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Cyril Georget

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Martin-Jan van Santen , Hesitate , 2015

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Martin-Jan van Santen , Hesitate , 2015

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Le baroque des lumières au Petit Palais (2 et fin)

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Le baroque des lumières au Petit Palais (2 et fin)
Le baroque des lumières au Petit Palais (2 et fin)

François-Bernard Lépicié est né à Paris en 1735. Il est le fils de deux graveurs, Renée-Élisabeth Marlié et François-Bernard Lépicié, secrétaire perpétuel et historiographe de l’Académie royale de peinture et de sculpture, Nicolas-Bernard Lépicié étudia la gravure avec son père avant d’être forcé de quitter cet art, à cause de la faiblesse de sa vue, et de se tourner vers la peinture qu’il étudia, vers 1751, sous la direction de Carle van Loo.

Ayant obtenu, en 1759, le deuxième prix du prix de Rome, il reste néanmoins en France. Agréé par l’Académie royale en 1764, avec la Descente de Guillaume le conquérant en Angleterre (aujourd’hui à l’abbaye aux Hommes), il peint ensuite, dans la même veine, le Baptême du Christ (1765), le Christ et les petits enfants (1767) et la Conversion de Saül (1767). Reçu membre de l’Académie et peintre du roi avec Achille et le Centaure en 1769, il passe professeur adjoint en 1770, puis professeur en 1779.

Nicolas-Bernard Lépicié, autoportrait vers 1777

Nicolas-Bernard Lépicié, autoportrait vers 1777

Lépicié a fait, en 1768, Adonis changé en anémone pour le pavillon de Trianon ; en 1770, Narcisse changé en fleur, le Martyre de saint André et celui de saint Denis.

En 1773, il peignit, pour l’École militaire : Saint Louis rendant la justice sous un chêne, et une Descente de croixplacée dans une des chapelles de la cathédrale de Chalon-sur-Saône. On a également de lui quelques scènes familières et un assez grand nombre de dessins d’animaux. Il a exposé la Politesse intéressée au salon de 1773.

Narcisse (1771), Nicolas-Bernard Lépicié, Saint-Quentin, musée Antoine-Lécuyer

Narcisse (1771), Nicolas-Bernard Lépicié, Saint-Quentin, musée Antoine-Lécuyer

François-Bernard Lépicié est né à Paris en 1735. Il est le fils de deux graveurs, Renée-Élisabeth Marlié et François-Bernard Lépicié, secrétaire perpétuel et historiographe de l’Académie royale de peinture et de sculpture, Nicolas-Bernard Lépicié étudia la gravure avec son père avant d’être forcé de quitter cet art, à cause de la faiblesse de sa vue, et de se tourner vers la peinture qu’il étudia, vers 1751, sous la direction de Carle van Loo.

Ayant obtenu, en 1759, le deuxième prix du prix de Rome, il reste néanmoins en France. Agréé par l’Académie royale en 1764, avec la Descente de Guillaume le conquérant en Angleterre (aujourd’hui à l’abbaye aux Hommes), il peint ensuite, dans la même veine, le Baptême du Christ (1765), le Christ et les petits enfants (1767) et la Conversion de Saül (1767). Reçu membre de l’Académie et peintre du roi avec Achille et le Centaure en 1769, il passe professeur adjoint en 1770, puis professeur en 1779.

Lépicié a fait, en 1768, Adonis changé en anémone pour le pavillon de Trianon ; en 1770, Narcisse changé en fleur, le Martyre de saint André et celui de saint Denis.

En 1773, il peignit, pour l’École militaire : Saint Louis rendant la justice sous un chêne, et une Descente de croixplacée dans une des chapelles de la cathédrale de Chalon-sur-Saône. On a également de lui quelques scènes familières et un assez grand nombre de dessins d’animaux. Il a exposé la Politesse intéressée au salon de 1773.

