single man de Tom Ford

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Tom ford a single man

 

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USA, 2009, 1h 30 mn

 
Réalisation: Tom Ford, scénario: Tom Ford d'après le roman de Christopher Isherwood, image: Eduard Grau, montage: Joan Sobel, décor: Dan Bishop, costume: Arianne Phillips, musique:Abel Korzeniowski & Shigeru Umebayashi

 
avec: Colin Firth, Julianne Moore, Nicholas Hoult, Matthew Goode, Jon Kortajarena


 
Résumé:

 
Nous suivons, sur une journée, George Falconer ( Colin Firth ), un anglais d'une cinquantaine d'années, professeur à l'université de Los Angeles et homosexuel. L'homme est brisé par la mort accidentelle de son ami Jim ( Matthew Goode ), avec lequel il vivait depuis seize ans. George a décidé que cette journée sera la dernière et qu'à son terme, il se tirerait une balle dans la tête. Des retours en arrière, réminiscences du bonheur passé, nous font revivre la passion amoureuse entre Jim et George. Dans son ultime jour, il souhaite faire ses derniers adieux, que ce soit à sa femme de ménage, à sa secrétaire, à ses élèves… Il passe à la banque pour vider son coffre, il écrit des lettres d'adieu pour les uns et les autres, il choisit méticuleusement ce qui sera sa dernière tenue. Cet homme élégant veut partir avec élégance, sans gêner personne. Mais George, découvre la beauté du monde. Tout l'enjeu du film réside dans le suspense suivant: est-ce que cette redécouverte de plaisirs simples, le fait que Charley, sa meilleure amie ( Julianne Moore) lui dise qu'il lui est indispensable et surtout que son bel étudiant préféré, Kenny (Nicholas Hoult) soit amoureux de lui, suffiront pour que George revienne sur la décision de se tuer?


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L'avis critique

 
Il y a des acteurs qui font un sort à chaque réplique et plus rare des cinéastes qui en font un à chaque image. C'est le cas de Tom Ford qui a fait de « Single man » une suite de tableaux où tout est signifiant et a été minutieusement étudié. Les cadrages sont réglés au millimètre. Les couleurs sont minutieusement choisies pour toujours être en harmonie entre elles. Leurs tonalités indiquent l'humeur du héros-narrateur; quand il échappe à son mal de vivre, elles se réchauffent et de ternes deviennent étincelantes. Du moindre plan même d'une non action aussi triviale que son personnage sur les cuvette des W.C. Lisant un livre, le réalisateur le transforme en une image esthétique qui en plus nous informe sur la psychologie de George.
Comme vous le savez un de mes vices, est de découvrir dans les films d'époque, et en particulier ceux se déroulant dans le XXème siècle, que nous avons quitté il y a dix ans déjà, l'anachronisme ayant échappé tant au réalisateur, qu'au monteur et à la script, je n'en ai pas vu le moindre durant tout le film. Si je n'ai qu'un léger doute c'est sur le slip de Kenny que bien évidemment je ne quittait pas des yeux, espérant qu'il disparaisse, ce qu'il fit; c'est que j'en trouve l'étoffe bien légère pour un modèle de 1962. J'en appelle aux spécialistes pour me donner leur avis sur le sujet et puis en ce temps là les jeunes américains n'étaient ils pas plus porté sur le caleçon blanc?


A Single Man

 

On peut regretter que le film ne nous offre que de belles vues arrières de la nudité de Nicholas Hoult (voir les images en fin du billet), mais je suppose qu'une vue frontale aurait par les temps qui courent condamné le film à une quasi clandestinité...


 

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Tout dans le film n' est qu'une suite d'images superbes. Le moindre objet est une merveille y compris le pistolet avec lequel George doit se donner la mort. La caméra s'attarde sur ces ustensiles souvent lourds de sens, en les isolant dans des plans marquées par une faible profondeur de champ et un piqué sans reproche. « Single man » est un film raffiné qui sous la simplicité de son intrigue offre une lecture à plusieurs niveaux. Le spectateur connaissant un peu l'Amérique de ce début des années 60 n'en retirera que plus de plaisir. Il demande d'être attentif au décor, ce qui n'est guère difficile car trop parfait, il a tendance à monopoliser l'attention. Ainsi aperçoit, on dans le bureau de la somptueuse maison d'architecte que George habite, un petit dessin de DonBachardy. Il est là pour nous rappeler que « Single man » est adapté du roman éponyme de Christopher Isherwood. Don Bachardy et l'écrivain ont vécu ensemble de longues années dans une maison dans les canon de Los Angeles. Single man est en parti autobiographique. C'est en1953, que Don Bachardy, il avait dix-huit ans, a rencontré Christopher Isherwood qui était alors âgé de quarante-huit ans. Ils ont vécu ensemble jusqu'à la mort d'Isherwood en 1986. Un certain nombre de romans d'Isherwood présente en couverture un des portraits au crayon que Bachardy a réalisé de l'auteur. Un film sur leur relation Chris & Don: A Love Story est sorti en 2008. Bachardy figure au générique de « Single man » en tant que consultant...
 
