Napola, un film de Dennis Gansel

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

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Allemagne, 2004, 115 mn

Réalisation: Dennis Gansel, scénario: Dennis Gansel & Maggie Peren, image: Torsten Breuer, montage: Jochen Retter musique: Angelo Badalamenti &  Normand Corbeil, casting: Nessie Nesslauer, Costumes: Natascha Curtius-Noss

Avec: Max Riemelt, Tom Schilling, Joachim Bissmeier, Sissy Höfferer, Thomas Drechsel, Claudia Michelsen, Devid Striesow, Goeres Martin,   Joachim Bissmeier , Justus von Dohnanyi Michael Schenk, Florian Stetter, Gerald Alexander Held, Jonas Jägermeyr


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Résumé:
1942, Berlin, Friedrich (Max Riemelt), beau jeune aryen de 17 ans issu d’une modeste famille d’ouvriers est remarqué par un recruteur, Heinrich Vogler (Devid Striesow), d’une Napola (Napola est l'acronyme de National Politische erziehungs Anstalt ou l'Institut national d'éducation politique). Après un difficile examen il y est  admis surtout en raison de ses compétences en boxe. Il saisit cette occasion d'échapper à sa condition sociale. Son père s’y oppose. Friedrich passe outre. A la Napola son professeur de boxe garde un œil sur lui.  Vogler veut Friedrich prèt pour le prochain championnat de boxe inter-Napola Vogler compte sur son poulain pour gagner ce concours annuel de boxe. Friedrich découvre vite que la napola est un monde cruel doté d’une discipline de fer. Mais il y rencontre aussi l’amitié pour un de ses camarades, Albrecht ( Tom Schilling ) qui est pourtant tout son contraire. Friedrich est écartelé entre l'idéologie qui lui est enseigné à la napola  et les croyances pacifistes de son ami. Cette amitié passionnée entre un sportif et un intellectuel va enseigner à ces deux garçons, que tout semblait séparer, comme dans les grands livres de Mann et Hesse, les choses importantes de la vie.
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L’avis critique:
Il y a trois grandes sortes de films historiques ou plus exactement de film dans l’histoire. Vous me direz qu’un film tourné hier est déjà un film historique puisque le contexte de son tournage n’est déjà plus le même que celui d’aujourd’hui et que ce contexte influe de façons variables, mais influe toujours sur la fabrication d’un film. Soyons plus précis, je considère qu’un film est dans l’Histoire lorsque cette dernière intervient de manière significative dans le déroulement de la destinée individuelle que nous suivons sur l’écran.
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La première catégorie est celle dans laquelle les personnages ne sont guère que des alibis pour nous faire visiter une époque, elle n’est pas très intéressante et ne vaut jamais un bon documentaire. Il faut tout de même faire quelques exceptions pour “l’Armée des ombres” de Melville par exemple.
La seconde est celle dont l’Histoire est surtout un décor, servant d’arrière plan à la peinture des âmes. Elle compte des réussites comme “La traversée de Paris” de Claude Autant-Lara ou plus récemment “L’étrange histoire de Benjamin Button” de David Fincher...
La troisième est la plus ambitieuse et celle qui offre le plus de profits tant émotionnels qu’intellectuels à son spectateur, lorsqu’elle mêle à parts égales le romanesque et l’historique en un alliage inséparable. C’est à cette dernière catégorie qu’appartient Napola. Mais faut-il encore pour que ce subtil mariage soit consommé que le nœud romanesque de l’action soit plausible, c’est ce qui ne me semblait pas être le cas dans le pourtant non dénué d’intérèts, “Le garçon en pyjama rayé” alors qu’il l’est dans “Napola”. 
Le titre du film doit paraître bien ésotérique pour la plupart car le sujet est très peu traité et ce n’est pas le moindre intérêt du film que de le faire. Il est fort à parier qu’en France ce sont surtout les lecteurs de “Roi des aulnes” de Michel Tournier dont Schlendorff à tiré un bien mauvais film éponyme, qui vaut surtout pour les jeunes créatures ravissantes qui le traversent, à qui ce terme évoque quelque chose et aussi à ceux, moins nombreux, qui ont lu le thriller “L'Ombre de la Napola” de Reiner Sowa.
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La Napola pour Nationalpolitische Erziehungsanstalt (NPEA) est une école dont l'objectif était de former (de déformer?) une nouvelle génération de cadres pour le reich millénaire, tant politique, qu’ administratif ou militaire, l’élite future de l'Etat nazi.  Par conséquent, la vie à l'NPEA était dominée par la discipline militaire. Seuls les garçons et les filles (ces établissements n’étaient pas mixtes) considérés comme "racialement impeccables» étaient admis à intégrer ces écoles. Cela signifie par exemple qu'un enfant avec une vision défectueuse ne pouvait y être accepté. Un bon niveau scolaire et intellectuel "Au-dessus de l'intelligence moyenne” y était également demandé. Pour y être admis l’ examens d'entrée durait 8 jours (et non une journée comme le suggère le film qui se focalise surtout sur les tests physiques). Dans la vie quotidienne des Napola les garçons étaient constamment mis en  concurrence entre eux et la brutalité régnait partout. Environ un cinquième de tous les cadets qui sont entrés dans une Napola ont ensuite été renvoyés chez eux en raison de blessures subies lors d'accidents pendant leur formation. Le rang des élèves dans l’armée allemande était similaire  à celui des "cadets" des écoles militaires américaines. Les élèves dans les Napola  avaient entre 11 et 18 ans (Comme le fait remarquer son entraîneur de boxe à Friedrich, il était donc rare que l’on y entre  comme lui à 17 ans).
Le pourcentage de Jungmannen (pluriel de "Jungmann") issu des napolas qui a finalement entré dans la SS a été beaucoup plus élevé que dans l'ensemble de la population allemande de 13% comparativement à 1,8% de la même classe d’âge. Inculquer les théories du national-socialiste était considéré comme primordiale dans l’éducation dans les Napola. Il était indispensable que les  cadets intègrent le concept d’ "Endsieg" ou victoire Finale. Beaucoup de ces garçons ont été utilisés comme enfants soldats et sont mort dans les derniers mois de la guerre...
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Les trois premières NPEA ont été fondé en 1933 par le ministre de l'Éducation Bernhard Rust à Plön, Potsdam, et Köslin ( toutes les napolas se trouvaient en Prusse orientale et non dans le Warthegau comme dans le film. Le batiment que nous voyons à l'écran sensé être une napola est en réalité le chateau de Bouzov en République Tchèque; d'autres scène du film ont été tournées à Prague). A partir de 1936, les NPEA ont été subordonnées à l'inspecteur de la politique nationale de l'éducation et des Instituts l’ Obergruppenführer SS  Heissmeyer. A partir de 1939, ils faisaient partie de la Dienststelle Hauptamt, dirigée par l’ Obergruppenführer SS Heißmeyer. Ces écoles ont été alors sous l'influence directe de la SS. Heißmeier fit pression sur les enseignants pour qu’ils rejoignent la SS. Il a également envisagé d'introduire des uniformes et la hiérarchie de la SS parmi les étudiants et les enseignants. Les SS aussi plaçaient de grands espoirs dans les Napola. Leur chef, le Reichsführer Himmler, sélectionnait lui-même certains jeunes. Il s'agissait de transformer l'élite aryenne en machines de combat...
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En 1941, il y avait un total de 30 NPEA avec 6000 étudiants inscrits dans l'ensemble de l'Allemagne nazie. En 1942, il y avait 33 écoles, 30 pour les garçons et 3 pour les filles. À la fin de la guerre 43 écoles existaient.
L’historien Christian Schneider, en quelques phrases situe bien ce qu’étaient les napolas pour le régime nazi: : "Disons qu'il y a deux institutions qui sont plus ou moins les piliers du régime nazi : les camps de concentration d'une part, les Napola d'autre part. Les camps, c'est l'élimination, l'extermination de tout ce qui ne correspond pas à leur vision du monde, à leur conception des races. Et les NAPOLA c'est le contraire. Il s'agit de fabriquer des gens qui aient exactement le comportement qu'ils attendent."

