Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Michael Borremans: le fils

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Michael Borremans:  le fils

Publié dans peinture

Partager cet article

Repost 0

La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD

Ce que je n'osais espérer est miraculeusement arrivé. Cyril Legann et Clément Beauvois ont magnifiquement réussi la captation de la pièce dans la distribution de la création. Elle est proposée par Epicentre Film Edition* qui par ailleurs fait un beau travail de distribution de films, gays pour certains. L'édition du DVD est soignée. En bonus on a droit à une interview croisée, informative tout en étant décontractées, de presque tous les intervenants de la pièce. En outre un sous titrage en anglais de la pièce est proposé. Seul regret que le remarquable travail de captation, très cinématographique, ne soit pas mis en avant par un petit making of d'autant que dans le cas présent c'est un beau tour de force que de réussir à filmer une pièce à onze personnages, sur une scène aussi vaste que celle du Théâtre du XX ème, avec seulement quatre caméras tout en servant bien la mise en scène dynamique de Régis Martrin-Donos. Si le regard des deux réalisateurs est subjectif, il ne fatigue jamais le spectateur en mêlant habilement plans larges, qui embrassent toute l'ouverture du plateau, à des gros plans et à des plans moyens. Ils se donnent même le luxe, pas encore assez à mon gout, de mettre un acteur plein cadre, alors que c'est un autre qui a la parole. La magie du DVD fait que l'on entend mieux la musique signée Jean-Pierre Stora qu'au théâtre... et puis on peut faire des arrêts sur images sur la plastique de ces messieurs...

Sur la pièce je n'ajoute rien au billet que vous pouvez lire ci-dessous et que j'écrivais au lendemain d'avoir vu ce "Banquet d'Auteuil" que la Comédie Française s'honorerait de faire rentrer à son répertoire.

* Si vous ne trouvez pas cette petite merveille dans votre magasin habituel, vous pouvez l'acquérir directement chez l'éditeur: www.epicentrefilms.com 

La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

 

 

 

Dominique Fernandez grand débusqueur devant l'éternel, de pédés dans le placard, y a inexplicablement laissé Molière! Jean-Marie Besset avec ce « Banquet d'Auteuil » l'en a sorti et de belle manière.

Nous sommes en 1670, Molière abandonné par sa jeune femme, qui est peut être sa fille, est lassé des femmes (qu'il a beaucoup pratiquées). Espérant trouver plus de constance chez les hommes (le naïf) il est tombé amoureux du plus jeune comédien de sa troupe, Michel Baron qui n'est âgé que de dix sept ans.

