Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Les corbeaux aiment le café!?

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Les corbeaux aiment le café!?

Publié dans illustration

Partager cet article

Repost 0

C'était Palmyre

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Herbert Schmalz - Queen Zenobia's Last Look Upon Palmyra

Herbert Schmalz - Queen Zenobia's Last Look Upon Palmyra

Publié dans peinture

Partager cet article

Repost 0

Friedrich Adolf Paneth (1887-1958), Heinz sur la plage, 1929

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Friedrich Adolf Paneth (1887-1958),  Heinz sur la plage, 1929

Publié dans photographe

Partager cet article

Repost 0

Des lecteurs

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Des lecteurs
Des lecteurs
Des lecteurs
Des lecteurs

 

 

 

 

 

 

Des lecteurs
Des lecteurs
Des lecteurs
Des lecteurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
Des lecteurs
Des lecteurs

Publié dans adolescent

Partager cet article

Repost 0

Niels Smits van Burgst

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Niels Smits van Burgst
Niels Smits van Burgst
Niels Smits van Burgst
Niels Smits van Burgst
Niels Smits van Burgst
Niels Smits van Burgst
Niels Smits van Burgst
Niels Smits van Burgst
Niels Smits van Burgst
Niels Smits van Burgst

Publié dans peinture

Partager cet article

Repost 0

jeune spartiate observant les effets de l'ivresse, 1850 par Luigi Mussini (1813-1888)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

jeune spartiate observant les effets de l'ivresse, 1850 par Luigi Mussini  (1813-1888)

Publié dans peinture

Partager cet article

Repost 0

prospective?

Publié le par lesdiagonalesdutemps

prospective?

Publié dans illustration

Partager cet article

Repost 0

VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE), un film d'Andrzej Wajda (réédition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE)

 

VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE)
VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE)
VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE)

 


Fiche technique :

 
Avec John Fordyce, Ferdy Mayne, Matthieu Carrière, Lionel Stander, Pauline Challoner, Denis Gilmore, Jenny Agutter et les enfants de l’école primaire Savo Pejanovic de Titograd.

 

Réalisateur : Andrzej Wajda. Scenario : Jerzy Andrezewski & Donald Kravanth. Images : Meczyslaw Jahod. Son : Pierre Pamier & Kevin Connor. Directeur artistique : Miomir Denic. Musique : Waro Swingle.


Pologne- Grande Bretagne, 1967, Durée 78 mn. 

 
Résumé :

 
En 1212, un jeune berger, Jacques de Cloys (John Fordyce, d’une beauté et d’une blondeur à damner un saint. Né en 1950, il n’aurait tourné que ce film) au charisme indéniable, prêche une nouvelle croisade sur la foi d’une vision qu’il prétend avoir eue. Il décide que, là où les croisades précédentes ont échoué, une autre menée avec l’innocence et la pureté des enfants réussirait. Des milliers d’enfants et d’adolescents quittent leurs villages en entendant l’appel de Jacques et partent pour libérer le tombeau du Christ du joug des infidèles. Un moine franciscain, ancien chevalier croisé (Lionel Stander), est chargé de la direction spirituelle des enfants qu’il entend en confession le long de la route. Le monologue du moine alterne avec les confessions des enfants qui lui apprennent que la vraie nature de leur enthousiasme est homosexuelle. Très vite, il lui sera aussi révélé que l’inspiration de Jacques vient d’un homme dont il a été amoureux, le comte Ludovic (Ferdy Mayne, 1916-1998, un pilier de la Hammer qui a tourné une multitude de films tant pour le cinéma que pour la télévision), un seigneur homosexuel qui a abusé de la naïveté de Jacques. En fait, si les enfants suivent Jacques, c’est plus pour des raisons amoureuses que religieuses. Ils prennent au pied de la lettre la fameuse phrase : « Aimez-vous les uns les autres ». Bientôt le comte Ludovic est très épris d’Alexis (Matthieu Carrière), l’un des adolescents de la croisade, qu’il a recueilli et dont il a fait son fils et son amant... Le moine tente désespérément d’arrêter la marche des enfants. En vain, c’est la mort et l’esclavage qui les attendent.

