Pour se souvenir de Moebius Transe Forme à la Fondation Cartier entre autres

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Je suis allé voir l'exposition Moebius à l'espace Cartier un peu en trainant les pieds, non que je ne reconnaisse pas le grand talent du dessinateur que cette visite n'a fait que confirmer mais ses postures très immodestes et quelque peu chalatanesques m'ont toujours agacé ( à comparer avec la talentueuse modestie d'un Mézière, autre grand inventeur d'improbables créatures). J'étais pourtant très admiratif lorsqu'est apparu Arzac dans Métal hurlant, très regretté magazine dont je garde précieusement les deux premiers recueils reliés, mais je me suis vite lassé de l'absence d'un véritable scénario sur lequel aurait du s'appuyer l'envoutant dessin de cette série. Toute l'exposition, là encore, n'a fait que renforcer ce que j'ai toujours pensé: que Moebius est plus un illustrateur qu'un véritable auteur de bande-dessinée. Il est capable de livrer son univers en une planche, un tableau ce qui est une grande force et un scénario l'encombre plus qu'autre chose. Vous me direz qu'il y a aussi Giraud l'auteur de Blueberry dont malheureusement je trouve le trait assez vulgaire, avec cette mauvaise idée de donner aux personnages de cette série les têtes des vedettes du cinéma français du moment, en comparaison avec celui de Jijé et de son Jerry Spring. Est exposée, la première planche datant de 1962 du premier tome de la série, scénarisée par Charlier, "Fort Navajo".

 


 L’exposition " Transe-Forme " s’organise autour du thème de la métamorphoseElle explore toutes les facettes du travail de Moebius-Giraud, d'où le titre. Elle est clairement scindée en deux parties, au rez de chaussée, pour faire simple nous est présenté toute l'oeuvre destinée aux supports papiers, et plus particulièrement à ce que l'on a découvert au fil des années dans les albums et les magazines tels Pilote ou Métal hurlant.

 

 

 

Le sous-sol est lui dévolu a des oeuvres plus confidentielles, du fait que beaucoup ne sont pas des multiples. On retiendra la belle série de tableaux de chevalet qui à mon sens est ce qu'il y a de le plus intéressant dans cette rétrospective. Dans ces toiles on sent l'artiste à la fois libéré des contraintes commerciales et d'un discours assez fumeux hérité en partie de celui de Jodorowsky.

 

 

 

 

En entrant dans le vaste espace vitré de la fondation qui se révèle une fois de plus bien peu pratique pour les manifestations qui s'y déroulent on voit une grande spirale de vitrines (l'anneau de Moebius?!) dans lesquelles sont disposés un grand nombre d'originaux. En regardant ces multiples dessins on s'aperçoit de la proximité de Moebius avec certains. Il faut se souvenir de ses collaborations avec quelques grands créateurs japonais du monde du manga( il a partagé une rétrospective avec Miyazaki, mais également collaboré avec Otomo et Taniguchi).

 

 

 

La courbe des vitrines forme un parcours divisé en plusieurs sections, les autoportraits, la figure d'Arzach, le lieutenant Blueberry, le Major Grubert et le monde qu’il a créé “Le Garage hermétique”; à noter la présentation d’un carnet inédit du Major, qui coincé dans un bunker du Désert B, répond aux questions métaphysiques de ses visiteurs, suivent l’incal et son héros John Difool,  collaboration entre Mœbius et Alexandre Jodorowsky, le dernier espace nous fait pénétrer dans “Le monde d’Edena” à travers les aventures de “Stel et Atan”, créatures qui possèdent les deux sexes,( on pense au titre de l'exposition). C'est le plus beau chapitre de cet étage, d'où est tiré le film "La planète Encore”, diffusé en exclusivité à La Fondation Cartier.

Des petits hauts parleurs sont suspendus au quatre coins de ce chemin visuel ; ils diffusent la douce voix de Moebius qui nous explique certaines facettes de sa carrière.

 

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En passant au sous-sol, toujours aussi moche, ce n'est qu'une grande cave, que les oeuvres de Moebius réussissent, et ce n'est pas un mince hommage à leur rendre ainsi qu'au commissaire de l'exposition, à égayer et meubler. L’un des murs du sous-sol est totalement recouvert par d’immenses reproductions de planches en noir et blanc.