Souvent comparée à celle de Chardin et de Greuze, la peinture de Lépicié a connu une grande vogue au xviiie siècle. À partir des années 1760, tout en continuant à peindre des sujets d’histoire, il se met à peindre des scènes de genre intimiste dans le style flamand qui rappellent Teniers le vieux et ter Borch. Dans les dernières années de sa vie, il se retire souvent à la campagne où il peint des scènes rustiques à la suite d’une crise religieuse qui l’amènera à modifier ou à supprimer certaines de ses œuvres contraires à sa nouvelle sensibilité religieuse. Il meurt à Paris en 1784.

Le baroque des lumières au Petit Palais (2 et fin)
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Paris, juin 2017

Paris, juin 2017

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Gerard Seghers

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Que la jeunesse...

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Que la jeunesse...
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Le jeune suédois Andrew Wyeth. Années 1940

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le jeune suédois Andrew Wyeth. Années 1940

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Nicholas Tolmachov

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Nicholas Tolmachov

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Fantasme scolaire d'Animan

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 FANTASME SCOLAIRE

Produit par Animan, 10 min, porno animé

L'entraîneur Ben et ses jeunes étudiants font une orgie à l'école

Vous avez probablement entendu parler du travail artistique et de la vie de Tom of Finland ou de James Bidgood (Pink Narcissus). Ils ont produit des œuvres d'art étonnantes de leurs maisons dans un anonymat complet. Animan est dans le même cas et on peut dès aujourd'hui le considérer comme un des plus grands artistes gay d'aujourd'hui. Il produit des animés gay pornos fait de sa maison. Personne ne sait qui est l'homme derrière ces caricatures étonnantes. Pourtant, des milliers de personnes de partout dans le monde sont maintenant ses fans et apprécient ces aventures érotiques lumineuses et colorées. Je suis sûr que vous les apprécierez aussi!

Publié dans cinéma gay

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Alfred Lenoir (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

le joueur de bille (photo Ismau, photo prise au parc Monceau)

le joueur de bille (photo Ismau, photo prise au parc Monceau)

J.M. m'a fait parvenir cette image due au photographe Hervé Champollion prise en 2000 qui montre qu'alors la statue n'était pas mutilée

J.M. m'a fait parvenir cette image due au photographe Hervé Champollion prise en 2000 qui montre qu'alors la statue n'était pas mutilée

Alfred Lenoir est le fils de l'architecte et archéologue Albert Lenoir (1801-1891), fondateur du musée de Cluny, secrétaire général des Beaux-Arts. Il est également le petit-fils de Adélaïde Binart, peintre, et de l'archéologue Alexandre Lenoir (1761-1839), fondateur du musée des monuments français, administrateur des monuments royaux de Saint-Denis.

Alfred Lenoir fréquente l'École impériale et spéciale des beaux-arts de Paris, dont il sort diplômé en 1869 et couronné du prix d'expression (concours de la tête d'expression en sculpture). L'un des frères Goncourt rapporte les circonstances de son entrée à l'École :

Il me racontait qu'à l'âge de 14 ans, ayant une fièvre cérébrale, ses études avaient été interrompues et qu'il passait sa journée à vaguer dans l'école des beaux-arts, dont son père venait d'être nommé le Directeur. Et dans ce vagabondage, en cette maison d'art, il avait été du désir d'en faire autant, que les jeunes sculpteurs qu'il voyait travailler. Or il avait obtenu de se faire inscrire parmi les concurrents pour l'admission à l'École, et à quinze ans, il était admis le premier, sur l'éloge que Carpeaux faisait de son morceau de sculpture. C'était une petite académie d'après un modèle affectionné par Regnault, un modèle à l'anatomie nerveuse, à la tête de mulâtre, et dont le corps artistique lui donnait une espèce d'enfièvrement dans le travail, un enfièvrement tel, me disait-il, qu'il sortait tout en sueur de ces séances du soir, pendant lesquelles avaient lieu le concours.