 


L’avis critique

 
Le film est l’adaptation assez fidèle du roman de Jerzy Andrezewski, Les Portes du paradis,paru en France en 1961 aux éditions Gallimard. Jerzy Andrezewski qui a participé à l’adaptation de son livre, est un écrivain catholique homosexuel qui s’est rallié au régime communiste, puis est passé à la dissidence après l’intervention des troupes du Pacte de Varsovie à Prague, en août 1968. Il devient un ardent défenseur des droits de l’homme. Le roman est inspiré de faits historiques, c’est d’ailleurs plus un poème d’une centaine de pages qu’un roman.
À l’image du roman, le film est d’un seul mouvement, la marche des jeunes croisés vers Jérusalem. De longs et incessants travellings décrivent et accompagnent la marche des enfants. L’utilisation systématique de ces travellings en plan large, où le blanc domine dans un Technicolor souvent surexposé, procure une sorte d’hypnose dont le spectateur est périodiquement sorti par des gros plans sur de sublimes visages. Le montage fait alterner la foule, un peu chiche tout de même pour figurer cette levée en masse de la jeunesse d’occident, en plan très large et quelques groupes en plan moyen qui ainsi, s’en distinguent. Quatre adolescents s’en détachent. Chacun racontera son histoire par le truchement de la confession au moine qui accompagne la croisade, pas toujours joué dans la finesse par Lionel Stander, vieux routier des plateaux américains. Ces confessions rendent le film très bavard et paradoxalement assez théâtral alors qu’il est tourné presque exclusivement en extérieur. Quatre récits traités en plan-séquence, coupés et illustrés à l’aide de retours en arrière qui ne parviennent néanmoins pas à rompre complètement la monotonie du film ; il faut d’ailleurs attendre la trentième minute pour que ceux-ci arrivent. Si le décor est superbe, une vaste plaine rocailleuse bordée de montagnes violines, le réalisateur n’en change pratiquement pas, d’où l’impression que nos croisés font du surplace un peu à la manière des deux zigotos (Jean Rochefort et Bernard Fresson) du film très recommandable de Fabio Carpi, Les Chiens de Jérusalem, qui avaient décidé qu’il était tout aussi profitable pour leur âme de faire le tour de leur château pendant un an plutôt que d’entreprendre le voyage fort périlleux vers la terre sainte. Pourtant, habilement, Wajda varie les optiques avec une prédilection pour les longues focales qui isolent les protagonistes lors de leurs dialogues, réduisant les figurants à des silhouettes floues. Des recoupements d’images permettent aux récits successifs de s’emboîter sans pour autant se recouvrir. Et finalement, sur le plan de l’espace comme sur celui du temps, de s’assembler, de se souder comme les élément d’un puzzle.
Wajda a cherché des équivalences au texte poétique, d’une part en entrelaçant le présent de la croisade avec les souvenirs des jeunes garçons, ces séquences sont plus poétiques que narratives ; d’autre part en balayant la pérégrination des adolescents par ces longs et lents travellings, images très picturales proches de celles que faisaient à la même époque Miklos Jancso dans Rouges et blancs (DVD édité par Clavis) par exemple. Beauté des adolescents, beauté aussi de leurs vêtements conçus sans le moindre souci historique, des hardes qui ne sont pas vraiment des loques, mais plutôt des costumes assez simplifiés comme des costumes de théâtre avec le souci qu’ils soient signifiants, dans des tons clairs et lumineux pour les jeunes, sombres pour les adultes.

 

(c)  Renata Pajchel

La mine des deux garçons tenant les rôles principaux convoque immanquablement l’iconographie adolescente tant ils sont proches des modèles de prédilection de deux des plus grands dessinateurs friands du sujet. Avec son cou flexueux et son corps à la fois gracile et noueux, Matthieu est un pur Mac Avoy. Tandis que John Fordyce avec son visage à l’ovale parfait et sa frange blonde semble tout droit sorti d’un Signe de piste illustré par Pierre Joubert qui a d'ailleurs illustré un roman pour la jeunesse, "La neuvième croisade" sur ce thème.
 