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le sujet, ils peuvent lire aux éditions de L’Harmatan,  NAPOLA, Les écoles d'élites du troisième Reich d’Herma Bouvier, Claude Geraud.   
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"Napola" montre aussi au delà de la mise au premier plan de la description de la barbarie du dressage que subissent ces adolescents, la tentative du nazisme pour briser la hiérarchie des classes sociales en Allemagne.
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Comme l’illustre le fait que le meilleur ami de Friedrich, fils d’ouvrier, à la napola soit le rejeton du gouverneur  locale. Lors de l’invitation que fait Albrecht  à son ami  pour l’anniversaire de son père,  on découvre le château où vit sa famille et l’on s’aperçoit qu’ils sont des nouveaux riches et que c’est le parti qui a donné au gouverneur cette somptueuse demeure. On est également informé que le père du sensible  Albrecht, qui s'oppose au dogme nazi et qui n’ est manifestement pas à une place à la napola,  n'a pas eu le choix et a du accomplir la volonté de son père. Père qui doit son grade et son ascension non à son instruction ou à ses compétences mais à son appartenance au Parti à ses débuts. On remarque aussi l’effacement des femmes ni la mère de Friedrich, ni celle d’Albrecht n’ont voix au chapitre. La société nazi qui nous est décrite est une société patriarcale.

