Solos

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

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Attention la lecture de ce billet risque d'amoindrir grandement le plaisir d'une première vision de Solos. A lire si possible après avoir vu le film une fois.

 

Singapour, 2007, 1h 09 mn

 

Réalisation: Kan Lume & Loo Zihan, scénario: Loo Zihan, montage: Kan Lume, Loo Zihan et Meghan Kan, image: Kevin Yang, musique: Darren Ng

 

Avec: Loo Zihan, Lim Yu-Beng, Goh Guat Kian, Chiew Peishan, Katashi

 

Résumé 1

 

Un professeur de violon (Lim Yu-Beng) a séduit son plus brillant élève. Il réussit à ce que le garçon (Loo Zihan) vienne habiter chez lui. Ce qui désespère la mère (Goh Guat Kian) de l'adolescent qui ne veut pas voir l'homosexualité de son fils. Le garçon est flatté de cet amour d'un homme d'une condition plus élevé que la sienne et qui lui permet de vivre dans un luxe qu'il ne connait pas chez lui. Mais bientôt le garçon s'aperçoit qu'il n'a fait que changer de prison. Un soir que son mentor est absent, il fait venir un garçon de son âge et ils font l'amour. L'homme rentre et surprend les deux garçon en pleine action. Il fait au début bonne figure et se joint aux deux adolescents, mais il sent bien que quelque chose s'est abimé même si l'homme et le garçon s'aiment toujours. L'annonce d'une mort survenu à l'hôpital déstabilise le couple. Le garçon retourne chez sa mère. Temporairement ?

 

Résumé 2


Ce dernier est l'argument de Solos que l'on peut trouver sur le site officiel du film que je n'ai voulu découvrir qu'une fois le film vu.

Inspiré par des événements réels, "Solos" explore le rapport entre trois individus pendant qu'ils luttent pour ouvrir leurs sentiments vers l'un l'autre. L'homme (Lim Yu-Beng) et le garçon (WC Zihan) ont été dans un rapport clandestin durant des années. Arrivant à la fin de ses années d'adolescence, le garçon est perturbé, et commence à chercher de nouvelles aventures sexuelles. La mère du garçon (Goh Guat Kian) se blâme pour tout garçon ce que le garçon est devenu et souhaite que son fils retourne à la maison. 

 

L'avis critique

 

La grande particularité de ce film est qu'il est entièrement muet. Les seuls sons provenant d'être humains que l'on y entendra seront des râles de plaisir et des sanglots de détresse. Les bruits du quotidien ne sont jamais exacerbés, la bande son n'est pas plus mis en avant que dans un film dialogué. Mais la musique accompagne de nombreuses séquences. Pour renforcer le lien entre les deux vies qui nous sont montrées en parallèle la musique qui accompagne une scène avec le garçon se poursuit dans une autre où l'on voit agir sa mère.

On comprend bien qu'alors chaque spectateur peut avoir une interprétation qui lui est propre devant ce qu'il voit à l'écran. Même si les grande ligne du film seront communes à tous. La fin d'un amour entre un homme fait et un jeune homme amour que la mère de ce dernier désapprouve.

Le film est centré sur le GARÇON. Chacun des autres personnages n'est là que par rapport à lui. Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont des fantoches. Par exemple la mère que nous voyons dans le film qui semble à la fois prisonnière volontaire de sa maison, où elle reste cloitrée, et dans ses illusions. Elle ne fait jamais un pas hors de la maison et du début à la fin du film porte toujours la même tenue, une chemise de nuit, n'est pas simplement une mère seule qui espère le retour de son fils. Il y a la perte d'autres choses qui la ronge.  

Plusieurs indices sont dans le plan pour nous informer sur le temps qui passe, un calendrier éphéméride, une pendule murale. De nombreuses actions sont filmées en temps réel. Nous ne sommes plus dans le temps elliptique du cinéma. Le rythme de « Solos » est lent, à de nombreuse s reprises les personnages arrêtent leur action et restent immobils devant la caméra qui les enregistre en plan fixe. Ces images font immédiatement penser à Wong Kar Wai, Hou Hsiao-Hsien et surtout à Tsai Ming-Liang. On retrouve chez les cinéastes de « Solos », le même fétichisme du slip blanc que chez l'auteur de « La rivière ».