 
Capture-d-ecran-2012-08-10-a-15.59.35.jpg

La lente progression des garçons se fait dans un paysage de rocailles à la blancheur crayeuse. À l’opposé du dépouillement de ce décor Wajda, soudain, nous propose un monument de « kitcherie » homo avec le château du comte et sa piscine aux paons dans laquelle s’ébattent les adolescents !
Le film, loin de tout naturalisme, s’apparente au conte… un conte noir qui rappelle celui dans lequel les enfants de la cité de Hamelin sont entraînés dans la mort par le pipeau du chasseur de rat.

 
ladernierecroisade1

La vraie question qui se pose à la vision de ce film est : quelle a été l’idée directrice qui a présidé à la réalisation de La Croisade maudite ? À cette question, qui devrait être celle que l’on se pose après avoir vu chaque film, on est bien en mal d’y répondre tant le film peut être interprété de façons contradictoires : l’innocence d’enfants et adolescents crédules et naïfs, trop aisément manipulés ; mais aussi leur cruauté naturelle, leur homosexualité comme perversion et péché ou comme une tendance profonde les portant à se dépasser ? L’absurdité de leur aventure mais aussi la force d’une passion et d’un amour qui bousculent le rationnel et les conduisent à la transcendance, au mysticisme ? On peut aussi lire le film comme une charge contre toutes croyances en quelque chose de supérieur à l’animal humain. N’oublions pas que Wajda œuvre dans la Pologne marxiste. Partant d’un fait historique qui confine à la légende, il peut nous montrer que l’homme est une créature infiniment complexe qui ne saurait sublimer totalement ses pulsions les plus instinctives et que la foi mystique qui peut dicter ses actions, en apparence les plus désincarnées et les plus pures, ne lui vient pas de la part de divin qu’il recèlerait mais au contraire de ce qu’il y a de plus fragile et de plus charnel dans sa nature. L’innocence que certains veulent voir dans l’enfance, appelée à vaincre les forces du mal, n’existe pas. Ce n’est pas l’appel de Dieu qui se fait entendre des enfants, c’est bien plus prosaïquement celui de leur dieu. Et ce dieu est un des leurs. Un garçon blond sorti d’un livre d’images dont le charme physique exerce sur eux un attrait irrépressible. Les motivations de leur guerre sainte ne sont pas plus divines que celles, colonisatrices, de leurs aînés. Tout un peuple de chérubins se met en marche à l’appel d’un dieu de chair qui ne sait pas mieux que lui résister aux tentations et qui s’est laissé soumettre par l’amour d’un homme.
Si il n’y a pas – semble-t-il – de morale claire à ce film, on peut tout de même discerner que le souci principal de Wajda a été de gratter les apparences pour découvrir l’essentiel.
La métaphore politique est elle aussi fort ambiguë : critique de toute foi aveugle, du stalinisme (?), de la soumission à la parole d’un maître, d’un chef ? Comme est ambiguë cette phrase dite au début puis à la fin du film : « Ce ne sont pas les mensonges mais la vérité qui tue l’espoir. »
L’attirance qu’exerce Jacques sur les êtres de tout sexe met au premier plan l’histoire d’amour entre Ludovic et Alexi. Wajda n’a pas tergiversé sur l’homo érotisme du film qui s’ouvre par une scène où l’on voit un homme dévêtu par d’autres hommes habillés de robes ! Le cinéaste réitérera l’exercice en faisant commencer Danton de la même façon.