Il y est l'élève de Jules Cavelier et d'Eugène Guillaume, dont il se démarque finement :

Dégageant des principes de Guillaume ce qu'ils avaient de bon, distinguant sagement entre les idées du vieux professeur et ses méthodes, Alfred Lenoir avait gardé d'une éducation toute classique un goût certain de l'étude attentive. C'était là le thème de son enseignement. Il ne laissait pas de désavouer hautement les vieilles “ficelles” d'atelier, le travail exécuté d'après les moulages de basses époques et les animaux empaillés et les pantins en fil de fer, car c'était là l'arsenal de tout atelier pédagogique avant la réforme à laquelle Alfred Lenoir collabora.

On sait par les Goncourt qu'il obtint le second prix de Rome, et que, découragé, il alla passer néanmoins huit mois en Italie à ses frais.

Alfred Lenoir expose au Salon à partir de 1874. Il obtient une médaille de deuxième classe à l'Exposition universelle de 1878. En 1889 et 1900, On lui décerne des médailles d'or à l'Exposition universelle de 1889 et à celle de 1900 à Paris.

Favori des commandes publiques, il réalise plusieurs statues allégoriques de la République, des statues pour le palais de justice du Havre et pour l'hôtel de ville de Paris (dont celle de son aïeul Alexandre Lenoir), le Monument à Berlioz, puis celui dePaul Bert, du maréchal Canrobert (Saint-Céré), de Victor Duruy (Villeneuve-Saint-Georges), ainsi qu'une France de Charlemagne pour le pont Alexandre-III.

La statue en pied du Monument à Berlioz (1886), en bronze, qui ornait le centre du square Hector-Berlioz (anciennement square Vintimille ou square Sainte-Hélène) fut envoyée à la fonte sous le régime de Vichy. Le journal L'univers illustréraconte sa genèse :

Le comité qui prit l’initiative d’élever un monument à l’auteur des Troyens s’était constitué [en 1881]. […] Une souscription fut ouverte […]. Puis l’État donnant le bronze et la Ville ayant accordé l’emplacement à côté de la maison où Hector Berlioz mourut, la commande de la statue fut faite au sculpteur Alfred Lenoir. Celui-ci n’avait pas connu Berlioz ; mais, aidé de plusieurs photographies de Pierre Petit et d’un portrait peint par Courbet, il se mit au travail et eut bientôt produit une œuvre qui, de l’aveu de tous les amis du maître, unit la ressemblance la plus parfaite à une grande puissance d’expression. L’artiste a voulu nous montrer Hector Berlioz sous le double aspect de compositeur et de chef d’orchestre. Le front appuyé sur sa main, le coude reposant sur un pupitre, Berlioz est bien à la fois l’homme qui conçoit et l’homme qui exécute, le musicien qui écrivait la Symphonie fantastique et le chef d’orchestre qui dirigeait dans la salle de l’Exposition de l’industrie un festival de onze cents exécutants, la plus formidable armée musicale qu’on eût jamais vue. Le piédestal sur lequel a été placée la statue est haut de deux mètres. L’une des faces porte l’inscription suivante : À / Hector Berlioz / Né à la Côte-Saint-André (Isère) / Le 11 décembre 1803 / Mort à Paris / Le 9 mars 1869. Sur les autres faces ont été inscrits les noms des œuvres musicales et littéraires d’Hector Berlioz7.

En 1908, Alfred Lenoir est nommé inspecteur général de l'enseignement du dessin : « Bouclant ce sac de curé de campagne qui constituait son bagage, il s'en alla par la France, semant les bons conseils dans les écoles, indulgent aux tentatives intéressantes, pèlerin de l'art, missionnaire qui croyait à son apostolat… »

En 1910, Alfred Lenoir fait paraître un ouvrage intitulé Anthologie d'art, sculpture, peinture : Orient, Grèce, Rome, Moyen Âge, Renaissance, xviie et xviiie siècles, époque contemporaine.

Membre de la Société nationale des beaux-arts, de la Société des amis des monuments parisiens, ainsi que de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, Alfred Lenoir était officier de l'ordre de la Légion d'honneur.