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14
 

La pièce qui entrelace habilement tragédie, comédie, érotisme et fantastique se découpe en quatre actes. En ouverture Chapelle (Hervé Lassince délicieux de bout en bout), qui cohabite avec Molière (Jean-Baptiste Marcenac) dans « une campagne » à Auteuil revient fort éméché de Paris et ceci en pleine nuit. Il ne réveille pas pour autant Molière qui est tout absorbé dans la contemplation de Baron endormi. Le jeune homme est de retour après une fugue de trois ans. Chapelle croyant Molière toujours dans les affres de sa séparation d'avec Armande Béjart a invité à diner de vieux amis pour le distraire. Au deuxième acte, et au matin, Molière confesse tout son amour à l'aimé. Le soir venu, voici le troisième acte, l'acmé de la pièce, le banquet. Avec les convives qui s'ramènent; on comprend que nous allons être entre Platon et « Les garçons de la bande ». La cohorte de bougres qui fait éruption chez Molière se compose de Chapelle qui guide la troupe, de Lully (Frédéric Quiring), l'un des courtisants les plus en vue à Versailles, il fait danser le roi soleil tous les matins. Lully vient accompagné de son mignon, Osmane (Quentin Moriot), un jeune danseur turc. Suit le chevalier de Nantouillet (Gregory Cartelier), un bretteur (cité par madame de Sévigné) accompagné d'un petit marquis Monsieur de Jonzac (Romain Girelli). Il y a aussi Dassoucy (Dominique Ratonnat) musicien favori de Louis XIII mais devenu has-been depuis l'avènement de Louis XIV. Il est accompagné de son chanteur particulier, Perrotin (Antoine Baillet-Devallez), qu'il a recueilli lorsqu'il avait sept ans... Tout ce beau monde se présente, s'échauffe et caquette quand soudain, apporté par un rayon de lune, venu de l'au delà, apparaît Cyrano de Bergerac. Il s'emmerdait ferme dans la vie éternel où il croupit depuis quinze ans. Il à profité de cette aubaine sélénite pour rendre visite à ces anciens amis dont quelques uns sont d'anciens amants. Alain Marcel (déjà fort apprécié dans « Perthus ») est très bien dans ce rôle statique mais il est un peu âgé pour le personnage. Cyrano a été assassiné à trente cinq ans, mais peut être vieillit-on au purgatoire? Après un léger étonnement du à l'intrusion du fantôme, la conversation reprend de plus belle. Ils sont assez langue de pute ces pédés du XVII ème, tout à fait comme ceux d'aujourd'hui et probablement comme ceux de demain (mais on m'a confié que chez les hétérosexuels ce n'était pas beaucoup mieux). Bientôt une controverse éclate qui a le plus beau cul, un spadassin ou un danseur? Pour que l'on puisse juger de la chose Ousmane et le chevalier de Nantouillet baissent leurs chausses. Ce qui fait chanter Perrotin << O Célestes plaisir / Doux transport d'allégresse!/ Vient mort quand tu voudras/ Me donner le trépas / J'ai revu ma princesse! >>. On peut trouver le transport de l'eunuque bêlant un peu outré mais du deuxième rang pouvant admirer le cul de Quentin Moriot-Ousmane, je dis que c'est à peine exagéré... Dassoucy veut en voir plus: << Oui... mais le cul tout seul, cela ne veut rien dire, il faut la cuisse aussi, le genou, le mollet et jusqu'au pied enfin descendre tout à fait...>> et voilà nos deux bougres nus comme des vers. Comme Dassoucy le spectateur profite... Bientôt la compagnie se dit que pour bien comparer il faudrait aussi un comédien et c'est le jeune Baron qui s'y colle... Alors là, quel cul! Au sens propre du terme, un cul de compétition et lorsque Félix Beaupérin se retourne, on peut admirer que l'avers vaut largement l'envers... Il faut saluer l'exploit de Félix Beaupérin qui en disant, nu, sur une table, face au public, un texte difficile, réussit par son talent à faire oublier son admirable plastique.

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

Je ne vous en dirais pas plus sur le contenue de cette ambitieuse pièce qui aurait mérité d'être un peu plus ramassée, sachez seulement qu'ensuite dans le quatrième et dernier acte, il y a deux très belles tirades, dites par Molière, l'une sur la fidélité en amitié et l'autre sur la difficulté de garder l'amour d'un jeune homme lorsqu'on est un hommes mure.

A ce propos on peut imaginer que la pièce est sur ce point autobiographique et que d'une manière bien émouvante Besset ait glissé dans sa fantaisie historique une adresse à l'être aimé.

C'est ainsi très fort de faire passer, dans une érudite comédie historique les tourments de sa vie. Car historique la pièce l'est dans ses moindres allusions. Tous ces personnages ont réellement vécu au XVII ème siècle. Il y a bien sur Molière et Lully qu'il est superflu de présenter (quoique) mais aussi des personnages aujourd'hui un peu oubliés comme Chapelle (1626-1686), l'ami de toujours de Molière et ancien amant de Cyrano, son mentor, et de Dassoucy. « Le banquet d'Auteuil » montre que Chapelle était peut-être co-auteur de certaines des pièces du maitre (1). La couverture du texte de la pièce nous révèle que le vrai Michel Baron (1653-1729) était aussi joli dans son jeune âge que l'acteur qui l'interprète aujourd'hui. Il ne faudrait pas oublié Dassoussy, sans doute le plus bougre de tous ces libertins. Il fut emprisonné pour sodomie en 16521655 et 1673. Son très jeune protégé Perrotin séduisît par sa voix le duc de Mantoue qui l’enleva à Dassoucy pour en faire un castrat. Dassoucy retrouva Pierrotin à la fin de 1667... diminué.