 


 
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La superbe maison dans laquelle a été tourné la majeure partie de "A single man" de Tom Ford a été à vendre 1,5 million $, peu après le tournage du film. C'est The Schaffer residence qui a été construite en 1949 par l'architecte John Lautner. Elle est située à Glendale soit à 15 mn de downtown L.A. Me souvenant de mes pérégrinations californiennes, j'ai été surpris qu'une telle maison dans les collines soit aussi près de la plage... J'avais raison, mais c'est la magie du cinéma, dans la réalité The Schaffer residence est assez loin de la mer...

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J'ai lu dans une interview du cinéaste, il avait rencontré tout jeune ce couple célèbre lorsqu'il fréquentait leur ami David Hockney. Il nous reste plus qu'à espérer que le surdoué Tom Ford écrive rapidement les souvenirs de ce temps là...
 
Parfois l'image est si belle que l'on ne peut s'empêcher de la trouver un peu trop parfaite comme celles de la belle scène entre George et Carlos, le jeune prostitué espagnol ( Jon Kortajarena ) qui échangent des propos désabusés et presque tendres devant une immense affiche de « Psychose » où le regard horrifié de Janet Leigh. Pendant leur conversation le ciel de Los Angeles tourne à l'orangé et toute la scène baigne dans une lumière qui se réchauffe progressivement. Ce sont sans doute le souvenir de son ancien métier qui fait que Tom Ford joue constamment sur les couleurs. Par exemple, le réalisateur évoque la monotonie du quotidien de George par le procédé, certes classique, de la désaturation des images qui fait tendre la couleur vers le noir et blanc. Au contraire les couleurs sont saturées dans les scènes où Kenny « ressuscite » son professeur transi. C'est aussi par un artifice de la couleur que Tom Ford parvient a nous faire sentir le déchirement de George, son impossible deuil. Hier il lisait en écoutant de la musique avec Jim, leurs chiens à leurs pieds dans la lumière mordoré de leur salon et le lendemain, il n'est plus là. La couleur a presque disparu. On éprouve la douleur physique de celui qui reste, échoué en un monde qui a perdu tout sens pour ce naufragé. Parfois aussi la colorimétrie varie au sein d'un même plan...
Toute cette magnificence, toute cette science et ce léché de l'image, à un moment de la projection j'ai pensé à Visconti, (et aussi à James Ivory et Wong Kar Wai) sans doute à cause de la morbidité qui sous tend le film comme elle sous tendait « Mort à Venise » et « Violence et passion », fait paradoxalement en partie obstacle à l'empathie que l'on devrait avoir avec Georges cet homme bien sous tout rapport, brisé par un absurde et cruel destin. 
L'artificialité assumée de l'image est en complète contradiction avec le jeu naturaliste, et parfait, des acteurs et avec le genre mélodramatique du récit. Cette collision peut surprendre, décontenancer et même agacer, mais après tout comme ce parti pris est tenu, et avec quelle maestria de bout en bout, il devient un style, une signature, ce qui n'est pas rien pour un premier film, il ne reste plus qu'a attendre la prochaine collection... Tom Ford avant de se mettre au cinéma était styliste; à moins de trente ans il a sauvé la maison Gucci et à moins de quarante on lui doit les derniers feux d'Yves Saint-Laurent. Et voilà que juste avant la cinquantaine, il réalise un film qui ne ressemble à aucun autre, sur un sujet bien peu consensuelle, l'impossibilité d'affronter la vie après la mort de l'être cher. D'autant que cet amour brisé est un amour homosexuel. Il y ajoute quelques thèmes annexes aussi que dérangeant que les relations amoureuses entre un élève et son professeur de même sexe, l'alcoolisme mondain, le fantasme de la peur dans la société américaine... J'ajouterais un regard non dénué de chaleur et de compréhension pour la prostitution masculine. C'est beaucoup, c'est courageux et c'est un véritable tour de force d'aborder tout cela, en invitant à la réflexion en 1heure trente tout juste. Le montage aurait pu être même encore plus sec en s'attardant un peu moins dans certaines scènes de liaison comme celles dans le joli coupé Mercédes 220 S et en écourtant celle avec la petite fille dans la banque.
A propos de cette dernière séquence, que l'on pourrait croire issue d'un film fantastique, il est remarquable que le réalisateur, dans un film aussi dense, mais toujours fluide, se permette des sortes d'apartés dont celle très réussie et à la limite du burlesque, de George cherchant la meilleure position pour s'occire. On croirait du Tati grinçant. Devant d'autre séquences ont peine à déceler si elles sont réelles ou oniriques...
 