 
ladernierecroisade3

Historiquement, les croisades des enfants se constituent de deux cortèges qui partent, dans l’euphorie des croisades, indépendamment l’un de l’autre, de l’Allemagne et de la France. Elles se situent entre la quatrième et la cinquième croisade, dans l’année 1212. Elles ne sont pas en réalité constituées que d’enfants mais d’« enfants de dieu », principalement des paysans pauvres. Elles ne sont pas couronnées de succès : l’une échoue dans les villes d’Italie et l’autre à Marseille. Ce site fait le point sur la question.
La Légende de la Croisade des enfants, est relatée dans le petit livre de Marcel Schwob, La Croisade des enfants (1896). Mais le plus beau roman sur les croisades, La Joie des pauvres (éditions Gallimard) est signé Zoé Oldenbourg.
Pour en revenir au cinéma, Serge Moati en 1988 a consacré un téléfilm beaucoup plus sage que La Croisade maudite à la croisade des enfants.
Si la lecture des génériques, qui ont tendance à devenir de plus en plus pléthoriques, est fastidieuse, elle révèle parfois de savoureuses surprises. Ainsi dans celui de La Croisade maudite, nous découvrons le nom de Pierre Kalfon en tant que coproducteur. Cette présence explique peut-être la scène particulièrement gratinée de fouettage sado-masochiste d’Alexis par le comte. Scène qui n’est pas sans en rappeler une d’un film réalisé par ce même Pierre Kalfon, La Cravache, dans laquelle on voit un père cravacher avec un plaisir non dissimulé le fessier très tentant de son grand fils.

 
ladernierecroisade2

La Croisade maudite fit scandale en Pologne où il fut critiqué tant par le pouvoir marxiste que par l’Église et où il n’eut qu’une brève carrière. Il ne sortit qu’en catimini dans le reste du monde alors que c’est un film européen « type » : production britannique, réalisateur polonais, tournage des extérieurs en Yougoslavie (aux alentours de Titograd), acteurs anglais et allemands, figuration yougoslave. En 1972, le réalisateur battait déjà sa coulpe : « J’ai suivi le script trop aveuglément. Je pensais que l’amoralité de la liaison entre le jeune homme et le comte pouvait être l’écho retentissant du drame véritable. J’avais tort. En même temps, ce que j’avais cherché dans le sujet, la cruauté de l’image des enfants tentant d’accomplir la tâche des adultes en rétablissant l’ordre dans le monde, n’est pas apparu dans le film. Les enjeux moraux y sont à peine évoqués... J’ai eu de la chance de faire un film sur la contestation avant la lettre, sur des événements qui, peu après l’achèvement de La Croisade maudite allaient occuper le devant de la scène. » par un plan d’un jeune garçon nu faisant sa toilette dans un baquet, une scène qui ne semble pourtant pas indispensable à la progression dramatique du film.
Aujourd’hui Wajda, devenu beaucoup plus consensuel, récuse le film et ne le fait pas figurer dans les rétrospectives qui lui sont consacrées. Il est devenu très difficilement visible.

 
Image_31

Pour plus d’informations, le témoignage du réalisateur :
« It was my idea to make the children's crusade the subject of my next film, based upon Jerzy Andrzejewski's story. When I shared this project with Andrzejewski, he responded with his usual enthusiasm. It took us months, however, to produce the first scenes from which the plot of the future film would emerge:
The rejection of the project by Polish Cinematography Committeee meant that the delicate, poetic substance of Gates of Paradise would be exposed to the brutal realities of international film coproduction. The dialogues were translated into English and I have never learnt whether the translations conveyed anything beyond the bare message. Young actors were summoned, with Mathieu Carri(e)re as the only veteran (of Schlöndorff's wonderful film Die Verwirrungen des Zöglings Törless). Two male roles were given to actors I knew from films by Polanski who was trying to help me with the difficult casting. Finally we decided on Yugoslavia as our location. The film was so dominated by the rocky mountain landscape that the crusade seemed to be standing immobile on the screen, rather than marching on for weeks on end.
I felt trapped and confined.
Gates of Paradise, which had inspired me with such high hopes for so many years, might have been the dream film of my life. Today, as I look at the photographs of the boys' faces, so beautiful and clear, or leaf through the sketches done on odd bits of paper and featuring Blanka's windblown hair enveloping Alexis' head or two boys, dressed up as angels, carrying a third one, whose wings are broken; or when I recall the breathtaking beauty of the Yugoslav landscape, now in ruin and decay, I really cannot say why I failed to show all this on the screen. The only answer I have is that I had trusted my most intimate dreams to a group of chance people - producers, actors, technicians - who reduced them down to match their own tastes and sensibilities, leaving me absolutely helpless. »
Andrzej Wajda
Version originale avec sous-titres anglais.
 
