Wild side un film de Sébastien Lifshitz

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 


FRANCE, 2004, 93mn 
 
Réalisation: Sébastien Lifshitz, production: Gilles Sandoz, scénario: Stéphane Bouquet, Sébastien Lifshitz, image: Agnes Godard, son: Jocelyn Pook, décor: Elizabeth Mehu     
 

avec: Stéphanie Michelini (Stéphanie), Yasmine Belmadi (Djamel), Edouard Nikitine (Mikhail), Josiane Stoléru (Liliane), Carinos Corentin (Small Stone), Perrine Stevenard (Caroline), Benoît Verhaert (père de Pierre), Fabrice Rodriguez (Client au club), Amine Adjina (le frère de Djamel), Christophe Sermet (Nicolas), Loïc Pichon (Farmer), Veronika Pereverzera (Mère de Mikhail), Antony Hegarty (Singer café), Gilles Forgeas (Client), Pierre Nahori (Client), Ozgur Tosunoglu (Client), Réjane Kerdaffrec (Femmes de la saison), Pierre-Arnaud Jolard (postes clients), Vladislas Laskevich (Piotr), Sasha Yatchin (Ovguéni) 

 

 
 
Résumé
  
Stéphanie est un transexuel de 32 ans qui se prostitue. Stéphanie vit avec Mikhail et Djamel. Mikhail est un immigrant russe qui a déserté, traumatisé par la violence de la guerre en Tchétchénie. Djamel est un petit malfrat de trente ans, renié par sa famille. Lui aussi se prostitue. Mikhail et Djamel sont amoureux de Stéphanie. 
Lorsque Stéphanie reçoit un appel de l'hôpital qui lui apprend que Liliane, sa mère malade est en phase terminale, Stéphanie décide d'aller la rejoindre pour être avec elle dans ses derniers jours. Mikhail et Djamel l'accompagnement durant le voyage et une fois arrivé dans le nord de la France, tous les trois se rappellent leur passé, comment ils se sont rencontrés, et d'examinent leur  vie actuelle, qui est très différente de celle qu'ils espéraient. 

L'avis critique
  
Pour son titre Sébastien Lifshitz s'est inspiré d'une chanson célèbre de Lou Reed. Son projet était de faire un film sur des personnages sous l'emprise de  leur passé toujours présent. Pour le rôle principal de Stéphanie une transsexuelle, le cinéaste a eu l'audace de choisir (de trouver) un véritable transexuel Stéphanie Michelini.Ce choix donne un réalisme convaincant à l'histoire racontée. Le film fait un usage intensif des silences, et des flashbacks tout au long du récit, nous fournissant petit à petit des informations sur le passé des trois personnages principaux. Ces retour sur les passés Comprennent des scènes sexuelles sans érotisme, qui montre la crudité de la prostitution, mais en même temps ne cherche pas à cacher la complexité des relations entre le client et le (la) prostitué. 

Le casting est excellent, et Lifshitz fait un travail de direction d'acteurs digne de louange, surtout avec  Stéphanie Michelini, qui réussit à transmettre son angoisse d'une manière très convaincante. Le film réussit a une excellente combinaison entre la bande son et l'image. Cette image bénéficie du regard d'Agnes d'une des meilleures chefs opératrices d'aujourd'hui. La narration de Wild side est fidèle à la déconstruction du récit, théorie chère à Lifshitz aves en particulier l'inclusion des souvenirs du passé dans les actions du présent, et affectant les caractères. 
Le parti pris du misérabilisme ostentatoire rend la vision du film sur la longueur d'autant que le scénario ne parvient pas à expliquer l'attraction qu'éprouvent les personnages entre eux. L' unique chose qu'ils ont en commun étant un sentiment de perte. Est-ce suffisant pour expliquer ce besoin irrépressible de s'aglutiner? De mon point de vue non; surtout que les flashbacks pourtant nombreux ne nous montre pas comment ils se sont rencontrés. Ils n'explorent pas non plus les vrais sentiments de la mère Stéphanie sur le changement de se

xe de son fils. On ne sais pas plus sur le processus de transformation ni à qu'elle date il a commencé. Le film se termine sans que l'on puisse imaginer comment les membres du trio vont évoluer.
Le film a remporté plusieurs prix décernés au Festival Festival international du film de Berlin et à ceux de Gijón, Los Angeles et de Seattle.
.

Publié dans cinéma gay

Commenter cet article