Luis Caballero

Publié le par lesdiagonalesdutemps


 
Il considérait son homosexualité comme une composante fondamentale de son expression artistique. Durant les vingt cinq dernières années de sa vie, le nu masculin est devenue le centre de son travail. 






Caballero est mort des suites de complications liées au SIDA en 1995. L'année suivante, la ville de Bogota a créé en sa mémoire la fondation Luis Caballero . 






Luis Caballero représente les corps de jeunes hommes comme mus par une douleur intérieure. Il a habilement renouvelé le thème de la nudité masculine s'xprimant par des moyens graphiques divers, pointe seiche, fusain, sanguine... Il évoque la texture de la peau et des muscles de ses modèles avec un réalisme que l'on croyait perdu à jamais. 
Caballero ressuscite le savoir peindre de la Renaissance Sa grande science que la mise en page, de la composition aide à figurer l'énergie et la vitalité de ces corps, mais aussi parfois l'aspect sordide et théâtrale des étreintes homosexuelles qu'il peint. Les corps qu'il figure sont souvent tendus, arqués semblant vouloir par ces posture vouloir fuir une terrible souffrance.  D'autres fois, plus rarement, le modèle a les relachés, le visage submergés par les sensations d' un monde qui semble étranger à la personne personne que l'on voit assise sous une lumière artificielle. 
J'ai vu la première exposition de Caballero à Paris en 1976 à la Galerie Albert Loeb. Très impressionné par la nouveauté de ce que je venais de découvrir; ces corps masculins à la fois comme pris de douleurs indicibles et  mis en majesté ne ressemblaient en rien de ce que l'on pouvait voir alors dans les galeries parisiennes, j'avais acheté l'affiche de l'exposition signée par l'artiste. Elle se trouvait protégée par un tube en carton fort que j'avais arrimé sur le porte bagage de ma moto. Mais arrivant chez moi pas de rouleau. Il s'était envolé en route... 

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