 


Mais c'est un autre mur qui a retenu le plus mon attention, sur lequel sont accrochés, assez mal, des toiles peintes par l'artiste. Elles relèvent d'un surréalisme très original dans lequel la présence du désert est récurrente. Leur qualité aurait mérité d'autres encadrements et une présentation plus respectueuse de leur importance, curieusement les organisateurs de la manifestation ne semblent pas avoir perçu l'intérêt de ces tableaux . 

 

 

 

Un autre mur nous montre les nombreuses toiles et études que Moebius a réalisé pour des films comme le 5ème élément ou encore Abyss.

 

 

On voit également dans cet espace un certain nombre de dessins dont quelques uns sont particulièrement réjouissants avec des bestioles inquiétantes et parfois sympathiques.

 

 

Autre constante chez Moebius les créatures mi animal, mi robot qui sont elles, beaucoup plus inquiétantes. Mais pas toutes, voir le superbe oiseau d'Arzach que j'aimerais bien voir traverser mon ciel.

 

Autre grand point fort de cette rétrospective un autre carnet, inédit celui-ci, nommé “La faune de mars”, sorte de carnet de voyage dans lequel dans un délire chimérique Moebius crée une palanquée de bestioles plus délirantes les unes que les autres, espérons qu'il sera bientôt publié.

Si cette rétrospective n'a pas fait disparaitre toutes mes réticences, elle m'a rappelé que Moebius est un créateur à ne pas négliger.

 

 

Nota: J'ai écrit le texte ci-dessus en sortant, le 4 décembre 2010 de l'exposition donc bien avant l'avalanche de louanges qui a enseveli le malheureux Moebius dés l'annonce de sa mort. Je n'y ai rien changé.

 

 

Hommage à Moebius 

à la radio :

En avant-première (les entretiens seront rediffusés du lundi 2 au vendredi 6 avril)

avec Thomas Baumgartner (du 24 au 28.01.2005)
http://www.mediafire.com/?t3r445dbi2t0lfv

il y aura un Mauvais genre Spécial (le 9 Juin)

http://www.franceculture.fr/emission-tout-feu-tout-flamme-de-francois-angelier-francois-angelier-rend-hommage-a-moebius-2012-03-
http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-10-11-grand-entretien-avec-moebius-2010-10-14
http://www.franceculture.fr/blog-en-quete-de-science-2012-03-11-hommage-video-a-moebius
http://www.franceinter.fr/depeche-le-dessinateur-moebius-est-mort

 

sur le net, les dessinateurs lui rendent hommage :
http://memoires-hermetiques.tumblr.com/
http://www.bdfugue.com/moebius
http://thierry-martin.blogspot.co.uk/2012/03/merci-mr-moebius.html
http://chezhardoc.blogspot.fr/2012/03/hommage-jean-giraud-1938-2012.html
http://jake-paperlife.blogspot.fr/2012/03/moebius.html
http://frasierolivier.blogspot.fr/2012/03/hommage-jean-giraud.html

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Bruno 06/02/2014 17:39

http://www.coinbd.com/series-bd/l-histoire-du-corbac-aux-baskets/l-histoire-du-corbac-aux-baskets/images/planche/corbackauxbaskets_t0.jpg

mais Le Petit Cirque c'est bien aussi
http://www.culture-routes.lu/uploaded_files/infos/ac/00000875/00000875.jpg

lesdiagonalesdutemps 06/02/2014 18:48



Il y a deux ou trois ans j'ai visité l'exposition Fred à Angoulême il y avait de très belles choses. C'est sur le blog.



Xristophe 06/02/2014 16:59

Ismau - point fut mon intention offenser vos ancêtres ou vous ! Mille pardons - envoyés de suite. D'ailleurs je n'ai pas su vous "transformer" vraiment, comme vous le constatez sans doute, en
Thérèse de Lisieux - malgré les efforts de mes "diaboliques" pouvoirs : à peine une demi-métaphore de fantaisie et de papier (même pas : d'écran) où l'autre moitié comparante n'est qu'une profane
princesse - dont m'ont toujours attendri les insolents piquants macarons. Mais... (re)voyez "Thérèse", un des chefs d'œuvre d'Alain Cavalier : qu'elle est bien loin des bondieuseries, l'adorable
(pourtant) enfant...

