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Paul P.

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Halla Kang

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Jan Van Scorel Portrait d'un jeune savant, 1531

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Sempé

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Que la jeunesse...

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Que la jeunesse...
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Que la jeunesse...
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Que la jeunesse...
Que la jeunesse...
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Portrait du prince Nikolai Saltykov , Franz Krüger 1850

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Portrait du prince Nikolai Saltykov , Franz Krüger 1850

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Tours et détours de la vilaine fille de Maria Vargas Llosa (réédition complétée)

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Tours et détours de la vilaine fille de Maria Vargas Llosa

 

Il est à craindre que bientôt je ne puisse voyager que par l'intermédiaire des livres. Longtemps ceux-ci m'ont fait rêver aux destinations que j'espérais visiter un jour. Ayant aujourd'hui un peu arpenté le globe, certes moins que je l'eusse voulu, mais quand même suffisamment pour ennuyer quelques rares commensaux à l'heure du thé, les romans que j'ai le plus plaisir à lire sont ceux qui me font revenir aux endroits qui jadis et naguère me virent ingambes.

J'ai été comblé avec « Tours et détours de la vilaine fille » puisque les pages du roman de Mario Vargas Llosa me ramenèrent successivement dans le quartier de Miraflores à Lima du temps (que je n'ai pas connu) où les buildings et les casinos n'avaient pas remplacé les villas cossues, dans le Kensington du swinging London, dans le Saint-Germain-des-prés dans lequel les friperies n'avaient pas encore supplanté les librairies, on peut néanmoins encore fréquenter le bar cubain "L'escale" dont Vargas Llosa fut un des piliers en compagnie de Cortazar, et d'une façon plus fugitive dans l'avenue Ginza de Tokyo et le vieux Madrid.

Ginza, Tokyo, avril 2010

Ginza, Tokyo, avril 2010

Ces évocations sont d'autant plus réalistes que Vargas Llosa, de peur sans doute que le lecteur doute de son cosmopolitisme, tout le roman est une ode au cosmopolitisme, ne nous épargne aucun nom de rues, de restaurants ou de bistrots (un des carnets qui constituent le manuscrit porte la mention"Paris café Rostand 19 octobre 2004); si bien que l'on peut suivre à la semelle les déambulations de son héros dans les lieux pré-cités.

Ce qui est amusant c'est que la bougeotte du héros et encore plus de l'intrigue correspond à la mobilité effrénée de l'auteur. Le livre a été écrit successivement à Marbella, Madrid, Malaga, Salzbourg, Paris, à nouveau Madrid, Oxford, Saint-Domingue, Lima et enfin Londres  

Le roman n'est pas qu'un guide urbain, quelque peu fané, de grandes métropoles, c'est surtout, raconté à la première personne par Ricardo, un bon garçon, comme il est surnommé dans le livre, l'emprise d'une femme fatale sur le narrateur et cela dès l'enfance, certaines femmes naissent garce, celle-ci est d'un égoïsme pathologique. Elle n'aura de cesse de pourrir la vie de ce jeune péruvien, avec son masochiste assentiment, lorsque devenu traducteur à l'Unesco il vit l'unique rêve sa de jeunesse vivre à Paris. Heureusement pour lui il parvient à accomplir ce rêve, assez incompréhensible pour moi, rapidement. Il s'explique de cette constante lubie: << Depuis que j'avais l'âge de raison, je rêvais d'habiter Paris. Probablement à cause de mon père et de ces romans de Paul Féval, de Jules Verne, d'Alexandre Dumas et de tant d'autres qu'il m'avait fait lire, .avant de se tuer dans l'accident qui m'avait laissé orphelin. Ces livres m'avaient farci la tête d'aventures et persuadé qu'en France la vie était plus riche, plus joyeuse, plus belle, et tout et tout, que nulle part ailleurs.>>.

Comme à l'accoutumé Vargas Llosa puise abondemment dans sa biographie pour construire ses personnages. Par exemple il a habité l'immeuble au 5 de la rue Joseph-Granier où il fait résider le bon garçon. Il n'hésite jamais à enrôler ses anciens amis dans ses romans, dans ce que l'on peut considérer comme des sortes d'hommages. Ainsi le personnage du guerillero est directement inspiré de son compatriote Paul Escobar auquel il a conservé son nom, son physique et son destin tragique. Le romancier l'avait connu lorsqu'il étudiait à Madrid puis tous deux étaient montés à Paris. Escobar avait vécu de petits boulots, cuisinier au Mexico Lindo, rue des Canettes puis pendant deux ans professeur d'espagnol dans un lycée près de Rouen. Rentré au Pérou, il tomba en 1965, les armes à la main...   

le 5 de la rue Joseph-Granier

le 5 de la rue Joseph-Granier

 