Le scénario, écrit par Dennis Gansel, réalisateur et scénariste, et Maggie Peren, a remporté le Prix du film allemand en 2003 pour le Meilleur Scénario. Il est facile de comprendre pourquoi. Il réussit avec brio la fusion des deux sous-genres, les drames de l’ére nazi et les films de pensionnat de garçons. Le film nous offre à la fois un drame historique riche, ancré dans une époque précise, ainsi qu'une histoire universelle et intemporelle celle de découvrir le monde de la véritable amitié qui fait grandir et fait prendre à l’adolescent,  le sens des  responsabilités.
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Dennis Gansel, à gauche avec deux de ses acteurs.
La beauté du script de Gansel et Peren se trouve dans son refus du mélodramatique gratuit. ils refusent de représenter tous les nazis ou les actions demandées par les nazis comme un mal en soi. Si le directeur de la Napola est une parfaite ganache et le père d’Albrecht un butor, l’entraineur et mentor de Friedrich, Heinrich Vogler est sympathique.  Après "Der Untergang (La Chute)", qui montre Hitler plus comme un malade que comme qu’un monstre,  "Der Tag (The Ninth Day)" dont le sujet est celui d'un fonctionnaire nazi qui cherche à briser la volonté et la foi d'un prêtre catholique, ou "l’architecte du diable", formidable portrait de la figure complexe de Speer, "Napola" est encore un de ces autres films allemands qui cherchent à explorer sans tabou le plus sombre chapitre de l'histoire allemande, en essayant de le peupler avec de vraies personnes.

Ceux qui soutiennent qu'il est impossible d'humaniser les nazis se trompent dramatiquement. Le danger des idéologies comme le nazisme, c'est qu'elles sont défendues par des personnes “ordinaires”.
Il y a beaucoup de choses dans ce film qui bénéficie d’un atout immédiat est qu’il est fait par des allemands et donc que l’on entend cette langue; ce qui lui donne d’emblée une évidente authenticité. Il n’est pas indifférent qu’ il soit allemand, il faut rappeler que le premier film à dénoncer l’embrigadement de la jeunesse par le nazisme est aussi un film allemand, “Le pont” de Bernhard Wicki. Les allemands d’aujourd’hui doivent se colleter au fait qu’ils sont quasiment tous les descendants des nazis d’hier  qu'ils aient été forcés ou non, induits en erreur ou non et pour de bonnes raisons (s'il en existe) ou non.  Les générations actuelles de ce pays doivent faire face à cette réalité. Une des motivations pour Dennis Gansel a réaliser son film, est que son propre grand père a été élève d’une napola puis officier sous le IIIè Reich. La récente avalanche de films allemands revenant sur le régime nazi est une indication que quelque chose est en mouvement dans la société allemande dans ce domaine.

Il est très intéressant également que “Napola” suggère que les raisons qui poussent des individus vers une idéologie soient multiples. Friedrich, armés seulement de sa jeunesse, de son optimisme et de naïveté, voit dans l'éducation de la Napola la possibilité d'une carrière qu’ il n'aurait jamais eu s’ il était resté à la maison. Albrecht, lui a été contraint par son père d’entrer dans ce système, son cas  n’a pas du être rare, quant à son père on voit bien que le nazisme est pour lui une revanche sociale comme ce fut le cas pour la plupart des hauts dignitaires du régime.
Les premières séquences d’un film, (comme les premiers paragraphes d’un roman) sont extrêmement importantes. Elles déterminent la qualité du regard que le spectateur portera sur les suivantes. S’il est “accroché”, il sera d’emblée bienveillant pour la suite, alors que s’il y a décelé immédiatement des faiblesses, il se fera suspicieux envers le cinéaste qui aura bien du mal ensuite à reconquérir son estime. Les premières séquences de Napola, en particulier celle du combat de boxe, sont parfaites et la reconstitution d’époque impeccable, comme dans tout le film. Le montage est nerveux et rapide, le jeu des acteurs convaincant, le héros bien mis en évidence et sa plastique peut difficilement laisser indifférent... C’est déjà en grande partie gagné.