Chaque scène est stylisée à l'extrême et est composée d'un plan séquence d'une durée très variable. La profondeur de champ de l'image est maximale. Chaque cadre est composé avec beaucoup de soin. Presque toujours en caméra fixe. Certains plans sont virtuoses comme celui de la mère dans une baignoire mousseuse filmée dans le miroir rond de la salle de bain et pourtant chaque détail dans le cadre est parfaitement net. Les plans sont souvent divisés en trois parties verticales. Nombreuses sont les actions qui sont vues indirectement, dans l'embrasure d'une porte ou dans un miroir. Parfois l'action est volontairement décentrée. Une partie des corps des protagonistes, rejetés au bord du cadre, est hors champs. Solos est une juxtaposition très audacieuse de deux styles cinématographiques antagonistes le surréalisme des séquences colorées oniriques (mais sont elles les seules de cette espèce, voir plus loin dans le billet "une interprétation possible") contre la réalité froide.

Si les scènes oniriques, comme celles du maitre et de son élève en forêt ou encore la danse au tissus rouge et les intermèdes aquatique sont très colorées, les autres sont tournées en noir et blanc ou dans un quasi noir et blanc. Vers la fin du film la couleur apparaît dans les scènes intimistes comme si le soleil mainal entrant dans l'appartement du professeur rosissait timidement les corps. Au sujet de la lumière dans "Solos" X apporte des précisions intéressantes: <<  Il fallait que le spectateur puissent immédiatement savoir si le garçon était dans l'appartement de la mère ou dans celui de l'homme. Pour la mère nous avons utilisé des lumières fluorescentes blanches alors que pour le logement de l'homme ce sont des lumières chaudes au tungstène. C'était un choix conscient pour maintenir un regard sur les deux endroits aussi distinct que possible. Les deux endroits représentent deux approches radicalement différentes de la vie pour le garçon. Il est déchiré entre les deux mondes. Le film ne juge pas quel est le meilleur chemin pour le garçon. >>.

Les scènes de sexe sont tournées avec beaucoup d'érotisme et de pudeur à la fois. Le cinéaste n'oublie pas la tendresse dans la représentation d'un acte sexuel, ce qui n'est pas si courant au cinéma. Si les culs sont généreusement montrés, on ne voit aucune bite à l'écran. La scène de sodomie que le spectateur devine par l'intermédiaire de la porte de verre granuleux est un modèle d'érotisme au cinéma.

Si la caméra capte la plupart du temps les personnages en plan moyen parfois elle les fixe en gros plan. Solos est paradoxalement un film contemplatif mais très découpé.

Les acteurs réussissent le tour de force de jouer très sobrement et de pourtant faire passer toutes les émotions qui les traversent par leur corps. Lim Yu- Beng et Goh Guat Kian, sont des acteurs de théâtre à Singapour. Lim Yu-Beng s'explique sur son rôle de l'homme et du fait de jouer sans le support des dialogues: << Jouer sans dialogue n'est pas différent par exemple de jouer du Pinter où aucun dialogue veut vraiment dire ce que l'on entend. Ne pas avoir le dialogue ne signifie pas qu'il n'y a pas un dialogue interne continu. Ce dialogue interne devient plus important que jamais. Ainsi j'ai dû savoir exactement ce que je pensais en tant que "l'homme" à chaque instant. Ou peut-être pour être plus précis j' ai dû m'assurer que j'étais vraiment « dans » et vivant et respirant et pensant chaque moment comme "l'homme".>>

