passer pour beaucoup plus bêtes que nous ne sommes

Publié le par lesdiagonalesdutemps

C'est un fait que ce que nous exprimons en paroles, couchons sur le papier, est dix fois plus bête que ce que nous pensons, et cependant nous acceptons, comme les grands écrivains, de passer pour beaucoup plus bêtes que nous ne sommes et commettons ce *non-sens* de dire quelque chose, de le coucher sur le papier, d'exprimer une opinion, de défendre une orientation, de prendre parti pour une idée,

Thomas Bernhard

Publié dans citations

Commenter cet article

xristophe 02/09/2012 03:26

Pas sérieux...

xristophe 27/08/2012 13:20

La réponse m'a l'air bien noire !

lesdiagonalesdutemps 27/08/2012 15:21



elle est seulement réaliste, les mots sur le papier deviennent souvent de vilains cafards noirs



xristophe 26/08/2012 20:25

Ouais, mais enfin ce que "nous pensons", cela n'est "PLUS intelligent" que tel fragment écrit que si l'on considère le "tout" (virtuel...) de ce que nous "pensons" (?) dans une sorte de perspective
cavalière, synthétique, de "saisie" - qui n'a jamais lieu... Lorsque nous "écrivons", nous acceptons de nous "arrêter" sur un seul "moment", "aspect" ou "facette" de notre pensée, facette certes
plus bornée que notre "grand tout" virtuel, mais qui a l'inconvénient de... n'exister pas !

lesdiagonalesdutemps 27/08/2012 06:55



Thomas Bernhard ne fait que constater la perte qui existe entre la transcription écrite de la
pensée