Rapidement on comprend que le réalisateur a choisi de faire progresser son film sur deux voies, le romanesque et l’historique qui se nourissent mutuellement. On a conscience dès les premières images que Gansel ne nous présentera pas les nazis comme des caricatures mais comme des humains ordinaires, de même il met l’accent sur ce que ces adolescents, censés être la futur élite du reich millénaire, ont des sentiments et des agissements peu différents de ceux d’ailleurs et en d’autres temps. On voit bien le hiatus entre l’idéal fantasmé que les nazis imagine être l’adolescent et la réalité beaucoup plus prosaique de ceux, même triés sur le volet, qui intégraient les napolas. A telle enseigne que pour “Napola”, on peut faire un parallèle avec un autre film qui se déroule dans un tout autre contexte, “Le cercle des poètes disparus” en effet dans les deux films, le suicide est un moyen de fuite pour un adolescent qui contre lui voit pactiser l’école et sa famille. Napola met bien en évidence les rituels et le processus, qui mènent à l'asservissement et à l'exclusion. Il fait voir aussi la peur de tous ces jeunes enrolés, leur solitude, leur désespoir, et le sadisme des professeurs. On sent que l'objectif du réalisateur, est d'abord de faire passer toutes ces émotions et il y réussit .Le spectateur  sent, dans sa chair, la réalité de l'époque.
Le réalisateur parvient habilement a faire cohabiter le documentaire sur la Napola avec une fiction dramatique. C’est par une suite de courtes scènes, très dynamiques, montées à la suite des unes des autres que l’on apréhende le quotidien de la napola.
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Dennis Gansel a bénéficié d’un budget important pour tourner son film et en a fait bon usage. Toutes les prises de vues sont soignées et bénéficient d’un éclairage toujours bien étudié. Les effets spéciaux sont indiscernables et astucieux en particulier ceux de la dramatique scène du lac qui, il me semble doit beaucoup à “Titanic” et ne lui est en rien inférieure. La façon dont cette scène a été filmé est bien montré dans le making off présent sur le dvd américain.
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Le chef opérateur a donné une dominante gris-bleu à plusieurs séquences renforçant ainsi  le sentiment à la fois du froid du climat et de celui qui habite nombre de ces coeurs fanatisés.
La musique, écrite par Angelo Badalamenti (Un long dimanche de fiançailles )  et Normand Corbeil est  élégante et non attentatoire; comme si tout était calmes et silencieux, de nombreux plans montrent les garçons à la fenêtre du château et insistent sur la quiétude qui les entoure, faisant ressortir la violence qui règne dans l’ établissement qui apparaît comme étranger à cet environnement bucolique. Cependant la musique éclate dans les scènes de boxe, et aussi dans celles où la  colère de Friedrich explose, soulignant les états d’âme du héros.
Il est remarquable qu’il n’y ait pas de scènes faibles cinématographiquement les scènes de combats, très bien montées, comme celles intimistes sonnent justes.
L’interprétation est sans reproche à commencer par Max Riemelt dont les épaules ne sont pas seulement belles mais aussi solides pour supporter une grande partie du film. Si Max Riemelt est inconnu en France, il est célèbre en Allemagne et posséde, malgré son jeune âge, une filmographie fournie; tout comme Tom Schilling qui interprète Albrecht et qui dans deux autres films joue le rôle d’Hitler jeune! Le reste de la distribution ne démérite pas non plus.
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Dennis Gansel est né en 1973 à Hanovre. Etudiant à la Munich Film School, il réalise les courts-métrages “The Wrong Trip” et “Living Dead” en 1995 et 1996. Tous deux sont produits par Christian Becker, qui suit les mêmes cours que lui, et remportent le Prix Murnau du court-métrage. En 1998, il enchaîne avec un autre film court, Im Frautag Des Herren (“A Mission from God”). Napola est son troisième long métrage. Depuis il en a tourné un quatrième “La vague” (qui en fit beaucoup en Allemagne) qui traite aussi d’éducation et de totalitarisme, une nouvelle fois avec Max Riemelt.


Ce beau film est édité en dvd et fort bien par Picture This (ce qui n’est pas toujours le cas pour cet éditeur), maison d’édition estampillée gay, pourtant rien de sexuel dans l’amitié passionnée entre Friedricht et Albrecht. Je veux croire que ceux qui rangent Napola parmi les films gays ont en mémoire les belles paroles d’”Amour et amitié" d’Henri Tachan...
Entre l'amour et l'amitié
Il n'y a qu'un lit de différence,
Un simple "pageot", un "pucier"
Où deux animaux se dépensent,
Et quand s'installe la tendresse
Entre nos corps qui s'apprivoisent,
Que platoniquement je caresse
De mes yeux ta bouche framboise,
Alors l'amour et l'amitié
N'est-ce pas la même romance ?
Entre l'amour et l'amitié
Dites-moi donc la différence...
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Bande Annonce

 

Commentaires lors de la première parution du billet

 

A propos de Napola

Cher Bernard,

J'ai découvert ce film grâce à vous. Il m'a profondément ému... Je me permets d'utiliser la zone "commentaires" de votre blog pour dire pourquoi.

