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Publié le par lesdiagonalesdutemps


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xristophe 31/03/2014 23:16

Pour Ismau.
Ismau ! parlons plutôt des "liens" de ce pauvre surréalisme avec Cocteau ! (non le contraire) Nous avons l'Astre, c'est Cocteau, et des petites planètes ratatinées, des cailloux ridicules,
astéroïdes en caca sec, calculs biliaires jetés après usage dans le grand Vide qui sert de fosse d'aisance au diable - l'enfer, en somme (pas celui de Parmegiani...) (C'est quoi déjà, le
"surréalisme" ?)

lesdiagonalesdutemps 01/04/2014 07:12



J'aime bien les cailloux de Tanguy ou ceux de Farjas (époque des magalithes).



xristophe 31/03/2014 23:03

Et bien moi, je trouve Dali génial, na !
(Il fallait y penser...)
Une fraîcheur inépuisable.

xristophe 31/03/2014 23:01

Pour B.A.
Wilfredo Lam, splendide - vraiment très picassien ! Mais pour moi c'est une qualité supplémentaire... J'aime énormément voir les influences (et être influencé). Et Picasso a tant emprunté à l' "Art
Nègre" comme on disait. C'est un juste retour...

lesdiagonalesdutemps 01/04/2014 07:11



Wilfredo Lam fut une de mes raisons avec les belles vieilles américaines de ma promenade à La Havane en ce qui concerne Lam je fus un peu déçu, il y en a relativement peu, mais ils sont
splendides au musée de La Havane, ville extraordinaire, C'est sur le blog en cherchant bien


P.S voilà l'adresse exacte du billet sur le blog


http://www.lesdiagonalesdutemps.com/article-wilfredo-lam-au-musee-de-l-art-cubain-palacio-de-bellas-artes-de-la-havane-81875277.html



Ismau 31/03/2014 22:36

Nous avons tous les deux raison : le qualificatif de surréaliste est employé par Apollinaire, aussi bien pour Parade que pour les Mamelles ( les deux en 17 d'ailleurs )Mais j'avais choisi Parade,
pour les liens de Cocteau avec le surréalisme :http://fr.wikipedia.org/wiki/Parade_(ballet)
Oui, je suis d'accord, Dali est un peu agaçant avec sa peinture, mais il a fait beaucoup plus que cela : des installations, des performances, du cinéma ... et là il est vraiment très inventif,
étonnamment actuel.

lesdiagonalesdutemps 31/03/2014 22:44



Je trouve au contraire un coté vieille peinture à Dali mais quelle technique!



xristophe 31/03/2014 16:59

Faut-il confondre gentiment les revendications verbales surréalistes avec la piètre vérité des œuvres... Le haine, la jalousie vis à vis de Cocteau, c'est avant tout celle de ce "surréaliste
officiel", comme vous le dites, Ismau, du nom d'André Breton je crois, et le "fils de gendarme", comme on chuchotait en tremblant autour de ce petit Staline (et qui ne déshonorait pas que la
Gendarmerie, mais toute la Poésie) ("Il y aura toujours une pelle au vent dans les sables du rêve" !); nous avons des détails, dans le "Cocteau" de Claude Arnaud... Cocteau n'est pas "resté proche
de l'esprit surréaliste", si l'on entend par là le groupe funeste et sans esprit où seul Breton du reste ou à peu près est resté encarté jusqu'à la fin, les autres tous démissionnés, suicidés ou
"excommuniés"... (Qu'ils soient absous) Dali disait : "le surréalisme c'est moi", on reconnaît le style "génial" et un peu fatiguant de ce grand peintre de dollars avide, que j'aime bcp - mais
c'est Cocteau qui aurait pu le dire - et il ne leur doit rien, à ces fruits secs : sa fécondité en tous genres qui faisait fleurir au bout de ses doigts et dans sa bouche des roses avec la
simplicité et la facilité des miracles d'autrefois, "surréaliste" ou pas c'est lui on peut dire qui avait le don, tous les dons presque ; les autres ne faisaient que s'en vanter et il ne faut plus
que ces imposteurs nous persuadent... (Mais pourquoi est-ce que je parle du seul Breton, depuis un moment, au pluriel...)

lesdiagonalesdutemps 31/03/2014 20:39



Avec le temps les tableaux de Dali, qui me firent lorsque j'étais adolescent beaucoup d'effets, m'ennuient autant que la poésie de Cocteau que je trouve bien plus inventif et intéressant
lorsqu'il dessine que Dali. 