L'un des deux réalisateur, Loo Zihan interprète le rôle du garçon. Il est également le scénariste de « Solos » et un des monteurs du film. Solos est le deuxième film du duo. Ils ont réalisé en 2005 un court métrage. Dans une interview, Loo Zihan livre ses sentiments sur son travail: <<  Le caractère du garçon n'est pas éloigné de ce qu'étais à cet âge. Je l'ai juste tiré de ma mémoire. J'ai simplement ajouté des observations sur la façon dont d'autres adolescents se comportent. Je pense également que chacun, à un moment ou à l'autre de sa vie peut s'identifier dans le garçon. Mon inspiration est tirée de la vie quotidienne. De l'observation de notre environnement, de la lecture des journaux tabloïd, de la culture populaire… Mais je dirais que ce qui m'a inspiré pour écrire l'histoire de "solos" est un article de journal concernant un professeur molestant ses étudiants, et pourtant les garçons le défendaient. Naturellement, les solos n'est pas une adaptation directe d' événements réels. Mais ce qui m'ont intrigué est ce qui se produit à l'intérieur des personnages et de leur lutte intérieure. À partir de là, j'ai commencé à écrire les caractères des trois protagonistes principaux du film.>>.

Ce film tourné en numérique a été présenté en compétition du festival du cinéma asiatique de Deauville 2008. Il a été censuré dans son pays en raison de la crudité des scènes de sexe. Il ne faut pas oublier que Singapour n'est pas un état vraiment gay friendly. L'audace peut être la plus grande pour la société singapourienne n'est peut être pas dans le fait de filmer des scènes de sexe assez crues mais de mettre en scène le quotidien de la relation amoureuse d'un homme et d'un garçon.

 

Une autre interprétation possible...


Tout ce que l'on voit est ce qu'imagine la mère aux portes de la mort, après son suicide, la prise de médicament . Ce qui expliquerait l'arrivée tardive du titre, après la séquence de la femme au sommeil comateux des premières images et la scène du retour du garçon que l'on voit au début du film et à la fin. La dernière ne serait qu'espéré par la mère. La mort de cette dernière en outre expliquerait la prière au funérarium, l'attitude de l'homme qui après la disparition de la femme éprouverait du remord à lui avoir enlevé son fils ainsi que l'omniprésence du blanc, couleur du deuil en Asie, dans les vêtements du garçons (ces supputations ont été faites avant d'avoir lu quoi que ce soit sur le film). 

L'occidental devant Solos doit rester humble et bien admettre que privé des explications que ne manquent jamais d'apporter les dialogues, il passe à coté de nombreux détails qui sont signifiants pour un asiatique.

 

Un exercice devant le film

Fasciné par la beauté des images et ayant été loin d'épuiser "Solos" par une première vision de ce film. Je l'ai immédiatement revu et ai essayé de décrire, le plus prosaïquement possible, ce que je voyait à l'écran scène après scène. Celles-ci sont quasiment toutes des plans-séquence. Mais petit à petit la subjectivité à contaminé le projet... Je précise que je n'avais rien lu sur le film avant de me livrer à cet exercice.

Il reste un script possible sur lequel le lecteur, peut être encore plus que le spectateur peut y lire une autre histoire que celle que j'ai vue.

 

1- Une femme encore jeune sur un lit un bandeau lui recouvre l'oeil.

2- Un maitre, assez jeune, et son élève adolescent dans une forêt. Le maitre est debout et cravaté, l'élève est assis à une table de classe.

 

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3- Les deux mêmes nus dans un lit. L'homme caresse l'adolescent qui se masturbe.

 

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4-L'homme remplit une valise de vêtements avec beaucoup de soin. Le garçon le regarde faire. L'homme tire de dessous un lit une mallette pouvant contenir un instrument de musique. Ils s'apprêtent à quitter l'appartement. Avant, le garçon regarde et déplace un grand cadre qui est un pèle mêle de photographies.

5- On retrouve la femme de la première scène. Elle enlève le pansement qui lui cachait un oeil. Elle vérifie que la porte de l' appartement soit bien fermée.

6- Le maitre et l'élève sont en voiture. Le maitre conduit.

7- La femme à nouveau chez elle. Le maitre et l'élève entrent. Le maitre porte les deux bagages précédemment vus et l'adolescent tient le grand pèle mêle.

8- La femme, comme depuis le début en chemise de nuit, sert un repas aux arrivants. La femme s'assied avec eux. Ils mangent.

 

9- L'adolescent vêtu que d'un slip blanc, dans une clairière d'une forêt se bat et danse avec un grand tissu rouge. Deux grands poissons blancs apparaissent dans les fourrés.

 

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10-Le garçon est allongé, sa tête repose sur les genoux de la femme qui lui nettoie méticuleusement une oreille.

