Que la jeunesse était belle en noir et blanc (45)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 









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Walking to Main, winter term
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Publié dans adolescent

Commenter cet article

xristophe 25/02/2013 14:59

Merci Monsieur Ismau - et surtout pour l'érudition proustienne : c'est bien au grand Marcel que moi je dois la connaissance de ce bonbon exquis de mot (je l'emploie inspiré par le minois si bien
photographié par notre hôte "diagonal", non pour les fleurs) ; une petit point précis m'étonne : dans votre citation, Proust lui-même dit, il semble, "je" : si c'est bien dans le "côté de
Guermantes", cela m'étonne : il n'y a que "Marcel" qui parle (le "narrateur", mais jamais "Proust" himself ? (il me semble...)

xristophe 24/02/2013 18:59

On n'en finit pas avec les mousmés : j'ai d'abord cru que vous parliez de l'international fameux "caquet des femmes" (charmantes "tant qu'elles se taisent" !) mais avec votre histoire de dentiste :
sont-ce les quenottes, des mousmés filles et garçons japonais qui sont peccamineux à ce point-là ?

lesdiagonalesdutemps 24/02/2013 21:43



tout à fait la jeune japonaise porte souvent ses dents en éventail.



ismau 24/02/2013 18:35

Pour clore votre échange, fort amusant, et instructif ... voici ce que je trouve sur wikipédia :
Mousmé est une retranscription du mot japonais musume (娘, musume?, qu'on prononce [mɯ̫sɯ̫me]), signifiant « fille » au sens de la filiation. En français du début du XXe siècle, ce terme désigne
plutôt une fille facile.
Marcel Proust commente ainsi ce mot dans Le Côté de Guermantes : « C’est Loti qui introduisit ce mot en France. C’est un mot qui signifie jeune fille ou très jeune femme. C’est un des plus jolis
mots de la langue nippone ; il semble qu’il y ait, dans ce mot, de la moue (de la petite moue gentille et drôle comme elles en font) et surtout de la frimousse (de la frimousse chiffonnée comme est
la leur). Je l’emploierai souvent, n’en connaissant aucun en français qui le vaille. »
C'est réjouissant, Loti et Proust, deux grands amateurs de mousmés ! Le qualificatif était donc bien choisi, et pas seulement pour les fleurs japonisantes en arrière plan ...

lesdiagonalesdutemps 24/02/2013 21:45



merci pour cette érudition japonisante



xristophe 23/02/2013 13:18

Evidemment... dans ces conditions, je comprends vos réticences ! Mais vos connotations sont fantaisistes, carrément erronées, vous l'avouez vous-même ! ("allez savoir pourquoi")Ca n'est pas une
affaire d'état, il y a des aberrations sur lesquelles on se crispe, j'ai les miennes etc MAIS - vous, l'amateur d'art, vous n'êtes pas sans connaître (mieux que moi) le tableau de Van Gogh "La
Mousmé", et moi pour tenter de vous guérir de votre phobie exaltée (et surtout déplacée, non pertinente, injuste !) je m'en vais vous chercher tel passage merveilleux dans Proust (comment le
retrouver...) où le "narrateur" parle de l'effet sur lui "proprement aphrodisiaque" (je cite mal de mémoire) "du mot mousmé" dans la bouche délicieuse d'Albertine. (Au fait les mousmés au sens
propre et en plus - "par-dessus le marché" - ce sont des filles jeunettes et japonaises, menues, pas des "mouquères" surréalistes - et vous le savez !)

lesdiagonalesdutemps 23/02/2013 15:47



ah les jeune japonaise si adorable lorsqu'elles n'ouvrent pas la bouche (si ma vie était à refaire je me ferais dentiste au Japon, il y a une fortune à gagner dans la bouche des jeunes personnes
de tous les sexe.


Le passage de la recherche dont vous parlez dois se trouver dans la prisonnière (qui est le passage du livre que j'aime le moins) mais ce n'est pas certain...



xristophe 23/02/2013 02:01

En tout cas vous avez raison de ne pas mettre d'accent circonflexe sur "gracieuse"... "Mousmé", je l'ai trouvé dans Proust, il y a longtemps ; et retrouvé dans le Robert où j'en recherchais
l'orthographe... (mais la "citation" c'est du moi, si j'ose dire...) Avec un signifiant aussi exquis, comment une "mousmé", masculin ou féminin, pourrait ne pas être gracieuse...

lesdiagonalesdutemps 23/02/2013 10:25



mousmé m'évoque toujours (allez savoir pourquoi) cette chanson surréaliste de l'entre deux guerre que chantait Milton rabadja la moukère ou la complainte du bédouin et plus récemment j'associe
mousmé aux grasses laiderones enturbannée qui encombrent de plus en plus les trottoirs de nos villes toujours accompagnée de chiars braillards qui seront les terroristes de demain...



xristophe 22/02/2013 16:09

Choisis injustement aux dépens d'autres oubliés (mais non) : "Enfant peut-être nu ne sachant pas si c'est du lard ou du cochon - yeux tristes et tendres..." "Grâcieuse petite mousmé devant des
fleurs"...

lesdiagonalesdutemps 22/02/2013 22:25



d'où tirez vous cette citation. Pour ma part mousmé me semble assez antinomique avec gracieuse.



JACK 22/02/2013 09:50

on peut être "BelAmi" et être publiable comme un couple de "garçons parfaits"...