xristophe 31/03/2014 16:16

Pour une fois, un point d'érudition - moi qui connais si peu de choses au vaste monde de l'art, et pas que là. Je crois bien que le mot "surréaliste" est en effet inventé par Apollinaire, mais à
propos non de "Parade" mais des "Mamelles de Tirésias", de lui-même ("drame surréaliste" est écrit en sous-titre, je crois) ; je pousse mon avantage, à trois sous puisque tout le monde le sait :
bcp plus tard, Francis Poulenc les mettra en musique, ces "Mamelles". (Et, moins connu, je les découvre en 68, celles de Poulenc, et elles m'occupent, j'avoue, bien plus que de la Révolution)

lesdiagonalesdutemps 31/03/2014 20:35



Je ne suis pas spécialiste non plus mais je crois que vous avez raison.



Ismau 30/03/2014 23:22

Je ne connaissais pas Crewdson : c'est impressionnant, merci de me l'avoir signalé . Il me rappelle Jeff Wall, lui aussi impressionnant, et très présent dans les musées ou sur les cimaises
contemporaines .
Mais pour en revenir au surréalisme, c'est bien plus qu'une injustice cette fois-c'est une grave erreur- qu'affirmer si rapidement qu' « ils n'ont pas inventé grand chose », au moins
dans les arts plastiques ! La révolution hérité du dadaïsme, qui fait de l'artiste un expérimentateur par essence, dit tout le contraire . Il se doit dans ses sujets et ses gestes d'artiste
d'expérimenter sans cesse et de réinventer son propre moi, jusqu'à révéler son inconscient, pour la première fois d'une façon inouïe . Formellement, il invente de nouveaux gestes,de nouveaux
matériaux, de nouveaux outils, tel Max Ernst ou Joseph Cornell (mes préférés) mais les plus connus Dali ou Magritte sont aussi plus riches d'inventions qu'on ne le croit superficiellement, sans
vraiment les connaître .
Il est amusant de savoir, justement (!), que le terme sur-réalisme fut inventé en 1917 par Apollinaire pour qualifier le spectacle Parade de ... Cocteau ! Et Cocteau d'ailleurs, bien que poursuivi
plus tard par la bêtise et la jalousie de certains surréalistes officiels, restera il me semble toujours proche de l'esprit surréaliste et de ses objets, ce qui pour moi n'enlève rien à son très
grand talent .

lesdiagonalesdutemps 31/03/2014 07:26



Pour Cocteau vous avez raison, ce qui explique que je ne l'aime pas beaucoup en dehors de ses dessins je le répète. En ce qui concerne les inventions il faudrait y regarder de plus près mais je
penche plus du coté de Xristoph, je trouve souvent que leur imaginaire est assez pauvre mis à part du coté de la Belgique et de ce que l'on appelle assez improprement l'art brut. Autre gène que
j'ai avec cette école c'est souvent tout simplement mal peint sauf bien sûr Dali mais dont la virtuosité ne débouche que sur un monde assez incompréhensible où je vois plus qu'une posture de
pacotille que profondeur intérieur. Un véritable surréalisme est pour moi certains tableaux de Hopper avec juste ce minime décalage par rapport au naturalisme que j'apprécie par exemple chez
Crewsdon idem en ce qui concerne la littérature Buzzati par exemple ou Roal Dahl.


En ce qui concerne Ernst sa peinture me laisse complètement froid mais pas ses collages, là est peut être le plus grand apport des surréalistes.


J'aime beaucoup en revanche des artistes que l'on met souvent avec les surréaliste sans que je comprenne vraiment pourquoi comme Miro Wilfredo Lam ou Matta.



xristophe 30/03/2014 03:08

Le talent, ça n'est pas le "rapport", le talent c'est la différence; et il faut dire qu'elle est de taille, ici, entre ceux qui font de la "mode" un genre et un défi, un challenge, et les autres
qui simplement font des... "photographies de mode" - c'est-à-dire la pire chose (non surmontée) qui soit...// Cocteau est un tout, on ne peut rien jeter, rien séparer du feu central, qui met tout,
même les tics charmants - parades d'enfant perdu et mort de peur de ne pas plaire - au diapason incandescent. Relisez Angelo Rinaldi, Service de Presse, page 216...

lesdiagonalesdutemps 30/03/2014 08:25



Je ne suis pas toujours à l'unisson d'Angelo Rinaldi dans ses critiques même si je suis toujours admiratif de leur style assez différent de celui qu'il déploie dans ses romans.