Il repose à Paris au cimetière du Montparnasse, dans la 2e division, aux côtés d'Alexandre Lenoir et de son fils, André Lenoir (1880-1939), qu'il a eu de son union avec Jenny Desrues.

Le peintre Albert Besnard, son ami d'enfance, en fit le portrait, ainsi que celui de son épouse avec ses deux filles

saint Jean-Baptiste enfant

saint Jean-Baptiste enfant

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Le baroque des lumières au Petit Palais (1)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Jean Jouvenet, Le magnificat

Jean Jouvenet, Le magnificat

Il est exceptionnel qu'une exposition donne à voir des tableaux qui étaient pour la plupart dans la ville où ils sont montrés et accessible à tout un chacun puisque beaucoup étaient dans les églises de la capitale. Mais en réalité ces toiles étaient souvent accrochées dans des endroits où elles étaient que peu visibles et surtout noircies par le temps. Au Petit Palais elles sont bien éclairées remarquablement mises en scène et surtout presque la totalité ont été restaurées.

Comme souvent, cela semble une mauvaise habitude pour les expositions parisiennes, cette manifestation se présente sous un titre trompeur car il n'y a pas à proprement parler de baroque français si on le compare au baroque italien, espagnol ou encore autrichien et tchèque. Les sous-titres de l'accrochage au Petit Palais, Parcours dans les églises de Paris et Chefs-d'oeuvre des églises parisiennes au XVIII ème siècle, correspondent beaucoup plus à ce que l'on y voit.

Outre que le parcours offre à voir des chefs-d'oeuvre que l'on avait sous les yeux mais nous ne voyions pas, elle révèle des peintres inconnus ou peu connus du public pour lequel la peinture du XVIII ème siècle se résume souvent à Fragonard et à Boucher.   

Jouvenetautoportrait.jpg

Autoportrait de Jean Jouvenet

 

Jean Jouvenet est né à Rouen à la fin d’avril 1644. Ayant commencé ses études avec son père Laurent Jouvenet, il monte à Paris en 1661 où il rejoint l'atelier de Le Brun qui, l’estimant beaucoup, l'associe à quelques ouvrages importants commandés par le roi en l'intégrant à l’équipe des décorateurs des résidences royales : le château de Saint-Germain-en-Laye, la Galerie des Tuileries, lechâteau de Versailles (peinture murale de la tribune de la nouvelle chapelle royale en 1709) et les douze apôtres du dôme de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides en 1704.

Ses premières œuvres sont dans le style de son maître et d'Eustache Le Sueur. Il est probablement, avec La Fosse, le plus talentueux du groupe d’artistes qui contribuèrent à la décoration du Trianon et des Invalides, bien qu’il soit maintenant principalement connu pour ses œuvres religieuses.

Durant la querelle du coloris, il se range du côté des coloristes tout en gardant une certaine fermeté du trait dans ses œuvres.

S’éloignant du classicisme plus tard dans sa carrière, il incorpore dans son style l’influence du baroque et un traitement réaliste des détails, allant par exemple jusqu'à observer les pêcheurs au travail à Dieppe pour sa Pêche miraculeuse en 1706.

Reçu en 1675 membre de l’Académie de peinture, dont il devient directeur en 1705 et recteur perpétuel en 1707, il peut à peine, à partir de cette époque suffire aux nombreux travaux dont il est chargé et le roi, de plus en plus satisfait de ses ouvrages, augmente considérablement la pension de 1 200 livres dont il le gratifiait depuis longtemps. Mais en 1713, il a la main droite paralysée à la suite d’une attaque d’apoplexie. Se désolant d’« être privé de travailler dans un temps que je ne fais que commencer à connaître les difficultés de mon art », il réussit à se rendre assez habile de la main gauche pour peindre, de cette main, plusieurs toiles dont le Magnificatou l’Innocence poursuivie par le mensonge et cherchant un refuge dans les bras de la Justice et le plafond du Parlement de Rouen. Plusieurs de ses œuvres sont exposées au musée du Louvre, notamment la Résurrection de Lazare, ainsi qu’au Musée des beaux-arts de Rouen.