Ismau 06/02/2014 09:19

Le verbe diabolique de Xristophe a eu raison de moi, une fois de plus ! Mais je n'aime pas trop être transformée en Thérèse de Lisieux, au moins par respect pour mes ancêtres, protestants d'un côté
et athées de l'autre ...
Si je me plaisais tant que cela aux errances mystiques de Moebius, j'aurais tout de même lu toute la collection qui est chez moi, ce qui n'est pas le cas ( comme je l'indiquais pour commencer ) .
Je voulais simplement lui redonner sa juste place, quitte à forcer un peu l'admiration qui lui est due .
Pour univers onirique, à la mystique si joliment ancrée dans l'océan, je préfère de loin le regretté Fred !

lesdiagonalesdutemps 06/02/2014 10:05



Encore une fois je suis entièrement d'accord avec vous en ce qui concerne Fred qui en plus était charmant. J'ai eu la chance de le rencontrer il y a une quarantaine d'années lorsque j'oeuvrais à
telmps perdus dans le fanzina... Mon album préféré de Fred n'est pas le plus connu c'est L'histoire du corbac aux baskets.



Ismau 05/02/2014 21:55

Je suis bien sûr d'accord pour la dextérité exceptionnelle de Franquin .
Sfar, je ne le savais pas prétentieux, mais j'aime particulièrement ce qu'il fait, et j'ai dû lire tous ses albums, avec beaucoup de plaisir ... j'en ai même relu certains très récemment .
Mes souvenirs de Macherot ou de Tillieux sont plus anciens ; il faudrait les raviver, vous avez raison !

lesdiagonalesdutemps 05/02/2014 22:09



Les déclarations de Sfar sont horripilantes mais on peut avec profit lire et relire le chat du rabbin.


Les merveilleuses aventures de chlorophile ont été rééditée il y a quelques mois. Il ne faut pas rater cela.



Xristophe 05/02/2014 20:24

Hélas, moi qui ne crois de Dieu que ce qu'Einstein en prouve (et c'est d'ailleurs bcp) je ne dois pas avoir le goût "métaphysique" - je n'ai du reste jamais su le sens de ce vocable mystérieux. Je
suis donc condamné à ignorer toujours le frisson de Moebius - errance savante ou pas. Mais il se peut que dans les entrelacs de son dessin, m'attifant pour me protéger d'un costaud scaphandre
autonome (genre celui de Tintin - autre esthétique - dans le merveilleux "Trésor de Rakkham le Rouge"), j'en vienne à trouver parmi ces gluances banales des perles - que j'ai bien tort de négliger,
hargne autant qu'injustice de béotien. Après tout bast, un homme si glorieux, si reconnu, qu'a-t-il à faire de mon pauvre suffrage... On verra bien. Mais j'étais sûr que vous, Ismau-la-Lumineuse -
après Lautréamont (dont le vrai prénom Isidore convient mieux aux "épaules étroites" - c'est lui qui l'a écrit - et trop surcompensées de son clinquant génie), vous alliez voler au secours d'un
nouvel artiste affidé émargeant (grassement) au fameux "côté obscur de la force" ! Et je vous vois un peu semblable à Thérèse de Lisieux, l'adorable héroïne du film immarcescible que l'on sait,
priant pour le salut du sombre assassin Pranzani - ou bien à la piquante Princesse Leia (autre film encore plus fameux mais en fait moins) traversant sans se décoiffer ni s'effrayer les espaces
infinis du mal qui inquiétaient pourtant Pascal - avant moi.

lesdiagonalesdutemps 05/02/2014 21:33



Grand morceau de bravoure, heureusement que vous n'avez pas les mêmes goût qu'Ismau, cela me priverait d'une saine rigolade, moi qui suis peu porté à cet exercice. 


Le trésor de Rackham le rouge a été le premier Tintin que j'ai lu immarcescible souvenir pour reprendre votre terme.



Ismau 05/02/2014 16:53

Je ne connais pas Dodier ( effectivement, prix Fauve d'Angoulême 2010 ) mais par contre assez bien Moebius - Giraud : j'ai dû en lire une bonne vingtaine, sur la trentaine de volumes qui sont chez
moi .
Sa personnalité, d'accord : il était parfois un peu fumeux et prétentieux ... mais tant pis .
Si Xristophe le connaissais, il ne pourrait certainement pas se permettre de mépriser ainsi son travail ! Sa fascinante dextérité dans des styles tellement variés, ne fait d'ailleurs de doute pour
personne, ni pour ses pairs, ni pour ses lecteurs . Il excelle aussi bien dans l'aventure classique, sous le nom de Giraud ( comme vous le rappelez dans votre billet ) que dans les expériences les
plus inventives sous le nom de Moebius . Son univers de science fiction métaphysique est très riche ... pas seulement de créatures molles, mais aussi ( si vous voulez )... de jolies cuisses nues,
de jolis minois, et en plus de bien d'autres choses : objets, véhicules, constructions, et paysages extraordinaires.
Au niveau du scénario, je ne suis pas d'accord avec vos remarques, je le trouve aussi très intéressant . C'est un univers onirique tout à fait original, qui passe par une modification
particulièrement réussie de la forme traditionnelle, et du scénario . Un scénario qui fonctionne comme une errance calculée extrêmement étonnante... métaphysique ! Où l'on se perd avec un étrange
plaisir ...