A ceux qui pourrait reprocher le manque de réalisme de son film, Tom Ford a répondu par avance: A ses détracteurs, le cinéaste novice répond : « L’époque du film s’y prête : on est en plein dans l’American Dream, les gens aimaient le chic et l’élégance. Et puis je veux faire rêver les gens : si vous cherchez du réalisme, il y a la télé et les documentaires ! Je crois que même si je faisais un film sur les bidonvilles, il y aurait du glamour ! » .
On ne s'étonnera pas que Tom Ford est situé son premier film à l'homme des années 60. Il a depuis ses débuts de styliste puisé son inspiration dans les modèles de ces années là. La relecture des codes vestimentaires plus que simple recours à une nostalgie factice, est la pratique forgea son style. On peut constater qu’il en va de même pour son entrée en cinéma... Et Colin Firth devint le nouveau Cary Grant...
Tom Ford dans « Single man » ne renie pas son amour de la mode en témoigne la forte présence des lunettes, l'accessoire fétiche du créateur; à ce sujet, on retrouve Nicholas Hoult dans la campagne publicitaire de la collection de lunettes printemps-été 2010 de Tom Ford... On peut aussi considérer que l'impeccable vestiaire des personnages, est un clin d'œil de l'artiste à l'autre facette de sa vie.
Très intelligente est la façon qu'à le scénario, par petites touches, de situer l'histoire privée de George dans l'Histoire, la crise des missiles cubains en 1962... De même c'est avec beaucoup d'habileté qu'il traite la condition des gays américains à cette époque, condamné à la clandestinité même dans un milieu privilégié économiquement et intellectuellement. La discussion que George a avec Charley est très révélatrice à ce sujet. Cette ancienne beauté, griffée par l'abus de gin, ne peut concevoir la relation entre deux homme que comme une un pis aller, une substitution, un ersatz par rapport au seul amour véritable à ses yeux, celui d'un homme et d'une femme dont le but et le devoir est la procréation.

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Chaque acteur est magnifié par la caméra d'Eduard Grau. Ce qui n'est pas un exploit lorsque l'on a sous l'objectif d'aussi beaux spécimens humains que Colin Firth qui tient tout le film et qui n'a pas volé son prix d'interprétation à Venise, Julianne Moore, Nicholas Hoult qui a su bien rebondir après « Skins » et Jon Kortajarena mannequin vedette et dont c'est le premier rôle au cinéma, ce qui ne l'empêche pas d'être exemplaire dans la seule scène qu'il a à défendre.
Le fait que cette histoire d'amour soit une histoire entre deux hommes n'est pas primordiale au fond. Tom Ford avec raison veut élargir le propos: << Le thème de l'homosexualité n'a pas été décisif: c'est une histoire universelle sur l'isolement et la perte d'un être cher. Le livre a beaucoup fait parler à sa sortie, en 1964, parce que c'était la première fois qu'un auteur traitait de l'homosexualité d'une façon très normale (...). Pour ma part, je suis très à l'aise avec ma sexualité et, si je devais lister dix choses qui me définissent, être gay n'en ferait pas partie (...) L’une des choses que j’ai toujours aimées de Christopher Isherwood, c’est la manière dont il traite de l’homosexualité, affirme Ford. Le personnage gai de l’histoire est tout simplement dépeint comme un être humain qui vit sa vie (…) Je ne voulais pas que le film soit l’histoire d’un gai ou une histoire vraie, mais qu’il soit une histoire humaine. Plus nous réaliserons que l’amour entre deux personnes, c’est l’amour en tre deux personnes, mieux nous nous porterons tous.»
 
A noter que dans la bande son on entend entre autres une belle chanson d'époque de Serge Gainsbourg.
J'aurais préféré que le film se termine par un happy end que les protagonistes me semblaient avoir mérité (pour cela partez cinq minutes avant la fin sur le plan de George refermant la chambre sur kenny dormant... L'ami avec qui j'ai vu le film me faisait remarquer qu'il y avait bien un happy end... pour la femme de ménage. Et puis il reste une question qui reste béante qu'est devenu le deuxième chien?
Pour voir la vidéo, cliquez sur l'image ci-dessous.

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Il existe en France un très beau blue ray de ce film indispensable pour pleinement en profiter...
Pour télécharger le film en anglais (V.0) avec des sous titres italiens c'est ICI !
Pour télécharger le film en anglais avec des sous-titres en espagnol
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Pour retrouver Christopher Isherwood sur ce blog:  Don Bachardy, autoportraitsChris & Don, a love storyDon BachardyChristopher et Heinz, une histoire d'amour berlinoise


 

 

Publié dans cinéma gay

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