit est d'un des meilleurs du livre et vous donneront un aperçu de la manière de l'écrivain.

Les regrets de Frédéric Mittérand au sujet d'Yves de Verdilhac
Les regrets de Frédéric Mittérand au sujet d'Yves de Verdilhac
Yves de Verdilhac et Pierre Joubert en 1987 lors d'une exposition de Michel Gourlier

Yves de Verdilhac et Pierre Joubert en 1987 lors d'une exposition de Michel Gourlier

Les regrets de Frédéric Mittérand au sujet d'Yves de Verdilhac
Les regrets de Frédéric Mittérand au sujet d'Yves de Verdilhac
Jacques de Ricaumont en 1936

Jacques de Ricaumont en 1936

Les regrets de Frédéric Mittérand au sujet d'Yves de Verdilhac
Les regrets de Frédéric Mittérand au sujet d'Yves de Verdilhac
et quelques années plus tard, presque comme je l'ai connu au milieu des années 70...

et quelques années plus tard, presque comme je l'ai connu au milieu des années 70...

Les regrets de Frédéric Mittérand au sujet d'Yves de Verdilhac

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Jikke van Loon

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Jikke van Loon

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Deux chats - Suzanne Valadon (1918)

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Deux chats - Suzanne Valadon (1918)

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Hideki Koh

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Hideki Koh
Hideki Koh
Hideki Koh

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Un boys band sur un train entre Shito-Tosu et Nagasaki

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Un boys band sur un train entre Shito-Tosu et Nagasaki
Un boys band sur un train entre Shito-Tosu et Nagasaki
Un boys band sur un train entre Shito-Tosu et Nagasaki
Un boys band sur un train entre Shito-Tosu et Nagasaki
Un boys band sur un train entre Shito-Tosu et Nagasaki
Un boys band sur un train entre Shito-Tosu et Nagasaki
Un boys band sur un train entre Shito-Tosu et Nagasaki
Un boys band sur un train entre Shito-Tosu et Nagasaki
Un boys band sur un train entre Shito-Tosu et Nagasaki
Japon, mars 2017

Japon, mars 2017

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Will McBride

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Will McBride
Will McBride
Will McBride
Will McBride
Will McBride

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Paul Peel, « un baigneur vénitien », 1889

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Paul Peel, « un baigneur vénitien », 1889

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René Lalique, Vase Palestre, 1928.

Publié le par lesdiagonalesdutemps

René Lalique, Vase Palestre, 1928.

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Laurent Honoré Marqueste, Cupidon

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Laurent Honoré Marqueste, Cupidon

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