Walter Sluempfig

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Walter Stuempfig est considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs peintres américains de son temps. Il a travaillé de façon indépendante, en dehors des courants artistiques principaux et des mouvements artistiques contemporains. Son style est encore marqué par les traditions de lAcadémie des Beaux Arts de l'Academie de Pennsylvanie où il enseigna pendant de nombreuses années la peinture. Le style de Stuempfig est considéré comme un réaliste que l'on peut rattaché à la peinture sociale, mais il tempère ceci avecvune sensibilité romantique. « Les travaux de Stuempfig évoquent un sentiment de solitude - une atmosphère prochee de celle des peintures de ses compatriotes de Pennsylvanie siècle précédent comme Thomas Eakins », écrit Christopher Forbes, Vice-Président, Forbes Inc.


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Stuempfig est né à Germantown, Philadelphie en 1914. Il est le fils d'une riche famille, il a pu poursuivre sa passion pour la peinture, contractée à un âge précoce, sans les contraintes financières éprouvées par de nombreux artistes. Il est diplômé de l'Académie de Germantown en 1930 puis a passé une année à étudier l'architecture à l'Université de Pennsylvanie. Il a ensuite fait ses études artistiques à la Pennsylvania Academy of Fine Arts à Philadelphie où il s'est inscrit en 1931, étudiant auprès des maîtres exigeants de l'Académie comme Henry McCarter, Daniel Garber et Francis SpeightSon succèsa été assez rapide et il a été vite considéré comme l'un des peintres figuratifs américains américains les plus importants. Il a été lancé en 1942 par son inclusion dans la section Artistes pour exposition de la victoire, parrainé par The Metropolitan Museum of Art.  De 1932–1966, il expose régulièrement aux expositions annuelles de l'Académie de Pennsylvanie. En 1935, il a épousé Lila Hill, une sculptrice qui avait également étudié à l'Académie. Dès sa première exposition personnelle à New York en 1943  le Whitney Museum et le Musée d'Art moderne lui achètent des toiles. Ses peintres préférés étaient le Caravage, Degas et Eakins.

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Boy Seated In A Chair By Walter Stuempfig Charlie Gilles With Covered Picture By Walter Stuempfig 

Suite à la mort malheureuse de son épouse en 1946, Stuempfig se concentre encore plus sur son art. Il travaille dans son atelier de Chestnut Hill, il se consacre entièrement à la peinture. Il passe ses étés sur la côte du New Jersey et il fréquentait les rues de Manayunk. Il peint des portraits de famille et de ses amis ainsi que des paysages. En 1948, Stuempfig a rejoint la faculté à Académie des beaux-arts de Pennsylvanie, Philadelphie, où il a été professeur de dessin et de composition jusqu'à sa mort en 1970 survenu à Ocean City dans le New Jersey le 29 septembre 1970. 

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Bien que Stuempfig n'ait pas enseigné la peinture de paysage, il invitait régulièrement les étudiants à se joindre à lui pour peindre dans la nature dans les environs de Philadelphie. Il a toujours préconisé de travailler sur le motif. Stuempfig a surtout peint des paysages des environs de Philadelphie mais aussi des vues de la campagne française et des cotes italiennes croqués lors de ses voyages en Europe. L'eau que ce soit la mer, les lacs et les rivières estomniprésente dans ses toiles.  Sans un préjugé quelconque, il est difficile de ne pas remarquer qu'un grand nombre de ses toiles sont peuplées de jeunes homme accorts. Souvent ses garçons sont un peu perdu dans une nature qui leurs dert d'écrin. Récemment le peintre américain d'origine cubaine, Hernan Bas a un peu repris ce dispositif. Parfois ces garçons habitant le paysage offrent des scènes mystérieuses où affleure un discret surréalisme. dans plusieurs autres tableaux ils s'apprètent à se baigner. Il y a aussi dans la peinture de Stuempfig un souci de peindre les difficultés sociales de son temps dans la ligneé de l'Ash Can School, littéralement « école de la poubelle. Je vois dans le tableau immédiatement ci-dessous un hommage à ce courant de la peinture américaine qui est né au début du XX ème siècle pour connaitre son appogée dans les années trente suite à la crise de 29 avec des artiste comme Benton ou  George Wesley Bellows. Mais contrairement à ces peintres il n'y a ni apreté ni violence dans les tableaux de Stuempfig seulement une sorte de regard doucement désabusé un peu comme on le trouve mais dans des couleurs plus joyeuses chez Maurice Prendergast (1858-1924). On peut également rapprocher ses paysages urbain de ceux de Charles Sheeler.

