Maria Fortuny (1838-1874)

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

auto Portrait (1858), MNAC

Maria Fortuny (1838-1874), est une figure emblématique du XIX éme siècle malgré une vie courte mais intense. Il disparu à seulement 36 ans. Il a réalisé plus de 350 œuvres et des milliers de dessins et d'estampes, comme les magnifiques Il Contino (1861), L'Odalisque (1861), le collecteur d'impression (1866), Le Vicaire (1870) ou Le vendeur Tapisserie (1870) autant d'oeuvre qui lui ont donné le succès et la reconnaissance. 

Il Contino (1861), MNAC

L'Odalisque (1861), MNAC

La bataille de Tétouan (1863-1865), MNAC

"Une fascination a entouré d'une aura de respect romantique, la grande toile de la bataille de Tétouan (1863-1865) peint par Mariano Fortuny est devenu une icône en Espagne de notre imaginaire culturel. Depuis son arrivée Barcelone en 1875, est devenu l'une des créations artistiques les plus précieuses de notre passé récent. Ce travail dégage un dynamisme, une vivacité de couleurs, une véracité inhabituel dans un type de peinture qui habituellement est redevable aux conventions et servitudes académiques . Ce point de vue non orthodoxe, à peine fidèle aux canons du genre, est devenu un événement unique et novateur dans le contexte de la peinture du dix-neuvième siècle. Néanmoins, c'est une œuvre inachevée qui a provoqué la déception de l'auteur pour devenir un défi non réussi ".

Jordi a. Francesc Carbonell et M. Quilez, conservateurs

 bain à Tanger (1862), MNAC

 Famille marocaine (1862), MNAC

Maréchal-ferrant marocain (1863), MNAC


Le collecteur de copies (1866), MNAC

African Beach (1867), MNAC

Vendeur Tapisserie (1870) Museu de Montserrat



Une grande partie de l'oeuvre du peintre relève de l'orientalisme, vécu d'abord comme imaginaire, nous voyons le travail d'un homme qui est tombé amoureux des sujets qu'il a transféré sur la toile ou le papier, sur lesquels il a fidèlement recréé avec détail intense, dans le quantité de dessins et esquisses préparatoires, personnages et détails architecturaux qui l'ont fasciné. 



Maréchal-ferrant marocaine (1870), MNAC

Le massacre des Abencerrages (1870), MNAC

Le Vicaire (1870), MNAC

Paysage de Grenade (1871), MNAC

jeune garçon nu sur la plage de Portici, (le fils du peintre, Mariano Fortuny Madrazo) (1874) Le Prado

Les enfants de Maria Fortuny dans la pièce japonaise (1874), Le Prado

Enfant à Portici (1874), MNAC



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ismau 17/05/2013 19:55

Ce roman, publié en 89, est bien résumé dans le blog "culture et débats ". Ce qui intéressant, mais aussi dérangeant dans cette histoire autobiographique, c'est qu'elle tient du règlement de compte
et de la trahison . Elle parle de la difficulté à créer une relation affective ou amoureuse, avec une trop grande différence d'âge et de milieu social . le jeune ( l'auteur recueilli par le
conservateur ) pourrait être reconnaissant, mais il se sent finalement humilié et assujetti, jusqu'à réagir à la fin avec une violence débile, heureusement de pure fiction .
A la suite de la publication du livre, l'ami-conservateur de musée, trahi avec tant d'ingratitude par son protégé, qui révèle sous un mauvais jour leur vie intime et leur consommation d'opium ...
s'est durablement fâché, et on le comprend !

On retrouve des échos de cette histoire, et de tout le parcours de Philippe Mezescaze dans les milieux de l'art et de l'écriture, dans "De l'eau glacé contre les miroirs " : un livre beaucoup plus
riche de souvenirs réels, très émouvant et très bien écrit, avec des souvenirs d'amis aussi connus que Barthes, Foucault, Téchiné, Hervé Guibert ...

lesdiagonalesdutemps 17/05/2013 21:28



Merci pour ces informatione. Je crois que je vais me procurer De l'eau glacé contre les miroirs suite à ce que vous me dites de cet ouvrage au bien beau titre.


Je suis d'accord avec le premier roman, il me semble en effet qu'il est impossible de créer une relation amoureuse sincère entre personnes de milieu social trop différent.



ismau 16/05/2013 16:15

Je m'étonne que vous n'ayez pas sélectionné l'aquarelle "Idilio", avec son très charmant petit berger nu, joueur de flûte double ...
Quant au tableau qui représente "Les enfants du peintre dans un salon japonais", il tient un rôle central dans l'étrange roman autobiographique de jeunesse de Philippe Mezescaze "Les petites
morts",inspiré de sa vie à Nice chez le conservateur de musée Pierre Chaigneau .

lesdiagonalesdutemps 16/05/2013 18:10



Il me semble que j'ai dèjà publié le berger aux flutiaux comme le garçon nu sur la plage que j'ai photographié lors de ma visite du Prado.


Je ne connais abosolument pas le roman dont vous me parlez. Pourriez vous m'en dire un peu plus sur cet ouvrage.