pour se souvenir d'Harry Connick JR à Pleyel

Publié le par lesdiagonalesdutemps


Harry Connick Jr en concert Salle Pleyel à Paris en mai


Il y a bien vingt ans que pour la première fois je suis allé voir Harry Connick jr. Et comme souvent si je me souviens bien du spectacle, j'ai oublié dans quelle salle était-ce! C'était alors curieux de voir ce nouveau Franck Sinatra, à la silhouette dégingandée d'adolescent qu'il était presque encore, embarrassé de son grand orchestre. Le chanteur semblait qu'heureux réfugié derrière son piano d'où il subjuguait son public.
Vendredi soir dernier, salle Pleyel, à la toujours belle acoustique, si j'ai retrouvé le crooner à la voix d'or et le magicien du clavier, j'ai découvert un formidable show-man comme seul le monde du spectacle américain peut nous en donner. Harry Connick jr en plus ajoute un petit plus par rapport au professionnalisme de ses paires, c'est la gentillesse et la simplicité qui percent dans ses propos même s'ils sont un peu convenu sur la fascination pour Paris la ville lumière que le français lucide comprend de moins en moins au fil des années tant notre capitale se tiers- mondise. Autre grande qualité de se spectacle la variété, car Harry Connick jr passe avec aisance de l'interprétation d'un standard avec orchestre, ce qui nous ramène au grandes années de l'après guerre pour les grandes formations de ce type à une chanson plus intimiste où il égale les grands anciens que sont Bing Crosby et Frank Sinatra sans oublier ses relecture survoltées de la musique New-Orléans. Mais ce spectacle ne serait pas possible sans la complicité que le chanteur pianiste a avec son orchestre composé entre autres de Arthur Latin : drum kit, Neal Caine : bass, Gérard Weldon : saxophone ténor, Geoffrey Burke : alto saxophone, Sylvia D'Avanzo : violon, Robert Slowik : trompette, Mark Braud : trompette, Tucker Dion : trombone, Joseph Barati : trombone, Lucien Barbarin : tromboneLe clou du spectacle a été un numéro époustouflant lorsque Harry Connick jr a échangé son stenway de concert contre un piano droit Pleyel qu'il a martyrisé de belle façon en faisant sortir de l'instrument des sons insolite. Le crooner s'est transformé sous nos yeux en unmusicien de rock'n'roll. Harry Connick jr est un artiste rare dans nos contrées. Il n'était pas venu à Paris depuis 1997. Espérons que nous le reverrons vite.

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