Les solitudes balnéaires de Philippe Goyer

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 


La toile peut être merveilleuse lorsqu'elle vous fait découvrir un artiste dont vous ignoriez l'existence auparavant, comme c'était le cas pour Philippe Goyer dont les solitudes balnéaires, qui ne sont qu'une facette de son travail, m'ont particulièrement séduites

 

 


 

 

Je lui ai demandé quel matériel il utilisait:

le choix du matériel conditionne l'atmosphère que dégage une photo. Tout d'abord, je dirais que je préfère, et de loin travailler en argentique plutôt qu'en numérique. La plupart de mes images sont donc issues de pellicules plutôt que de capteurs...
En argentique, pour le petit format, j'utilise le plus souvent un Rolleiflex SL 35 M équipé d'un Carl Zeiss Planar 50mm 1:1.8 ainsi que d'un zoom Rolleinar 35-105mm 1:3.5. J'utilise aussi, un Zeiss Ikon SL706 (le jumeau du précédent, dernier avatar de la triste fin du prestigieux trio Zeiss Ikon, Voigtlander, Rollei...) équipé d'un Carl Zeiss Skoparex 35mm 1:3.4. Ces équipements me permettent d'avoir un bon piqué, et ce dès la pleine ouverture, donc de contrôler, à volonté, la profondeur de champ...
En argentique, toujours, mais pour le moyen format, je m'en remets à un Rolleicord muni d'un Schneider Kreuznach 75mm 1:3.5 ; là encore, le souci de la qualité de l'optique m'a guidé dans mon choix.
Pour ce qui est des pellicules, en couleur, j'utilise des Kodak Portra (160 à condition de la "pousser" à 100) ou de préférence des fujifilm (gamme grand public Superia, ou gamme Pro H). En noir et blanc, je préfère de très loin la Kodak TMax 400 dont les noirs sont vraiment noirs à l'inverse de l'iford FP4+ qui me déçoit car je trouve la gamme des gris trop "molle". Le développement joue également un rôle important dans la tonalité finale d'une image. J'ai la chance à Bordeaux d'avoir trouvé un artisan qui développe la couleur dans des bains C46 et non C41 ce qui fait toute la différence 


 


 


 


 


 


Enfin, quant au numérique, j'ai choisi un compact, un Leica D-Lux 5, pour sa qualité optique, mais également pour la taille de son capteur, le plus grand de sa catégorie (environ 2/3 de pouces contre 1/3 pour la plupart de ses concurrents), gage, là encore d'un contrôle (relatif) de la profondeur de champ, ce qui est impossible avec des capteurs plus petits. Enfin, le bruit électronique est remarquablement bien géré, chose rarissime sur ce genre d’appareil.



 

 


Pour retrouver d'autre images de ce talentueux photographe allez sur son site:  ( http://goyer-photo.blogspot.com/ ) 


 


 

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