Les petits écrans de Lee Friedlander

Publié le par lesdiagonalesdutemps

 

Philadelphie 1961
La série me préoccupe. Si l'art post-moderne, une fois "le métier" évacué, n'était plus qu'une question de répétitions, d'accumulation, d'obstination, d'obsession? Pour illustrer cette problématique voici la série des petits écrans de Lee Friedlander qui a eu la marotte pendant des années de photographier des postes de télévisions dans leur décor à travers les Etats-Unis.

Galax, Virginie, 1962

 

Friedlander est né en 1934 à Aberdeen aux Etats-Unis. Il étudie la photographie au Centre d'art de Los Angeles. En 1956, il déménage à New York, où il fait des photographies de jazz pour des couvertures de disques.

Ses premiers travaux ont été influencés par Eugène AtgetRobert Frank, et Walker Evans. En 1960, la Fondation John-Simon-Guggenheim attribue une bourse à Friedlander pour qu'il se concentre sur son art et d'autres bourses lui ont été attribuées en 1962 et en 1977.

Il travaille principalement avec un appareil-photo Leica 35 mm et du film noir et blanc. Il s'est concentré sur « le paysage social ». Dans ses photographies, il utilise des images isolées de la vie urbaine, des réflexions de devanture de magasins, des structures encadrées par des barrières, des affiches et des pancartes combinant tout le nécessaire pour capturer l'allure de la vie moderne.

En 1963, la George Eastman House lui accorde sa première exposition monographique au musée. En 1967, Friedlander est l'une des principales figures de l'exposition « New Documents », au Museum of Modern Art de New York avec Garry Winogrand et Diane Arbus. En 1973, son travail est à l'honneur aux Rencontres d'Arles à travers la projection du film Soirée américaine : Judy Dater, Jack Welpott, Jerry Uelsmann, Lee Friedlander présentée par Jean-Claude Lemagny. Friedlander travaille maintenant principalement avec des appareils photographiques de moyen format. Il souffre d'arthrite et son handicap le cloue à domicile ; ainsi, il photographie son environnement. Son livre, Stems, reflète sa vie pendant la période de sa chirurgie de remplacement du genou. Il dit que ses « membres » lui ont rappelé des tiges d'usine. Ces images montrent les textures qui n'étaient pas présentes dans son travail plus ancien. Dans ce sens, les images sont semblables à celles de Josef Sudek, qui a également photographié les confins de sa maison et de son atelier.

En 2005, le Museum of Modern Art a montré une rétrospective des travaux de Friedlander. Cette exposition fut présentée à la Galerie nationale du Jeu de Paume, à Paris, à l'automne 2006.

Toujours en 2005, il a reçu le Prix international de la Fondation Hasselblad.

 


Washington DC, 1962
Portland, Maine, 1962


Baltimore, 1962
Atlanta 1962
1963

Floride, 1963
Floride, 1963
Floride, 1963
Nashville, 1963
Nashville, 1963
Nashville, 1963
Nashville, 1963
 
Aloha, Washington, 1967

New City 1969
Pennsylvanie, 1969

 

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celavie 13/12/2013 20:03

c'est donc une série télévisée.Je suis plus sensible à celles de Duane Michals, et celebrées par michel Tournier.

lesdiagonalesdutemps 13/12/2013 20:52



moi aussi mais le dessein de celle de Friedlander est assez différent de celui de Duane Michals qui utilise la photo un peu comme une case de B.D. Il y a des photos de Michals sur le blog.