Les photographe de mode ont en général la science de la lumière "matière" très difficile à apprivoiser regardez celui que je "publie" aujourd'hui...



xristophe 29/03/2014 14:19

Très vite et en attendant mieux. Le "désaccord", de mon côté, mais intraitable ! n'est que sur Jean Cocteau - oiseleur, elfe, et génie de l'air incarné - si peu... - mais dont le moindre "mot",
prononcé ou écrit, la seule apparition et même muette, la voix - sont preuves de l'existence du dieu, souffrant et douloureux, celui qui fut, est et reste... "avec nous". (Le seul rival de Proust,
sans doute, dans un style tout contraire). Et, pour le genre de la Photo de Mode, que j'ai tendance à confondre avec le genre "photo à la mode", d'une façon je crois pas si écervelée que ça - pour
la liste des "exceptions" que vous donnez, mille merci du cadeau, encore une fois, de votre science : sagement je m'instruis... et j'ai commencé "d'explorer" votre ami Weber Bruce, que j'ai trouvé
génial et somptueux souvent (il me suffit d'éviter les expositions indigestes de muscles), et ses Pirelli Calendars, par exemple, dès lors qu'expurgés de tous rugbymen, remplacés par la vaporeuse
Nicole Kidman (et autres fées) sont évidemment des merveilles ; mais j'y vois surtout des portraits, d'ailleurs : le genre spécifiquement "mode" n'y figure, je crois, que parmi d'autres genres ?
J'y reviendrai, suis ébloui ; puis, sur les autres grands que vous citez. Un travail, pour moi ! Mais - quel rapport avec l'abominable tout-venant qui fait le fond du "genre", dont le parlais -
majoritaire, fait d'artifices ratés et de sophistications ridicules, banales et ressassées ?

lesdiagonalesdutemps 29/03/2014 18:44



Le rapport c'est le talent c'est valable dans la photo de mode comme ailleurs... Dans mon énumération j'ai oublié entre autres Platt-Lyne et l'immence Cecil Beaton, voir mon billet à lui consacré
sur le blog.


Pour Cocteau je crains d'être imperméable à sa littérature. Lisez l'essai de Claude Arnaud, il est lumineux. Il est en outre écrit dans un style très alerte où l'humour n'est pas absent.



xristophe 29/03/2014 00:51

Après ce préambule plein d'artifices et du secret espoir que le crapaud du mal finira par être changé par la Belle en ce Prince déchu, et si beau, si bon qui l'habite, il me revient (juste au
moment où je commençais d'attendrir...) un mot par votre fameux camarade, Ismau, Lautréamont, la mascotte des surréalistes, sur son goût des "rencontres z'inopinées" que sa morbidité (que moi, tout
crapoussin que je sois ne goûte guère) place "sur une table" on s'en souvient "de dissection" - et c'est cette idée, tout de même, ce caractère léger d'"inopiné" qui fait tout à fait défaut dans
ces images comme vous dites "très maîtrisées" (dont la "lumière") ça oui pour être maîtrisées et ressassées on peut dire qu'elles le sont, nous sommes loin de la grâce aérienne de Cocteau, elles
sont lourdement enseignées aux écoles chic des photographes de mode "papier glacé" (rien n'est pire que les photographes de mode) et eux aussi, eux surtout ont compris ("c'était pas dur") la grande
leçon surréaliste et je parierais bien que le garçon sur boudins blancs, même, ils l'ont déjà fait, et même avec une fille, en plus...

lesdiagonalesdutemps 29/03/2014 07:27



Voilà un désaccord profond cher xristophe, je suis scandalisé de lire que rien est pire qu'un photographe de mode, qui n'ont d'ailleurs en général prs fait qu'oeuvrer dans ce domaine (quoique je
ne vois pas d'images d'Helmut Newton qui s'écarte de cette discipline) et Horts et Bruce Weber et Herb Ritt et Avedon et Huenigen Huené et très présente sur ce blog Cecilie Harris et... des
pires!!!