Votre présentation de ce film est très pertinente, tant sur le lien entre toile de fonds "historique" et trame romanesque que sur les qualités de la prise de vue, de l'interprétation, du scénario.

Les deux jeunes protagonistes, Friedrich et Albrecht, sont profondément attachants et crédibles, les acteurs Max Riemelt et Tom Schilling sont remarquables de pertinence et de naturel. Max Riemelt a d'ailleurs obtenu le prix du meilleur acteur lors d'un festival pour ce rôle.

Leurs histoires croisées sont servies par une très belle prise de vue, par une musique non moins remarquable qui joue un grand rôle dans le film, entre les climats ambiants de Normand Corbeil et les magnifiques thèmes mélodiques signés par Angelo Badalamenti.

J'ai été profondément sensible au contraste entre la naïveté, l'idéalisme de ces deux garçons et la cruauté, la démence de l'environnement de leur "training" dans cette école nazie. Les scènes insoutenables se succèdent, humiliation sadique d'un élève, cruelle épreuve du feu nocturne dans des forêts enneigées, entraînement au lancer de grenade, endoctrinement idéologique et raciste...

J'ai été bouleversé aussi par l'épisode de l'anniversaire du père d'Albrecht, Violence insoutenable lorsque le père refuse d'entendre le poème de son fils, lorsque les deux amis doivent se battre dans un cruel simulacre de match de boxe.

L'épisode du massacre des prisonniers russes, et du courage d'Albrecht produisant dans une dissertation une version "non conforme", mais véridique, de ces évènements m'a lui aussi profondément ému. AInsi que la très belle scène entre Albrecht et son ami Friedrich, entre larmes et étreinte.

La scène du lac me hantera pour longtemps. Parce que je ne l'anticipais pas. Parce qu'elle est magnifiquement filmée. Parce que les réactions de Friedrich sont criantes de vérité. Comme lorsque ce dernier est raccompagné dans la chambrée où s'impose la disparition de son ami.

Quant au match de boxe final, le processus qui conduit Friedrich à baisser les poings et à subir les coups pour mieux résister à la violence de l'institution m'a mis les larmes aux yeux. 

Où sont les limites de l'acceptable ? A partir de quel point le compromis est-il impossible ? Quelles sont les valeurs sur lesquelles on ne peut transiger ? Quelle est la force du faible ("Il était trop faible", dit le père d'Albrecht, après sa mort).

Ce film donne beaucoup à penser et à méditer, sur le totalitarisme, la violence institutionnelle, qui broie les destins et les sensibilités, sur la faiblesse et la force des adolescents soumis à cette implacable machine.

Rarement ai-je autant ressenti le désir de rentrer dans un film pour en changer le cours, pour interférer avec le destin, écrit, trop écrit, des personnages. Je pense à Albrecht, sensible, cultivé, idéaliste, doué pour l'écriture, touchant de fragilité et de sensibilité, que j'aurais aimé voir survivre à cette histoire, dans ce film.

Superbe film, quelque part entre "Le Cercle des poètes disparus" et "Titanic", comme vous le suggérez, Bernard. Sa violence, sa poésie, son questionnement ne quitteront pas de si tôt le spectateur.

Ajoutons que les deux jeunes protagonistes sont superbes et terriblement émouvants. Les acteurs qui les interprètent sont magnifiques de talents et de sensibilité... 

Cher Bernard (et anyone else..), si vous m'avez lu jusque là, j'aimerai présenter une requête. Vous dites vous même que les bonus du DVD américain contiennent le "making off" du film (en particulier de la scène du lac). J'ai lu ailleurs que le même DVD contenait un certain nombre de scènes coupées du film officiel ainsi qu'une galerie photos.

Je vous serai infiniment reconnaissant, à vous ou à tout lecteur de votre blog, pour un lien "rapidshare" qui me permettrait de voir ces bonus. J’ai recherché en vain ces suppléments sur le net. Le DVD est introuvable en France, je ne suis pas sûr que mon lecteur DVD pourrait lire un DVD américain...

Mille mercis pour votre blog et ce que vous nous permettez de découvrir...

