RELEASE

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Fiche technique :

Avec Daniel Brocklebank, Garry Summers, Bernie Hodge, Dympha Skehill et Vierge Wayne. Réalisation : Darren Flaxstone et Christian Martin. Scénario : Darren Flaxstone et Christian Martin. Image : Simon Pearce. Montage : Darren Flaxstone. Musique : Thom Petty.

Grande Bretagne 2009Durée : 97 mn. Disponible en VOSTfr.

 

 


Résumé :

Le Père Jack Gillie (Daniel Brocklebank) entre en prison après avoir été condamné pour un crime. Il voit l'Église l'abandonner, et bientôt remet sa foi en question et se laisse aller au dégoût de lui-même. Ses codétenus croient qu'il a été mis en prison parce qu'il a été jugé coupable d'actes pédophiles. Il commence à semer le doute dans l'esprit de son jeune compagnon de cellule, Rook (Vierge Wayne), presque encore adolescent. Jack devient la proie des autres détenus. D'autant qu'il vient à la rescousse de Rook, qui est quasiment battu à mort par les autres prisonniers lors de la douche collective.


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Mais une protection se présente sous la forme improbable d'un gardien, Martin (Garry Summers), de qui Jack tombe amoureux. Ils entament une relation clandestine aussi dangereuse qu'illicite derrière les portes des cellules. Comme preuve de confiance, Jack révèle la vérité qui se cache derrière le crime pour lequel il a été emprisonné. Enhardi par l'honnêteté de Jack, les deux hommes commencent à planifier leur vie ensemble après la libération de Jack.


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Les prisonniers sont dominés par l'un d'entre eux, véritable parrain dans la prison, Max (Bernie Hodges), qui se met à ruiner cette histoire d’amour. Il manipule la chef des gardiens, Heather (Dymphna Skehill), en révélant la relation de Jack et Martin. Ce dernier est immédiatement suspendu. Sans protection, Jack est de nouveau vulnérable. Il est maintenant tourmenté et traqué par Max.


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Jack essaye de tenir, réconforté par les lettres d'amour et de soutien que lui envoie Martin. Avec la fin de sa peine en vue, Jack se prépare pour une nouvelle vie et un nouveau départ avec Martin.

Le seul obstacle à cette tabula rasa reste Max...


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L'avis critique :

Écrit et réalisé par les créateurs de Shank, Darren Flaxstone et Christian Martin, Release(qui peut se traduire par « la sortie ») est pour ma part une énorme déception tant Shankétait porteur d'un véritable renouveau du cinéma gay, enfin solidement ancré dans la réalité sociale. Rien de tel avec leur deuxième film qui enfile les invraisemblances comme les perles. On ne peut croire un seul instant aux rapports factices qu'entretiennent les personnages de cette histoire. Les faiblesses du scénario sont multiples. Par exemple, rien ne nous est dit sur comment Max détient un tel pouvoir sur les gardiens et ses codétenus, ni comment il peut avoir accès à un approvisionnement abondant de substances illégales.


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Le manque visible de moyens n'arrange pas les choses, pas plus que la complaisance voyeuriste de la caméra dans les scènes de douche qui sont convenues et gratuites.

Le pire est lorsque les réalisateur mélangent le réalisme glauque de la vie carcérale avec les scènes de rêve d'un surnaturel de pacotille de Jack. La symbiose entre les deux ne se fait jamais.


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Mais comme nous sommes en Angleterre, les acteurs qui sont bien méritants, par leur talent, nous feraient presque croire à ce que l'on voit sur l'écran… à condition de ne rester pas plus de cinq minutes devant.

On peut toujours se rincer l'œil avec la nudité intégrale de Wayne Virgo qui joue toujours aussi bien et est toujours aussi mignon depuis Shank, mais c'est tout de même bien insuffisant pour faire notre bonheur.


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Daniel Brocklebank, qui dans la vie est ouvertement gay et est ici remarquable, a vu sa carrière d'acteur commencer en 1995 lorsque, à l'âge de 15 ans, il a été choisi pour jouer Ralph dans le remake de Lord of the Flies (Sa Majesté des mouches). Il a, sur cette lancée, continué sa carrière d'acteur en jouant surtout pour la télévision anglaise, tout en faisant quelques apparition au cinéma notamment dans The Hours face à Meryl Streep . Il a également participé à plusieurs productions théâtrales, en particulier avec la Royal Shakespeare Company, dans As You Likedans lequel il joua Silvius, ainsi que Chiron dansTitus Andronicus.


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Le DVD est édité en France par Optimale, et je ne résiste pas au plaisir de vous communiquez la réflexion « profonde » inscrite au dos de la jaquette dudit dvd : « Les deux réalisateurs ont voulu démontrer le pouvoir de l'amour en contradiction avec l'idéologie, la théologie et la moralité qui conduisent souvent à la déception. »

Tu l'as dit bouffi !


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Malgré la qualité des acteurs, évitez ce film et revoyez plutôt un épisode de la série Oz ou le film La Conséquence.

 

 

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Pour télécharger le film cliquez sur la ligne ci-dessous

 

 

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Publié dans cinéma gay

Commenter cet article

Maurice 09/01/2012 11:24

Le lien ne marche plus, j'aimerais vraiment voir ce film.
Merci de tenir au courant en cas d'un nouveau lien si c'est possible en Vostfr merci infiniment.

lesdiagonalesdutemps 09/01/2012 12:25



J'ai changé le lien celui-ci semble fonctionner, merci de m'avoir prévenu que le lien était mort



bernard A. 18/08/2011 06:47


réponse à Tom R
Je crois que ma sévérité sur ce film viens surtout de ma déception, car leur premier film Shank, que j'ai chroniqué, laissait beaucoup à espérer


Tom R 17/08/2011 19:09


Bonjour...pour un rapide et succint petit commentaire destiné à la plus définitive perdition dans le cyber-espace! Je viens de voir le film et en cherchant quelques commentaires googlesques , je
suis tombé sur votre blog vers lequel j'aurai sans doute aucun l'occasion de revenir.
Sans me lancer dans une analyse approfondie,je me permets d'être un peu moins dur que vous l'êtes dans votre avis critique. Il est bien vrai que l'on est un éloigné du haut du panier et si je suis
en majeure partie en accord sur les défauts soulevés - je pourrais en retrancher quelques uns, en ajouter aussi quelques autres qui m'ont un peu irrité, je reconnais dans ce film un effort louable
et une ambition ( laquelle n'est pas couronnée de succès, loin s'en faut) qui méritent cependant qu'on s'y attarde un peu, en tout cas plus que les 5 minutes que vous lui concédiez généreusement.
Il est patent qu'il y a encore un gros travail à accomplir chez ces deux réalisateurs mais la sincérité de la démarche, le choix glissant -pour ne pas dire casse-gueule- des thèmes qui
s'entr'choquent en un étonnant mélange un tantinet naïf, le didactisme un peu convenu du et des propos sont sans doute les éléments qui me rendent paradoxalement optimiste en espérant une plus
grande maîtrise...bientôt. A moins que je ne sois rien d'autre qu'un gentil garçon. Ça doit être ça ;-)