Quand a Cocteau qui devait être un parfait convive, mis à part ses dessins et en particulier ses dessins érotiques, il était si léger que ses écrits se sont envolés. Je ne parviens pas à
comprendre la cocteaumania d'ailleurs un de ses plus fervents prêtre Claude Arnaud dans son excellent essai Cocteau-Proust inconsciemment sans doute a détruit les bases du culte en faisant
l'auguste de ce clown blanc de Marcel.



xristophe 29/03/2014 00:09

"Convoquée", non je n'eusse osé - juste espérée et invitée, comme une sainte ou une fée, disait Nerval dans un seul vers célèbre ; il serait long d'énumérer celles existant déjà mais il est sûr que
vous en soyez une nouvelle, celle de ce blog peut-être, prodiguant sa poudre de lumière et d'amour, d'intelligence analytique et de miraculeuse compréhension à tous ces malheureux que, comme un
capitaine crochet aussi dépourvu de cervelle et obstiné que son vieil ennemi le musical crocodile à ressort (et que je crois me souvenir que B.A aime bcp) se rue pour le croquer sommairement sur
tout ce qui lui semble être vaguement "jeune artiste"... Et je vous espérais pour que la fête commence vraiment, soit plus complète et pour que le spectacle continue.

Ismau 28/03/2014 20:01

Je ne sais trop pourquoi je suis convoquée . J'espère que ce n'est pas pour apporter la contradiction au sujet de Breton que je n'estime pas davantage ; ou pour défendre des oeuvres surréalisantes
beaucoup trop souvent de pacotille en effet, puisque n'ayant compris du surréalisme des origines qu'un naïf et superficiel goût pour l'étrange .
Mais ce photographe me semble bien injustement attaqué . Le mystère de ses images très maîtrisées joue fort habilement sur la lumière, et sur la mise en scène du corps en rapport avec la nature ou
l'élément naturel . J'y vois des références plus actuelles que surréalistes, avec aussi une originalité nordique tout à fait séduisante .

lesdiagonalesdutemps 28/03/2014 21:07



Dans cette optique, il y a un photographe tout à fait extraordinaire qui met des moyens énormes pour réaliser ses images, il s'agit de Crewdson.



xristophe 28/03/2014 19:48

Il est vrai que les surréalistes n'ont pas inventé grand chose - ils ont juste marqué au coin du totalitarisme et de la simplification systématique leurs petites options culturelles : ils ont
estampillé "surréalsime" le peu qui les intéressait ; et cela a marché ; ainsi pour moi ! Vous avez bien raison de nuancer, et d'éclairer, par la culture etc ; il y a peu, l'une de vos expos, qui
m'exaspéra, je n'ai finalement rien dit contre, lisant votre commentaire avisé, parlant de la reviviscence, déjà, que constituaient ces œuvres (des photos), du genre ancien "tableaux vivants"...
Cela change tout : tableaux vivants, d'accord, et même si je n'aime pas ; surréalisme non - et que cela me plaise ou non !

lesdiagonalesdutemps 28/03/2014 21:03



Je ne suis pas en général un grand admirateur du surréalisme, Breton me parait la fausse gloire pas excellence, mais un grand communicant dans le genre Debord, deux grands sectaires  comme
vous pourriez le penser mais en revanche j'aime beaucoup certains peintres surréalistes en particulier Chirico et Delvaux ainsi que Tanguy. On affuble de cet adjectif à mon sens des artistes que
je ne trouve pas particulièrement surréaliste comme Miro ou Lam.


Ce que je reproche à beaucoup de ces peintre surréaliste c'est un imaginaire assez pauvre comme Magritte ou incompréhensible pour le spectateur comme Dali. Aujourd'hui il y a tout un courant
morbide américain qui me met assez mal à l'aise. En outre souvent les tableaux de cette école sont assez mal peint, même s'il est très difficile de généraliser bien sûr. 



xristophe 28/03/2014 15:01

Cela, c'est au contraire le surréalisme de pacotille parfait, aussi conscient de l'être que parfaitement décérébré, traînant partout depuis cent ans (= 1968), très "peine à jouir" et sans saveur
malgré l'imparable panoplie du petit Breton sans peine, en vente sur internet avec en prime le dernier tome illustré de la série "pour les nuls"... A vous, chère Ismau !

lesdiagonalesdutemps 28/03/2014 17:06



Je ne suis pas sûr que ce photographe norvégien s'inscrive dans la mouvance surréaliste, il y a tout un courant de la photographie qui refait des sortes de tableaux vivants comme il en était de
mode à la fin du XIX ème siècle principalement dans les pays anglo-saxons. Il y a quelques mois il y a eu une expo sur ces photographies au Musée d'Orsay.