VRATA RAJA ou GATES TO PARADISE (LA CROISADE MAUDITE), un film d'Andrzej Wajda (réédition complétée)
ci-dessus double page consacrée au film dans "Films and filming"

ci-dessus double page consacrée au film dans "Films and filming"

Commentaires lors de la première parution du billet

sirius21/08/2016 16:51

Ce film, dont j'ignorais l'existence dans la filmographie de Wajda, est ancien, car présenté au festival de Berlin 1968 et donc probablement tourné en 1967 (avant le Printemps de Prague)..

 

lesdiagonalesdutemps21/08/2016 16:56

Il est surtout désavoué par le cinéaste qui interdit de le faire figurer dans ses rétrospectives. Il y a une quinzaine d'années, il ne voulait pas non plus qu'il soit édité en DVD.

 
 

Bruno21/08/2016 14:35

Merci pour ce beau rappel. Et dire que j'ai vu ce film, dans une petite salle du Quartier latin, il faudrait vraiment que je dépouille...mes carnets. Je me souviens du comte...

 

lesdiagonalesdutemps21/08/2016 20:42

C'est amusant que vous me parliez de la Cravache que j'ai vu en salle lors de sa sortie. Lorsque j'avais ma maison d'édition j'ai rencontré Kalfon pour lui proposer d'éditer son film en DVD. Film extrêmement confidentiel. Kalfon m'a reçu très aimable; derrière lui il y avait le master du film. Je lui ai fait un chèque de 10000 F (c'était avant l'euro), chiffre plus qu'honnête en regard de la faible notoriété du film, il n'avait qu'à prendre la cassette me la tendre et empocher le chèque mais il m'a dit que cela ne changerait rien à ses dettes et que ça ne l'intéressait pas je suis sorti furieux et personne n'a plus vu son film. Ce qui me parait absolument stupide.

 
 

sirius21/08/2016 17:55

Curieusement les films de Wajda sont mal distribués en DVD. Je n'arrive pas à trouver "Le chef d'orchestre".
Pour en revenir à un coproducteur du film "la croisade maudite" , Pierre Kalfon, je ne sais pas si son film "la cravache" a finalement pu être distribué. Je l'avais vu en avant-première en présence du réalisateur lors de séances spéciales au cinéma le Studio 28..Je me souviens, lors de cette présentation, qu'il disait que la Commission de censure voulait l'obliger à couper une scène de baiser entre deux garçons.

 
 

lesdiagonalesdutemps21/08/2016 17:18

Je n'en doutais je corrige.

 
 

Bruno21/08/2016 17:14

Une minuscule petite coquille au niveau de la "fiche technique" ? (2007 ?), juste pour montrer que je lis les billets, de surcroit... ;-)

 
 

lesdiagonalesdutemps21/08/2016 16:54

Vous avez eu de la chance car ce film est sorti en catimini en France. Il a été rapidement désavoué par Wajda si bien qu'il ne figure pas dans les rétrospectives du cinéaste. Hors la toile il est assez difficile à voir.

Publié dans cinéma gay

Partager cet article

Repost 0

Joseph Edward Southall

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Joseph Edward Southall

Publié dans peinture

Partager cet article

Repost 0

R.H. Ives Gammell

Publié le par lesdiagonalesdutemps

RH Ives Gammell (American, 1893-1981), Arnold , 1934. Huile sur toile, 40,6 x 35,6 cm.

RH Ives Gammell (American, 1893-1981), Arnold , 1934. Huile sur toile, 40,6 x 35,6 cm.

Gammell est né en 1893 dans une famille aisée de Providence, Rhode Island,. Il a été élève à la Groton prep school . Dans son enfance il a passé beaucoup de temps à dessiner seul. Dès son adolescence il a exprimé son désir de vouloir être peintre. Pour cela il est allé à l' École du Musée des Beaux - Arts de Boston, où ses professeurs furent Edmund C. Tarbell , Joseph DeCamp , et Philip Leslie Hale, tous les membres de ce que l'on a appelé l' école de Boston de peinture. Il s'est embarqué pour l'Europe à Paris il fréquente l' Académie Julian mais ses études ont été interrompues par la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il a servi dans l'armée américaine.