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La touche de Stuempfig est changeante parfois vigoureuse et ample, surtout dans les ciels de certains de ses paysage, elle évoque celle de Soutine. Alors qu'en d'au

Walter Stuempfig Interior 20th century


« Il a passé sa vie créatrice, explorer les profondeurs de la tradition alors que les marées de l'art moderne se sont déplaçaient vers l'abstraction et l'expressionnisme, » selon lecurateur de la Forbes Gallery. « Sa réaction devant l'art non-objectif pouvait être explosive, et son éloge pour le moins emphatique envers la rigueur académique. » On peut voir plusieurs tableaux de Stuempfig à la Forbes Gallery, à New York.

 

Stock Photo #849-11339, The Quarry by Walter Stuempfig, oil painting, 1914-1970, USA, Pennsylvania, Philadelphia, David David Gallery  


 

Souvent comparé à Edward Hopper, qu'il admirait, sa technique de minutieuse et exigeante était plus subtile et plus poli que celle de Hopper. Son œuvre est imprégnée de nostalgie. Walter Sluempfig, peintre prolifique a produit plus de 1 500 tableaux.

blastedheath: Attributed to Walter Stuempfig (American,...

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un muchacho en un cuarto vacío
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figuras en una calle


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filadelfia lado sur
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día caliente


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hombre y chico


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Walter Stuempfig, Jr. (Sculptor and Model)

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Walter Stuempfig, Jr. (Boy on Dock)

Walter Stuempfig, Fishing, Fairmount Water Works

 Mother And Son By Walter Stuempfig Man On Floor, Leaning On Elbow By Walter Stuempfig ,1952

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WALTER STUEMPFIG b1914 American Realist LISTED Coney Island NY

Walter Stuempfig, Welcoming Summer, Girard College
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Woodsman By Walter Stuempfig Vesper Sailors By Walter Stuempfig Young Man Seated By Walter Stuempfig
SEA SHELLS By Walter Stuempfig
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Seated Boy By Walter Stuempfig Still Life By Walter Stuempfig ,1951 The Closed Door (Enigma) By Walter Stuempfig
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PORTRAIT OF A YOUNG MAN By Walter Stuempfig Portrait of a Portrait By Walter Stuempfig ,1961
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Quelques peintres américains modernes que l'on peut envisager comme faisant (entre autres) de l'"art gay:  Cody Ferguson,  James Childs,  Mark Beard (Bruce Sargeant 1898-1938),  cover boy par Paul Richmond,  Cornelius McCarthy (2),  Ron GriswoldDeborah Poynton,  Jonathan Reid Sévigny,  Philip Gladstone,  Paul Cadmus (1904-1999) 1,  Paul Cadmus 2,  Paul Cadmus 3,  Brian Kenny,  Matthew Cusick,  Alan Macdonald,  Will McBride,  Gio Black Peter,  SECRET HEROES par BRIAN KENNY,  Harry Bush,  Stanford Kay,  Edward BurraJack Cowan,  André Durand,  Wes Hempel,  Daniel Barkley,  Rick Herold (1941),  Kent Williams,  John Legrand (1916-2005),  Ryan Martin (2),  Patrick Angus (1953-1992) édition augmentée,  Steven Clayton Corry (2012)Steven Clayton Corry (2),  Michael Bergt,  Don Gene Bell (1926-1989),  Don Emerson Wight (1924-1999) ,  Don Emerson Wight (1924-1999) 2,  Claude Buck 1890-1972,  Don Bachardy,  Saul Bolasni,  Bernard Perlin Walter Sluempfig 

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malvina 28/11/2013 17:42

Que c'est beau, merci.

xristophe 28/11/2013 13:57

Veux pas vous embêter mais "vecteur temps" - ce serait plutôt pour le cinéma - quand la photo devient un "art du temps" ? Sinon on a des "tranches de temps" (comme résultat) - temps arrêté en photo
tout comme en peinture ?

lesdiagonalesdutemps 28/11/2013 14:17



merci de ce juste rectificatif, en effet en photo nous avons des tranches de temps, très mince d'ailleurs les tranche parfois le millième de seconde. Je voulais sans doute dire le facteur temps!