lesdiagonalesdutemps 05/02/2014 17:28



Je ne vous suivrais pas complètement sur les scénarios je trouve toute cette fantasy assez facile et l'errance comme vous l'écrivez cache une incapacité à structurer une histoire. En revanche
certaines de ses images à elles seules invite et invente tout un monde à l'instar (très rare) d'un tableau surréaliste certains de ses tableaux que j'ai découvert dans cette exposition sont
exceptionnels et auraient leur place dans une anthologie de la peinture surréaliste du XX ème siècle. Quand à sa dextérité il est de la même trempe dans ce domaine qu'un Franquin (dans un tout
autre registre bien sûr).


Dodier c'est tout autre chose tout d'abord il oeuvre dans un cadre beaucoup plus balisé qui est celui de la littérature de jeunesse. Les aventures de son héros Jérôme K. Bloche paraissent dans
Spirou (ma plus ancienne lecture hebdomadaire). Petit à petit grâce à un progrès constant aussi bien dans l'écriture que dans le dessin, sans esbrouffe (c'est ce qui m'agaçait particulièrement
hier chez Moebius et aujourd'hui chez Sfar, cela n'empêche pas le talent) Dodier a réussi en lousdé comme aurait dit Boudard à documenter trente de société française et ce n'est pas rien. Il
opère avec des moyen différent ce qu'avait fait Tillieux avec les aventures de Gilles Jourdan (à lire et à relire) pour les années 50.


Le problème pour tous les dessinateurs que j'ai cité c'est qu'il faut si possible lire et voir l'intégralité de leur travail pour en avoir une juste idée. C'est loin d'être désagréable mais cela
prend du temps.



Xristophe 05/02/2014 13:14

Vous me faites un grand plaisir ! Je craignais le dédain de l'universel connaisseur de tout (redondance émotive...) que vous êtes - et notamment dans ce domaine. Joie quand un simple amateur "se"
rencontre sur un détail avec l'aval d'un spécialiste chevronné et passionné. (Et je suis content pour Dodier ! - qui je crois eut un prix récemment à Angoulême ?)

lesdiagonalesdutemps 05/02/2014 14:09



oh cela doit être trop populaire pour angoulême où malheureusement qui se confine souvent dans le branché, où malheureusement je ne suis pas allé cette année. En B.D. comme ailleurs il y a des
sous estimés. Que dire de Macherot, un des plus grands trop oublié. ah pas de salami pour Célimène cette merveille. Mais pour en revenir à Dodier quel talent dans le dessin d'un solex...



Xristophe 05/02/2014 12:09

De toute façon il m'est assez sympathique cet auteur ! votre distinguo "conteur d'histoire" VS "Paganini du crayon" est bien sûr très pertinente - comme le cinéma en effet, la bd demande des
talents divers et convergeant; moi j'm bcp un mal connu, Dodier, JKJ Bloche ; claire ligne du dessin des quartiers parisiens, genre nostalgie du vieux Paris, scenarios impeccables et personnages
charmants, un "détective privé" genre grand ado qui se déguise en le Nestor Burma de Guy Marchand.

lesdiagonalesdutemps 05/02/2014 12:46



c'est formidable Dodier. Je les ai tous en voila un qui n'a pas le melon cela ce voit avec ces scénario, c'est un modeste qui peut s'enorgueuillir d'avoir fait une oeuvre qui comme toutes les
oeuvres de quelque valeur peut se lire à plusieurs niveaux. Un peu comme Simenon ses personnage ne sont pas tout blanc ou tout noir voir le prêtre dans la dernière aventure ou le sculpteur dans
une précédente. Il y a beaucoup de travail dans les dessins de dodier, un grand souci du détail. Ce soir j'en relis un album avant de m'endormir...


J'ai fait un billet sur une exposition de ses originaux dans une galerie parisienne, il y a deux ou trois ans, cela doit être sur le blog.



