Retour sur "l'affaire" Richard Millet

Publié le par lesdiagonalesdutemps

"L'affaire" Millet montre bien que le sectarisme règne en maitre dans les lettres française car dans le même temps où l'on voue aux gémonies Millet pour avoir écrit qu'il comprenait (mais n'approuvait pas) l'acte terroriste du tueur norvégien exterminateur de jeunes travaillistes, parait aux éditions Calmann-Lévy, "Ce que je savais de Jennie", le nouveau roman de Gérard Mordillat dont le soutien à Mélanchon n'empêche pas le talent. Ce roman met en scène un personnage qui flingue une palanquée d'actionnaires lors d'une assemblée générale. Gérard Mordillat lors d'une interview sur France-Culture a dit que tout en approuvant pas les réactions de son héros, il les comprenait. Contrairement au livre et aux déclarations de Richard Millet, le roman et les propos de Gérard Mordillat ne provoquent aucune vague dans le landerneau intellectuel parisien. Est-ce à dire que la vie d'un jeune progressiste n'a pas le même prix que celle d'un actionnaire de société? 

 

 

 


 Pour terminer voici une belle constatation que j'ai trouvé sur l'excellent site Tous les garçons s'appelle Patrick (http://touslesgaronssappellentpatrick.blogspot.fr/):    

<< Il y a des choses contradictoires et rudes à (se) dire sur le pamphlet de M. Millet, mais que des marquisettes et des fonctionnaires d'édition se comportent, les premières comme des concierges stipendiées, les seconds comme des valets chafouins, voilà bien ce qui signale l'affreuse société d'apparence où nous sommes aujourd'hui ! >>

Publié dans métapolitique

Commenter cet article