La troupe est très homogène et tous les acteurs sont dignes d'éloges. A commencer par celui pour leur diction parfaite qui fait entendre clairement les répliques de la pièce qui plagient raisonnablement le dire du XVII ème siècle. Le banquet d'Auteuil par le surgissement de la tragédie dans la comédie et vice versa est plus de l'école anglo-saxonne que de la française (Molière est cependant en la mantière, le dramaturge français qui convoque le plus volontier ce chaud et froid) . Rien d'étonnant à cela de la part de Jean-Marie Besset qui a signé tant d'adaptations de pièces anglaises et américaines. Il reste que l'auteur dans cette oeuvre que l'on peut considérer comme la plus ambitieuse de son théâtre a été fidèle au classicisme français, unité de temps, "Le banquet d'Auteuil" se déroule en vingt quatre heures et unité de lieu, la résidence de Molière à Auteuil.

La mise en scène de Régis de Matrin-Donos démontre qu'il n'est point besoin de faire courir ses acteurs partout pour réaliser une mise en scène dynamique. Quant aux costumes et décors de Marie Delphin, ils prouvent que les fanfreluches ne sont pas indispensables pour évoquer le XVII ème siècle.

Vous avez compris qu'il faut s'y précipiter, ce n'est pas tous les jours que l'on peut méditer sur la vie, l'amour, la mort, la création littéraire, l'avantage de l'amour des garçons sur celui des femmes, en compagnie de Molière, Cyrano et Lulli tout en se rinçant l'oeil...

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14

Nota

1- Ce que confirme un écrit d'époque du à : << C'est à lui que nous devons encore une partie des grandes beautés que nous voyons briller dans les excellentes comédies de Molière, qui le consultait sur tout ce qu'il faisait, et qui avait une déférence entière pour la justesse et la délicatesse de son goût.>> ( François de Callières, Des bons mots et des bons contes, Paris, 1692,  332« Des bons mots et des bons contes » [archive], sur Gallica.)

 

2- Il est bon de rappeler pour ne pas idéaliser le XVII ème siècle qu'il n'était pas sans danger d'être pédéraste, il y a plusieurs allusion à ce propos dans la pièce. En 1661 a lieu deux exécutions exemplaires par le feu, celle de Jacques Paulmier et Jacques Chausson pour tentatives de viol sur de jeunes garçons.

 

3- L'affiche est si moche que je ne l'ai pas reproduite. Comment peut on faire une affiche aussi laide avec de si beaux comédiens...    

Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD
Le banquet d'Auteuil de Jean-Marie Besset au Théâtre 14
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)
La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)

Commentaires lors de la précédente édition du billet

Silvano19/04/2015 10:25

Vue hier soir. Je confirme tout le bien que vous en dites. Salle remplie seulement aux deux tiers, c'est fort étonnant. Faisons du ramdam pour les 6 dernières représentations !

 

lesdiagonalesdutemps19/04/2015 10:37

Ce qui est très dommage c'est que cette pièce très ambitieuse ne soit pas capté pour qu'un plus large public puisse en profiter. Je pense que le choix du théâtre n'est pas très bon et surtout que l'affiche du spectacle est calamiteuse et puis comme dirait ce bon Michel Ciment, Besset n'a pas la carte... Il faut allez voir ce spectacle.

 
 

ismau08/04/2015 18:37

Quel dommage d'habiter loin de Paris ! Heureusement on peut se rattraper un peu avec vos jolis images , et beaucoup avec votre savoureux texte .
L'infortuné Chausson, je le connaissais déjà à travers les poèmes du non moins malheureux Claude Lepetit, mort rôti également, un an plus tard en 1662 à l'âge de 23 ans . C'était un très brillant jeune-homme ; je trouve son sort très émouvant, et son poème sur la mort de Chausson – où il est question de D'Assouci – particulièrement édifiant . C'est à lire !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Chausson
(ainsi que le wiki sur Lepetit )

 

lesdiagonalesdutemps08/04/2015 19:18

Merci pour ces liens.
Malheureusement cette très belle pièce bien mise en scène ne serait pas captée. J'ai pu parler un peu à Besset après la représentation.

