Pour se souvenir d'une journée au Festival d'Angoulême de la bande dessinée 2012

Publié le par lesdiagonalesdutemps

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Quelle joie de se retrouver une année de plus dans la belle ville d'Angoulême pour le Salon de la bande-dessinée même si c'est une journée frénétique qui au soir vous trouvera essoré, tant physiquement que financièrement et frustré d'avoir vu si peu de choses par rapport à toutes les possibilités offertes.

 

 

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Le visiteur se doit, dans sa course d'un point à un autre de la ville, de ralentir parfois, s'il est amateur de street art, car les rues offrent de nombreuses belles découvertes dans le domaine.

Petite déception à l'arrivée dans la bulle des "grands" éditeurs", l'absence de Dupuis qui en ce qui me concerne, je suis depuis toujours, mes sept ans, un fidèle lecteur de l'hebdomadaire Spirou, est le meilleur éditeur de bandes-dessinées en langue française. Il est le seul qui allie classicisme et la recherche de bon aloi. Cette absence est peut être du à un certain snobisme bobo des organisateurs qui depuis des année privilégie une bande dessinée que je qualifierais d'intello chic, dont Bastien Vives me semble l'archétype. Ce ne veut pas dire que cet artiste et ce genre soit sans qualité, mais il n'y a pas que cela. L'absence des Libon et autre Yann me fait migrer vers la bulle du nouveaux monde, place de New-York, où résident les "petits" éditeurs; c'était de toutes les façons mon but principal car habitant la région parisienne, il m'est très facile d'acheter les albums des grands éditeurs mais un peu moins pour les autres productions surtout que les fonds des librairies diminuent de plus en plus.

Je tombe, juste une fois passé l'entrée sur les éditions Flblb qui l'année dernière avait réalisé une superbe exposition autour de la colonialisation voir pour cela mon billet  Pour se souvenir d'une journée au Festival de la Bande Dessinée d'Angoulême 2011, j'en profite pour acquérir La conquête de Mars en deux petits albums à l'italienne qui raconte entre autres  comment grâce au bon docteur von Braun,  les nazi sont installés sur la face caché de la lune. Otto le dessinateur me dédicace les livres.

 

 

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Il y a des livres que presque à chaque visite à une librairie, et dans mon cas elles sont plus qu'hebdomadaires, on prend, on feuillette, on hume et que l'on repose sans acheter et cela sans vraiment savoir pourquoi alors que l'envie de lecture à son encontre est là. C'était le cas pour "L'art de voler" d' d'Antonio Altarriba pour le scénario et de Kim pour le dessin. Quand j'ai vu que les deux auteurs dédicaçaient leur ouvrage j'ai enfin franchi le pas. Ce chef d'oeuvre m'a transporté dans l'histoire de l'Espagne du XX ème siècle durant tout mon voyage de retour qu'ainsi je n'ai pas vu passer.

 

 

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Antonio Altarriba à gauche et Kim à droite

 

J'ai ensuite cherché dans cette bulle ma grande découverte de l'an passé, Bruno Loth pour continuer de lire la série des "Ermo", série, elle aussi sur la guerre d'Espagne. Le dessinateur était bien fidèle au poste faisant à tour de bras ses magnifiques dédicaces au milieu d'un petit morceau de l'exposition pédagogique qu'il a créé sur la guerre civile espagnole. A recommander pour toutes les collectivités locales pour les modalités c'est à l'adresse suivante: WWW. libredimages.fr. Lors de notre sympathique discution pendant qu'il exécutait le beau dessin de ma dédicace, Bruno Lhote m'apprend une excellente nouvelle, il est en train de donner une suite à son formidable album, "L'apprenti" qui aura pour titre "L'ouvrier". 

 

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Chaque année la ville d'Angoulême invite un pays, cette fois c'était Taiwan. L'exposition se déployait dans un barnum monté dans la cour de la mairie. Comme à chaque fois, je suis navré que l'on connaisse aussi peu de choses de la création artistique des autres pays, la bande dessinée n'est pas extraordinaire en cela. Comme dans le manga japonais, il y a de bien jolis garçons dans la bande dessinée taiwanaise.

 

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Dans l'Hôtel Saint-Simon est installé une somptueuse rétrospective Fred. Les amoureux de Philémon risquent d'y rester la journée. J'ai eu beaucoup de mal à m'y arracher. Encore une fois devant une exposition aussi extraordinaire, je souhaite qu'elle puisse voyager pour qu'un maximum de gens puissent voir cet accrochage.

 

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Adolescent Philémon était très plaisant...

 

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Ensuite direction parabulle, un chapiteau censé recevoir ce qui est en marge de la bande-dessinée, là encore beaucoup de belles choses, de très belles sérigraphies, des planches originales, certaine à des prix extravagant mais pas toutes, une planche de Raymond Macherot pouvait s'emporter contre 900 €, ce qui n'est pas cher compte tenue de la qualité de la dite planche et de la notoriété du dessinateur, des albums anciens... mais très peu de figurines, il faut dire que le manga est toujours scandaleusement mal traité à Angoulême où règne un certain protectionisme français et aucun petit format ancien. Voilà deux directions dans lesquelles le festival devrait se développer. Musardant de stand en stand, la bourse légère et le dos courbé sous les acquisitions, je m'arrête devant une table où un jeune homme exécutait avec une maestria confondante des aquarelles en guise de dédicace pour son livre, en m'approchant je reconnais dans celle qu'il était en train de finir une des ruelles de Yanaka. Le livre, paru aux éditions CFSL INK, s'appelle Voyage au Japon Tome I: Tokyo le peintre s'appelle Remi Maynègre. Il a été secondé dans son entreprise par sa compagne Sandrine Garcia   

 

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En attendant que les somptueuses dédicaces sèchent, une très agréable discution a eu lieu entre les admirateurs de l'artiste qui continuait pendant ce temps à être un stakhanoviste de l'aquarelle tout en participant à la conversation nous apprenant que pour noel prochain, un autre livre devrait paraitre ayant pour sujet cette fois Koya san. Je suis impatient de voir cela. Je vous reparlerai de ce superbe album et des l'expositions de Rémi Maynègre qui devrait suivre. 

 

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Il faut bien songer au retour sans oublier d'apprécier le steet art local.

 

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On peut aussi rencontrer de riches promotions...

 

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Dernier arrêt avant la gare, L'espace Franquin dans lequel s'expose la bande dessinée espagnole

 

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Ce qui me permet de voir des originaux de Kim pour "L'art de voler"

 

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C'est un lutin vampire qui me salue pour mon départ de la ville, pourvu qu'il ne morde pas ce joli garçon avec bagages...

 

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Angoulême, janvier 2012    

Publié dans Bande-dessinée

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FERRUA Francis 03/02/2012 14:09

Merveilleux, que tout cela est beau - soudain - il devient difficile de trouver les mots exacts, pour exprimer tout son émerveillement ...