Zilda, maitre du street art

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Je ne sais pas ce qu'il faut admirer le plus chez Zilda, la beauté de ses dessins, le repèrage extraordinaire pour choisir le meilleur lieu dans une rue d'Europe pour les mettre le mieux en valeur ou encore son talent de photographe pour embellir et péréniser son installation. Il faut ajouter la mise en scène qui est au cœur du travail de Zilda.

 

 

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Si la Bretagne est son port d'attache, il a officié à Rennes, Lorient, Saint Malo c'est me semble-t-il l'Italie qui l'inspire le plus pour y installer ses créations qui sont souvent inspiré de la peinture néo classique ou par le pré-raphaélitisme de Burne-Jones et De Morgan par exemple, ou le symbolisme de Carlos Schwabe et Hugo Simberg, mais aussi du cinéma italien, en particulier celui de Pasolini. Il peut aussi comme il l'a fait à Rennes portraiturer des habitants pour ensuite coller leurs éphigies dans leurs rues familières. Comme ce clochard de Rennes qui passe son temps à demander brusquement aux passants: "Des billets, des gros billets!".

 



 

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Mais il a fait également des incursion dans d'autres lieux comme Paris et sa banlieue ainsi  que Lisbonne et Belgrade.

 

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Le garçon ne manque pas d'audace comme de rappeler que Rennes fut l'éphémère patrie de Céline. La ville bretonne jusque là jouait les oublieuses.

 

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Plasticien autodidacte, Zilda réalise en atelier, sur papier, ses oeuvres. Il mêle différentes techniques telles que le pochoir, le dessin, le graphisme, la gravure, l'estampe et la peinture et utilise des nombreux matériaux mais principalement la peinture à l'huile, le posca et l'acrylique.

 

 

 

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L.-F. Céline à deux pas de son cabinet place des Lices. (c) Zilda

 

Il est impossible en voyant le travail de Zilda à ne pas penser à celui de Pignon Ernest Pignon. Quant à la médiatisation entre secret, il cache son visage et signe d'un nom d'emprunt, cela rappelle beaucoup Banksy... Tout comme ce dernier, la nuit, il dépose ses représentations mythiques auxquels il donne des noms évocateurs comme, « L’espoir éveille le cœur blessé » ou  Amour de Phrosine et Mélidore  dans des espaces urbains. Parfois il dispose ses personnages de papier dans des endroits insolites mais adéquat comme des sirènes sur une épave de bateau ou la représentation de la poétesse Safo sur un phare en Bretagne. 

 

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Pour voir plus d'oeuvres de l'artiste cliquez sur les adresses ci-dessous:

www.flickr.com/photos/zilda/page2

 

http://zildastreetart.blogspot.fr/

 

 

 

 


ŽILDA IN NAPLES from Žilda on Vimeo.

 

 

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ismau 01/11/2013 21:38

Malheureusement, j'ai peu de photos anciennes de street art, mais au moins une diapo des « expulsés » : je vais les scanner pour vous les envoyer .
J'ai aussi un certain nombre de photos plus récentes de street art à Lyon, Arles,...en Serbie ( Belgrade, Novi Sad ) et à Vienne au bord du Danube, qui ne sont pas mal ... Etes-vous intéressé ?

lesdiagonalesdutemps 01/11/2013 21:41



Bien sur c'est très intéressant.


Les images de street art c'est infinie comme source car elles sont pas définition éphémère 



ismau 28/10/2013 00:15

Merci pour cette belle découverte .
Ses photos sont effectivement autant d'oeuvres quasi-picturales avec une troublante mise en abyme ludique et poétique ...
le film très vivant montre fort bien toutes les étapes du travail ... qui a peut-être comme défaut tout de même, comme vous le dites justement, d'avoir beaucoup pris à Ernest Pignon Ernest :
d'abord la technique et le support, puis des personnages semblables de gravures ou peintures anciennes, et jusqu'à l'emblématique figure de Rimbaud, et même le choix des murs de Naples .
« les expulsés » d'Ernest P.E. , que j'avais rencontrés par hasard en 79 dans le quartier de Montparnasse en démolition, et photographiés, avaient en plus la puissance d'une oeuvre
totalement nouvelle à l'époque, et aussi d'une action politique originale .

lesdiagonalesdutemps 28/10/2013 10:10



Ce qui me gène chez Zilda dont par ailleurs je trouve le travail remarquable, c'est une trop grande mise en scène. Ce qu'il a aussi de beau dans le street art c'est l'aléatoire. Ces oeuvres se
modifie avec le temps pour enfin souvent complètement disparaitre. Elles changent aussi par le paysage de la rue qui est par essence jamais le même. Chez Zilda il y a un peu trop de calcul mais
c'est très bien.


J'aimerais beaucoup voir vos photos des expulsés de Ernest Pignon Ernest. Et encore plus les mettre sur le bllog.


Cher lecteur si vous avez des images de street art, surtout anciennes je suis preneur.