Michel Tournier se raconte

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

 

J'ai beaucoup aimé Michel Tournier, où plutôt j'ai beaucoup aimé son deuxième livre, "Le roi des aulnes" dont l'adaptation cinématographique donna un assez mauvais film qui ne fut sauvé fugitivement que par la présence de Caspar Salmon qui avait déjà été remarquable dans  L'ÉLÈVE, que deviennent les enfants de cinéma? J'ai lu "Le roi des Aulnes" dès sa parution; j'en avais été alertée par un article du supplément littéraire du Monde qui alors traitait encore de littérature. Le livre m'a accompagné quatre jours, le lisant par petits morceaux craignant d'en terminer la lecture trop vite. J'avais le sentiment merveilleux, très valorisant pour mon égo car on pense stupidement être le seul, de découvrir un grand écrivain. Aussitôt cette lecture terminée, voyant que l'auteur avait écrit un premier livre, "Vendredi ou les limbes du Pacifique" qui avait fait quelque bruit, mais à coté duquel j'étais passé sans m'arrêter, je me suis précipité pour acheter ce premier opus de l'auteur. Je l'ai avalé en quelques jours, je n'étais déjà pas un lecteur véloce, et me suis bien demandé quel intérêt y avait-il, surtout pour un premier roman, de réécrire Robinson Crusoé qui plus est en l'alourdissant de considérations philosophiques, je n'ai guère retenu de ce pseudo roman qu'une manière originale de se masturber que près de quarante cinq ans plus tard je n'ai toujours pas expérimenté. J'ai néanmoins attendu avec impatience le prochain ouvrage de Tournier. Ce fut "Les météores" roman contenant des pages épatantes en particulier celle sur le dandy des gadoues, mais très mal construit et partant dans tous les sens. Et puis c'est à peu près tout ce qui mérite d'être cité. J'ai pourtant durant les dix ans qui ont suivi acheté et lu tous les ouvrages que Michel Tournier. Il était de plus en plus minces mais écrits dans un style de plus en plus lourd. Tournier est peu à peu passé à la trappe médiatique, qui n'est pas toujours injuste. Il restera l'homme d'un seul livre, "Le roi des Aulnes", ce qui n'est pas rien.

Il est amusant, et un peu cruel, d'écouter dans les émissions qui suivent, pour cela il suffit de cliquer sur les lignes soulignées, l'écrivain incroyablement heureux de lui au sommet de sa notoriété, aujourd'hui que son étoile a pali et est revenu à une plus juste lumière 

 

bon plaisir 1985 02 02 Michel Tournier, Pierrot et Colombine (1 d�but).mp3

 

imaginaires 1995 01 07 Michel Tournier (FrMu).mp3

http://www.mediafire.com/?et521k7925qhckr

Emission de Jean-Michel Damian réalisée en direct depuis le domicile de Michel Tournier. Le romancier, tout en faisant partager ses souvenirs d'enfance, évoque son oeuvre. Avec illustrations sonores de disques du commerce.

 

 

France Culture, "Parlez-moi d'elle", Michel Tournier 1994 (Elle est la mère de Michel Tournier
http://www.mediafire.com/?csdit5rlcl4hc8u
 

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Publié dans télévision et radio

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bruno 02/03/2012 16:23

Merci pour ce billet.
Tournier avait aussi produit quelques pages pas inintéressantes sur la photographie. Les Rencontres d'Arles sont encore une belle occasion.
Sur "que sont les enfants du cinéma devenus", lire :
"Les enfants du cinéma" de F.G. Lorrain chez Grasset

Merci pour tous vos billets

lesdiagonalesdutemps 02/03/2012 16:32



merci pour les références du livre que je ne connaissais pas.


Tournier a aussi écrit un scénario qui était intéressant sur Gilles de Rai que Gérard Blain devait tourné mais il a abandonné le projet n'ayant pas eu l'avance sur recette ce dont il fut fort
meurtri...