Il est mort à Paris en 1717.

Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
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Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
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Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
le martyr de saint Hippolyte de Simon Julien. Élève de Michel-François Dandré-Bardon à Marseille et de Charles André van Loo à Paris, Simon Julien obtient le prix de Rome en 1760, avec son Sacrifice de Manué (Le Mans, musée de Tessé).

le martyr de saint Hippolyte de Simon Julien. Élève de Michel-François Dandré-Bardon à Marseille et de Charles André van Loo à Paris, Simon Julien obtient le prix de Rome en 1760, avec son Sacrifice de Manué (Le Mans, musée de Tessé).

La tradition rapporte qu'après le martyre de Laurent, Hippolyte alla l'enterrer secrètement dans la propriété de la veuve Kyriaquie, en compagnie du prêtre Justin. Il fut dénoncé et bientôt arrêté, mais un ange vint le délivrer et le transporta dans sa maison, où il fit de touchants adieux à ses parents et à ses serviteurs, et leur offrit un festin. Ils se trouvaient tous attablés quand les soldats surgirent et s'emparèrent à nouveau de lui pour le conduire devant l'empereur Valérien. Espérant vaincre sa résolution, l'empereur le fit revêtir de ses ornements militaires et lui promit de plus grands honneurs encore. Mais Hippolyte resta inflexible et déclara qu'il ne souhaitait plus qu'un seul honneur : celui de servir dans la milice du Christ.

Flagellé avec des chaînes portant à leurs extrémités des crochets, il fut ensuite attaché à des chevaux sauvages qui le traînèrent sur une longue distance. Il ne survécut pas à ce traitement, et mourut, précédé de peu par sa nourrice, Concordia, et les gens de sa maison qu'il avait convertis. On raconte que, sept jours après son martyre, saint Hippolyte apparut à Valérien et à son fils qui se rendaient à l'amphithéâtre et qu'il les châtia avec des chaînes de feu invisibles.

Fêté le 13 aout, il est le patron de gardiens de prison et le protecteur des chevaux.

saint Jean Baptiste par François Lemoine

saint Jean Baptiste par François Lemoine

LEMOINE, François (1688-1737). Peintre d'histoire et de genre. Agé de 13 ans il entra dans l'atelier de Louis Galloche et obtint le Grand Prix de l'Académie en 1718. Il exécuta concurremment avec le peintre vénitien Antonio Pellegrini l'esquisse d'un grand plafond pour la décoration de l'Hôtel de Nevers devenu Hôtel de la Banque Royale. Lemoine eut dans son atelier François Boucher (1703-1770), comme élève. En 1723 il commença une tranfiguration pour le coeur de l'église des Jacobins à Paris. Il interrompit ce travail pour un voyage en Italie où il admira les plafonds dus aux pinceaux de Michel-Ange, de Pietro de Cortone. Revenu en France il concourut en 1727, pour un prix de l'Académie et partagea le prix avec de Troy. De 1729 à 1731, il peignit divers tableaux pour le château de Versailles et pour l'église Saint-Sulpice à Paris. En 1733 il fut nommé professeur à l'Académie. Ce fut à cette époque qu'il commença, à Versailles, la décoration du Salon d'Hercule, qui ne fut terminée qu'en 1736. Ce travail lui valut d'être nommé premier peintre du Roi, et une pension de 3.500 livres. Il est resté sur la lancée des peintres décorateurs du siècle précédent et demeure sous l'influence de Pierre de Cortone, Véronèse, Parmesan. Ref : BENEZIT

Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
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Jean-Baptiste-Marie Pierre est né à Paris en 1714. Il suit sans doute les cours de l'Académie royale de peinture et de sculpture et peint son autoportrait dès 1732. Lauréat du grand prix de peinture de l'Académie en 1734, ce succès lui vaut de séjourner à l'Académie de France à Rome comme pensionnaire du roi de 1735 à 1740 sous la direction de Nicolas Vleughels, puis de Jean-François de Troy. De retour à Paris, il est agréé à l'Académie le 29 avril 1741, puis reçu le 31 mars 1742. Tout au long des années 1740, l’artiste brille dans tous les genres de la peinture, répondant à de nombreuses commandes d’amateurs, des Bâtiments du roi et de l’Église. Ses œuvres présentées aux Salons témoignent de cette variété : les bambochades s’y mêlent aux grandes compositions religieuses ou historiques et aux œuvres mythologiques.