Philip

Posté par Philip, 23 avril 2009 à 10:21

réponse à Philip

Merci pour tous ces compliments. Ne soyez pas trop frustré les bonus du dvd n'ajoute que peu de choses au film. Néanmoins je vous signale que votre ordinateur s'il a un lecteur dvd devrait lire le dvd américain mais pas votre lecteur de salon si vous ne l'avez pas fait dézoner toutefois certains lecteurs sont d'origine toutes zones. Pour en revenir au cinéma je vous conseille, si le problème de la jeunesse et du totalitarisme vous intéresse de voir le nouveau film du réalisateur "La vague" sortie malheureusement très discrétement sur les écrans français. Je ferai un post sur ce film dans le futur. Il en existe un dvd sous titré français mais pas encore en France. Autre film intéressant sur le sujet "une jeunesse sans dieu" de Catherine Corsini datant d'il y a quelques années et diffusé jadis sur Arte...
Posté par B A, 23 avril 2009 à 11:39

Merci !

Cher Bernard, 
Oui, vous avez raison, un DVD américain devrait être lisible sur mon ordinateur, donc je vais tenter ma chance...
J'ai pu me procurer ces jours-ci "La Vague" (avec sous-titres anglais): je vais le regarder avec plaisir. L'argument de départ de ce film de Gansel semble tout à fait intéressant. Et il me donnera l'occasion de revoir le beau Max Riemelt... 
Je ne connais pas "une jeunesse sans dieu" de C. Corsini, je vais essayer de trouver ce film... 
Bonne continuation pour votre blog qui ajoute quelques épices à l'écume des jours...

Philip

Posté par Philip, 23 avril 2009 à 17:26

Merci

Bonjour, je voudrais vous remercier pour ce blog très intéressant sachant que je suis une jeune étudiante et qque j'ai regardé ce film dans le cadre scolaire, j'ai décidé alors de faire un exposé sur la technique du film Die NAPOLA et avec votre blog que j'ai lu entièrement, j'ai trouvé des informations très intéressantes alors je remercie. Bonne continuation et toutes mes félicitations.
Florine

Posté par Florine, 23 mai 2009 à 16:27

réponse à florine

Merci pour vos compliments. Je suis très heureux lorsqu'un de mes petits textes peut aider quelqu'un dans ses études ou autres. D'autre part il est réconfortant qu'un film aussi intéressant soit diffusé dans un cadre scolaire. S'il y a d'autres exemples de la diffusion de ce film soyez aimable de me les communiquer et de donner des détails sur le cadre de cette diffusion et de sa réception.
Posté par B A, 29 mai 2009 à 07:39
En annexe un texte écrit en 1941 sur les napolas

Voici un texte inédit de Julius Evola dans sa traduction française et consacré aux Napolas, ces écoles d’élites dans l’Allemagne nationale-socialiste. Attention ce texte n'est pas neutre. Julius Evola était relativement favorable  au National socialisme..

 

 

             Nous pensons qu’il est intéressant de fournir quelques informations au sujet de certaines nouvelles initiatives germaniques, dont le but est de donner une forme politique particulière au domaine de l’éducation « qualitative », qui à l’époque précédente avait essentiellement été confié à certains instituts privés. Et nous commencerons par un aperçu des dites « Napolas ».             

             Napolas1est l’abréviation de National Politische Erziehungsanstalten, ce qui signifie « Instituts d’éducation nationale-politique »2. Voici quelles furent leurs origines : suite au traité de Versailles, l’Allemagne fut contrainte de fermer certaines écoles d’officiers3; le gouvernement allemand de l’immédiate après-guerre en fit alors les « Staatliche Bildungsanstalten », des instituts éducatifs publics destinés à accueillir des jeunes nécessiteux, négligés par leurs familles. Il s’agissait de scuole medie4discernant des diplômes légalement reconnus, où l’éducation était principalement libérale et apolitique ; elle était complétée par une formation sportive assez développée.

 

             Une fois le national-socialisme arrivé au pouvoir, ces instituts furent de nouveaux transformés pour devenir les Napolas. Celles-ci, contrôlées par l’État nouveau, ont des finalités strictement politico-sélectives. Elles sont destinées à accueillir des jeunes particulièrement doués et à développer en eux les qualités qui peuvent les rendre aptes à exercer des fonctions dirigeantes, pas nécessairement dans l’Armée ou dans le Parti, mais dans n’importe quel domaine de la vie. Une telle conception totalitaire qui accorde une attention particulière au développement des qualités viriles s’accompagne d’une sensibilité « sociale », d’une habitude consistant à considérer ses propres actions dans leur rapport à une communauté.

http://img856.imageshack.us/img856/8072/bundesarchivbild1461978.jpg            Sont ainsi caractéristiques les déclarations que nous avait faites personnellement – au cours d’une de nos visites – l’un des inspecteurs généraux de ces instituts. Celui-ci avait souligné la distinction qui devait être effectuée entre l’éducation familiale privée et l’éducation politique. Il avait contesté que l’éducation politique puisse être considérée comme un développement ultérieure de celle, « naturaliste », que le jeune pouvait recevoir dans le cadre familial. Il s’agit au contraire d’une phase distincte, qui a d’autres pré-requis et se fonde sur d’autres principes, principalement celui de laSoldatische Gemeinschaft5, de la communauté et de la solidarité qui peut exister au sein d’un groupe guerrier. C’est surtout dans un tel sens que veulent agir les Napolas : pas comme une copie ou un prolongement de la famille. C’est à un Ordre différent et plus vaste que le jeune doit se sentir appartenir, un Ordre qui a sa propre loi et sa propre morale.