 
 

pépito05/04/2015 19:22

d'ordinaire, le théâtre de Besset me fait l'effet d'une purge... là, j'avoue avoir été séduit par l'entreprise (même si je la trouve tirée par les cheveux... Cyrano ? Franchement ?) les comédiens sont formidables, le trio de tête surtout... Molière bisexuel, pourquoi pas... après tout, on trouve dans tout son théâtre des amitiés viriles un peu troubles...

 

lesdiagonalesdutemps05/04/2015 21:31

L'homosexualité de Cyrano est historique, il a bien été l'amant de d'assoucy comme il est dit dans la pièce quant à d'assoucy c'était un professionnel en la matière (Henning a fait 1000 page sur le sujet: "d'assoucy et les garçons". A Montpellier il a failli être lynché pour pédophilie et ensuite a échappé de peu au bucher. Il ne faut pas confondre le vrai Cyrano et le personnage de Rostand très éloigné de la vérité historique comme l'est le Dartagnan de Dumas par rapport à son modèle. La bisexualité de Molière a été avancée par plusieurs historiens. D'ailleurs rien que de très banal dans ce milieu de libertins (voir sur les libertins les très intéressantes causeries d'Onfray par exemple. Ce qui est remarquable dans cette pièce c'est que Besset parvient à faire vivre 9 vrais rôles sur une scène (le petit marquis n'a pas grand chose à faire).

 
 

Bruno04/04/2015 17:46

Belle présentation, merci !
http://culture-et-debats.over-blog.com/article-moliere-homosexuel-par-jacques-freville-59522884.html

 

lesdiagonalesdutemps04/04/2015 17:51

Merci pour le lien.

 
 

xristophe04/04/2015 15:03

Quelle verve ! J'applaudis déjà le spectateur-narrateur...

 

lesdiagonalesdutemps04/04/2015 16:22

Merci mais il vaut mieux aller applaudir les comédiens. C'est si rare de nos jours de voir une création avec un texte de cette qualité, même s'il y a quelques baisses de rythme, avec dix comédiens en scène, c'est exceptionnel. On devrait bien remonter les pièces de Thierry Maulnier moins réjouissante que ce banquet mais qui néanmoins m'y a fait penser.

 
 

DAMIEN04/04/2015 11:21

j'ai vu la pièce, Félix Beaupérin quel beau garçon(ses fesses, son sexe !!!), comment à réagit la salle quand vous l'avez vu ?
Félix aime-t-il les garçons ou les fille ou les 2, à votre avis ?

 

lesdiagonalesdutemps04/04/2015 12:44

La salle était très sage pas de mouvement divers dans la salle et aux saluts de chaleureux applaudissements bien que la salle ne soit qu'à moitié pleine. On peut (doit) y aller car il y a de la place.

ismau25/10/2016 18:40

N’être pas un grand amateur de Molière c’est surprenant, et très original ... ! Moi j’aime beaucoup Molière, pourtant pas au point d’avoir vu ou lu toutes ses pièces, encore moins d’avoir lu l’étude de Ramon Fernandez ( j’aimerais par contre très volontiers lire la bio : "Ramon" écrite par Dominique Fernandez sur son père ) "La jalousie du barbouillé", quel joli titre ! Je croyais l’avoir peut-être vue au Lucernaire il y a longtemps, mais non, après vérification c’était une autre farce des débuts : "Le médecin volant" .

 

lesdiagonalesdutemps25/10/2016 19:43

Il faut dire que je ne suis pas un joyeux drille et que je goute assez peu les comédies et pour moi le génie du théâtre n'est pas français mais anglais et c'est bien sûr Shakespeare qui sait si bien mêler le drame à l'Histoire.

 
 

ismau22/10/2016 20:06

En attendant de regarder un jour cet alléchant dvd, j’ai retrouvé avec plaisir vos images et votre texte . Le relisant je me suis souvenue de l’infortuné Chausson, et du non moins malheureux Claude Lepetit que je vous avais déjà signalé, mort rôti également un an plus tard en 1662 à l'âge de 23 ans . Pour sa mémoire, j’en parle à nouveau : c'était un très brillant jeune écrivain ; je trouve son sort très émouvant, et son poème sur la mort de Chausson – où il est question de D'Assouci – particulièrement édifiant . 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Chausson
(ainsi que le wiki sur Lepetit )
Si Dominique Fernandez n’a pas trop fouillé du côté de Molière, c’est peut-être parce que son père Ramon avait déjà écrit un livre particulièrement brillant sur Molière ( le meilleur sur Molière et le meilleur de son père, au dire de Dominique ... )

 

lesdiagonalesdutemps22/10/2016 22:05

Il est question brièvement de ces infortunés dans la pièce. d'Assouci a eu chaud aux fesses.
Je n'ai pas lu ce livre de Ramon Fernandez car en fait je ne suis pas un grand amateur de Molière dont j'ai pourtant vu et lu toutes les pièces, je crois, y compris "La jalousie du barbouillé".