 

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11- L'homme, habillé seulement d'un caleçon fume sur un balcon.

12- La femme met en route un curieux robot cireur qui se déplace seul sur le sol. La femme tente de le diriger. Sur la loggia de son appartement elle regarde la ville.

13- L'homme et le garçon reviennent dans l'appartement où on les a vu faire la valise. Ils disposent puis regardent un grand cadre dans lequel se trouve trois photographies en longueur disposées l'une en dessous de l'autre. L'homme et le garçon se caressent puis debout s'enlacent.

14- Dans l'eau turquoise et bouillonnante nage le garçon en string.

 

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15- Il pleut sur des immeubles.

16- La femme avec le même pansement sur l'oeil qu'au début, assise, dodeline sur un canapé, tout en mangeant des chips. Puis elle arrache deux feuilles d'un calendrier éphéméride. Après ce geste, elle allume la télévision.

17- Dans la cuisine et sa loggia la femme semble abattue et désoeuvrée. Il fait nuit.

18- L'élève et le maitre en voiture roulent dans la nuit.

19- Dans l'appartement du maitre, de nuit, le garçon regarde dans le réfrigérateur.

20- La femme dans sa cuisine écaille, puis vide et tranche un poisson blanc.

21- Elle s'assoie à la table où mange le garçon qui en suite téléphone avec son portable.

22- Dans sa voiture arrêtée dans un parking, l'homme téléphone. Il démarre.

23- On retrouve la femme seule à table, sur celle-ci le téléphone de sont fils (?) . Elle s'en empare et note un numéro, vraisemblablement celui que le garçon vient d'appeler. Elle remet soigneusement dans la même position qu'elle l'a pris le téléphone sur la table. Le fils revient à la table, empoche son téléphone et part.

24- La mère est dans une baignoire qui déborde de mousse. Elle regarde comme subjugué le papier sur lequel elle a écrit le numéro de téléphone. Petit à petit comme terrassée par le chagrin que lui inspire ces chiffres elle coule dans l'eau de la baignoire qui bientôt la recouvre complètement.

25- Images d'eau turquoise et d'un drap blanc que déploie dans l'onde une jeune femme aux cheveux lâchés.

26- L'homme et le garçon sont étendus tout habillés sur le sable. L'eau vient les lécher.

 

27- La femme téléphone. Elle s'agite beaucoup, puis repose l'appareil comme dépité.

28- Le garçon et son maitre roulent en voiture dans un quartier résidentiel.

29- La femme met à la poubelle de très nombreux petits mots que des magnettes fixaient sur la porte du réfrigérateur.

30- La femme très agitée pleure à la table où elle avait pris son repas avec son fils.

31- Le garçon qui n'a qu'un slip blanc assis a une belle table émince des champignons. L'intérieur du maitre où il se trouve est beaucoup plus luxueux que celui de la femme. Il semble à la fois désorienté et énervé.

 

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32- La femme est prostrée à la table où on l'avait laissé. Il est a noter qu'elle n'a pas changé de tenue, une chemise de nuit, depuis la première fois qu'elle est apparue à l'écran. Elle se lève, implore le ciel et finit par éclater en sanglots. Elle éparpille violemment du linge contenu dans un sac.

33- L'adolescent est nu devant le miroir d'une salle de bain clean. Il sort de la douche et s'essuie les cheveux et le corps avec soin. Il prend un rasoir et le voyant de dos on s'imagine qu'il se rase les poils du pubis.

 

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34- Le garçon a passé un jockstrap. On voit au premier plan que le mélimélo de photos est composé d'image de jeunes hommes torse nu. Il fouille dans un buffet et trouve ce qu'il cherche, un préservatif.

35- Sur un lit le garçon se sodomise un jeune homme.

 

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36- Le professeur entre discrètement dans l'appartement. Il est 2 heure du matin. Il ramasse un slip qui est par terre, ce qui est incongru dans un intérieur aussi bien ordonné. Il boit un verre d'eau. Il entend des gémissements. Il entre dans la chambre.