De retour à Boston, Gammell peint des peintures murales , des portraits et des paysages. Il aspirait à des sujets plus nobles, mais il se sentait limité par ce qu'il considérait comme son infériorité en dessin et dans la composition. Pour y remédier il suit des cours auprès du peintre et professeur William McGregor Paxton, également de l'école deBoston, que Gammell considérait comme un expert dans ces matières. Paxton avait été un élève du peintre Jean-Léon Gérôme , qui lui même avait été élève de David.

l'ange exterminateur (1935)

l'ange exterminateur (1935)

Dans les années 30 la compétence de Gammell est devenue à l'unisson de son ambition. Contrairement à beaucoup de ses pairs de l'école de Boston, il était moins intéressé par les portraits et les paysages que dans les images symboliques et mythologiques. Bien que la décennie des années 30 avait été sa plus productive, elle a fini pour Gammell dans une dépression nerveuse.

Pendant sa convalescence, il a découvert "Psychologie de l'Inconscient" de Carl Jung une façon d'aborder ce qu'il considérait comme sa plus grande réussite artistique: une séquence de peintures représentant " The Hound of Heaven ", un poème religieux de Francis Thompson (1859-1907). Le poème avait subjugué l'imagination de Gammell quand il était un adolescent, et durant des années , il avait pris des notes et des croquis à ce sujet. Dans le poème de Thompson un homme est poursuivi par Dieu. Selon Gammell, dans le texte du catalogue qu'il a écrit pour accompagner la première exposition de la série en 1956, il a interprété le poème non pas tant comme une conversion religieuse mais comme «une histoire de l'expérience connue sous le nom d' une rupture émotionnelle". Il a écrit que le travail de Jung avait fourni le lien entre les «mythes, des symboles et des images poétiques, et les schémas émotionnels perpétuellement récurrents de la vie humaine à partir de laquelle ils ont évolué." La série de 23 peintures a été intitulé Une séquence Pictorial Peint par RH Ives Gammell Basé sur The Hound of Heaven .

les nuages reviennent après la pluie (1934)

les nuages reviennent après la pluie (1934)

R.H. Ives Gammell

 

En 1946 Gammell a publié un essais sur l'art, Crépuscule de la peinture, dans laquelle il a fait valoir que l' art moderne, qui met l' accent sur l' abstraction, mine la tradition de l' artisanat européen. Il a essayé d'expliquer comment ce problème est advenu et la façon dont il pourrait être résolu. Dans cet essais Gammell révéle les aspects de la peinture qu'il admirait: classiquesréalistes, et académiques . Il a aussi écrit un livre d'essais publiés à titre posthume, Les Peintres de Boston, 1900-1930 et une monographie sur le peintre de l'école de Boston Dennis Miller Bunker.

À partir des années 1930, Gammell a enseigné au Fenway Studios à Boston. Son élève, le peintre Robert Cormier, a déclaré les classes de Gammell incluaient l'étude de l' anatomie et la pratique du dessin de mémoire. Un autre de ses élèves Richard Lack, le fondateur du réalisme classique, se souvient que Gammell voulait que ses étudiants soit immergé dans la culture. Gammell était membre du Boston Athenæum et les a encouragé à emprunter des livres, à visiter des musées, à aller aux concerts écouter symphonies et opéras.

R.H. Ives Gammell
R.H. Ives Gammell
R.H. Ives Gammell
R.H. Ives Gammell
R.H. Ives Gammell
R.H. Ives Gammell
R.H. Ives Gammell
R.H. Ives Gammell
"DREAM OF THE SULAMITE"

"DREAM OF THE SULAMITE"

1950

1950

1936

1936

Figure with Totem, 1980

Figure with Totem, 1980

Yet ever and anon a trumpet sounds: Study for Hound of the Heavens, Panel XIX, 1942

Yet ever and anon a trumpet sounds: Study for Hound of the Heavens, Panel XIX, 1942

R.H. Ives Gammell
R.H. Ives Gammell
R.H. Ives Gammell
The Hound of Heaven: A Pictorial Sequence, 1956

The Hound of Heaven: A Pictorial Sequence, 1956

Publié dans peinture

Partager cet article

Repost 0