Grâce à la vilaine fille, c'est ainsi que notre amoureux transi, mais néanmoins lucide, appelle celle qui est sa tortionnaire et l'unique amour de sa vie, Ricardo va être le témoin, et parfois l'acteur malheureux de la vie, de cette aventurière de haut vol. Mario Vargas Llosa, à la fluide écriture (Trad. de l'espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan), comme la quasi totalité de ses confrères sud-américains malheureusement en fait trop; si bien que l'on a un peu de peine à croire aux péripéties de l'existence tourmentée de cette vilaine fille. Heureusement le plus grand talent de l'écrivain est de rendre émouvant les personnages qui jalonnent le chemin de Ricardo et de sa vénéneuse amoureuse. Nous entrons tellement en empathie avec eux qu'ils deviennent vite inoubliables, faisant de l'ombre aux deux principaux protagonistes. Il arrive souvent que nous soyons très émus devant la destinée des passants de la vie de Ricardo. Le roman est construit comme une suite de nouvelles, certes reliées par les amours intermittents de Ricardo pour la vilaine fille, mais dont chacune arbore la couleur d'un de ces personnages, figures pleine d'humanité qui font irruption inopinément dans la vie du narrateur; chacun faisant rebondir l'histoire dans une direction et dans un lieu que l'on aurait pas deviné quelques pages auparavant.

Il ne faudrait pas croire que parce qu'il a le chic pour se frotter à des personnages haut en couleurs que Ricardo est gris et ennuyeux pour autant, contrairement à ce que lui jette à la figure à chacune d'une de ses nouvelle métamorphoses la vilaine fille, sa vie n'est pas étriquée du tout, mais au contraire conforme à ses rêves et à ses idéaux, parfois solitaire mais aussi riche de rencontres, de voyages et de lectures.  A ce propos le roman comprend de nombreuses références à la littérature française (et aussi au roman russe), de Jules Verne à Sartre. On a même droit à une envolée, un peu incongrue, contre la perte d’influence des créateurs Sartre, Camus, Malraux au profit des critiques Barthes, Deleuze, Derrida... Mais les référence du prix Nobel ne se cantonne pas aux lettres russe et française, dans l'épisode érotique nippon on devinera qu'est Tapi Tanizaki d'ailleurs cité page 341. Les prénoms, patronymes et autres surnom des différents personnages peuvent évoquer Flaubert, Capote, Tanizaki... Certaines descriptions de la vilaine fille font penser à celles de Lolita par Nabokov. Comme on le voit, si ce roman est extrêmement facile à lire, il est, néanmoins, comme presque toujours chez Vargas Llosa, cousu de références littéraires. 

Le premier chapitre, formant une idéale nouvelle, pourrait se suffire à lui même.

Si Mario Vargas Llosa nous fait arpenter la planète, on fait également un tour à Genève à Helsinki et dans quelques autres cités, nous avons droit également à un travelling sur l'Histoire de la deuxième moitié du XX ème siècle. A travers les goûts littéraires et les fréquentations de Ricardo, le voyage amoureux est aussi traversée d’une époque.

Certaines des histoires annexes ont un peu de mal à se fondre dans le tronc commun; mais elles sont si merveilleuses et Vargas Llosa est un tel raconteur d'histoires qu'on en voudrait encore plus de ces récits où se mêlent savamment comédie, tragédie et sentiments passionnés.

 

 

les skateurs du mail Larcomar à Miraflores qui domine la mer

les skateurs du mail Larcomar à Miraflores qui domine la mer, septembre 2015

 

Nous faisons connaissance avec Ricardo l'été 1950. Il a quinze ans et n'est encore qu'un lycéen dans le quartier bourgeois de Miraflores à Lima. Nous le quitterons quarante ans plus tard. Il aura traversé, le plus souvent en spectateur, mais en témoin toujours bien placé, bien des événements qui ont marqué cette période comme les remous révolutionnaires de l'Amérique latine (on apprend beaucoup de choses sur l'Histoire moderne du Pérou), la geste hippie, les années sida, l'effondrement de l'Union Soviétique et quelques autres soubresauts de l'Histoire.

Si on ne peut semble-t-il pas mettre en défaut l'exactitude géographique de l'auteur, il semble moins pointilleux quant à la chronologie de la vie de ses créatures.

La candeur et la modestie, l'honnêteté et la fidélité à son amour de jeunesse fait ressembler Ricardo aux héros de Murakami. La simplicité , la fluidité du style et une once de fantastique aident à se rapprochement littéraire. Autre particularité commune entre ces deux écrivains la faculté qu'ils ont de faire éprouver par leurs lecteurs de la tendresse pour les faiblesses comme pour l'obstination amoureuse de leurs héros.

C'est toute une approche de la vie que propose ce roman. C'est un adieu au romantisme révolutionnaire comme à celui de l'amour unique.

Le miracle de cette épopée amoureuse qui charrie autant de personnages d'évènements historiques et de sentiments exacerbés c'est qu'il n'y a jamais rien de lourd.

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Mosaïque romaine, Maison de Ménandre, Pompéi

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Mosaïque romaine, Maison de Ménandre, Pompéi

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un essayage

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Rudolf Koller , 1844, auto-portrait à 16 ans

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Rudolf Koller , 1844, auto-portrait à 16 ans

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