             Tandis que l’admission aux Staatliche Bildungsanstalten, soit la précédente forme libérale des instituts en question, était libre, dépendait uniquement de la volonté des étudiants, ne viennent à l’inverse dans les Napolas que les jeunes qui ont été signalés dans les écoles inférieures ou par les chefs des organisations de jeunesse du Parti pour leurs dispositions particulières et privilégiées. L’admission peut survenir soit à 10 ans, soit à 14 ans, et le cursus complet dure huit ans dans le premier cas, et quatre ans dans le second.

             Il n’existe pas de tarif fixe pour l’admission dans ces internats scolaires. L’offre peut être gratuite selon les moyens de la famille du jeune qui a été reconnu digne d’être admis. Il n’est pas possible de redoubler une classe. Si dans l’étude ou dans une autre branche de l’éducation, un jeune se montre déficient, il est systématiquement exclu.

 

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             Dans les Napolas, dans le cadre de l’instruction physique et de la fortification du caractère, on trouve aussi les « preuves de courage » que nous avons déjà mentionnées en parlant d’instituts similaires en Allemagne. Par exemple, on demande même aux plus petits élèves, à ceux de dix ans, de se jeter dans l’eau d’une certaine hauteur, y compris s’ils ne savent pas nager, ou aux plus grands, entre autres, de monter un cheval vif sans selle ; leur comportement est attentivement observé en tant que « preuves de combativité », et ainsi de suite. Du point de vue de l’individu, on cherche la singularité dans un groupe ; une attention particulière est portée aux dons de la camaraderie, comme aux capacités de commandement sur ses camarades et au sens de la responsabilité qui y est lié. Afin de faciliter le développement de tels dons, dans les Napolas est accordée une grande place au principe de l’autodiscipline, c’est à dire que l’ordre est confié à des jeunes auxquels on confère, selon leurs qualités, une autorité sur un certain groupe.

             C’est aussi sur la base de tels dons que l’on juge si les jeunes sont dignes ou non de rester dans les instituts en question. La confirmation de l’admission survient, en principe, après un an de probation. Mais le test continue plus tard et le jeune doit savoir qu’il peut être renvoyé à tout moment s’il ne se montre pas digne de la hauteur des idéaux des Napolas.             

             Quant à l’enseignement pratique, il ne se veut pas inférieur à celui dispensé dans les autres écoles. Conformément à l’idée d’une éducation totalitaire, l’élément esthétique n’est pas négligé, on enseigne non seulement le dessin et la peinture impressionniste, mais aussi le chant qui a, ici, une place non négligeable. Par ailleurs, on attribue les élèves à des enseignants jeunes, de telle sorte que, de par leur prestance physique, ils puissent également être leurs maîtres, leurs concurrents ou leurs capitaines lors du camp sportif (ou lors des exercices tactiques collectifs) qui a lieu périodiquement et, une fois par an, lors du concours des élèves des 20 écoles qui existent dans tout le Reich6.

 

             Concernant l’éducation politique, on a recours à la méthode dite « casuistique ». On préfère, à l’exposition de concepts abstraits, présenter aux jeunes des cas concrets et examiner l’opinion qu’ils doivent s’en faire. Ainsi, on tend davantage à faire agir et à raffiner une sensibilité donnée qu’à inculquer des schémas génériques des idées politiques ou sociales.

             Une initiative singulière et audacieuse des Napolas consiste à envoyer les jeunes faire vie commune, les plus jeunes avec des familles de paysans, les plus âgés avec des familles d’ouvriers industriels, pour une période pouvant aller de six à huit semaines. Durant cette période, le jeune homme est embauché par la famille comme travailleur salarié, vit avec eux, doit subvenir à ses besoins avec son salaire, et il lui est interdit de recevoir de l’argent ou des colis de sa famille. Lors d’une telle période de vie commune, le jeune doit pouvoir affiner sa sensibilité sociale et se rendre compte par lui-même des problèmes de l’existence. Il doit également servir d’exemple, par sa conduite, aux familles et aux salariés parmi lesquels il se trouve, et ne doit pas négliger de les éclairer sur les problèmes politiques et sur la manière dont il a appris à sentir, de manière vivante, les idées du national-socialisme.

