Zuloaga (1870-1943)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

Ignacio Zuloaga Grape Pickers

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Je profite de ce billet sur Zuloaga, pour éclairer les lecteurs sur l'étendue et surtout les sources de mes petites connaissances en matière d'art. Certain pense que je suis un puit de science question peinture, et que j'aurais contracté une sorte de science infuse en la matière (il y a ceux aussi qui s'ulcèrent de mes goûts déplorables et qui trouvent que du moment qu'il y une jeune bite sur une toile ou qu'une peinture ait été déposée sur un mur lépreux d'une obscure bourgade, je m'extasie, en général ce ne sont pas les mêmes dans les deus cas, allez savoir pourquoi, mais à cette engeance je ne parle pas...), que nenni. Par exemple avant hier le nom de Zuloaga ne me disait absolument rien, mais rencontrant ce nom dans le journal 2013 de Renaud Camus (d'où l'intérêt de lire des ouvrages de gens cultivés et curieux) je fais une recherche sur "Bing" (c'est un concurrent de Google). Et là je tombe sur la vie du monsieur et surtout sur une foultitude de reproductions de ses oeuvres. Belle découverte me dis-je; il a du Manet chez cet homme; ce peinturlureur mérite une petite place dans mon panthéon personnel (très encombrés dèjà, le dit panthéon). Faisant défiler les oeuvres s'affichant sur mon écran je m'aperçois que j'en connaissais plusieurs et que j'avais même bien rigolé devant une que je trouvais à la fois bien peinte et plein de sous entendus salaces (mon mauvais esprit) au musée de Bilbao (voir  une promenade dans le musée des Beaux Arts de Bilbao). Je l'ai même photographié! Et puis soudain je me suis souvenu que j'avais dans dans ma bibliothèque un catalogue d'une exposition "De Greco à Picasso" que j'avais visité en 1987 au Petit Palais et que peut être je trouverais du Zuloaga dans ces pages. Bingo! il y a trois belles reproductions du peintre dont je me souvenais assez bien sans pour cela leur accoler le nom de Zuloaga. Pourquoi ce souvient on de toiles alors que l'on oublie le nom de leur auteur, mystère... Maintenant je crois que Zuloaga m'est enfin rentré dans la tête. Renaud Camus, encore lui m'apprend que deux musées lui sont dédiés. Une invite pour faire de nouveau des tours et détours en Espagne. Petite anecdote pour montrer d'oublis en reconnaissance, un quidam moyen, à force d'arpentages divers peut à la longue acquérir un petit savoir.

Et maintenant une petite biographie pour situer Zuloaga:

 

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Mi nieto Ramon

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Retrato ecuestre de Doña María del Rosario Cayetana Fitz-James

 

Ignacio Zuloaga nait dans la ville basque d'Eibar en 1870 dans une famille qui se consacre aux arts appliqués. Sous la pression de son père il entame des étuses d'ingénieur qu'il abandonne rapidement pour s'installer à Madrid où fréquentant assidument le Prado, il y copie des oeuvres de Ribera, de Velasquez et du Greco. En 1889 il fait un premier voyage à Rome où il travaille avec d'autres artistes espagnols installés dans la ville. L'année suivante il est à Paris où il suit l'enseignement de Gerveix qui lui communique son admiration pour Manet. A Paris il rencontre de nombreux artistes et se lie d'amitié avec certains dont Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Emile Bernard. Sa première exposition à lieu à Paris à la galerie Bouteville. En 1899, il participe au Salon et l'état français lui achète sa toile Portrait de famille. A partir de 1898 il se consacre aux paysages de Castille. Son prestige augmentant il reçoit de nombreuse commandes de portraits. En 1909, il présente sa première exposition à New-York. Suivent des expositions à Berlin, Munich, Amsterdam. Au début de la Grande guerre, il s'installe à Zumaya dans un monastère du XII ème siècle où il installe son importante collection qui comporte des peintures du Greco et de Goya. La médaille de la biénale de Venise lui fut décernée en 1940. Il meurt trois ans plus tard à Madrid. 

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Cuatro mujeres junto al mar - Zuloaga 1870-1945


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Mi tio y mis primas - Zuloaga  1870 -1945
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Vispera de corrida - Zuloaga 1898

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La Duquesa de Alba posee un cuadro ecuestre con galgo de Zuloaga

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Vous allez sans doute dire que j'ai l'esprit mal placé mais je subodore que ces trois toréros font plus de mal aux taureaux qu'aux dames...

Paisaje de Sepúlveda. Ignazio Zuloaga

Ignacio Zuloaga: Paisaje de Graus

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Publié dans peinture

Commenter cet article

Denis 12/03/2016 10:43

Bonjour et merci pour ce bel article documenté. Cela fait plusieurs fois que mes recherches me portent à ce peintre et le hasard faisant bien les choses, j'aurais même la chance lors du prochain voyage espagnol de visiter son château de Pedraza (vers Ségovie) et sentir l’œuvre de plus près. Je suis arrivé à lui par mes recherches sur Rodin et l'Espagne...

ismau 13/08/2013 19:20

Je retrouve avec bonheur votre blog, toujours riche de découvertes, et de connexions inattendues .
Ainsi, je ne connaissais pas du tout ce peintre, au nom difficile à retenir . Mais j'ai par contre bien reconnu son portrait de Barrès devant Tolède, enfin j'ai d'abord reconnu Barrès ... Après
recherches et vérifications, cette peinture date de 1913, juste après la publication par Barrès de « Greco ou le secret de Tolède » en 1911, écrit justement en partie sous l'influence de
Zuloaga, et qui aura un succès d'édition énorme, donnant toute sa place à la peinture du Greco .
Dans le tableau de Zuloaga, Barrès tient en main son propre livre ... que je retrouve aussi dans ma bibliothèque, après avoir totalement oublié son contenu d'ailleurs, je me souviens juste de
l'avoir lu avec plaisir quand j'aimais ce lyrisme désuet . En le feuilletant, je découvre son édifiante dédicace : « Au Comte Robert de Montesquiou . Au poète . A l'inventeur de tant d'objets
et de figures rares . A l'un des premiers apologistes du Greco et qui lui-même trouvera quelque jour son inventeur et son apologiste . Hommage amical de son admirateur et voisin .  Maurice
Barrès »
Un autre tableau remarquable et qui ne m'était pas inconnu, c'est celui de la belle jeune femme allongée (celle qui est habillée ! ) . Il s'agit du portrait de La Comtesse Anna de Noailles, donc du
même cercle de ses connaissances parisiennes, datant aussi de 1913 . Il se trouverait au musée de Bilbao, mais vous ne l'avez pas photographié ...

Ces références et celles des autres tableaux sont sur un blog intéressant, que vous connaissez sans doute : ‎
http://artnouveaujugendstil.blogspot.fr/2012/05/entre-goya-et-picasso-ignacio-zuloaga.html

lesdiagonalesdutemps 13/08/2013 20:39



Heureux également de retrouver vos commentaires.


Comme je l'ai écrit je connaissais des tableaux de ce peintre sans avoir retenu son nom en effet il doit être difficile à mémoriser. Mon préféré est celui du cardinal avec son jeune secrétaire
qui m'avait fait beaucoup rire quand je l'avais découvert. Je dois dire que je n'ai rien lu de Barres. Je pense d'ailleurs qu'on doit plus le lire beaucoup.