37- L'élève suce frénétiquement le jeune homme qu'il enculait tout à l'heure. Le professeur enlève sa chemise, monte sur le lit et embrasse le jeune homme qui se fait toujours sucer par l'élève qui bientôt caresse le dos du professeur qui alors caresse les fesses de l'élève. Les trois corps s' emmêlent.

38- En gros plan on voit la mère, respirant fort, ingérer deux capsules de médicament qu'elle fait « passer » avec un verre d'eau.

39- Le professeur dort dans le lit. Les deux adolescents continuent à se caresser. Ils se lèvent et vont dans la salle de bain. On les voient se caresser puis faire l'amour à travers la porte de verre semi-transparente qui sépare les deux pièces. L'homme se réveille et entend le bruit de leurs ébats.

 

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40- On retrouve l'homme dans le parking d'un immeuble près de sa voiture.

41- Dans le même parking l'homme inspecte une tache d'huile puis il caresse des blocs de glace empilés.

 

42- Le professeur habillé comme nous venons de le voir dans le parking est, dans son appartement, attablé face au garçon qui n'a lui qu'un slip blanc. Il est huit heure moins dix. L'homme mange. Le garçon le regarde. L'ainé se lève. Il parle au garçon. On ne voit pas leur visage mais aux gestes des mains de l'homme on peut imaginer que ses propos sont vifs. Il est alors 10 heure. Soudain le garçon jette quelque chose à l'homme. Il se lève et l'empoigne. Ils se battent. Bientôt ils roulent sur le sol.

 

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43- On les retrouve sur le lit, nus dos à dos.

44- Alors qu'en arrière plan la machine à laver est ouverte, la femme lave du petit linge dans une cuvette.

45- Au centre d'un amphithéâtre une danseuse fait des effets de manches. La femme, dans les gradins, toujours en chemise de nuit, la regarde évoluer.

 

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46- La danseuse est à terre inanimée, la femme qui la rejoint, se penche sur elle. Elle se couche à coté de la danseuse.

47- Le garçon est dans le lit. Par la porte de la salle de bain restée ouverte, on voit, de dos, le professeur nu prendre sa douche. Il s'essuie, quitte brusquement le champ, y entre de nouveau, un portable à l'oreille.

 

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48- Dans un hôpital on aperçoit, par une large ouverture, l'extrémité d'un lit.

49- Le garçon entièrement vêtu de blanc attend sur un banc dans le couloir de cet hôpital. L'homme le rejoint.

 

50- Gros plan sur des végétaux.

51- Le garçon est assis dans un fauteuil d'une pièce administrative. Par la porte ouverte on aperçoit l'homme de dos.

 

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52- Le professeur prend des aliments dans un plat pour les mettre dans un pot. Le garçon le regarde, un masque hygiènique sur le bas du visage.

53- Devant des casiers destinés aux urnes funéraires l'homme et le garçon font bruler des bâtonets d'encens.

54- Chez lui l'homme est assis sur le lit. Le garçon par un geste de tendresse lui montre sa sollicitude. Le garçon enlève sa chemise. Il embrasse l'homme. Prend ses mains et les applique sur son sexe. Le garçon se dénude puis baisse le pantalon de l'homme. Ils s'enlacent. Le garçon fait une fellation au professeur. Le garçon va dans la salle de bain et se douche. L'homme le regarde puis le rejoint sous la douche. Ils s'enlacent et s'embrassent à nouveau. L'homme se laisse glisser dans la douche maintenant assis il pleure sous le jet d'eau. Le garçon tente de le consoler mais l'homme le repousse.

 

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55- L'homme et le garçon sont couchés nus à plat ventre sur le lit. L'homme tourne le dos au garçon qui le regarde. Le garçon enlace l'homme et colle son sexe contre son dos.

 

56- Ils roulent tous les deux en voiture dans la même rue résidentielle où on les a déjà vu.. L'homme stoppe brusquement la voiture qu'il conduit.

57- L'homme et le garçon entrent chez la femme. Ils rapportent le grand pèle mêle et l'étui pour un instrument de musique.

 

58- La femme erre dans un groupe d'immeubles abandonnés. Elle y retrouve la garçon qui y joue du violon. La femme s'approche du musicien et lève la main pour lui caresser la joue.

 

 

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