             Tout cela se fait au travers d’un accord entre les Napolas et l’Arbeitsfront, c’est à dire le « Front du Travail allemand », l’organisation du Parti qui contrôle le travail national, qui dans ce cadre pense à envoyer les élèves dans des endroits adaptés à ce nouvel apprentissage. Ces dernières années ont été organisés par l’institution des voyages éducatifs à l’étranger.

 

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Croire, Obéir, Combattre



             Une fois le cursus achevé, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le jeune homme ne reçoit aucun diplôme spécifique, ou privilégié. Il se trouve alors dans les mêmes conditions que celui qui a fréquenté une école normale, son avancement n’est facilité d’aucune façon. C’est que l’on pense que le jeune homme doit être capable de faire fructifier tout seul, dans la lutte pour la vie, les qualités supérieures que cette éducation spéciale, complexe et rigoureuse a contrôlées, confirmées et développées. Ces qualités doivent être affirmées, de manière virile et réaliste, par leurs propres moyens, sans aucune aide, et conduire le jeune au poste dirigeant auquel elles le rendent, en principe, digne.

             Il n’est pas superflu de relever le fait que l’essentiel des éléments qui dirigent la formation des jeunes dans les Napolas et qui les contrôlent est fourni par les SS (abréviation de Schutz-Staffeln), le corps « noir » germanique, qui a l’ambition d’être un gardien voire un ordre – dans le sens ancien d’organisation ascétique guerrière – de la révolution nationale-socialiste.

 

Julius Evola, Il Regime Fascista, le 27 Mai 1941.

 

L’article en version imprimable : Julius Evola, « Les Napolas »Il Regime Fascista, 27 mai 1941, Forum NSR, 2011. [pdf`|283Ko|4p]

 

 


 

1NdT : Evola semble mettre systématiquement un « s » à la suite de « napola »

2NdT : La traduction d’Evola en italien étant « Istituti di educazione nazional-politica »

3NdT : Article 176 du Traité de Versailles : « A l’expiration du délai de deux mois, à dater de la mise en vigueur du présent traité, il ne subsistera en Allemagne que le nombre d’écoles militaires strictement indispensables au recrutement des officiers des unités autorisées. Ces écoles seront exclusivement destinées au recrutement des officiers de chaque arme, à raison d’une école par arme. Le nombre des élèves admis à suivre les cours desdites écoles sera strictement proportionné aux vacances à pourvoir dans les cadres des officiers. Les élèves et les cadres compteront dans les effectifs fixés par le présent Traité (article 160, 1., alinéas 2 et 3). En conséquence et dans le délai ci-dessus fixé, toutes académies de guerre ou institutions similaires en Allemagne, ainsi que les différentes écoles militaires d’officiers, élèves officiers (Aspiranten), cadets, sous-officiers ou élèves sous-officiers (Aspiranten), autres que les écoles ci-dessus prévues seront supprimées. »

4NdT : L’équivalent de nos collèges.

5NdT : La communauté des soldats

6 NdT : Au moment de la rédaction de cet article, un peu plus d’une vingtaine de Napolas existaient. Il y en eut 37 en tout. Leur liste est disponible sur Wikipedia, article « National Political Institutes of Education »


 

Publié dans cinéma gay

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Ismau 13/02/2014 15:18

J'aimerais bien voir ce film, que vous décrivez comme très bien réalisé, et au sujet à plusieurs titres particulièrement intéressant .
Sujet que je connaissais déjà un peu, après avoir vu il y a quelque temps sur Arte un excellent documentaire " Napola, les écoles d'élite du IIIème Reich " Je viens de le retrouver sur le net, et
de le visionner à nouveau, à la lumière de votre analyse . Ce documentaire montre bien sûr des images et films d'archives, mais aussi plusieurs passionnants témoignages d'anciens élèves, nuancés
pour certains, franchement négatifs pour d'autres . C'est toujours riche d'enseignement d'avoir des points de vue si différents pour une même réalité :

http://www.youtube.com/watch?v=hkX6DTJZIVY

lesdiagonalesdutemps 13/02/2014 18:31



merci pour la référence sur youtube car je n'ai pas vu ce film. Il équilibrerait sans doute le texte d'Evola qui s'il n'était pas nazi était crypto fasciste. Evola est une lecture ardue mais très
très intéressante je pense au train où vont les choses que l'on devrait pas tarder à en reparler. En Italie la CasaPound (si l'extrême droite française avait ce niveau cela serait autre chose que
nos bas du front) en fait une grande propagande. Napola se trouva assez facilement en dvd sur la toile. J'espère que les liens de visionnage que j'ai mis sont encore vivants.