La captation de la pièce de Jean-Marie Besset Le banquet d'Auteuil en DVD (édition complétée)

Partager cet article

Repost 0

Mark Uyl

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl
Mark Uyl

Publié dans photographe

Partager cet article

Repost 0

Leon Bakst: Portrait de Jean Cocteau (1916)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Leon Bakst:  Portrait de Jean Cocteau (1916)

Publié dans peinture

Partager cet article

Repost 0

Que la jeunesse...

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Kees Scherer  (Dutch 1920-1993)  On the Beach   (1950s)

Kees Scherer (Dutch 1920-1993) On the Beach (1950s)

Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Russell Lee:   Farmer and his brother making music   (1940)

Russell Lee: Farmer and his brother making music (1940)

Nicolas Muller.  Madrid  (1950)

Nicolas Muller. Madrid (1950)

Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Wolf Strache:  Futur Naval Pilots, Germany  (1930)

Wolf Strache: Futur Naval Pilots, Germany (1930)

Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
Montgomery Clift

Montgomery Clift

Que la jeunesse...
H.Armstrong-Roberts:   Skinny-Dippers (1930)

H.Armstrong-Roberts: Skinny-Dippers (1930)

Que la jeunesse...
Tim Pixsson:  réflexions sur un été perdu

Tim Pixsson: réflexions sur un été perdu

Drew Pare de Bruce Weber pour Abercrombie and Fitch (2004)

Drew Pare de Bruce Weber pour Abercrombie and Fitch (2004)

Mikolaj Nowack i (Pologne né en 1972) Baigneurs

Mikolaj Nowack i (Pologne né en 1972) Baigneurs

Ignazio Lozano:  Fashion Twins, Haydem et Raul Guerra

Ignazio Lozano: Fashion Twins, Haydem et Raul Guerra

List Herbert: jeunes de Forio. Ischia (1952)

List Herbert: jeunes de Forio. Ischia (1952)

Herbert List, Naples, Italie (1960)

Herbert List, Naples, Italie (1960)

Dorothea Lange: jeunesse, Caroline du Sud (1937)

Dorothea Lange: jeunesse, Caroline du Sud (1937)

George Platt Lynes

George Platt Lynes

Carmine Pellegrini : pénalty (2013)

Carmine Pellegrini : pénalty (2013)

Ryan McGinley:  Nu

Ryan McGinley: Nu

Publié dans adolescent

Partager cet article

Repost 0

Christ ressuscité, attribué à Michelangelo Buonarotti

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Christ ressuscité, attribué à Michelangelo Buonarotti

Publié dans sculpture

Partager cet article

Repost 0

Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama
Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama

Momotaro est l’un des contes populaires les plus appréciés au Japon, ainsi que l’un des plus connus. Le nom « Momotaro » est composé de « momo » qui signifie pêche en japonais et de « Tarô » qui est un prénom masculin populaire. Le titre peut donc être traduit comme « l’enfant né dans une pêche ».
L’histoire, datant de l’époque Edo, se retrouve dans de nombreuses chansons et comptines pour enfants, et aussi présent comme référence dans de nombreuses oeuvres populaires, notamment les mangas et animés (Détective Conan, Samurai 7…)

 



Il y a bien longtemps, un vieux couple de paysans sans enfants, vivait dans une grande pauvreté.

Un jour, alors que la vieille femme lavait des vêtements à la rivière, une grosse pêche, portée par le courant, vint se cogner contre son panier. La vieille femme de 60 ans n’avait de sa vie jamais vu une pêche aussi grande.