Xristophe 05/02/2014 00:55

... mais Jacques Martin (dont le dessin charmant m'a paru tjrs très naïf et gauche) (pour les personnages en tous cas - pas pour les monuments romains, les ensembles de marbre citadins sous le
soleil - superbes), Jacques Martin lui au moins dessinait des petits romains en tunique courte (pas si courte)... quand Moebius sa passion est plutôt pour (là je vous vise malicieusement et je vais
vous coincer - dans l'un de vos agaçants paradoxes!) les super-POULPES super-mous (comme disait Salvador Dali) des planètes monstres sans cités ni eau ni marbres chauds ni cuisses nues ni minois de
rêve...

lesdiagonalesdutemps 05/02/2014 07:14



je ne vous parlais des sujets mais d'une éventuelle dextérité. Je citais Jacques Martin parce que je l'ai bien connu. Il ne se considérait pas comme un grand dessinateur (tout est relatif bien
sûr) mais d'abord comme un raconteur d'histoire, un créateur d'un monde. Les auteurs de B.D. ne sont pas tous des paganini du crayon. La B.D. demande d'autres talent commes le découpage d'un
récit qui l'apparente un peu au cinéma plus qu'à la peinture. J'ai pu voir a contrario combien certains était époustouflant de facilité en ce qui concerne le dessin, Cuvelier par exemple. Ceci
dit pour revenir à Jacques Martin s'est beaucoup amélioré au fil du temps que l'on compare le premier Alix avec Le prince du Nil.



Xristophe 04/02/2014 21:03

Pas du tout au courant de cette "gloire", car j'aurais été plus sévère... Juste son pseudo prétentieux m'a toujours agacé (très vaguement d'ailleurs - je vis si loin de ce genre de délire (adjectif
autocensuré !), sur une autre planète que cet ostrogot sur la sienne avec ses monstres mous deux cents fois stéréotypés : Möbius pour moi c'est le célèbre homme à l'anneau, voler son nom me semble
un prétentieux enfantillage d'ado à "melon" en effet - comme si je décidais me mettant, Dieu m'en garde, à la BD de genre débile, de m'appeler Marcel Proust ou Léon Tolstoï... (Maintenant
j'ignorais également sa mort - je serais resté silencieusement respectueux au moins de ça - quand même)

lesdiagonalesdutemps 04/02/2014 22:18



En effet vous devez vivre sur une autre planète car sa mort a fait grand foin.


Néanmoins regardez certains de ses livres ils en valent la peine et pusque vous ne semblez rien connaitre de lui c'est d'autant mieux. J'ai bien écrit regardez car ses livres les plus intéressant
sont de purs livres d'images. Parfois en particulier pour les peintres et les dessinateurs il vaut mieux rien connaitre d'eux seulement leurs dessins. C'est d'ailleurs le cas de la plupart dont
je met quelques oeuvres sur le blog. Il y a aussi des dessinateurs de B.D à la personnalité fascinante Jacques Martin, le créateur d'Alix était de ceux là, mais je dois dire qu'il ne brillait pas
par sa modestie non plus pas plus que mon ami Mac Avoy... Nul n'est parfait.   



Xristophe 04/02/2014 15:17

Moebius pour moi juste prétexte à au moins deux (ou trois) très belles photos de vous qui le mettent à distance - il n'est bon que comme fond mis à distance ou en échantillons (la très jolie jeune
femme regardant les lapins monstrueux : chacun son tour) avec son univers de pacotille recuite pour adolescents des années 50 de "science fiction" conventionnelle après l'heure et archi-lassante
dégoulinante-maniaque, maniaquement dessinée avec une petite tête de concepteur grosse comme le poing d'un pois-chiche né en 68...

lesdiagonalesdutemps 04/02/2014 17:26



Vous allez vous attirez des injures à la pelle Moebius étant devenu et cela bien avant sa mort une sorte d'intouchable de la B.D. Ce qui m'énerve un peu car si je ne serais absolument pas aussi
sévère que vous en particulier pour tout le pan western de son oeuvre, signé de son vrai nom Giraud, en revanche le coté gourou du monsieur m'exaspère. Il avait comme on dit aujourd'hui un melon
terrible. C'est d'autant plus dommage qu'il y avait beaucoup d'inventions dans certains de ses dessin. Miyazaki et bien d'autres ne s'y sont pas trompés mais la prétention de Moebius encouragée
par une cohorte d'admirateurs béats était ridicule. Mes photo rendent très mal compte de ce qu'était cette exposition où il y avait de très belles choses car il est presque impossible de
photographier les expositions de la fondation Cartier; de sévères gardiens veillent!