xristophe 28/11/2013 01:43

Du reste vous avez pu voir pê que pour la photo, art par excellence mariant (et c'est alors le comble de l'art decet art) le concret(figural,figuratif) et l'abstrait, je m'émerveille toujours de la
réussite quandelle a lieu, des deux instances ennemies-amies... Je conçois fort bien leur mariage "naturel", c'est-à-dire culturellement acquis aujoud'hui grâce au développement de la photographie,
tant socialement que techniquement. Plusde mystère dans cette alliance. Plus de tabou. Dès quel'on cadre, on met de l'abstraction dans le coin de monde photographié. Rien de plus délicat, rien de
plus délicieux que cette alliance. (Et d'ailleurs je vous félicite toujours d'y exceller !) C'est encore une fois pour moi un expression du mariage de l'alpha etde l'oméga!

lesdiagonalesdutemps 28/11/2013 07:11



Ce n'est pas moi qui vous dirait le contraire. La différence entre la peinture et la photo est le vecteur temps dans cette dernière.



xristophe 27/11/2013 22:14

J'ai entendu aussi cette émission et l'anecdote (dormais encore un peu, faut que je réécoute). Il me semble qu'"absurde" n'est pas le mot - puisqu'il y a là du sens. C'est le manque de finesse dans
le discours du sens, qui fait problème et qui fait que ça coince. (Et ce sont les discours fanatiques ou, disons, seulement : "systématiques" qui sont cons - simplistes) Par ailleurs le réel (ici
votre de Kooning par exemple) offre généreusement des passerelles entre les concepts binaires, bornés. Il fait ça "les doigts dans le nez". Et le "discours", de son côté, offre aussi ces
passerelles, de subtilité. Mais c'est plus difficile... Pas impossible. Puisque vous évoquez Finki... je crois qu'il est assez bon, là...

lesdiagonalesdutemps 27/11/2013 22:50



L'émission est très intéressante mais je n'ai jamais compris cette opposition entre figuratif et abstraction qui est d'ailleurs complètement dépassée, aujourd'hui c'est l'opposition art
contemporain et disons tenant d'une tradition issue de la peinture moderne qui est d'actualité mais là encore les frontières ne sont pas si simples ctte fois où ranger Basquiat par exemple ou un
artiste comme Pignon Ernest Pignon (ou Le Gac) qui réalise des installation en se servant du dessin le plus classique.


Je vais aussi réécouter cette émission.



xristophe 27/11/2013 21:13

En effet, ce n'est pas rien la peinture de ce monsieur américain... Ce qu'on aurait perdu si l'art abstrait l'avait emporté - révolutionnairement (!) "fait table rase"... Quelle folie vouloir se
passer de la richesse du "contenu", du registre profond et "extrapictural" (vraiment ?) du sémantique"... Surtout si "discrètement" (insistons sur l'adverbe), "discrètement surréaliste" (comme vous
le remarquez très bien)...

Ne pourrait-on avoir, discrètement érotique, le mystérieux tableau "qui se passe" dans une ruine en briques - d'un beau rouge -, avec un garçon nu enjambant une fenêtre et l'autre... - ah ! l'autre
- en short blanc très très court, et au premier plan, accroupi... ?

lesdiagonalesdutemps 27/11/2013 21:34



L'autre jour j'écoutais Jean Clair dans l'émission du samedi matin de Finki qui relatait une anecdote intéressante. Il y a quelques années il avait essayé de monter une exposition Hopper sans
succès car les grands musées américains ne voulaient pas se défaire des oeuvres du peintre alors qu'il n'y avait aucun problème pour organiser une expo Rothko. Il en déduisait d'une part que les
américains tenaient à leurs Hopper qu'aux toiles de Rothko qui était en quelque sorte, comme Pollock fait pour l'exportation alors que les peintures d'Hopper étaient des icones de la culture
américaine.


Ceci dit pour ma part je trouve absurde d'opposer peinture figurative et peinture abstraite (dans quelle case ranger De  koonig par exemple!). La pauvre peinture abstraite n'a pas du tout en
ce momentle vent en poupe, voir le nouvel accrochage du Centre pompidou.


Certains tableaux de Sluempfig sont très mystérieux mais malheureusement je n'ai que des images de faible résolution pour beaucoup d'entre elles. D'autres images des oeuvres de ce peintre vont
suivre.