Pensant que le fruit devait être délicieux, elle voulu l’emporter pour la manger avec son mari. Toute heureuse, elle l’attrapa et, sans terminer son travail, retourna chez elle en courant. Quand son mari rentra, elle lui offrit le fruit en cadeau. Celui-ci semblait peser encore plus lourd qu’avant. Surpris par la taille de la pêche, il écouta l’histoire de sa femme.

Affamé, le couple décida de la manger. L’homme pris un couteau, mais au moment de la couper, la pêche s’ouvrit d’elle-même en deux.Un magnifique petit enfant en sortit. La femme et l’homme, en voyant la scène, furent si stupéfaits qu’ils en tombèrent au sol. L’enfant parla : « N’ayez pas peur, je ne suis ni démon ni fée. Le ciel m’a envoyé par compassion envers vous. Vos pleurs ont été entendus. »
Entendant cela, les deux personnes pleurèrent de joie. Ils prirent l’enfant dans leurs bras et le nommèrent Momotaro, « fils de pêche ».

 



Des années plus tard, Momotaro, alors âgé de 15 ans, décida de quitter la maison. Il raconta à ses parents qu’au Nord-est du Japon, les habitants de l’île d’Onigashima étaient constamment attaqués par une horde de démons cannibales qui les tuaient et volaient leurs biens. Le jeune homme voulu alors partir secourir les habitants. Ses parents, attristés, se résignèrent à le laisser partir.

Statue du temple Momotaro à Inuyama

Statue du temple Momotaro à Inuyama


 
Sur le chemin, Momotaro rencontra successivement un énorme chien, un singe et un faisan. Ceux-ci, en apprenant qui il était, décidèrent de le rejoindre et de l’aider dans sa quête.

Après plusieurs jours de marche, la petite armée arriva sur les côtes de la mer du Nord-Est. Le jeune homme trouva un bâteau qui les conduisit sur l’île des Démons.

 
 


Au sommet de la falaise de l’île se trouvait un château. Le faisan s’envola et annonça aux demons que Momotaro était en route pour les attaquer. Cela fit rire les démons, qui tentèrent de tuer l’oiseau. Pendant que celui-ci faisait diversion, Momotaro et le reste de sa petite bande entrèrent par la porte de derrière, et commencèrent l’attaque.
 
 
 


Ils tuèrent tous les démons, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le chef, que Momotaro captura.

Les habitants de l’île furent délivrés, et le pays tout entier accueilla Momotaro comme un héros. Le jeune homme rentra chez ses parents avec le chien, le singe, le faisan, et de nombreux trésors.

Au retour de leur fils, le vieux couple fut fou de joie, et le trésor que ramena leur fils leur permis de vivre en paix jusqu’à la fin de leurs jours.
Momotarō est associé à la ville d'Okayama, où l'histoire aurait été inventée. Certains historiens pensent qu'elle trouve ses origines dans l'antiquité, lorsque le prince déifié Kibitsuhiko-no-mikoto aurait été envoyé par son père l'Empereur Kōrei pour soumettre la province de Kibi. Comme le dit le proverbe "seul les vainqueurs écrivent l'Histoire" et comme ce fût souvent le cas dans l'Histoire du Japon, les ennemis furent diabolisés et associés à des Yokai, qui à leur tour rejoignirent le folklore populaire.
Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama
Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama
Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama
Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama
Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama
Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama
Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama
Tentative d'épuisement photographique de la statue de Momotaro à Okayama
Okayama, Japon, mars 2017

Okayama, Japon, mars 2017

Partager cet article

Repost 0

Joan Priego Garcia Saint Sebastian

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Joan Priego Garcia  Saint Sebastian

Publié dans sculpture

Partager cet article

Repost 0

Cecil Beaton: David Hockney and Peter Schlesinger and a model in front of Hockney’s Painting “Don Bachardy and Christopher Isherwood “ (1969)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Cecil Beaton:  David Hockney and Peter Schlesinger and a model in front of Hockney’s Painting  “Don Bachardy and Christopher Isherwood “ (1969)

Publié dans peinture, photographe

Partager cet article

Repost 0

Dora Carrington

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Dora Carrington:  Husband Ralph Partridge, Drawing  (1921)

Dora Carrington: Husband Ralph Partridge, Drawing (1921)

Publié dans peinture

Partager cet article

Repost 0