 

Guillaume Voiriot - Portrait of Jean-Baptiste Marie Pierre.jpg

Guillaume Voiriot, Jean-Baptiste-Marie Pierre (1759),
Versailles, musée national des châteaux de Versailles 

Fort du succès de son art, il gravit un à un tous les échelons de la hiérarchie académique : il devient adjoint à professeur en 1744, est le plus jeune concurrent choisi pour participer au concours organisé par Le Normant de Tournehem etCharles Antoine Coypel en 1747, ce qui lui vaut d’être élu professeur en 1748. En 1752, largement reconnu par la critique, il est nommé premier peintre du duc d’Orléans. Il donne de nombreux dessins pour les nouveaux appartements du Palais-Royal où il peint un plafond représentant L’Apothéose de Psyché. En 1754, il décore le théâtre privé du duc d’Orléans au faubourg Saint-Martin. Au château de Saint-Cloud, il achève en 1768 un plafond à cinq compartiments sur le thème de Renaud et Armide.

Entre 1752 et 1757, il peint aussi deux coupoles pour l'église Saint-Roch : Le Triomphe de la Religion pour la chapelle de la Communion, et surtout l’immense Assomption de la Vierge pour la chapelle de la Vierge, son chef-d’œuvre et l’unique témoignage des plafonds peints qui firent sa réputation. En 1761, il est nommé chevalier de l'ordre de Saint-Michel et, en 1770, devient Premier peintre du Roi à la suite de François Boucher, chargé du détail des Arts et directeur de l'Académie. Il exerce aussi les fonctions de directeur de la manufacture des Gobelins. Pendant près de vingt ans, sous la supervision des surintendants des Bâtiments du roi successifs, le marquis de Marigny, puis l’abbé Terray et surtout le comte d'Angiviller, il exerce une influence déterminante sur l’art et les artistes de son temps. Il réserve alors ses talents de peintre à des commandes royales qu’il réalise bénévolement à Choisy, au Petit Trianon et à Marly.

Jean-Baptiste Marie Pierre meurt le 15 mai 1789, à la veille de la Révolution.

Diderot, dont il convient de souligner que les critiques écrites dans le cadre de la Correspondance Littéraire de Grimm sont demeurées manuscrites et ne furent portées à la connaissance d'un large public qu'au moment de leur première édition en 1813, ne se lasse pas de le dénigrer. Dans son Salon de 1763, il écrit : « Depuis une douzaine d’années il a toujours été en dégénérant, et sa morgue s’est accrue à mesure que son talent s’est perdu. C’est aujourd’hui le plus vain et le plus plat de nos artistes. » Mais en 1767, son jugement est plus mesuré : « À juger Pierre par les premiers tableaux qu’il a faits à son retour d’Italie et par sa Galerie de Saint-Cloud, mais surtout par sa coupole de Saint-Roch, c’est un grand peintre. Il dessine bien, mais sèchement ; il ordonne assez bien une composition, et il ne manque pas de couleur. »

Jean-Baptiste Marie Pierre a eu, entre autres, pour élèves Étienne-Louis BoulléeJean-Jacques BachelierLouis Jean-Jacques DurameauNicolas-René Jollain, Friedrich Reclam, Étienne de La Vallée-PoussinJean-Jacques Le BarbierAntoine VestierJean-Baptiste Tierce et Hughes Taraval.

Il meurt à Paris en 1789.

Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
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Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Le baroque des lumières au Petit Palais (1)

Un des clous de l'exposition est la reconstitution de la chapelle des enfants trouvés.

Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
Le baroque des lumières au Petit Palais (1)
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